Les Arabes de l’UMP

Notre système de représentation politique est manifestement en crise, comme en témoignent les événements

mardi 6 septembre 2005

Notre système de représentation politique est manifestement en crise, comme en témoignent les événements du 21 avril 2002 qui ont porté l’extrême droite au second tour des élections présidentielles. La désaffection des citoyens pour la politique n’est plus à démontrer et la forte abstention électorale est un indicateur inquiétant pour une démocratie telle que la nôtre.

Comment renouer le lien entre les Français et la politique, comment leur donner envie de voter et leur présenter des candidats qui reflètent leurs aspirations ? L’instauration de l’égalité effective devrait être l’occasion de questionner les attentes des électeurs par rapport aux élus. Il s’agit de casser le monopole des hommes blancs, énarques de 50 ans, pour ouvrir le champ politique à la diversité de la société française, sans tomber dans l’utopie de la représentation miroir. La sphère politique ne doit plus faire figure de « contre-culture » mais s’ouvrir à la société civile et aux réelles préoccupations des citoyens.

La représentation n’est pas une simple affaire de quotas et la discrimination positive doit poser la question des compétences et de la qualité des personnes en bénéficient. Mais attention, les français musulmans ne doivent en aucun cas, devenir des variables d’ajustement de la sphère politique à la société civile.Le recrutement des hommes politiques doit également se diversifier, au-delà des bancs de l’E.N.A. C’est le renouvellement de l’ensemble du personnel politique et de ses caractéristiques qui est en jeu.

Au-delà des représentants, il faut changer la politique et les pratiques désuètes qui bloquent toute évolution. Ce changement structurel doit nécessairement passer par la limitation du cumul et du renouvellement des mandats qui devrait permettre aux français musulmans néophytes, aujourd’hui discriminés, d’entrer plus facilement en politique, une fois la concurrence des dinosaures cumulards évincée. Il apparaît par ailleurs nécessaire de contrôler les stratégies de parrainage et de cooptation qui font que le pouvoir se trouve personnalisé et monopolisé par les membres d’un même groupe. N’importe quel citoyen doit pouvoir occuper temporairement une charge politique et contribuer aux affaires de la cité. La politique ne doit plus être l’affaire d’une élite mais l’affaire de tous. Pour cela, il faut réaménager le statut de l’élu en instaurant des mesures d’aides au retour à l’emploi, des rétributions financières suffisantes de l’activité politique et des formations préparant à l’exercice du métier politique. Plus généralement, il s’agit d’inventer des dispositifs permettant de concilier vie publique et vie privée et de repenser la place de la politique dans le quotidien, par exemple en permettant des mises a dispositions pour les citoyens travaillants dans le privée. Par ailleurs, les citoyens non-élus doivent pouvoir participer activement à la vie politique, notamment grâce à la mise en place et au renforcement de procédés de démocratie participative.

Nous avons montré que la loi sur la parité a eu des effets concrets sur les élections qui y ont été soumises. Il faudrait étendre cette loi a tous ceux qui comme les femmes subissent des discriminations et notamment aux français musulmans. Une loi constitue un outil considérable pour lutter contre toutes les formes de discriminations politique

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