Le sénateur boycotté par Israël livre une autre perception du Hamas

De retour de sa mission sénatoriale sur la situation au Proche-Orient, Jean François-Poncet, vice-président

jeudi 5 février 2009

De retour de sa mission sénatoriale sur la situation au Proche-Orient, Jean François-Poncet, vice-président UMP de la commission des affaires étrangères du Sénat, et ancien ministre des affaires étrangères de Raymond Barre, a rencontré à la fin du mois de janvier à Damas un haut responsable du Hamas en la personne de Khaled Mechaal, responsable de l’aile politique en exil.

A l’issue de cet entretien, dont l’objectif était de cerner les attentes du mouvement, le sénateur fait part d’une analyse qui détonne dans l’actuel paysage politique national : « Le Hamas, qui jouit aujourd’hui d’une audience plus forte que celle de Mahmoud Abbas, n’est plus le mouvement révolutionnaire et religieux que l’on veut bien décrire, et doit être traité comme un interlocuteur à part entière ».

Répondant à la question sur la réaction pour le moins intempestive du gouvernement Israélien qui a aussitôt annulé tous ses rendez-vous en guise de protestation, Jean-François Poncet déplore cette attitude d’hostilité preuve de l’hermétisme stérile d’Israël : « Il est sûr qu’Israël a très mal réagi à notre entretien avec M. Mechaal. En agissant ainsi, Israël signifie clairement à tout le monde que ceux qui prennent contact avec le Hamas seront mis au frigidaire. Mais nous sommes dans une évolution. »..

Convaincu que l’heure viendra où les puissances occidentales devront se résoudre à considérer le Hamas comme un partenaire incontournable, partie intégrante d’un gouvernement palestinien d’union nationale, le sénateur Poncet témoigne d’une perspicacité qui mériterait un plus large écho…

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