Le scandale de l’émission musulmane du dimanche matin sur France 2

Démissions en cascade, pratiques anti-démocratiques et claniques, audience très faible, dérives financiè

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mardi 22 avril 2003

Démissions en cascade, pratiques anti-démocratiques et claniques, audience très faible, dérives financières, l’émission musulmane sur France 2 n’en finit pas de s’enfoncer chaque jour dans la crise. Pour couronner le tout, cette émission fait actuellement l’objet d’une instruction pénale et d’une enquête fiscale (cf la partie intitulée « dernier développement » à la fin de cet article). Des ambitieux au petit pied ont pris le contrôle de l’association « Vivre l’islam » qui produit l’émission en s’autoproclamant « présentateurs », « producteurs » et « auteurs » d’émissions, leur permettant ainsi de s’attribuer en toute illégalité et dans l’opacité la plus totale, des salaires mirobolants sous forme de droits d’auteurs, et ce sans consulter les autres membres de l’association réduits à des faire-valoir. Des intellectuels et théologiens de renom, réputés pour leur intégrité morale, ont démissionné refusant de cautionner les « magouilles » de ce petit groupe de parvenus qui a fait main basse sur l’émission musulmane.

Nous publions la suite de la « lamentable histoire de l’association Vivre l’Islam et de l’émission musulmane sur France 2 » qui a permis à ces individus connus dans le milieu pour leur avidité, de mettre au service de leurs intérêts strictement personnels une émission musulmane du service public.

Afin de mieux saisir le présent article, il est indispensable de se référer aux précédents épisodes accessibles à partir de la rubrique « du même auteur » située à la fin de cet article .

 

Sans demander le moindre avis au Conseil d’Administration, sur la base d’un obscur arrangement financier, Makir recruta un nouvel employé, par ailleurs enseignant, que l’on nommera Moughtar Cette méthode illustre le mode de gestion privilégié par celui qu’on retrouve toujours, survivant de toutes les batailles, depuis « Connaître l’islam » jusqu’aux derniers avatars de « Vivre l’islam ». La recrue, Moughtar faisait donc partie des gens qui avaient été recrutées au mois de mars 2001 en vertu de la politique d’ouverture imposée par Mounsif. Certains pensaient Moughtar rigoureux. Mounsif, lui, nourrissait quelque inquiétude à voir le nouveau venu si prompt à entrer dans les mœurs malsaines des islamo-voyous qui tenaient l’émission. Il n’allait pas tarder à constater que ce n’était pas encore le pire.

SEPTIEME EPISODE  : OU L’ON PREPARE UNE REFONDATION DELICATE (première moitié de l’année 2001)

De toutes manières, pendant cette première moitié de l’année 2001, il était peu informé de ces faits et demeurait surtout préoccupé de sa refondation. Il avait ainsi envoyé son projet de statuts aux nouveaux membres de l’association afin qu’ils participassent à des amendements par écrit au même titre que les anciens membres. Il ignorait tout de ce qui se passait et devait se battre pour faire en sorte que l’assemblée générale extraordinaire pût avoir lieu. Dans ce projet les deux vice-président, chargés de convoquer la réunion ne paraissaient pas particulièrement pressés et pas réellement convaincus d’une telle nécessité. Curieusement, c’est l’inamovible Makir qui contribua le plus à ce que cette assemblée eût lieu et aida réellement Mounsif, avec l’évidente préoccupation de gagner du temps.

Un travail de préparation et d’organisation avait été fait par Mounsif. L’assemblée pouvait donc se dérouler à peu près correctement si la propension à l’anarchie de nos héros n’était pas à craindre. Nous le savons pour en avoir parlé avec un des principaux intéressés, le chef de bédouins Makir eut à cœur de préparer une rencontre entre Mounsif et les anciens profiteurs du début, Moukhbir, Hasidate et Zougagui, dans un de ces repas diplomatiques de réconciliation où chacun se demande comment il va tirer son épingle du jeu. Sans vergogne le trésorier Zougagui se préoccupa de savoir ce qui lui serait réservé comme prébende. Les autres furent plus discrets et lisses. Finalement, c’est apparemment Mounsif qui pouvait apparaître comme maîtrisant le jeu puisqu’il était investi de la réorganisation de l’association et partant de l’émission. Mais la capacité de semer la confusion dans les mieux préparées des réunions ne sont pas minces à « Vivre l’islam ». Ce d’autant plus qu’un problème précis apparut, suscité par les meilleurs principes ; la volonté de Baya de mettre à l’ordre du jour les problèmes financiers. Cette dernière faisait même circuler un document se voulant une démonstration de malversations de Zougagui et de ses comparses. Mounsif voulait avancer et aboutir à une association pourvue de statuts clairs, efficaces et garantissant la légalité et des principes déontologiques. Le génie de l’anarchie propre à cette association et l’inopportunité de poser la question des finances à une assemblée générale extraordinaire non prévue pour cela, lui procurait des inquiétudes. Les documents de Baya démontraient l’incompétence et l’ignorance de Zougagui, ce qui n’était pas une découverte. Ils ne démontraient pas alors clairement des malversations. Dans cette mesure, il était inopportun de porter à l’ordre du jour d’une assemblée extraordinaire pour modification de statuts, la question financière réservée à une assemblée générale ordinaire, qui se déroulerait plus tard, dans l’esprit de Mounsif, assemblée où un quitus devait être voté.

Aussi, est ce avec une certaine appréhension qu’il vit s’approcher la réunion, le 23 juin 2001. Tout avait été préparé pour que le travail d’amendement et les décisions qui en découleraient fussent conformes aux principes démocratiques. Mounsif avait coutume de dire que la démocratie est le régime le plus complexe et le plus formel et il y avait nombre de feuilles de présence, d’amendements, de procès verbaux, de vote, de comptabilisation de vote, de décisions, etc. Tout était balisé pour le meilleur déroulement possible. Mais l’expérience avait trop souvent montré que le goût de travailler dans la rigueur était assez peu répandu et que la conception de la démocratie chez certains est assez curieuse.

De plus, dans la mesure où le promoteur de cette refondation ne pouvait pas assurer à la fois le travail de rapport, de secrétariat et de présidence de la réunion, il savait qu’il faudrait recourir à d’autres, qui risqueraient de ne pas comprendre la nécessité de bien cadrer la démarche, la méthode et le déroulement des choses. On ne peut donc pas dire que la tendance à l’anarchie, caractéristique de bien des réunions, pouvait être totalement évitée, même si l’on pouvait espérer travailler assez sérieusement, grâce à la solidité du cadre fixé.

HUITIEME EPISODE  : OU L’ON PEUT SE REPRENDRE A ESPERER MOMENTANEMENT (juin 2001)

La réunion de l’Assemblée générale extraordinaire de refondation eut lieu le dernier samedi du printemps 2001. Les nouveaux membres recrutés en mars y débutèrent leur vie dans l’association. Ils furent aussitôt mis à contribution puisque Moughtar, qui s’était déjà installé dans l’émission sans aucune nomination officielle, avec la complicité de Makir, assura la présidence. Sa bonne présentation lui conférait une autorité pour diriger les débats. La procédure démocratique de discussion et de décision était rigoureusement définie et mise en forme par le travail de Mounsif qui transmit tous les documents nécessaires à Moughtar. Avec la démarche adoptée, le président de séance pouvait à la fois diriger les travaux et faire enregistrer, par signature de tous les membres ou par son autorité propre, entérinée par une élection préalable, toutes les décisions votées à bulletin secret. Malheureusement, chacun se croyant plus malin et plus expérimenté que tous, cette manière de procéder, extrêmement rigoureuse, dérouta les habitués des réunions anarchiques pour lesquelles certains ont un réel penchant. Il fallut élire un secrétaire de séance es qualité, alors que tout était cadré avec la plus grande rigueur pour que chacun pût intervenir lui-même et vérifier directement la validité de l’enregistrement de chaque décision. On désigna alors une personne tout à fait sûre d’elle-même et porteuse d’une autorité tellement évidente que tout le monde devait s’effacer devant son expérience, son savoir, sa pertinence et son talent. Cette personne, nous l’appellerons Houra. Elle ne voulut pas se conformer à la procédure prévue par Mounsif, rapporteur de la refondation et rédacteur des statuts. On avança alors comme l’on put.

Il fallut d’abord se garder des tentatives de sabotage des quelques personnes qui ne voyaient pas l’utilité d’une telle refondation ni de changer de statuts. L’association comme elle était leur convenait parfaitement, pourvu que l’on n’y fît rien. Une décisionprise à bulletin secret confirma la position de Mounsif et la nécessité d’une refondation. Après cela, il fallut entendre l’intervention de Baya, qui voulait mettre à l’ordre du jour la question de la gestion du trésorier, qui lui paraissait entachée d’irrégularité. L’idée de remettre à une assemblée générale ordinaire prochaine l’examen des questions financières, comme cela est de coutume, parut la plus sensée aux votants. L’ennui est que le trésorier Zougagui, dont la gestion n’avait pas été examinée dans cette réunion, prévue à d’autres fins, considéra qu’il lui avait été donné raison et que tout le monde était satisfait de son travail alors que les documents présentés par Baya révélaient au moins de l’incompétence et de la mauvaise gestion.

Bref, on put passer au travail réel pour lequel on était réuni, à savoir l’adoption de nouveaux statuts. Les choses se passèrent normalement, avec un travail de rapport et d’amendements correct. Une fois les nouveaux statuts adoptés, les membres de l’association décidèrent par vote de les mettre en vigueur immédiatement et procédèrent à l’élection d’un nouveau conseil d’administration suivant les règles qu’ils venaient de voter. Cette instance fut donc élue et désigna elle-même un bureau exécutif. Dans le cadre des tractations que l’on avait imposées à Mounsif, promoteur de la refondation, tenant compte une fois de plus de la tendance au consensus mou dont il avait toujours été impossible de sortir, considérant le culot des anciens responsables qui connaissaient bien le dossier, on aboutit à voir resurgir certaines personnes. Ainsi le trésorier de fait, Zougagui, se vit ré officialiser, et le président initial, Moukhbir, se retrouva au conseil d’administration. Mounsif reçut une nouvelle marque de confiance puisqu’il fut bien élu à ce conseil dans le cadre de la refondation qu’il avait menée. Une nouvelle recrue, proposée par ses soins, Khaïn, choisi parce qu’il paraissait offrir une autorité morale et intellectuelle, vu son âge et son parcours universitaire, fut élu président pour offrir une image plus qu’honorable de l’association. La suite allait montrer qu’une fois de plus il ne faut pas se fier aux apparences.

Conformément aux statuts, le conseil d’administration désigna le responsable direct et exclusif de l’émission, dénommé Délégué Général et confia cette responsabilité à celui qui avait pensé toute la structure nouvelle, c’est à dire Mounsif. Ce dernier quitta immédiatement le conseil d’administration, conformément aux statuts, pour assumer la tâche opérationnelle qui lui était confiée. Il désigna comme son adjoint, toujours selon les statuts, celui qui vivait de l’émission depuis des années et qu’il ne voulait pas mettre dans l’embarras, l’inoxydable Makir, qui au demeurant avait été loyal au moins pendant les semaines qui avaient précédé la refondation. Houra fut la vice-présidente et de nouvelles recrues figuraient dans ce Conseil renouvelé et assaini malgré la présence d’anciens dirigeants compromis dans les choix que Mounsif avait toujours dénoncés. Là dessus on se sépara et l’été dispersa tout le monde en divers lieux de vacances. Il faut dire que la fin de la réunion n’échappa pas vraiment au désordre. Les documents préparés par Mounsif pour le déroulement de l’assemblée, remis entre les mains de Moughtar, ne furent pas récupérés par ses soins et personne ne s’en préoccupa. Heureusement, le nouveau Secrétaire général, Khasin, personne rigoureuse et méthodique rassembla ce qu’il put mais rien ne dit que tout fut fait dans les règles et il n’existe pas d’autre trace de ce travail de refondation qu’un procès verbal très sommaire constitué ultérieurement par Houra, secrétaire de séance de dernière minute.

NEUVIEME EPISODE  : FAUX DEPARTS, FAUX FRERES, FAUX-FUYANTS (été 2001)

En ce début du mois de juillet 2001, le nouveau délégué général, Mousif, qui avait lutté pendant quatre ans pour arriver à quelque chose d’honnête et d’organisé, crut pouvoir proposer quelques pistes de travail à son collaborateur direct, le coordinateur général, Makir, qu’il venait d’agréer comme adjoint, en considération de sa situation personnelle et de sa position favorable à la refondation de l’association. Mounsif savait très bien à quoi s’en tenir sur la loyauté de ce personnage, mais il fallait en passer par-là. Le nouveau président Khaïn était parti, le nouveau secrétaire général était parti, les relations avec la vice présidente étaient à construire. Il fallait avancer et commencer à mettre en place un système cohérent.

Dans les statuts qu’il avait rédigés, Mounsif avait prévu un Conseil d’orientation, chargé de la programmation. Le recrutement de ce Conseil se faisait sur proposition du Délégué général au Président de l’association. Or, à ce moment là, le Président venait de partir en vacances le surlendemain de la réunion du 23 juin, le Secrétaire général avait fait de même, avant d’avoir transmis les nouveaux statuts et la liste du nouveau bureau à la préfecture, comme il se doit réglementairement. La nomination de ce Conseil ne pouvait donc se faire en cette période de vacances.

Il était surtout urgent de commencer à poser quelques habitudes nouvelles de travail. Un programme de transition fut soumis et envoyé à Makir. A ce moment, ce dernier travaillait avec sa recrue du printemps, Moughtar. Il considérait aussi que ses acolytes du début, ceux qui s’étaient attribué les places alors qu’ils étaient au bureau, devaient être pris en considération. Aucun d’entre eux ne disposait de la légitimité de la moindre nomination officielle par personne, mais ils occupaient le terrain. Mounsif accepta cet état de fait parce qu’encore une fois, il fallait avancer. Il travailla, à la suggestion de Makir, avec Moukhbir, le président initial, à qui il demanda de prendre en charge des entretiens, avec Hasidate, le secrétaire général des débuts, qui fut chargé de quelques émissions de transition. Mais il fut bientôt avisé par le même Makir, son adjoint, que ses initiatives de Délégué général étaient considérées comme des actes d’autorité inadmissibles, en particulier par Moughtar, pourtant dépourvu de la moindre légitimité et occupant de fait une place que personne ne lui avait attribuée officiellement. Il fut avisé aussi de ce que la vice-présidente, désignée comme présidente par intérim pour l’été et décidée à exercer cette autorité, considérait qu’il ne pouvait entrer en fonction que sur la base d’une lettre de mission fixant ses prérogatives. Les statuts étaient clairs et ne prévoyaient rien de tel mais le nouveau Délégué général, à peine nommé et entré en activité, décida, dans un tel climat, de suspendre son travail et d’attendre la rentrée et le retour de vacances du Président Khaïn. Il resta à disposition pour les émissions commencées sous son égide, laissa travailler tout le monde, personne bien entendu n’ayant la moindre lettre de mission ni la moindre légitimité pour faire ce qu’il faisait. Mais c’est ainsi dans cette association, les gens qui occupent abusivement le terrain ou s’auto désignent sont plus légitimes que ceux qui s’activent en fonction d’une élection officielle et d’une désignation collective régulière. Au demeurant, les premiers se rétribuent et les seconds travaillent bénévolement.

Mounsif attendit donc la rentrée de tout le monde pour se remettre en activité. Il pensait pouvoir compter sur ce qu’il croyait être l’honnêteté du Président de prestige qu’il avait contribué à choisir pour le bien et l’honorabilité de l’association. Il attendait aussi avec impatience le retour de vacances du Secrétaire général, chargé de déposer à la Préfecture les nouveaux statuts et la liste des nouveaux responsables. La réunion de l’Assemblée générale extraordinaire ayant eu lieu le 23 juin, le délai réglementaire laissait jusqu’au 23 septembre. Le Secrétaire général étant enseignant, Mounsif nourrissait des inquiétudes sur sa disponibilité pour satisfaire à cette formalité en pleine rentrée scolaire. Par ailleurs, il se préoccupait de prévoir une Assemblée générale ordinaire, pour poser les problèmes financiers en particulier, qui n’étaient pas du domaine de l’Assemblée extraordinaire du 23 juin 2001. Il nourrissait quelques inquiétudes à ce propos car la vice-présidente, toute nouvelle dans l’association, avait finalement rédigé un procès verbal très léger de cette réunion et semblait considérer qu’elle avait été une Assemblée générale ordinaire. Par ailleurs, le Trésorier, mis en cause par l’ancienne présidente, voulait faire croire à tout le monde que le vote, remettant à la réunion d’une Assemblée générale ordinaire à venir la question financière, était un aval de sa gestion et valait pour lui quitus financier. Bref, la refondation n’avait rendu personne plus honnête ni plus compétent.

DIXIEME EPISODE  : LES MUSULMANS SONT-ILS CONDAMNES AU REGIME DES VOYOUS ? (de septembre 2001 au printemps 2002)

Pendant les vacances 2001, les émissions se firent donc comme auparavant, sans aucune autorité légitime désignée par l’association. Les mêmes personnes continuaient à s’activer. Le Délégué général assumait les quelques thèmes qu’il avait proposés et attendait la rentrée. A partir du mois de septembre le vide de l’été se combla petit à petit. Une réunion du Conseil d’Administration du 6 octobre 2001, dont aucun procès verbal n’a été rédigé jusqu’à aujourd’hui, décida de confier au bureau la tâche de fixer par lettre la mission du nouveau responsable de l’émission enfin désigné légitimement, en application de règles statutaires, après trois ans de bricolage, d’auto proclamation et de cumuls inacceptables. Ce dernier responsable, Mounsif, pourtant clairement nommé dès juin 2001, investi d’une fonction tout aussi clairement fixée par les statuts, se plia à la décision mais il eut l’occasion de se rendre compte, à cette réunion, que le fonctionnement collectif n’avait pas été amélioré, malgré l’entrée de nouveaux membres et leur prise immédiate de responsabilité.

Ilattendit donc de recevoir la lettre de mission par laquelle tout devait passer. Après un mois de réflexion du bureau, c’est le 7 novembre 2001 qu’il fut destinataire d’un fax fixant les modalités de travail et de rémunération. A la lecture de ce fax, confirmé plus tard par une vraie lettre, il s’aperçut que de nombreuses dispositions de cette lettre étaient contraires aux statuts qui avaient été adoptés quelques mois plus tôt. Mais surtout, ce qui lui parut rédhibitoire fut le mode de paiement proposé, à savoir les droits d’auteur, ce qui est absolument interdit par la loi dans ce genre de relation de travail. A cette occasion, Mounsif put voir confirmer officiellement que la pratique des droits d’auteur, justifiée au moment où les gens écrivaient réellement des textes, début 1999, avait été utilisée par les membres de l’ancien bureau pour se payer eux mêmes sans qu’aucune raison légale ne le justifie plus. Il s’ouvrit de toutes ces inquiétudes au président Khaïn, le mit en garde contre les responsabilités qu’il prenait et une rencontre entre eux eut lieu le 20 novembre 2001. A son issue, Mounsif crut s’être fait comprendre. Il attendit une nouvelle lettre de mission. On accepta de ne pas utiliser pour lui le paiement en droits d’auteurs mais il demeurait d’usage pour le coordinateur général et par ailleurs bien des termes restaient en contradiction avec les statuts. Mounsif considéra qu’il ne pouvait couvrir pour d’autres ce qu’il n’acceptait pas pour lui et le fit savoir. Le président Khaïn admit que la pratique n’était pas « adaptée » et promit de ne plus payer en droits d’auteur. Jusqu’à ce jour personne ne sait si c’est vraiment le cas.

En tout état de cause, il fut clair à partir de ce moment que Khaïn, au grand étonnement de ceux qui lui avaient fait confiance, prenait sans ambiguïté le parti des islamo-voyous dont il aurait du normalement combattre les pratiques. C’est ainsi et les espoirs de voir l’association et l’émission gérées selon des critères exigeants de moralité et d’efficacité étaient pratiquement réduits à néant. L’implication de Mounsif, une fois de plus confronté à la culture de la combine et à la médiocrité des ambitions intellectuelles, faiblit en conséquence. Pourtant, contacté par le Secrétaire général de l’association, Khasin, qui fit amicalement pression sur lui, il accepta sa fonction de Délégué général, une fois assuré de la légalité des modes de rétribution et à condition que fussent corrigées les contradiction de la lettre de mission avec les statuts. Cela fait Mounsif envoya son acceptation écrite de la mission au président. Ce dernier, sans fournir aucun argument, refusa cette acceptation et Mounsif, bien que nommé officiellement par le Conseil d’Administration depuis juin 2001, ne put jamais exercer la tâche qui lui avait été confiée. Les choses continuèrent donc en l’état et l’émission musulmane sur France 2 demeure aujourd’hui la propriété privée de la même équipe, avec l’aval d’un président sénile, incontestablement mal choisi par ceux là même qui croyaient bien faire, avec l’agrément renouvelé d’un ministère qui préfère des partenaires serviles et manipulables à des citoyens musulmans conscients, exigeants et rigoureux.

De plus, comme il avait démissionné du Conseil d’Administration après sa nomination comme Délégué général, Mounsif, bien que n’ayant pas pris cette fonction, se vit interdire par le président Khaïn de siéger à ce dernier. Pour ce triste sire, manipulé par les malfaisants qui magouillent depuis des années, Mounsif doit se soumettre à l’élection d’une nouvelle assemblée générale. Admettons. Le problème c’est que personne ne songe à convoquer la moindre assemblée générale. Dans le passé il n’y en eut que lorsque Mounsif, aidé de quelques uns, put en imposer la réunion. Il n’y en a pas eu davantage en 2002. On pourrait encore pousser à une réunion mais personne, Mounsif moins que quiconque, ne croit plus à la possibilité de faire fonctionner un collectif aussi lamentable. Il demeure encore membre, pour ne pas renoncer à toute possibilité éventuelle d’intervention. C’est tout. Comme partout dans les pays musulmans, comme cela tend à devenir de mise dans la République de France, l’exigence de rigueur morale dans les affaires publiques est une naïveté inacceptable. Prenons en acte. C’est sans doute le drame de l’islam de devoir négocier sans cesse avec des pouvoirs corrompus. C’est son drame de voir les plus corrompus des corrompus s’ériger sans aucune légitimité en interlocuteurs religieux de ces pouvoirs, quand ces pouvoirs ne les désignent pas eux-mêmes, bien sûr.

CONCLUSION

Ce qui est clair aujourd’hui, c’est que l’association « Vivre l’islam » a une existence officielle extrêmement incertaine et une légitimité quasi nulle. Personne ne sait, tenant compte de toutes les carences et manipulations, si elle est vraiment officiellement, durablement et régulièrement inscrite en une préfecture quelconque conformément à des décisions collectives démocratiquement exprimées. Personne ne sait ce qui se passe sur le plan comptable. Aucun document clair, incontestable, probant et vérifiable n’a jamais été communiqué depuis sa fondation. Personne ne sait si les rétributions des employés se font dans la légalité. Y a-t-il toujours paiement en droits d’auteurs de gens qui n’ont pas à être payées en droits d’auteurs ? Y a-t-il autorisation de leur hiérarchie pour les employés de l’association par ailleurs membres de la fonction publique ? N’y a-t-il pas toujours cumul de fonctions exécutives d’association et de fonctions rétribuées malgré les interdictions répétées, jamais respectées ?

Lorsqu’un membre demande de tels éclaircissements, on ne lui répond pas. Toute tentative de faire fonctionner cette pitoyable association réglementairement est vouée à l’échec. Ce qui intéresse ces petits messieurs, c’est de se faire payer le plus possible et d’être contrôlés le moins possible. Si en plus on passe à la télé !

Nous avons affaire une fois de plus à ces islamo-voyous dont la communauté musulmane de France ne parvient pas à se défaire. Ils sont là toujours, revenus par la fenêtre si on les chasse par la porte. Encore ne saurait-on rien de leurs turpitudes médiocres, s’il ne s’était trouvé des gens intègres et rigoureux pour tenter de combattre leurs manigances de l’intérieur de leur groupe. Ils s’y étaient fourvoyés un temps, pleins de bonne volonté, et sans doute de naïveté au milieu de tels chacals, pensant pouvoir œuvrer dans un sens positif. Ce sont des fous caractériels bien sûr ! On a vite réglé le problème dans la psychologie de bazar des escrocs de l’islam ! Pour de tels rapaces l’honnêteté est de la folie et l’intransigeance ressortit au trouble caractériel. On a rempli des hôpitaux psychiatriques de héros et de génies dans certains pays, avec ces raisonnements de crapules. On tremble de ce qui se passerait si de tels individus étaient investis d’une véritable autorité.

Malheureusement, il semble que l’on ne puisse rien contre une telle canaille, qui hélas prétend représenter l’islam en France, au moins dans l’audio visuel.

 

 

DERNIERS DEVELOPPEMENTS

Après les péripéties que nous venons de relater, lesquelles nous ont menés à l’été 2002, nous avons eu l’occasion d’être au courant de développements ultérieurs tout aussi gratinés que ce que nous avons raconté.

C’est ainsi que l’homme qui a tout fait pour se conduire honorablement dans cette affaire, le pauvre Mounsif, s’est aperçu que des justificatifs de paiement fournis à France 2, totalement infondés et le concernant, alors qu’il n’est en aucune manière rétribué et ne le demande d’ailleurs pas, avaient été établis par l’inamovible trésorier Zougagui. Ces documents constituant des faux, Mounsif a informé France 2 et alerté le président Khaïn qui n’ont rien fait de leur côté. Il a en conséquence, comme l’obligeait sa conscience, porté plainte auprès du Procureur de la République pour usage abusif de son identité, faux et usage de faux. Une instruction a commencé à la suite de cette plainte et un certain nombre de personnes ont été convoquées par les autorités chargées du dossier.

Par ailleurs, l’équipe malfaisante en place depuis 1998 a réuni, dans des conditions totalement irrégulières et non statutaires apparemment, une soi-disant assemblée au mois de septembre 2002, dans laquelle a été désigné un nouveau président, la recrue de l’inamovible Makir au printemps 2001, introduit par lui comme un complice de ses tortueuses manœuvres et mis à contribution pour l’occasion. Il a été décidé à cette réunion de supprimer toutes les contraintes déontologiques de non-cumul de fonctions imposées en diverses occasions par les instances de l’association et rendues statutaires par l’assemblée générale extraordinaire du 23 juin 2001.

A la suite de cela, des courriers ont été envoyés à France 2 par les personnes honnêtes de cette association pour informer une fois de plus de l’aspect malsain des pratiquesdesindividus dont nous avons rapporté les agissements peu glorieux dans nos épisodes précédents.

Le directeur de la chaîne et la responsable des émissions religieuses en ont été destinataires. Nous ne connaissons pas encore les réactions de ces personnes, mais nous croyons savoir que les documents fournis à France 2 par nos tristes héros pour se légitimer à nouveau, à la suite de la réunion de septembre 2002, mentionnent la participation à cette réunion de personnes dont ils ont utilisé les noms et qui n’ont en aucune manière été présentes à cette assemblée. Il s’agit encore de faux et d’usage de faux, si nous ne nous trompons pas. Nous prenons nos renseignements et ne manquerons pas, si Dieu veut, de faire part des suites données par les personnes concernées et les responsables de la chaîne à ce genre de pratiques.

Il est bien évident que si celles ci sont confirmées et que ni France 2 ni les personnes abusées ne réagissent, elles entérineront des illégalités et se rendront complices de manière incontestable de tout ce que nous dénonçons depuis des mois.

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Auteur : Halim Laïdi

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