Le saviez-vous ? La République sera irréprochable…

Le saviez-vous ? La république sera irréprochable, ou ne sera pas… Non, ce n’est pas un bruit de couloi

mercredi 23 juin 2010

Le saviez-vous ? La république sera irréprochable, ou ne sera pas… Non, ce n’est pas un bruit de couloir, c’est de l’info fraîche du jour, même si cela suinte la mascarade Sarkozyste, piégée par des scandales à la pelle, qu’aucune éclaircie footballistique n’aura sauvé des eaux !

Faut-il y voir la conjonction des astres, sous l’influence ombrageuse des scoops en série du Canard Enchaîné et du fiasco du ballon rond ? Toujours est-il qu’à l’approche d’un 14 juillet qui sent de plus en plus le roussi, et d’une garden party, susceptible de remballer son argenterie, au vu du budget pharaonique de 700 000 € alloué pour festoyer entre gens de bonne compagnie, Sarkozy, le seigneur du château, change de braquet et fait profil bas, amorçant un rétropédalage sous la contrainte...

Trois ans d’une oligarchie arrogante et triomphante engloutie sous l’avalanche de corruptions de ses ministres, qui, pour faire tache en pleine disette économique, n’en a pour autant soulevé aucune vague de démissions. Bien au contraire, fidèles à leur poste, tantôt alibis, tantôt de complaisance, de Fadela Amara à Christian Estrosi, incriminés pour des appartements de fonction profitant à leurs proches, à Christian Blanc pour de luxueux cigares de la Havane, en passant par Christine Boutin pour une mission payée à prix d’or, Eric Woerth mêlé à l’affaire Bettencourt, en pleine liaison dangereuse entre pouvoir et finance, jusqu’à la dernière en date, la nouvelle présidente de la Halde, égérie élyséenne de l’immigration, Jeannette Bougrab, qui aurait doublé ses émoluments de 6900 euros à 14.000 euros mensuels, tous ont cédé à la convoitise, abusant des largesses de l’Etat, sans état d’âme, tout en feignant l’indignation telles de blanches colombes.

Le croyez-vous, notre République, de plus en plus bananière, nous promet un sursaut d’éthique, dont on sait qu’il n’est dicté que par les circonstances, alors même que le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a fait sensation en étant condamné pour « injures raciales » ? Le croyez-vous, notre République, qui immole aujourd’hui les Bleus qu’elle encensait hier, veut faire peau neuve ? On se demande juste quand sonnera la fin de la récréation, et de jeux de pouvoir qui, dans la foulée du Waterloo du football, incarnent, eux, la reddition de l’exemplarité républicaine aux intérêts personnels.

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