Le réalisateur Mike Leigh refuse de se rendre en Israël

Le boycott est artistique, de la scène vivante au 7ème art, d’Hollywood à l’Europe, des rock stars à c

mardi 19 octobre 2010

Le boycott est artistique, de la scène vivante au 7ème art, d’Hollywood à l’Europe, des rock stars à certains monstres sacrés, les désaffections sont culturelles et portent des signatures célèbres, la révolte sort des salles obscures et descend des tréteaux, le gotha du show-business ne se bouscule décidément pas au portillon de Jérusalem !

Le retour de bâton contre l’impérialisme transgressif d’Israël transcende toutes les disciplines, et sur les pas des Roger Waters, Dustin Hoffman, Meg Ryan, Pixies, Klaxons…, c’est au tour du grand réalisateur britannique, de confession juive, Mike Leigh, de renoncer à une visite prévue fin novembre à l’école de Cinéma et Télévision Sam Spiegel de Jérusalem, la plus ancienne du pays.

La progressive détérioration du climat politique israélien, la colonisation forcenée et illégale, l’atrocité de l’assaut contre la flotille de la Liberté, le récent amendement sur « l’allégeance à l’Etat juif et démocratique d’Israël », c’en était trop pour le soixantenaire qui a fait les belles heures du cinéma britannique (Naked, Secrets et mensonges, Be happy), ce dernier déclinant son refus en une petite phrase très explicite : "Je ne peux pas venir, je ne veux pas venir, je ne viens pas".

Tiraillé par le profond regret "d’abandonner les étudiants" qu’il devait rencontrer, le cinéaste, dont l’acte fort est aujourd’hui taxé "d’antithèse du dialogue" par le directeur de l’école de cinéma Sam Spiegel, dépasse cette inévitable guerre des nerfs pour fustiger une guerre d’extermination qui a carte blanche : "Si vous et moi vivons assez longtemps pour voir la paix, une situation juste pour les Palestiniens, et si Gaza retrouve son humanité, je serai le premier à rendre visite à l’école", a-t-il conclu dans son courrier.

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