Le procès anti-Siné !

Taxé d’antisémitisme et de racisme primaire, Siné a assisté à sa mise au ban de la société par un ar

jeudi 29 janvier 2009

Le procès anti-Siné !

Assigné en justice par la Licra au motif sévère « d’incitation à la haine raciale », c’est avant tout le procès d’un homme, Maurice Sinet, alias Siné, le célèbre dessinateur irrévérencieux du mythique Charlie Hebdo, qui vient d’agiter pendant deux jours le prétoire du tribunal de Lyon.

Victime d’un complot fumeux ourdi par ceux-là mêmes qui vouent un véritable culte à une liberté d’expression sacralisée (pensez, l’héritage des Lumières… !), Siné est aujourd’hui contraint de répondre de deux chroniques, dont l’une parue en juillet dernier, dans laquelle il se gaussait du mariage de Jean Sarkozy avec l’héritière Darty et de sa conversion au judaïsme, lui a coûté son poste.

« Le terme d’antisémite a été galvaudé pour virer Siné de Charlie Hebdo et rendre service au président de la République ! » clame avec véhémence Me Tricaud, l’un des avocats de la défense du très politiquement incorrect humoriste à la sensibilité de gauche, dont les engagements à contre-courant ont construit la légende : anti-colonialiste, pro-palestinien, farouchement contre toutes les formes de racisme, et ce bien avant l’heure…

Taxé d’antisémitisme et de racisme primaire, Siné a assisté à sa mise au ban de la société par un aréopage vaniteux et sulfureux d’intellectuels multi-fonctions, philosophes de comptoirs, plumitifs, et businessmen à leurs heures, dont au premier plan, Philippe Val, l’arrogant autodidacte devenu directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, et BHL, le magnat passé maître dans l’art de la mystification, se sont faits les plus impitoyables censeurs.

Ces deux habitués des plateaux de télévision et de la promotion « littéraire » mercantile, qui se compromettent sans état d’âme dans des émissions mêlant people, culture et politique, ont en plus d’avoir une cible commune, Siné, un dénominateur commun : une condescendance à l’égard des musulmans, symptomatique de leur islamophobie pathologique.

Accusateur, mais aussi porte-flingue de l’actuel locataire de l’Elysée, Philippe Val n’est que le deuxième larron de cette sombre « affaire Siné » aux relents nauséabonds, dont le rôle titre revient à notre président de la république en personne !

Mais dans une démocratie où le fait du Prince devient l’usage, il n’y a là rien de très étonnant.

Loin des homélies moralisatrices, ceux qui prêchent une liberté d’expression absolue lorsqu’il s’agit de caricaturer Le Prophète, se braquent dans une intolérance extrémiste dès lors que l’on ironise sur les juifs, n’éprouvant aucun scrupule à se muer en avocats d’une religion qu’ils abhorrent, l’islam, en vue de leur but suprême : faire jurisprudence dans « l’affaire Siné ».

Dans les salons parisiens, la caste de nos bien-pensants n’est décidément plus ni à une contradiction, et encore moins à un subterfuge près...

Jugement rendu le 24 février.

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