Le proccès de l’assassinat de Chaïb Zehaf à Oullins

Assassinat de Chaïb Zehaf à Oullins : le procès actuel à Lyon doit faire toute la lumière sur la dimensi

jeudi 29 janvier 2009

Assassinat de Chaïb Zehaf à Oullins : le procès actuel à Lyon doit faire toute la lumière sur la dimension raciste du crime

Depuis ce lundi, 26 janvier 2009, se déroule à la Cour d’assises du Rhône le procès qui devra faire toute la lumière sur le meurtre de Chaïb ZEHAF. Ce père de famille d’origine algérienne, de 40 ans, avait été assassiné, en mars 2006, à OULLINS par Jean-Marie Garcia, âgé de 39 ans

à l’époque. Même si le crime s’était produit sous l’emprise de l’alcool, une dimension raciste était cependant manifeste. En effet, l’auteur du meurtre était en possession d’armes portant des insignes nazis. Quant à lui, l’avocat des proches de la victime, Maître François Saint-Pierre, se montre convaincu que le meurtrier " n’aurait pas fait feu sur une personne européenne d’un milieu social différent ".

Le MRAP s’était constitué partie civile, en raison du présumé caractère raciste du crime. Mais sa constitution de partie civile avait été déclarée irrecevable, par la chambre d’instruction puis par la Cour d’appel de Lyon, en 2006 puis en 2007. Ces rejets de la constitution de partie civile du MRAP, association de lutte contre le racisme, ont été fondés sur la dénégation du caractère raciste du crime : les juges souhaitaient se borner à l’examen du délit d’homicide volontaire sans tenir compte de cette circonstance aggravante. Cependant on était en droit de se poser la question de savoir, si l’enquête avait été bien menée avec tout le sérieux nécessaire pour élucider les dimensions racistes que pouvaient présenter le crime.

C’est pourquoi le MRAP souhaite que, tout au long du procès qui s’est ouvert lundi , où il sera de nouveau question du mobile raciste qu’a pu avoir l’auteur du crime, toute la lumière soit effectivement faite sur cette motivation raciste et xénophobe. Le racisme tue, encore et toujours. Il doit être démasqué et combattu en tant que tel non seulement par la société civile et les associations antiracistes mais par tous les pouvoirs de l’État.

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