Le pasteur Terry Jones, persona non grata en Angleterre

Terry Jones, encore et toujours lui, mais cette fois-ci pour la bonne cause, ou quand le prédicateur incendia

jeudi 20 janvier 2011

Le pasteur Terry Jones, persona non grata en Angleterre

Terry Jones, encore et toujours lui, mais cette fois-ci pour la bonne cause, ou quand le prédicateur incendiaire, persona non grata en Angleterre, a fini par se brûler les ailes sur le bûcher de son fanatisme.

Prêcheur en mal de notoriété d’une insignifiante église de Floride, Terry Jones s’est fait un nom sur un délire inquisitorial aussi moyenâgeux qu’inflammable – jeter 200 exemplaires du Coran aux flammes - un coup médiatique redoutablement sensationnaliste qui a mis en pleine lumière un extrémiste de l’Amérique profonde, fervent adepte de l’obscurantisme le plus noir.

Il avait alors habilement brandi la bible constitutionnelle américaine pour justifier à la face de ses nombreux détracteurs son funeste dessein, une notoriété qui a fait du sacrilège son fonds de commerce, et qui s’avère difficilement exportable, notamment sur le sol britannique.

Sorti de l’anonymat à la vitesse de l’éclair, la starisation du funeste pasteur, digne de la pire télé-réalité, se serait-elle déjà consumée ? Une chose est certaine, ce paroissien là n’est pas le bienvenu en Angleterre, et alors qu’il s’apprêtait à y sévir en guest star d’un groupe d’extrême-droite dont le nom est tout un programme « England is Ours », ce dernier vient de se voir interdit d’entrée comme l’activiste infréquentable qu’il est.

Le porte-parole du ministre de l’Intérieur a confirmé la décision de son gouvernement en des termes sans équivoque : « Le gouvernement s’oppose à l’extrémisme sous toutes ses formes, c’est pourquoi nous avons interdit l’entrée au Royaume-Uni du pasteur Terry Jones », ajoutant : « Venir au Royaume-Uni est un privilège et non un droit, et nous ne sommes pas disposés à autoriser l’entrée à ceux dont la présence porte atteinte au bien public ».

Refoulée d’Angleterre pour le bien de toute l’Europe, la haine de Terry Jones est ainsi assignée à résidence dans son fief de Floride, d’où il pourra toujours éructer son aversion de l’islam et des musulmans auprès d’ouailles survoltées, mais sans atteindre ce rayonnement international auquel sa mégalomanie intégriste prétendait.

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