Le pâle reflet de la diversité dans les œuvres de fiction télévisuelles françaises

A l’issue de ses deux premières années d’existence, la commission Images de la diversité, émanation di

mercredi 1 juillet 2009

A l’issue de ses deux premières années d’existence, la commission Images de la diversité, émanation directe du Centre national de la cinématographie (CNC) et de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’ACSE), instaurée en février 2007, vient de dresser un bilan de « deux années de soutien » à la promotion de la diversité au cinéma et dans l’audiovisuel. Si son président, Alexandre Michelin, se réjouit d’une action globale qui a défendu 281 projets estimés à près de 9 millions d’euros, avec en figure de proue, le 7ème art, la télévision reste à la traîne et vient apporter un bémol à cet état des lieux annoncé satisfaisant.

En dépit de subventions substantielles de nature à motiver les esprits les plus chagrins, les chaînes et les producteurs renâclent manifestement à promouvoir le visage pluriel de la France dans des séries ou téléfilms, exception faite du service public, le plus enclin à montrer l’exemple en la matière : « Plus belle la vie » sur France 3, et récemment « Aïcha » sur France 2 illustrent cette nouvelle tendance, même si le multiculturalisme dépeint n’évite pas le piège de portraits redoutablement caricaturaux.

Refusant d’endosser le rôle du mouton noir, les chaînes privées, notamment le bulldozer TF1 et la petite chaîne qui ne cesse de monter « M6 » témoignent de leur volonté d’ agir dans le sens de l’évolution des mentalités, tout en relativisant la portée de leurs efforts.

Alors que l’on pensait que l’Assemblée Nationale était un des bastions du conservatisme hexagonal les plus imprenables, la télévision française semble atteinte du même syndrome.

Son pâle reflet de la diversité n’est que l’aveuglant reflet de la frilosité « made in France »...

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