Le nouveau casting de Sarkozy fait entrer un Mitterrand à l’Elysée !

Sous le règne de l’omnipotent Nicolas Sarkozy, les semaines se suivent et se ressemblent singulièrement,

mercredi 24 juin 2009

Sous le règne de l’omnipotent Nicolas Sarkozy, les semaines se suivent et se ressemblent singulièrement, évoluant au gré de soubresauts de coups médiatiques dont la fréquence ne poursuit qu’un seul objectif : maintenir captif le plus large électorat potentiel en vue de 2012…

Après un premier casting détonant, mêlant les paillettes à une ouverture à gauche source de profondes frustrations à droite, le locataire de l’Elysée réussit encore à surprendre avec une guest star au patronyme entré dans l’Histoire : Frédéric Mitterrand, neveu de François Mitterrand, en provenance de la Villa Médicis à Rome où il avait été nommé par l’Elysée, se voit offrir sur un plateau le maroquin de la Culture.

Dans ce jeu de chaises musicales, s’opèrent sous nos yeux médusés des transferts de compétences tous azimuts, dignes d’un vrai Mercato, qui interrogent sur l’adaptabilité des ministres concernés.

Passant de l’Intérieur au ministère de la Justice, la nouvelle Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie reçoit le titre honorifique de ministre d’Etat, jusque-là le seul apanage de Jean-Louis Borloo, lequel reste numéro 2 du gouvernement, conservant son ministère de l’Ecologie élargi à la Mer, aux Technologies vertes et aux négociations sur le climat.

Fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux obtient le maroquin très convoité de l’Intérieur, pendant que Xavier Darcos, passe sans transition de l’Education nationale au ministère du Travail.

Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Luc Chatel, considéré comme l’un des ministres préférés de Sarkozy, est promu à l’Education, tout en poursuivant sa mission de porte-parole du gouvernement.

Promu également, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, devient ministre de l’Agriculture. Il est remplacé par Pierre Lellouche, représentant spécial de la France pour le Pakistan et l’Afghanistan, qui fait ainsi ses premiers pas au sein d’un gouvernement.

Parmi les victimes de cette redistribution des rôles figure au premier plan l’emblématique secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, qui passe à la trappe en rejoignant le ministère… des Sports.

La ministre de la Culture Christine Albanel, qui paie les ratés de la loi sur le téléchargement illégal sur internet, celle du Logement Christine Boutin, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo, et Roger Karoutchi, chargé des relations avec le Parlement, restent tous sur la touche.

De nouvelles têtes viennent compléter ce changement d’équipe : l’ultra Sarkozyste député-maire de Nice, Christian Estrosi, un proche de François Bayrou, ex-trésorier du Modem, Michel Mercier, et Nora Berra, un médecin pour la « caution immigration ».

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