Mardi 30 September 2014
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Le mois de Ramadan s’achève. Une grande école de vie spirituelle, sociale et humaine

Le mois de Ramadan s’achève. Une grande école de vie spirituelle, sociale et humaine
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N’oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves, d’autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d’autres encore les vivent le jour même de l’Id Al-Fitr. Nos prières les accompagnent et nous demandons à Allah le Très miséricordieux d’agréer notre jeûne et de nous accorder sa miséricorde. Qu’Allah nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l’année prochaine.

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Le mois de Ramadan, moment de vie spirituelle exceptionnelle avec ses immenses promesses de récompenses divines, s’achève… Le Ramadan, un des piliers de l’Islam conformément à la volonté d’Allah, est une période de cheminement spirituel intense pour s’élever davantage dans l’amour, la solidarité, le pardon, l’humilité, la générosité, l’acquisition des connaissances, le travail sur soi et le service en faveur des autres, pour obtenir l’agrément du Tout-Puissant et la tranquillité intérieure. Rappelons que par dessus tout cela, le but ultime du jeûne reste la crainte de Dieu comme l’atteste le Coran dans la sourate 2 : Oh vous qui avez cru ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l’a été aux communautés qui vous ont précédé afin que vous craignez Allah.

A la fin de ce cheminement, que nous avons vécu ensemble à travers nos différentes analyses sur ce mois béni, nous aimerions souhaiter ici à toute la communauté musulmane, une excellente Id Al-Fitr Al-Moubarak, pleine de bonheur. La célébration de la fin du jeûne de Ramadan est à la fois personnelle et collective : personnelle, car elle appelle à garder la maîtrise de soi et la crainte de Dieu ; elle est collective dans la mesure où on fait la fête ensemble, on se rend visite les uns les autres, et on échange des cadeaux dans la joie de la dévotion et la bonne humeur.

Au-delà de l’aspect spirituel et festif, n’oublions pas de nous acquitter de la Zakat-Al-Fitr. Cette aumône obligatoire doit être versée au plus tard avant la prière de la fête aux huit (8) catégories citées dans le verset 60 de la sourate 9 du Coran, entre autres les pauvres, les indigents, ceux qui sont lourdement endettés, etc. Cela leur permettrait ainsi de passer la fête dans la joie et la paix en leur épargnant de tendre la main ce jour-là. Cet acte de solidarité et de charité assure qu’aucun membre de la communauté ne soit exclu du plaisir des festivités communautaires.

N’oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves, d’autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d’autres encore les vivent le jour même de l’Id Al-Fitr. Nos prières les accompagnent et nous demandons à Allah le Très miséricordieux d’agréer notre jeûne et de nous accorder sa miséricorde. Qu’Allah nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l’année prochaine.

Dans l’attente de ce rendez-vous de l’année prochaine incha Allah, il est fondamental d’intégrer ces valeurs, vertus et principes du mois de Ramadan dans nos habitudes quotidiennes jusqu’à ce qu’ils deviennent la fondation de notre manière de vivre, de penser, d’agir, de se comporter… Au-delà du cheminement spirituel d’un mois, c’est un savoir-vivre, un savoir-être auquel Dieu nous enjoint pour toute notre vie.

Cette injonction divine s’accompagne non seulement de devoirs mais aussi de privilèges. Selon la tradition musulmane, Dieu exprime Son autorité, Sa grâce et Sa compassion sur ce monde en envoyant toutes sortes de bienfaits pour que nous en profitions. Cependant, nombreux sont ceux qui oublient que Dieu est et reste la source première de tout. Cet oubli, sinon l’ignorance, les amènent à confondre les moyens avec la source première.
Rester conscient de cela permettrait d’éliminer une part importante de confusion qui règne dans certains esprits et nous amener à reconsidérer notre façon de vivre dans l’optique de nous conformer aux prescriptions de Dieu.

Ce qui nous permettrait de reconstruire, ensemble, le monde qui a perdu beaucoup de son âme, en l’occurrence son humanité. Cette reconstruction commence par la lutte, sinon la dénonciation, contre toutes les injustices que subissent chaque jour de nombreux hommes et femmes. Il suffit parfois d’un peu de courage pour y arriver ; comme le dit Françoise Giroud dans Leçons particulières, "Ce ne sont pas les gens intelligents qui manquent, ce sont les gens courageux."

De ce point de vue, les gouvernants doivent témoigner de la douceur, de la compassion et de la justice à l’égard de leurs administrés, non pas parce que ce sont des privilégiés mais parce qu’ils ont la responsabilité dans la gestion des affaires collectives ; ce sont des intendants de Dieu, et non pas les propriétaires de ses biens.

Tout ce qui précède fait partie des leçons que nous apprend le mois de Ramadan. Gardons-les à l’esprit, et rappelons qu’il y aura encore les six jours du mois de shawwâl pour avoir l’opportunité de nous imprégner de nouveau des vertus de ce mois saint. Selon Abû Ayyûb, le prophète (Sallâlahou Alayhi Wasallâm) a dit : « Quiconque jeûne le mois de ramadan puis le fait suivre d’un jeûne de six jours durant le mois de shawwâl sera considéré comme ayant jeûné toute sa vie. » (rapporté par Muslim).

On peut retarder un voyage, on peut annuler un rendez-vous, mais on ne peut ni annuler ni reporter la mort. Mettons à profit notre vie, dans tous ses aspects, pour rester fidèles à la voie prescrite par Dieu. C’est une chance pour les croyants musulmans, car appelés à la soumission à Allah. Le temps nous ait compté ! Il n’est jamais tard pour bien faire.

Bonne fête à tous & Alafwou.

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Commentaires

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Pourquoi ne publiez-vous pas le point de vue d’un autre musulman de France, Abdenour Bidar (philosophe), qui tranche sur le concert de louanges habituels sur cette pratique ascétique qu’est le ramadan.

Prenons l’exemple le plus actuel, celui du mois de ramadan. Aujourd’hui en France l’on n’entend guère de critiques sur cette pratique du jeûne. Au contraire, s’est installée sur la question une sorte de consensus angélique. Nous aurions là un événement « entré dans la vie et ancré dans le calendrier de la nation » et nos médias semblent incapables de faire autre chose que de célébrer la convivialité, la solidarité, le caractère festif de cette période.

Soit, mais qui soulignera en contrepartie le caractère violent de ce jeûne total exigé de la part de tout pratiquant pubère du matin au soir pendant un mois entier ? De nombreux musulmans éludent la question en prétendant que, pour l’individu qui a la foi et qui est entouré d’autres musulmans solidaires dans leur jeûne, celui-ci est facile.

Comment peut-on avoir l’inconscience de prétendre cela ? Jeûner toute la journée, sans avoir même le droit de boire un peu d’eau, et ce pendant un douzième de l’année, constitue un exercice de privation radical et relève d’un ascétisme religieux de haut niveau que rien ne justifie d’ordonner à l’ensemble d’une communauté. La tradition n’exempte de cet effort supérieur que les malades, les femmes enceintes ou en période de menstruation et les voyageurs.
Mais force reste à la loi totalitaire qui ne reconnaît aucun droit au choix personnel : seul est reconnu comme vrai musulman celui qui jeûne. L’orthodoxie d’institution – les dignitaires – et l’orthodoxie de masse – le corps communautaire – exercent là sur les comportements une double surveillance et censure.

Cet article est paru dans "Le Monde", journal sans doute subversif ?

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Baraka Lahou Fikoum pour ce rappel, mâ Shâ Allâh, un texte qui touche particulièrement mon coeur, que dire de plus .... tout est dit dans ces mots ...j’invoque Allâh, qu’Il soit Exalté et Magnifié d’agréer notre jeûne, de nous pardonner, et je pense particulièrement à certaines familles de notre communauté, qui ont été touchées par la perte d’un être cher, par la maladie, par des lésions handicapantes suite à des accidents..
J’implore Allâh, swt dans sa Miséricorde de soulager nos frères et soeurs de part le monde... de montrer de constance, d’endurance, de patience, en pensant à la récompense ultime,
Que Dieu nous permette de vivre d’autres ramadhans en l’espoir de Son Pardon et qu’Il swt nous face grâce de la vision de Sa Face, à Lui, qu’Il soit Exalté et Magnifié nous donnons tout notre amour.

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En ne publiant pas mon message sur la problématique posée par Abdenour Bidar concernant le ramadan, vous restez au niveau le plus faible de la pensée islamique, celui de la pure rhétorique et de la louange, tenue pour inférieure dans le Coran (Cf. Nidhal Guessoum) .

Vous refusez les niveaux supérieurs de la dialectique, en éludant la contradiction et celui de la raison en la refusant par principe.

En réalité, l’islam que vous défendez, et sur lequel vous vous tenez crispé, est tout le contraire de celui préconisé par Guessoum. L’Islam des lumières est bien mis à mal.
Il est d’ailleurs significatif que vous n’ouvriez pas un espace de discussion pour ce remarquable intervenant.

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Je vous remercie pour votre sens de la dialectique. Il est dommage que vous n’ouvriez pas d’avantage vos lignes à des réformistes musulmans, dont les voix nous font si cruellement défaut et dont le message serait propre à rassurer ceux qui ont des doutes sur la modernité du message coranique et des pratiques cultuelles et culturelles qui s’y rattachent.

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Oui monsieur Républicain, nous exhaucer tes voeux, souhaits et désirs.

Nous vider notre conscience et mettre la vôtre à la place.

La signification du jeûne vraie est la vôtre et celle de ceux des Musulmans que vous choisir comme étant bons musulmans pour nous.

Dorénavant, nous suivre seulement musulmans que vous agréez.

Toi avoir raison, Ramadan très méchant et inutile, nous rien retirer de celà ici-bas et au-delà n’est qu’illusion.

Tout faute méchante religion et méchant communautarisme totalitaire.

An prochain moi manger jambon et boire pinault pour satisfaire vous, Ô grande divinité républicaine.

Peut-être moi aura chance de devenir profond, illuminé et sage comme vous.

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salem aleykoum,

Républicain, sans aller jusqu’à dire comme Abdennour Bidar que la pratique du jeûne pendant le mois de ramadhan est une pratique violente (je trouve que le qualificatif utilisé est lui-même violent), je considère toutefois et effectivement que 29 ou 30 jours de jeûne diurne complet tous les ans peuvent être vécus difficilement, voire très difficilement par nombre de pratiquants, et pas seulement les plus jeunes... Mais ce que M.Bidar oublie de dire dans sa fougue réformatrice... c’est que le Coran lui-même affirme clairement que si le jeûne est mal supporté, il peut être compensé par un don de nourriture à des personnes pauvres. Donc "l’exemption de cet effort supérieur" ne concerne pas que les personnes malades, les voyageurs, les femmes enceintes ou ayant leurs règles et les enfants, mais toute personne éprouvant de la difficulté à jeûner. Si l’on ajoute à cette précision le fameux verset qui affirme clairement qu’il ne peut y avoir de contrainte en religion, alors la prescription du jeûne pendant le mois de ramadhan apparaîtra clairement comme une incitation ou une invitation à jeûner plutôt que comme une obligation absolue (ce qui signifie clairement que Dieu désire l’évolution spirituelle de l’Homme sans l’y contraindre, et cette évolution voulue librement par l’Homme n’est rien moins que l’histoire eschatologique de l’Humanité dont la condition absolue est la liberté humaine...). C’est pourquoi à mon sens, la notion d’obligation(s) religieuse(s) est une contradiction dans les termes. Alors oui, le jeûne pendant le mois de ramadhan n’a pas à être imposé par qui que ce soit à qui que ce soit, et le procès récent de dix jeunes hommes n’ayant pas jeûné en Algérie est injuste comme l’a affirmé haut et fort et très justement à mon sens le site oumma.com quand il a diffusé cette information. Au Maroc aussi, le fait de ne pas jeûner est passible d’une amende, voire d’un temps d’emprisonnement, mais il faut préciser que c’est surtout "ne pas jeûner en public" qui peut être puni... (sur ce sujet consulter cet excellent article : http://www.siawi.org/article2153.html). Nous avons en France cette grande chance d’avoir une vraie liberté de culte (merci la laïcité !), bien qu’une pression communautaire et/ou familiale puisse aussi s’y exercer sur les individus de confession musulmane. Le droit d’une démocratie laïque ne doit pas imposer une quelconque pratique religieuse, sinon il s’agit d’une théocratie. Interrogeons-nous alors sur ce mélange hybride (monstrueux ?) de théocratie et de dictature que donne à voir bon nombre de pays musulmans. Dans cette perspective, Républicain fait bien de poser la question de la liberté de conscience dans le monde musulman.

Soufiane

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Karim B., Montréal a dit :
Oui monsieur Républicain, nous exhaucer tes voeux, souhaits et désirs.
Nous vider notre conscience et mettre la vôtre à la place.
La signification du jeûne vraie est la vôtre et celle de ceux des Musulmans que vous choisir comme étant bons musulmans pour nous.
Dorénavant, nous suivre seulement musulmans que vous agréez.
Toi avoir raison, Ramadan très méchant et inutile, nous rien retirer de celà ici-bas et au-delà n’est qu’illusion.
Tout faute méchante religion et méchant communautarisme totalitaire.
An prochain moi manger jambon et boire pinault pour satisfaire vous, Ô grande divinité républicaine.
Peut-être moi aura chance de devenir profond, illuminé et sage comme vous.

Je suppose que vous répondez ainsi au philosophe Bidar ? Inutile d’écrire en langage télégraphique (pour éviter d’utiliser une phrase qui pourrait prêter à confusion) il est en mesure de vous comprendre à moins que ce soit votre mode d’expression habituel ?

Une enquête sur le ramadan en Algérie, publiée par El Wattan, n’a pas eu l’heur de plaire à la modération, vous n’aurez donc pas le plaisir d’en prendre connaissance. Dommage. Vous auriez pu y voir toute l’élévation spirituelle que cette manifestation provoque.

Mais toi pas pouvoir comprendre, moi !

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@ Républicain

Je comprends ceci de vous et de tous les internautes qui viennent en prennant des noms de combats idéologiques comme « Athée », « Laic », « Français », « Le Dhimmi » ou « Républicain ».

Vous ne venez pas sur ce site pour discuter mais pour vous battre, imposer un point de vue comme une vérité par l’utilisation d’un ton agressif, moralisateur, condescendant, unilatéral et cynique.

La nouvelle à laquelle vous faites allusion et qui est supposé ébranler mes convictions et me rapprocher de vos points de vue, je la connait mais sachez que JE, NOUS et la religion de Dieu n’est pas incriminé par les agissements stupide de quelques caids tyraniques qui ne connaissent pas le sens spirituel du Ramadan et de l’Islam -comme vous.

D’ailleurs, vous avez raté le fait que la nouvelle a été rapportée et dénoncée avec fermeté par Oumma.com.

Tout ça, je le comprends pas.

Ce que je ne comprends pas toutefois c’est comment tant d’individus peuvent croire qu’ils vont réussir à faire réfléchir les musulmans et les rapprocher de leurs points de vues avec des approches et attitudes si bornées et revanchardes telles que les vôtre...

Mais Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Plus Savant

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Ne nous battons pas surtout après la fête de la rupture du jeûne. Le ramadân 2010 est terminé !

Talha Mahamat Allim nous rappelle la valeur spirituelle du jeûne qui a fait l’accord des meilleurs esprits. Personne n’ignore que dans l’islam personne n’est obligé de jeûner avant d’acvoir perçu que c’est le meilleur pour lui.

Toute loi qui ne respecte pas cette vérité est arbitraire et condamnable même si elle vient d’un pays musulman.

Il est certes peu humain simplement de faire la nique aux jeûneurs !
C’est une question de savoir vivre, une autre discipline qui requiert des connaissances bien plus que des lois !

Jeûneurs et non-jeûneurs aiment la vie. Qui conteste leur liberté de conscience ? certes pas le Livre sacré !