Le ministre algérien des Affaires Etrangères victime de la politique américaine de « Haute Sécurité »

A peine avait-il foulé le sol de l’aéroport que l’homme d’Etat fut confronté au raidissement d’un s

lundi 11 janvier 2010

Le renforcement drastique de la sécurité territoriale n’est pas un vain mot Outre-Atlantique !

S’il ne s’attendait pas au tapis rouge à son arrivée à Washington le 7 décembre dernier, Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires Etrangères, était à tout le moins en droit d’espérer un accueil protocolaire digne de son rang, alors qu’il répondait à une invitation de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, pour prendre part à des entretiens diplomatiques.

Protagoniste, malgré lui, d’un tout autre scénario, véritable plongée dans l’enfer d’un contrôle très poussé, aux mains d’une administration sous pression, férocement bornée et scrupuleuse, Mourad Medelci est devenue la proie d’un piège sécuritaire qui ne comprend que la procédure, insensible aux protestations d’innocence, les plus vives soient-elles !

A peine avait-il foulé le sol de l’aéroport que l’homme d’Etat fut confronté au raidissement d’un service de l’émigration remonté, à l’aune de la classification, aussi surprenante qu’inquiétante, de l’Algérie dans la liste « noire » des pays à risques (selon la publication du 4 janvier 2010).

Louées jusqu’ici pour la qualité de leur engagement dans la lutte antiterroriste au niveau mondial, maghrébin et sahélien par des officiels américains, et notamment le général William E. Ward, commandant de l’Africom, les autorités algériennes accusent le coup, mais tout en retenue.

Au-delà de l’inacceptable imbroglio réglementaire dont a été victime l’infortuné ministre algérien, qui fait l’objet d’une plainte de son gouvernement contre l’administration américaine pour « discrimination », le revirement brutal de Barack Obama interpelle les analystes, et suscite un profond émoi bien compréhensible en Algérie.

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