Le massacre des innocents

Gaza la plus grande centrale carcérale au monde, subit le déluge du feu au mépris du droit international,

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jeudi 1 janvier 2009

« Rien n’est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu ».

Marie-Claire Blais, Les apparences

Les images de la mort et de la désolation à Gaza paralysent l’imagination. Je cherche en vain les mots, et ne perçois que de la chair en lambeaux. Mais comment trouvé les mots lorsque la conspiration du silence est devenue le fin mot !

Pour autant peut-on demeurer inerte devant la barbarie Israélienne imposée à tout un peuple ? Peut-ont se satisfaire de la propagande de nos grands medias sans honneur qui renvoient les supplicies et leurs bourreaux dos à dos ? Peut-on accepter la duplicité de nos gouvernants, qui confinés dans une gymnastique analytique, nous explique froidement que la bombe larguée par un F16 de l’occupant et plus « humaine » qu’une roquette artisanale tirée par le résistant qui lutte contre la colonisation !

Où sont nos intellectuels de cours adeptes des droits-de-l’hommisme et si prompts à s’indigner ? Invoque-t-on le devoir d’ingérence accompagné d’une litanie humanitaire si chère à ex-docteur ? Il est vrai que le Darfour et le Tibet constituent des causes plus nobles pour les professionnels de l’indignation feinte en quête avant tout d’une exposition médiatique.

Alors qu’un certain Omar El Bachir président du Soudan est menacé par la justice internationale pour des « crimes » qu’on lui impute au Darfour, les dirigeants Israéliens, les mains souillées de sang se pavanent en toute impunité dans les chancelleries occidentales.

Gaza la plus grande centrale carcérale au monde, subit le déluge du feu au mépris du droit international, sous le regard mondain « d’un monde libre » repu et occupé à festoyer, avec la bénédiction de leurs valets arabes dont la couardise est érigée en politique gouvernementale.

L’histoire nous enseigne qu’aucun crime ne reste impuni. Si aujourd’hui le puissant échappe à la sanction pénale, le temps, seul juge impartial, à déjà prononcé sa sentence morale.

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Auteur : Yacine Saadi

Consultant International

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