Le maillage administratif national ravive le clivage droite-gauche

Au menu du dernier Conseil des ministres qui a sonné l’heure de la récré estivale du gouvernement, deux p

jeudi 30 juillet 2009

Au menu du dernier Conseil des ministres qui a sonné l’heure de la récré estivale du gouvernement, deux plats de résistance particulièrement controversés ont focalisé l’attention générale : le projet de loi de changement de statut de La Poste et la préfiguration du redécoupage électoral.

En gestation depuis longtemps, la nouvelle architecture territoriale revue et corrigée par l’Elysée remodèle habilement le paysage politique hexagonal, une perspective qui n’a pas manqué de susciter les plus vives récriminations de l’opposition, dénonçant une vaste entreprise de démolition de la droite.

Procédant par des coupes sombres, pas moins de trente-trois circonscriptions seraient ainsi rasées de la cartographie nationale, 18 étant détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite. Mettant en émoi le Parti socialiste par la voix de Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections, qui annonce que son parti prêt à en découdre "va utiliser toutes les voies de recours pour contester" ce redécoupage "partial" et "partisan", et « s’apprête dans un premier temps à déposer un recours contentieux devant le Conseil d’Etat", une indignation partagée par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui crie à « une tentative de mainmise sur Paris, à travers un charcutage électoral », ce coup de scalpel n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre, d’autant plus à l’approche d’un scrutin d’importance : les régionales en mars 2010, où le rose est jusqu’ici la couleur dominante… Si l’on en doutait encore, ce lifting électoral qui redessine les contours administratifs du territoire en est l’édifiante illustration : la politique n’est plus idéologie, mais froidement arithmétique. Un stratagème, dont la logique imparable semble être le plus sûr chemin pour limiter l’alternance et conquérir de nouveaux bastions…

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