Le lundi noir des Bourses de Dubaï et d’Abou Dhabi

Eldorado immobilier que l’on croyait en béton blindé contre les affres de la crise, Dubaï traverse à son

lundi 30 novembre 2009

Eldorado immobilier que l’on croyait en béton blindé contre les affres de la crise, Dubaï traverse à son tour une zone de turbulences économiques, dont l’onde de choc a fait plonger les Bourses des Emirats.

Signe de la perte de confiance des investisseurs depuis l’annonce des difficultés financières d’un des fleurons de Dubaï, un lundi de sinistre augure a vu les Bourses de Dubaï et d’Abou Dhabi boire la tasse. A Dubaï, l’indice DFM a clôturé à 1.940,36 points, perdant 150,80 points, soit 7,3%, pendant la séance. La Bourse d’Abou Dhabi a fini plus dans le rouge encore, à 2.668,03 points, soit une baisse de 241,93 points (8,3%).

Cette chute est consécutive à l’intention des autorités de Dubaï de demander un moratoire de six mois sur la dette de son conglomérat Dubai World qui contrôle le géant immobilier Nakheel. Ce moratoire concerne le paiement, prévu le 14 décembre, de 3,5 milliards de dollars d’obligations islamiques par Nakheel.

Le gouvernement de Dubaï a déclaré ne pas garantir la dette de son conglomérat, précisant qu’ « il revient aux créanciers d’assumer une part de responsabilité pour avoir accordé des crédits à la compagnie sur la base de la rentabilité de ses projets et non sur la base de garanties du gouvernement ».

Les deux Bourses ont toutefois réussi à échapper à la suspension de leur cotation, prévue dans leur règlement quand leur indice recule de 10%. Mais les échanges ont été extrêmement limités, avec une forte offre à la vente et pratiquement aucune demande d’achat.

Le sursaut des Bourses européennes et asiatiques, qui avaient été touchées de plein fouet en fin de semaine dernière, dissipe aujourd’hui les pronostics les plus pessimistes prédisant une « pandémie » mondiale de la crise émiratie.

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