Le juteux contrat d’armement américain avec Riyad

Pacifier le monde ? La belle affaire ! Surtout quand le gotha politique mondial s’agite en coulisses dans

mardi 14 septembre 2010

Pacifier le monde ? La belle affaire ! Surtout quand le gotha politique mondial s’agite en coulisses dans un véritable Mercato de l’armement…

L’administration Obama peut se frotter les mains à la perspective d’un très juteux contrat d’armement scellé avec l’Arabie Saoudite, qui devrait avoisiner la coquette somme de 60 milliards de dollars. De quoi renflouer la cassette de l’Etat, quelque peu exsangue après les guerres d’enlisement en Irak et en Afghanistan. Le royaume saoudien qui n’acquitterait, dans un premier temps, que la moitié de la somme, selon les dires d’un responsable américain de la Défense, sous le sceau de l’anonymat.

Une transaction, pour l’heure encore officieuse, dont quelques éléments édifiants ont cependant filtré : le contrat porterait notamment sur 84 nouveaux chasseurs F-15 de Boeing et sur la modernisation de 70 autres chasseurs. Il inclurait aussi 72 hélicoptères Black Hawk construits par Sikorsky Aircraft, filiale de United Technologies Corp. Toujours selon ce responsable, 70 hélicoptères Apache de Boeing et 36 Little Bird seraient également inclus dans le Kit complet.

Un marché extensible à loisir, qui pourrait même s’étendre jusqu’à la marine du royaume saoudien, à travers une vente de matériel US d’une valeur de 30 milliards de dollars. Mais aucun délai n’est encore fixé pour ce contrat et il ne figurera pas dans la prochaine notification au Congrès.

Si les Etats-Unis devaient récompenser ses meilleurs clients en leur remettant des cartes de fidélité, nul doute que l’Arabie saoudite bénéficierait de la carte gold Premium, en sa qualité de premier acheteur d’armes américaines, de 2005 à 2009. Une première place qui a largement profité à la première puissance mondiale, avec ses 11,2 milliards de dollars à la clé (dixit le Service de recherche du Congrès américain).

Quand l’argent des armes parle, c’est à coup de zéros qui s’alignent, dans une comptabilité aux signes universels qui n’a pas d’odeur...

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