"Le grand Ramdam" : un barnum gouvernemental pas très "ramadanien"

Mais c’est quoi ce grand barnum gouvernemental en pleine période de recueillement et de profonde spirituali

lundi 30 août 2010

Mais c’est quoi ce grand barnum gouvernemental en pleine période de recueillement et de profonde spiritualité, qui se trompe de célébration et travestit un mois sacré pour offrir un divertissement bien populaire aux habitants de la capitale, tel l’opium du peuple ?

C’est « le grand Ramdam », une fulgurance très branchée de communicants en délire, auquel le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a apporté sa touche toute personnelle empreinte de l’orientalisme condescendant du prince déchu du parisianisme qu’il est.

Le Roi a décrété que ses sujets venus d’ailleurs devaient s’amuser, histoire de prouver qu’il peut se montrer magnanime envers ceux qu’il pourchasse de ses assiduités discriminantes ? Loin des nuits traditionnelles du Ramadan, le grand régisseur de cette nuit de la fiesta était tout trouvé : Frédéric Mitterrand, dont la seule connaissance de l’islam et de ses préceptes semble se résumer à une nouvelle fête de la musique, avec les youyous en plus !

La Cité de la musique du parc de la Villette a donc vibré samedi au rythme des musiques du Maghreb, exhalant les effluves de thé à la menthe, mais a retenti également d’une autre sonorité plus stridente à la vue de l’improbable tandem de guest stars sur le retour : Frédéric Mitterrand affublé de la secrétaire d’Etat qui ne fait plus d’étincelles depuis qu’elle ne fait plus illusion : Fadela Amara.

Hués copieusement par la foule alors qu’ils s’apprêtaient à délivrer la bonne parole du pouvoir, les envoyés spéciaux de Sarkozy ont fait un bide total, désavoués par des spectateurs dont les sifflets réprobateurs les ont contraints au silence après s’être piteusement excusés d’être venus.

"Le grand Ramdam" au beau milieu du Ramadan, c’était le barouf de trop de la part d’un gouvernement qui souffle le chaud et le froid en permanence, alternant les démonstrations de force et les gros coups de communication, qui ne parviennent même plus à redorer des paillettes ternies par une méconnaissance de l’islam très tape-à-l’œil.

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