Tradition multiséculaire répandue dans le monde entier, le soufisme n’apparaît pas comme une pratique unique, mais bien plutôt comme une façon d’être au monde. Se présentant comme le cœur battant de l’Islam, il a fait sien cette parole (hadith) de son Prophète : « n’insultez pas le siècle, car Dieu est le siècle ». Dans ce sens, et à l’opposé de tout dogmatisme, il a toujours su adapter les formes de son message au contexte dans lequel il était formulé, sans jamais en corrompre l’esprit. Pour utiliser une image, si l’eau de la connaissance est une, les fleurs auxquelles elle donne naissance sont diverses et variées, en fonction notamment du sol qui la reçoit.
Tradition multiséculaire répandue dans le monde entier, le soufisme
n’apparaît pas comme une pratique unique, mais bien plutôt comme une façon
d’être au monde. Se présentant comme le cœur battant de l’Islam, il a fait sien
cette parole (hadith) de son Prophète : « n’insultez pas le siècle,
car Dieu est le siècle ». Dans ce sens, et à l’opposé de tout dogmatisme,
il a toujours su adapter les formes de son message au contexte dans lequel il
était formulé, sans jamais en corrompre l’esprit. Pour utiliser une image, si
l’eau de la connaissance est une, les fleurs auxquelles elle donne naissance
sont diverses et variées, en fonction notamment du sol qui la reçoit. De la
même manière, les soufis disent que la vérité est une, mais que les paroles
sont multiples. C’est en ce sens qu’on a pu les désigner sous le nom de
« fils de l’instant », sachant que dans la langue arabe, c’est le
même terme (waqt) qui désigne à la fois le temps, l’époque, et l’instant
qui passe.
Le Coran
encourage le croyant à méditer sur les signes que Dieu a disposé pour lui, sur
la terre et dans le ciel. Pour décrypter ces signes, le soufi
name="_ftnref1" title="">
class=MsoFootnoteReference>[1]
investit sa réalité quotidienne d’une intention et d’une concentration
particulières, qui le placent dans un état de conscience permettant à la
révélation de s’actualiser en lui à chaque instant, par inspiration. Lorsque
l’on veut qu’un miroir réfléchisse parfaitement la lumière du soleil, il faut
effectuer deux opérations : d’abord nettoyer ce miroir, puis l’orienter
vers le soleil. De la même manière, le soufi s’attache d’abord à polir le
miroir de son Cœur
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[2].
Pour cela, il s’efforce de le dépouiller des images éphémères, c’est-à-dire de
tout ce qui n’est pas Dieu, pour parvenir à un état de dénuement et de réceptivité
qui laissera la lumière divine se réfléchir sans ombres.
C’est
d’ailleurs dans ce sens que la Tradition affirme que le Prophète ne produisait
pas d’ombre. Pour orienter le miroir vers la lumière du soleil, le soufi
s’efforce ensuite de se concentrer tout entier et uniquement sur la présence
divine, en écartant tout ce qui pourrait l’en distraire. Il est intéressant à
cet égard de noter que dans la langue arabe, les termes qui désignent la
concentration (huddur) et la présence divine (hadra) proviennent
de la même racine. A notre époque où l’organisation de la société vise plutôt à
la distraction des individus, à l’instar d’une télévision qui passe sans cesse
d’une image à l’autre, on peut concevoir que la concentration dont il est
question ici, cette tension permanente sur l’essentiel, puisse amener le soufi
à une autre perception du temps, et donc de la notion même de réalité.
La profession
de foi musulmane, qui est utilisée comme l’une des principales modalités
d’invocation (dhikr) dans les confréries soufies, peut apparaître comme
une illustration de ce double mouvement fait de polissage, puis d’orientation.
Elle consiste à témoigner : la ilaha illa lah, ce qui signifie
« il n’y a pas de divinité si ce n’est la Divinité ». On y distingue donc une première partie que l’on pourrait qualifier de
négation de la divinité en tant que genre (la ilaha : il n’y a pas
de divinité) qui permet, en quelque sorte par contraste, de donner tout son
sens à l’affirmation de l’unicité qui est contenue dans la seconde partie (illa
llah : sauf / en dehors de / si ce n’est la divinité).
Ici encore, il
s’agit d’abord de se débarrasser de toutes nos idoles, pour pouvoir ensuite se
tourner vers Dieu. Cette notion de pureté du miroir du cœur, c’est-à-dire du
réceptacle qui est amené à recevoir l’influence divine, peut d’ailleurs être
mise en parallèle avec la virginité de la Vierge Marie, ou avec l’illettrisme du Prophète. Dans les deux cas, la pureté du miroir est
garante de la pureté de l’image qui s’y reflète, et donc de la transmission qui
sera faite par la suite du Verbe divin. Les mots se gravent avec plus de
netteté sur une surface totalement vierge.
Les rituels de l’islam sont essentiellement rattachés au mouvement des
astres dans le ciel. Du fait de sa liaison avec le calendrier lunaire, un même
rituel peut se situer au cours du temps à différents moments de notre année
solaire : ainsi le mois sacré de ramadan pourra-t-il avoir lieu, selon les
années, au cœur de l’hiver aussi bien qu’en plein été. De la même manière, mais
cette fois en liaison avec le calendrier solaire, les horaires des prières se
déplacent dans la journée au cours des saisons, leur amplitude s’élargissant en
été pour se rétrécir en hiver. Tous ces éléments contribuent à ancrer les
musulmans dans une perception du temps cosmique, au caractère cyclique évident
pour tous.
A l’opposé, notre société occidentale s’est habituée à une conception
du temps linéaire, marquée par des rituels positionnés au cours de l’année une
fois pour toutes à dates fixes, et par un temps que l’on pourrait croire
asservi aux clochers, horloges, montres et pendules qui nous entourent. Il est
d’ailleurs symptomatique à cet égard de constater que l’on a pu décider un jour
d’établir une heure pour l’été, et une autre pour l’hiver. Si l’homme apparaît
soumis au temps en orient, l’occident moderne prétend au contraire le soumettre
à son emprise, comme pour mieux s’en libérer. Face à cette conception
volontariste, il n’est pas étonnant que les orientaux aient souvent été taxés
de fatalisme par les auteurs et les touristes occidentaux.
Titus Burckart explique que « le Secret de la spiritualité
islamique réside dans la servitude foncière, ontologique, de l’homme par
rapport à Dieu : plus tu t’en remets à Lui, plus Il te prend en charge ;
plus tu te délestes de toi-même, plus Il t’investit ; plus tu t’abaisses, plus
Il t’élève ». Loin de tout fatalisme, il s’agit bien ici d’adopter une
attitude pleinement active, mais sans pour autant s’attacher au résultat de
cette action. Pour les soufis, il est aussi essentiel d’agir dans le sens de ce
qui nous semble juste, que d’accepter par avance le fait que le résultat de
cette action soit différent de celui escompté. Ibn Ata Allah écrit dans ses Hikams :
« L’insouciant se réveille en se disant : que vais-je faire ? Et
le sage : que va faire Dieu de moi ? ». Et il ajoute : « Il
n’y a pas plus ignorant que celui qui voudrait qu’advienne dans l’instant autre
chose que ce que Dieu y manifeste ».
Le soufisme vise donc à une connaissance intuitive de Dieu, c’est à
dire à une connaissance immédiate, sans intermédiaire. Or, comme l’écrit Titus
Burckart, « La pensée n’est capable de synthèse qu’en se dépouillant de
l’aspect immédiat des choses ». Pour raisonner sur une chose, il faut
pouvoir disposer d’un minimum de recul par rapport à elle, recul que
l’expérience immédiate ne permet pas. Cette antinomie naturelle entre la
raison, dans l’acception occidentale moderne de « mental », et
l’intuition spirituelle, peut d’ailleurs être retournée pour devenir une clé de
la progression spirituelle. En effet, pour « faire décrocher le
mental », il suffit de le détacher de la temporalité sur laquelle il
s’appuie.
Non pas dans le sens d’une déstructuration psychique, où tout repère
temporel est souvent aboli, mais dans le sens d’une concentration de
l’attention sur l’instant. Pour illustrer ceci, les soufis aiment à raconter
des histoires telles que celle du soufi et du grammairien. Un jour que ces deux
personnages se trouvaient sur un bateau, le second demanda au premier :
« As-tu étudié la grammaire ? ». A la réponse négative du soufi,
le grammairien conclut : « Dans ce cas tu as perdu la moitié de ta
vie », montrant par là toute l’importance qu’il accordait à cette science.
Alors le soufi lui demanda : « As-tu appris à nager ? ».
Quand le savant lui eut répondit « non », il lui dit
simplement : « Dans ce cas tu as perdu toute ta vie. Le bateau
coule… ! ».
Il ne s’agit donc pas ici d’une
connaissance qui ressortirait de la raison. On peut à cet égard mentionner la
réponse que le grand soufi Ibn Arabi fit parvenir à un éminent théologien qui
lui affirmait avoir découvert soixante-dix preuves irréfutables de l’existence
de Dieu : « Si tu l’avais connu, tu n’aurais pas éprouvé le besoin de
le prouver ». La réalité de l’expérience vécue ne réclame aucune preuve.
Et Ibn Ata Allah d’ajouter : « Quelle distance entre celui qui prouve par
Lui, et celui qui cherche à Le prouver ! Le premier reconnaît la vérité là
où elle est, et affirme tout par l’existence de son principe. Le second, en
prouvant Dieu, montre combien il est loin de Lui. Sinon, quand a-t-Il été
absent, pour qu’il faille Le prouver ? Ou quand a-t-Il été lointain, pour
que ce soient les créatures qui mènent à Lui ? ».
Par sa nature même, l’intuition spirituelle s’oppose à la déduction
rationnelle, et cette différence de mode d’appréhension explique la distinction
que les soufis établissent entre le simple savoir et la connaissance véritable.
Contrairement aux savants, leur langage est celui de la vision et du
dévoilement, non celui de l’analyse et de la synthèse. Ils distinguent
« la science de la certitude », « l’œil de la certitude »,
et « la vérité de la certitude ». Ainsi, admettons que nous n’ayons
jamais vu la mer, et que quelqu’un nous la décrive : nous pourrons nous en
faire une idée. Si un jour nous pouvons la voir de nos propres yeux, alors nous
pourrons en plus avoir une vision précise de ce à quoi elle ressemble, et donc
être à même de la décrire et de la reconnaître. Pourtant, ce n’est que lorsque
nous nous serons plongés dedans nous-mêmes que nous connaîtrons toute la
réalité de ce qu’est la mer. De la même façon, la connaissance véritable est
toujours liée à une expérience directe, et c’est en ce sens que le soufisme a
souvent été décrit comme « la science du goût et des états ».
Une parole du Prophète (hadith) célèbre est souvent utilisée par
les soufis pour décrire le domaine qui est le leur ; il s’agit de ce que
l’on appelle le Hadith de Jibril (voir encadré). Selon cette parabole,
la science de l’Islam est du domaine de la jurisprudence (fiqh),
et celle de l’Iman appartient à la théologie (kalam). Seule la
science de l’Ihsan ressort en propre du soufisme.
Nous avons vu que pour échapper aux réflexions et aux questionnements
incessants du mental, le soufi s’efforce de concentrer sa conscience sur
l’instant qui passe, dans toute sa plénitude. Dans les faits, ce silence
psychique et cette concentration du Cœur l’amènent à découvrir la présence
divine dans tout ce qui l’environne, et avec elle, à découvrir l’activité
incessante de la grâce. Ce que la plupart nomment coïncidences ou
hasard deviennent pour lui des signes de la part de son Seigneur. Et cette
découverte le conduit peu à peu à « lâcher-prise », car comme le dit
Ibn Ata Allah « Déleste-toi du gouvernement de toi-même : ce dont un
autre se charge pour toi, ne le fais pas pour toi-même ».
Faouzi Skali écrit pour sa part dans Traces de lumière :
« Ce que tu sais est déjà du passé, et ce que tu dois savoir n’est pas
encore né. Laisse ton cœur accueillir la connaissance qui viendra en son
temps » . Et de réciter ce poème : « Ô Ami, cesse de chercher le
pourquoi et le comment ; cesse de faire tourner la roue de ton âme. Là
même où tu te trouves, en cet instant tout t’est donné, dans la plus grande
perfection. Accepte ce don, presse le jus de l’instant qui passe. »
Chaque
instant possède aussi sa convenance, et celle-ci doit être respectée. Cette
convenance vis à vis de l’instant réside dans l’adoption de l’attitude juste.
Ibn Ata Allah affirme que « Les droits des œuvres dont le temps est fixé
peuvent toujours être rattrapés ; mais les droits du moment ne peuvent se
rattraper ». Ainsi, ce que l’instant exige de nous est prioritaire par
rapport à ce que nous avions prévu et programmé, comme ceci apparaît de manière
évidente dans le cas du bateau qui coule. S’attachant à conserver la primauté
de l’esprit sur la lettre, le soufi saura modifier son programme si les
circonstances l’exigent. Et ceci est aussi valable pour les obligations
rituelles : car si la prière peut toujours être rattrapée, l’hospitalité
impose de répondre sans délai aux besoins des invités qui arrivent.
Les soufis
parlent du « sabre » du temps, et affirment que « le temps est
pour toi ou contre toi : chaque souffle qui passe ne peut être remplacé,
et chaque souffle qui vient a sa propre exigence ». A partir du moment où
les circonstances sont perçues comme le reflet de la volonté divine, les
obligations qu’elles imposent passent avant nos propres désirs. A l’image de la Révélation elle-même, l’instant apparaît comme un discriminant (furqan) qui sépare les
hommes, entre ceux qui écoutent Son appel et ceux qui y restent sourds. Le sage
est celui qui reste vigilant aux exigences de l’instant.
L’éternité
n’est pas de ce monde ; on ne peut la goûter véritablement qu’au creux de
l’instant qui passe. En effet, chaque instant contient la présence
style='font-size:11.0pt'> divine, mais c’est l’homme qui en est absent.
En s‘immergeant dans l’instant, le soufi rejoint l’éternel. Comme l’écrit
encore Titus Burckart, « Si le souvenir peut évoquer le passé dans le
présent, c’est que le présent contient virtuellement toute l’extension du
temps. Et c’est cela que réalise l’invocation soufie (dhikr) : au
lieu de se reporter horizontalement au passé, elle s’adresse verticalement aux
essences qui régissent le passé comme l’avenir ». La plongée de l’âme au
fond de l’instant permet de renouer le contact avec le divin, et par là, avec
l’éternité. Le fait même d’effacer notre ego permet à la conscience de
s’ouvrir, et d’être de nouveau irradiée par les Lumières divines.
Ainsi, notre ignorance apparaît
liée à notre absence de l’instant. La connaissance est présente, à notre portée
à chaque instant. Au verset coranique « Je suis plus proche de vous que
votre artère jugulaire », Ibn Ata allah renvoie cet appel déchirant :
« Ô mon Dieu, comme tu es proche de moi, et comme je suis loin de
Toi ! ».
Pour terminer, il faut souligner
que l’expression que les soufis utilisent eux-mêmes pour se désigner sous le
rapport du temps est en réalité « le fils de Son instant » (ibn
waqtihi). Il ne s’agit donc pas ici de se blottir au creux de l’instant
pour échapper au passé ou à l’avenir, mais bien plutôt d’immerger
volontairement sa conscience dans Son instant pour mieux comprendre Dieu, et
pour se rapprocher de Lui. Leur objectif est d’être sans cesse
« extérieurement avec les hommes, et intérieurement avec Dieu ». Dans
cette optique, ce qui importe n’est pas le passé ou l’avenir, mais notre état
actuel, et l’instant qui se présente à nous, avec tous ses possibles. Les
soufis s’efforcent de s’occuper uniquement de ce qui leur incombe face à ce
moment. Et pour ceux qui les regardent vivre, c’est peut-être cela qui leur
confère comme un surcroît de présence.
href="#_ftnref1" name="_ftn1" title="">
style='font-size:9.0pt'>
style='font-size:9.0pt;'>[1]
style='font-size:9.0pt'> Pour être tout à fait exact, il faut préciser que seul
celui qui est parvenu à la réalisation spirituelle peut véritablement être
qualifié de « soufi ». Néanmoins, par souci de commodité, nous
continuerons à employer également ce vocable pour désigner le simple cheminant
sur cette voie spirituelle.
Commentaires
le soufisme c est une secte qui ont une pratique differente de la sounna du prophete,toute personne musulmane n agissant pas au precepte de la sounna du prophete est considéré comme étant égaré.
Vous allez vite en besogne cher Abdelmalik...
Salam,
Merci pour ce texte monsieur et sur la réflexion sur l’instant présent. Est-ce qu’une âme charitable connaitrait une référence plus détaillée sur le concept du Temps dans la mystique musulmane ?
(arabe, français, anglais ou espagnol)
Dernière chose, lorsque vous dites monsieur :
"..on peut à cet égard mentionner la réponse que le grand soufi Ibn Arabi fit parvenir à un éminent théologien qui lui affirmait avoir découvert soixante-dix preuves irréfutables de l’existence de Dieu : « Si tu l’avais connu, tu n’aurais pas éprouvé le besoin de le prouver ». La réalité de l’expérience vécue ne réclame aucune preuve."
Êtes-vous sur que se sont bien les paroles d’Ibn Arabi ? Ce ne sont pas les paroles d’une vielle femme anonyme a un savant ?
Merci et Salaam.
Pourquoi ne pas parler du père de l’instant ? car si le soufi doit devenir à un moment donné fils de l’instant, pour compléter sa réalisation il doit aussi vivre l’état de père de l’instant qui en est l’étape suivante.
Merci pour ce bel article, dont je retiendrai particulièrement la réflexion sur la temporalité. C’est bien en effet la temporalité qui distingue les phénomènes de sphères différentes. Et une réaction comme celle de abdelmalik le démontre bien.
Je ne sais d’ailleurs pas ce que même abdelmalik veut dire par "secte". Il est certain, par exemple, que telle religion puisse être ainsi qualifiée lorsqu’elle passe le clair de son temps à construire des murs. Mais le soufisme ? Alors, pour aller dans le sens de abdelmalik, il convient sans doute de reconnaître que tel ou tel mouvement soufi organisé, a été et est instrumentalisé par les pouvoirs politiques, et se met alors en position que l’on peut décrire comme sectaire : les Ottomans, par exemple ont largement favorisé le cloisonnement entre différent mouvements spirituels à des fins d’entraînement militaire ou de structuration de la société civile. Mais le propos de Bruno Dassa n’est pas celui-là. Il nous parle du soufisme en tant que pratique et connaissance individuelle, tout le contraire, donc, d’un mouvement sectaire. Et ce n’est pas par hasard s’il cite fort à propos Ibn Arabi, le Maître de ceux qui n’ont pas de maître(s).
chez les musulamns soit tu "pense" comme tout le monde soit t "kafir" on ira loin mes frères si si
Notre ami Abdelmalik parle du soufisme comme d’une secte n’agissant pas en accord avec la sunna.
Cher Abdelmalik, Dieu n’est pas un precepte ou un principe, Dieu n’est ni la sunna, ni meme une loi. Dieu n’est ni la gloire, ni la vertue, ni la lumiere. La gloire la vertue, la lumiere sont des attributs de Dieu. Dieu est la source de toute loi, de toute gloire, de toute lumiere.
C’est en plongeant dans la mer que l’on ressent et comprend la mer. C’est en plongeant dans l’amour que l’on ressent et comprend l’amour.
Cher Abdelmalik, essayez donc de plonger dans un precepte ou dans la sunna.
essalam alaykoum
D’abord merci pour cet article et cette réflexion profonde et sincère. En réponse à Abdelmalik, je voudrais qu’il lise l’histoire de cette religion qui ne se limite pas à un uniforme et des jugements hâtifs sur tous ceux qui sont différents (vestimentairement !!) de lui. Lisez, Monsieur, la vie de l’Emir Abdelkader, d’Ibn El Adham, El Kadi Iyadh, de Hassan El Basri et d’autres que des gens comme vous tiennent de Kafir ou de secte. Ce qui est déplorable, c’est la facilité avec laquelle vous osez juger les autres, les mépriser et même dire qu’ils n’iraient pas au paradis !!! Avez-vous jamais côtoyé des soufis, lu leurs écrits ou c’est votre Ego qui vous met au dessus de tous ceux qui ne sont comme vous. je sais qu’à part des lectures spécifiques à votre tendance, respectable, vous ne lisez rien d’autre car c’est haram et ceux qui les écrivent, même de grands savants musulmans, sont des "Moubtadiins" "innovateurs". Il est avéré qu’en islam que celui qui émet un jugement contre un autre musulman sera interrogé devant Arrahman pour ça, alors que répondriez-vous ce jour-là.
Monsieur Abdelmalik, lisez ce texte, relisez, demandez qu’on vous le lise avant de dire ce que vous avez dit. En somme, lisez s’il vous plait n’est- ce pas avec le verbe lire "Lis" que le saint Coran a été révélé à notre prophète (PSSL)
Bon article et réaction violente d’un ignorant mais faut-il pour être soufi croire n’importe quoi. Boire à la source ce n’est pas puiser à n’importe quelle source, et affirmer que le Prophète n’avait pas d’ombre est insulter la Tradition. Il y a d’autres références sans réference dans cet article...
Très beau texte qui traduit la sensibilité et l’humilité de l’auteur.
Je peux comprendre la réaction de safi car trop de personnes sont a l’affût de la moindre incohérence concernant notre noble Prophète(sws) mais je trouve que parler d’insulte a la Tradition est un peu exagéré...
Je relèverais cette phrase de l’auteur :
"Nous avons vu que pour échapper aux réflexions et aux questionnements incessants du mental, le soufi s’efforce de concentrer sa conscience sur l’instant qui passe, dans toute sa plénitude. Dans les faits, ce silence psychique et cette concentration du Cœur l’amènent à découvrir la présence divine dans tout ce qui l’environne, et avec elle, à découvrir l’activité incessante de la grâce..."
Le Coeur de l’Homme attache sincèrement a Dieu est une source pour le soufi..."Consulte ton coeur"
Chers freres, as-salam alaikoum ! Le soufisme est par definition meme l’application integrale et precise de la sunna, et rien d’autre ! Celui qui pretend le contraire n’a meme pas senti le parfum de la tariqa. Le SECRET soufi est tout entier dans "Gloire et Purete a Celui qui de nuit fit voyager Son serviteur..."(sourate "Al Isra"). Il n’a pas dit par ex."Son Prophete" pour signifier que si votre servitude est totale, vous y aurez droit egalement. Ceci est un test car si vous n’avez pas encore pris part a ce voyage, c’est bien qu’il vous reste encore des efforts a faire pour vous conformer a la Sunna. Alors celui qui accuse injustement les soufis d’etre des sectaires n’a forcement pas vecu cela, et donc ferait mieux de se concentrer sur l’application de la Sounna interieurement et exterieurement ! Voila chers freres ceci est un bon conseil car le soufi parle avec la Certitude du Vrai (yaqin), et non pas a partir de conjectures et de prejuges entendus ici et la. Wa salam.
De quoi as-tu peur sidi Abdel Malik ?
بسم الله الرحمن الرحيم
traduire c’est tahir je suis etonné de la facilité de traduire des mot clé qui touche la doctrine comme traduire le hadiith en arabe selon muslim
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله - صلى الله عليه وسلم - : ( قال الله عز وجل : يؤذيني ابن آدم يسب الدهر ، وأنا الدهر بيدي الأمر ، أقلب الليل والنهار )
al dahr et al wakt c’est n’est la meme chose est ce on peut remplacer le mot al dahr par al wakt on disant c’est wakt de la priere en disant c’est al dahr de la priere
ou il a trouver que le prophète عليه و على اله الصلاة و السلام n’avait d’ombre touver moi les references
et la concentration = hudur et la presence divine hadra il faut prendre l a liberté de raconter n’importe quoi au nom de al taswof est ce dieu peut ne pas etre présent et celui qui dit qui’est avec nous la ou nous somme cela un grand débat mérite beaucoup plus de temps
Bravo Yugurten.
Très belle intervention.