Le domicile du maire de Strasbourg dégradé par des tags racistes

Le racisme au quotidien a fait du tag ordurier son art majeur d’expression, choisissant ses cibles dans la p

mardi 12 janvier 2010

Le racisme au quotidien a fait du tag ordurier son art majeur d’expression, choisissant ses cibles dans la pénombre de la nuit pour donner libre cours à ce qu’il y a de plus noir dans l’âme humaine.

Victime de choix, Roland Ries, maire de Strasbourg, a découvert, choqué, dimanche dernier, la façade de son domicile recouverte d’insultes en lettres noires, dont une accroche rageuse « Non aux minarets » agrémentée d’une croix celtique donnent le ton d’un extrémisme vengeur qui avance lâchement masqué.

Engagé dans la vie politique locale depuis de nombreuses années, premier magistrat de la capitale alsacienne depuis deux ans, Roland Ries fait les frais d’une conception courageuse de l’exercice de son mandat d’édile, respectueux de l’ensemble de ses administrés, et ne dérogeant pas à ses principes même au plus fort d’une tempête anti-musulmans capable de balayer sur son passage les meilleures résolutions qui soient.

Lors de la pose de la coupole de la Grande mosquée de Strasbourg en décembre dernier, Roland Ries, quelques jours avant le verdict des urnes suisses, se démarquait en effet d’un nouveau raz-de-marée islamophobe en confiant publiquement son parti-pris en faveur de l’édification d’un minaret.

Une déclaration à contre-courant qui fit alors sensation, attirant comme des mouches tous les médias vers la ville où le sénateur-maire donnait à entendre un autre son de cloche…

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