Le député PS, Henri Emmanuelli, crie haro sur la finance islamique

La vie politique française est loin d’être un fleuve tranquille, et parmi les nombreux tumultes qui l’ag

mercredi 7 octobre 2009

La vie politique française est loin d’être un fleuve tranquille, et parmi les nombreux tumultes qui l’agitent, il est une ironie du sort qui illustre en beauté ses profonds paradoxes : la finance islamique.

Alors que les esprits de notre représentation nationale, tous partis confondus, se sont pitoyablement échauffés sur le voile intégral, le modèle de financement fidèle aux préceptes coraniques apparaît comme une bouée de sauvetage providentielle, seule alternative viable aux déviances spéculatives du capitalisme.

Ainsi, notre Etat qui brille par un surendettement chronique, fait preuve d’un sens aigu du discernement, que l’on aimerait voir étendu à d’autres aspects de l’islam, dès lors qu’il s’agit de créer des synergies fructueuses entre les bienfaits de la finance Sharia compatible et la finance dite conventionnelle.

Dans cette optique, le 18 septembre dernier, le Parlement a adopté un article de loi en faveur de l’introduction de la finance islamique en France, visant à la clé un potentiel en provenance des pays du Golfe qui en allécherait plus d’un : injecter 120 milliards d’Euros d’ici à dix ans dans notre économie en pleine disette.

Mais c’était sans compter la réaction épidermique de laïcards de gauche, pour qui cette alliance avec " l’islamisme " est contre nature, quand bien même sauverait-elle le pays de la banqueroute !

Prenant la tête de la fronde, le député PS des Landes, Henri Emmanuelli, en sentinelle de la laïcité, ose un grand écart idéologique périlleux et consternant, se fourvoyant dans des amalgames de la peur éculés, à l’image du sempiternel refrain entonné ce matin sur les ondes de RMC : « la République française est laïque, et de même qu’il n’y a pas de droit canonique, ou talmudique, il ne doit pas y avoir de droit islamique, ajoutant « la Sharia n’est pas compatible avec la République ».

Ne serait-on pas tenté de rétorquer à M.Emmanuelli, l’élu du peuple redevable devant tous ses concitoyens, que les chefs d’entreprise de PME n’ont que faire de cette laïcité là, qui est vaine, improductive, et paralysante ?

Que ne pourrait-on, pour une fois en France, faire taire cette obsession laïque stérile, pour s’inspirer de l’avant-gardisme de Londres, qui est aujourd’hui la plus grande place européenne de la finance islamique, ayant déjà réussi à capter 18 milliards de dollars ?

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