Le cheminement sous les projecteurs de Mikaeel Jackson

Vérité dérangeante ou sujet à caution, le cheminement spirituel qui a mené l’icône de la pop américai

samedi 27 juin 2009

Vérité dérangeante ou sujet à caution, le cheminement spirituel qui a mené l’icône de la pop américaine vers l’islam est consciencieusement occulté par l’ensemble de nos médias qui, à l’heure de retracer sa biographie, se dérobent sans état d’âme à leur devoir d’informer pour s’acquitter sans surprise d’un autre devoir à la mémoire très sélective, celui de réserve…

Et pourtant, c’est sous les feux nourris des paparazzis et autres caméras de chaînes de TV assoiffés d’images chocs que la star planétaire, dépeinte comme très cultivée par sa productrice française, s’est progressivement tournée vers la religion du juste milieu.

Depuis 2003, le gotha Hollywoodien bruit de la rumeur persistante de la conversion du chanteur d’exception, rongé par des déchirements intimes tumultueux qui firent passer son aspiration à Dieu pour une nouvelle frasque de la démesure digne d’un « artiste maudit », sans réelle profondeur.

Ainsi, un mois après son arrestation au motif répréhensible de pédophilie, Saeed Shabazz, un journaliste de The Final Call, la publication de Nation of Islam, annonça que Mikaël Jackson venait de rejoindre l’organisation, soulignant que Louis Farrakhan, le dirigeant, discernait sous le vernis de la star une âme emplie d’une grande piété. Mais, un démenti de Nation of Islam mit fin rapidement à la propagation de cette information.

Lavé des terribles accusations de pédophilie en juin 2005, la rumeur de sa nouvelle obédience s’amplifia lorsque, sur les conseils de son frère Jermaine, converti à l’islam depuis plusieurs années et comptant parmi les proches de la famille de l’émir de Bahreïn, Mikaël Jackson s’exila dans le royaume du golfe persique pour se ressourcer, nourrissant le projet de faire don d’une importante somme d’argent pour l’édification d’une mosquée à proximité de son domicile.

Prenant l’habitude de revêtir la burqa à chacune de ses sorties, fallait-il déceler dans ce choix vestimentaire une excentricité qui le préservait des projecteurs indécents des médias, ou plutôt le signe avant-coureur d’une conversion en maturation ?

Une chose est certaine, dissimulé sous sa burqa ou arborant son habit de lumière, l’artiste universel comptait toujours autant d’aficionados de par le monde, conquis par le talent unique de l’homme, qu’il soit musulman ou pas …

Quand le peuple encense, les politiques immolent ! Alors que l’opinion publique mondiale pleure le talentueux interprète, on ne peut s’empêcher de songer que cette image saisissante de la pop star aux milliers de fans, entièrement drapée d’une burqa au Moyen-Orient, aurait de quoi hanter les nuits de nos parlementaires, en proie à des visions cauchemardesques d’un « islam rampant » et du voile intégral proliférant à l’échelle mondiale !

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