Le célèbre lanceur de chaussure irakien remis en liberté mardi

S’apprêtant à recouvrer mardi sa liberté volée, Mountazer al-Zaïdi, dont le geste de rébellion du 14 d

lundi 14 septembre 2009

S’apprêtant à recouvrer mardi sa liberté volée, Mountazer al-Zaïdi, dont le geste de rébellion du 14 décembre 2008 restera à jamais gravé dans les annales de l’Histoire, envisage dès sa sortie de faire un périple dans les pays arabes afin d’exprimer sa gratitude à ses innombrables soutiens.

L’ancien journaliste irakien de la chaîne de télévision Baghdadia, qui dénonce l’exploitation bassement mercantile de son nom par son ancien employeur, aspire à s’investir dans de plus nobles causes telles que la création d’un centre pour les orphelins et les veuves, auxquels il avait dédié son intervention audacieuse contre Bush, et dont le financement proviendrait de l’argent promis par ses milliers d’inconditionnels.

Adulé dans les pays arabes, à l’image des manifestations de solidarité qui se sont multipliées de Rabat au Caire en passant par Gaza et Londres lors de son jugement, Mountazer al-Zaïdi incarne une témérité héroïque qui, munie de l’arme des sans-grades, a osé se dresser contre la première puissance mondiale.

Après une phase de purgatoire, son nouveau statut lui ouvre des horizons radieux et des plus lucratifs. En effet, des proches ont indiqué à la presse que « l’Emir du Qatar a promis un cheval en or, le colonel Mouammar Kadhafi va le décorer et d’autres personnes veulent lui envoyer des voitures de sport ».

La chaîne Baghdadia, quant à elle, passant outre les critiques virulentes de son ancien reporter, est disposée à lui offrir un nouvel appartement moderne et spacieux au cœur névralgique de la capitale irakienne.

Rançon de sa gloire fulgurante, Mountazer al-Zaïdi est rattrapé par le système, qui risque de transformer un brave des temps modernes en une marque déposée suscitant toutes les convoitises.

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