Au cours du dernier demi-siècle, la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence Islamique et d’autres institutions similaires ont présenté à leurs Etats membres plus d’une demi-douzaine de propositions dans le but de développer un calendrier islamique commun. Bien que ces propositions n’aient jamais abouti, jusqu’ici, les efforts continuent dans cette voie, à la recherche d’une solution acceptable pour toutes les parties concernées.
Question 9 : Quels sont les arguments des juristes musulmans qui prônent l’utilisation du calcul ?
Le cadi Ahmad Muhammad Shakir (18), un juriste éminent (19) de la première moitié du 20è s., qui occupa en fin de carrière les fonctions de Président de la Cour Suprême de la Charia d’Egypte, est un bon représentant de cette tendance. Il a publié, en 1939, une étude originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes … la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique ? » (20)
D’après lui, le Prophète a tenu compte du fait que la communauté musulmane (de son époque) était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.
Mais, la communauté musulmane a évolué de manière considérable au cours des siècles suivants. Certains de ses membres sont même devenus des experts et des innovateurs en matière d’astronomie. En vertu du principe de droit musulman selon lequel « une règle ne s’applique plus, si le facteur qui la justifie a cessé d’exister », la recommandation du Prophète ne s’applique plus aux musulmans, une fois qu’ils ont appris « à écrire et à compter » et ont cessé d’être « illettrés ».
Shakir rappelle également le principe de droit musulman selon lequel « ce qui est relatif ne peut réfuter l’absolu, et ne saurait lui être préféré, selon le consensus des savants. ». Or, la vision de la nouvelle lune par des témoins oculaires est relative, pouvant être entachée d’erreurs, alors que la connaissance du début du mois lunaire basée sur le calcul astronomique est absolue, relevant du domaine du certain.
Il rappelle également que de nombreux juristes musulmans de grande renommée ont pris en compte les données du calcul astronomique dans leurs décisions. Shakir souligne, en conclusion, que rien ne s’oppose, au niveau de la charia, à l’utilisation du calcul pour déterminer le début des mois lunaires et ce, en toutes circonstances, et non à titre d’exception seulement, comme l’avaient recommandé certains ulémas.
Il observe, par ailleurs, qu’il ne peut exister qu’un seul mois lunaire pour tous les pays de la Terre, basé sur le calcul, ce qui exclut la possibilité que le début des mois diffère d’un pays à l’autre.
Le professeur Yusuf al-Qaradawi, Président du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche (CEFR) est un autre représentant de cette tendance. En 2004, il a publié une étude intitulée : « Calculs astronomiques et détermination du début des mois », (21) dans laquelle il prône pour la première fois, vigoureusement et ouvertement, l’utilisation du calcul pour l’établissement du calendrier islamique.
Il cite à cet effet, avec approbation, de larges extraits de l’argumentation juridique développée par Shakir dans son étude de 1939. La « Islamic Society of North America », le « Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord » et le « Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche » appartiennent également, désormais, à cette école de pensée, ayant annoncé, tour à tour, en 2006 et en 2007, leur décision d’utiliser, dorénavant, un calendrier annuel basé sur le calcul astronomique. (22) Ils justifient leur décision selon les mêmes lignes de raisonnement que Shakir et al-Qaradawi.
Question 10 : Y a-t-il des efforts de la part des musulmans pour développer un calendrier islamique « universel » ?
Au cours du dernier demi-siècle, la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence Islamique et d’autres institutions similaires ont présenté à leurs Etats membres plus d’une demi-douzaine de propositions dans le but de développer un calendrier islamique commun. Bien que ces propositions n’aient jamais abouti, jusqu’ici, les efforts continuent dans cette voie, à la recherche d’une solution acceptable pour toutes les parties concernées.
De son côté, le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN), qui s’est senti depuis des années interpelé par cette question, a annoncé au mois d’août 2006 sa décision mûrement réfléchie (22) d’adopter désormais un calendrier islamique basé sur le calcul, en prenant en considération la visibilité du croissant où que ce soit sur Terre. (23)
Utilisant comme point de référence conventionnel, pour l’établissement du calendrier islamique, la ligne de datation internationale (International date line (IDL)), ou Greenwich Mean Time (GMT), il déclare que désormais, en ce qui le concerne, le nouveau mois lunaire islamique en Amérique du Nord commencera au coucher du soleil du jour où la conjonction se produit avant 12 : 00 GMT.
Si elle se produit après 12 : 00 GMT, alors le mois commencera au coucher du soleil du jour suivant.
Le CFAN retient le principe de l’unicité des matali’e (horizons), qui affirme qu’il suffit que la nouvelle lune soit observée où que ce soit sur Terre, pour déterminer le début du nouveau mois pour tous les pays de la planète qui recevraient l’information. Après avoir minutieusement étudié les cartes de visibilité du croissant lunaire en différentes régions du globe, (3) il débouche sur la conclusion suivante :
Si la conjonction se produit avant 12 : 00 GMT, cela donne un temps suffisant pour qu’il soit possible d’observer la nouvelle lune en de nombreux points de la Terre où le coucher du soleil intervient longtemps avant le coucher du soleil en Amérique du Nord. Etant donné que les critères de visibilité de la nouvelle lune seront réunis en ces endroits, on pourra considérer qu’elle y sera observée (ou qu’elle aurait pu l’être si les conditions de visibilité avaient été bonnes), et ce bien avant le coucher du soleil en Amérique du Nord.
Par conséquent, sur ces bases, les stipulations d’observation de la nouvelle lune seront respectées, comme le prescrit l’interprétation traditionnelle de la charia, et le nouveau mois lunaire islamique débutera en Amérique du Nord au coucher du soleil du même jour. Si la conjonction se produit après 12 : 00 GMT, alors le mois commencera en Amérique du Nord au coucher du soleil du jour suivant.
La décision de 2006 du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN) a suscité de l’intérêt dans de nombreux pays musulmans, dans la mesure où elle tient compte des exigences de l’interprétation traditionnelle de la charia, tout en permettant d’établir à l’avance un calendrier islamique annuel, qui peut en fait s’appliquer à l’ensemble du monde musulman. Le début des mois de ce calendrier serait programmé sur la base du moment (parfaitement prévisible, longtemps à l’avance) auquel la conjonction se produira chaque mois.
Des astronomes d’une dizaine de pays se sont ainsi réunis au Maroc, en novembre 2006, en vue de discuter de la possibilité d’adoption d’un calendrier islamique universel. D’après un rapport publié par Moonsighting.com en décembre 2006, à une très forte majorité, comprenant l’Arabie Saoudite, l’Egypte et l’Iran, les astronomes ont estimé que le calendrier adopté par le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord pouvait être utilisé comme calendrier islamique universel. (24) (25)
Mais, le CFAN a changé de position en 2007, et décidé de se rallier à une décision du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche (CEFR) qui s’alignait sur les paramètres du calendrier saoudien d’Umm al Qura (17) pour déterminer le début des mois musulmans (en utilisant comme paramètres que la « conjonction » se produise « avant le coucher du soleil aux coordonnées de la Mecque », et "que le coucher de la lune ait lieu après celui du soleil" aux mêmes coordonnées.) (26)
Sur le plan méthodologique, la substitution des paramètres du calendrier d’Umm al Qura à ceux établis par le CFAN dans sa décision d’août 2006 a les effets suivants :
D’après le CFAN, les données du calendrier ainsi établi ne diffèrent que de manière marginale de celles obtenues par l’application de sa méthodologie d’août 2006. Le CFAN et le CEFR justifient l’adoption des nouveaux paramètres par le souci de développer un consensus des musulmans à travers le monde sur des questions d’intérêt commun, dont celle du calendrier.
Les décisions du CFAN et du CEFR ont déjà eu les retombées importantes suivantes :
La traduction de ces décisions, sur le plan concret, sera influencée de manière importante par l’attitude des différents Etats musulmans à leur égard, puisqu’ils ont le dernier mot en la matière, sur leur territoire.
Par exemple, l’Arabie Saoudite n’utilise le calendrier d’Umm al Qura que pour la gestion des affaires administratives du pays. (17) Elle affirme qu’il n’est pas conforme à la charia de l’utiliser pour la détermination des dates à caractère religieux, telles que le début du mois de Ramadan, les eids al-Fitr et al-Adha, les dates associées au Hajj, le 1er Muharram, etc.
Mais, lorsque l’utilisation du calendrier basé sur le calcul sera entrée dans les mœurs en Europe et aux Etats-Unis, les esprits ne seront-ils pas plus disposés, en Arabie Saoudite et dans d’autres pays musulmans, à utiliser un calendrier établi d’un commun accord, du type de celui d’Umm al Qura, pour la détermination du début des mois lunaires, y compris ceux associés aux occasions religieuses ?
Les initiatives du CFAN et du CEFR pourraient donc amener de nombreux Etats musulmans à développer progressivement un consensus, à l’avenir, au sujet d’un « calendrier islamique universel » à l’usage de toutes les communautés musulmanes du monde. (27)
Notes :
(3) Moonsighting.com
(17) Van Gent : The Umm al Qura calendar
(18) Ahmad Muhammad Shakir (notice biographique détaillée en arabe)
(19) Un auteur de référence en matière de science du hadith
(21) Yusuf al-Qaradawi : « Calculs astronomiques et détermination du début des mois » (en arabe)
(22) Zulfikar Ali Shah The astronomical calculations : a fiqhi discussion
(23) Fiqh Council of North America : Islamic lunar calendar
(24) Morocco meeting : Breakthrough for global Islamic calendar
(25) Morocco meeting, November 2006, details
(26) Islamic Center of Boston, Wayland : Moonsighting Decision documents
(27) Ce texte s’inspire de deux articles de l’auteur publiés par Oumma.com sous les titres « 1er muharram : calendrier lunaire ou islamique ? » (15 mai 2006) et « La problématique du calendrier islamique » (2 février 2007), refondus et complétés par une analyse des décisions de 2007 du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recheche (CEFR), de l’Islamic Society of North America (ISNA) et du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN).
Références en français :
Emile Biémont, Rythmes du temps, Astronomie et calendriers, De Borck, 2000, 393p
Louisg : Le début des mois dans le calendrier musulman
Louisg : Le Calendrier musulman
Nidhal Guessoum : Le problème du calendrier islamique et la solution Képler
Mohamed Nekili : Vers un calendrier islamique universel
Jamal Eddine Abderrazik, « Calendrier Lunaire Islamique Unifié », Editions Marsam, Rabat, 2004.
Références en anglais :
Helmer Aslaksen : The Islamic calendar
Selected articles on the Islamic calendar
Islamic Crescent’s Observation Project (ICOP) : Selected articles on the Islamic calendar
Commentaires
Assalam 3alaykum wa rahmatullah
On dit sur et certain et on nous parle ensuite de règles complètement tordu voir tiré par les cheveux.
L’utilisation du calcul est un dogme de plus
Si les savants musulmans ne veulent pas et préfère s’en tenir à la tradition alors je les suis dans leur avis.
Etant moi même scientifique, je connais la relativité des sciences surtout en matière d’astronomie, alors qu’en j’en vois vénérer ça et parler de sûr et certain je m’étonne
Après ça ne reste qu’un débat qui finira peut-être par trouver une issue
D’une manière générale on se méfie des réformistes occidentalistes parce qu’ils ont tendance à placer leur dogme au dessus de la foi, donc le problème c’est que c’est une tendance qui peut mener à l’incohérence ou a une cohérence faite de bout de sparadra
Quand on privilège la raison on privilège l’ignorance et la médiocrité, le tout tout de suite et maintenant, les artifices et les imitations (c’est pas de l’Islam mais ça ressemble à de l’Islam mais en tout cas c’est moderne)
Au delà de ça, pour certains ça peut faire avancer le schmilblik ok on est dans un monde où il faut tout organiser ou même l’observation de la lune la veille de ramadan n’a plus sa place, ça craint pour le reste
Barak Allah feekum,
Wa assalam 3alaykum wa rahmatullah
Pourquoi vouloir à tout prix couper les cheveux en quatre ? La question est pourtant relativement simple. Si l’on veut un islam universel, il faut bien choisir un lieu de référence accepté par tous, et un mode d’observation ou de prévision accepté par tous. Alors, on n’a d’autre choix susceptible d’unanimité que La Mecque ou Medine (pour l’observation), ou leur méridien (pour la prévision). Maintenant, toujours dans cette hypothèse de la volonté d’un islam universel, il semble inévitable d’adopter la solution de la prévision par le calcul, puisque l’état actuel de la science astronomique le permet. Reste alors seulement à définir précisément le méridien choisi, Mecque ou Medine, ou entre les deux ? Entre les deux permettrait d’introduire une légère latitude, si l’on peut dire, propre à quelque arrangement diplomatique ou autre.
Maintenant, pourquoi l’Islam devrait-il être universel ? Rappelons tout de même que "universel", en grec, se dit "catholicon", et que l’Islam n’est pas tenu à cette extrémité.
Il ne s’agit pas de couper les cheveux en quatre, il s’agit de rechercher l’unité (Islam universel ? je ne connais pas ce concept, pourquoi ajouter des qualificatif à l’Islam ?)
Or l’unité ne s’obtient pas par la méthode mais par la démarche, par exemple se baser sur les divisions pour justifier une méthode me paraît faible, en Islam qu’il soit universel ou pas ( ????) on se doit d’abord de privilégier l’attitude et le respect car c’est la seule démarche qui puissent arriver au consensus ensuite quelque soit les méthodes ce qui prime c’est l’amour d’Allah. Donc cet amaour d’Allah doit guider l’ensemble de la démarche quelques soit la méthode et quelque soit les obstacles.
On pourrait effectivement partir du principe que l’observation est faite en Arabie Saoudite et qu’ensuite à partir de données de calcul relatif on puisse en déduire ce qu’il convient d’appliquer en fonction du lieu où l’on se trouve, si l’observation n’est pas possible.
Cette méthode répondrait à un désir d’unité mais pas forcément à des considérations d’ordres politiques or c’est là que naît la division.
Je crois qu’avec la sagesse et l’amour qui caractérise les musulmans chaque problème peut avoir une solution. Il est souhaitable, au nom du Miséricordieux, swt, que l’on mette en oeuvre ces vertus dans la recherche même des solutions.
Par exemple on peut faire remarquer les divergences, indiquer que nous aspirons à l’unité et questionner (le principe du questionnement est une tradition en Islam qui remonte au prophète, sws) sans forcément dénigrer ou vendre une méthode, charge aux différents responsables d’apporter des réponses cohérentes, les solutions viendront d’elles même de la foi. Il s’agit d’Islam pas des cours de la bourse ni de la vidéo dans le football...
La fin ne justifie pas les moyens mais les moyens mis en oeuvre dictent la fin (il ne s’agit pas uniquement de raisonner, limite des paramètres quantifiables...).
WA salam 3alaykoum
@(un nom ????) La dénomination "un islam universel" est dans le corps de l’article de Khalid Chraibi que nous sommes sensés commenter. D’autre part, changer ce qualificatif pour celui d’unité ne change rien à la question, qui ne se résout pas simplement en invoquant l’amour d’Allah. L’unité vers laquelle cet amour nous porte n’a rien à voir avec le fait de décider qu’un jour du calendrier serait festif ou non, puisque pendant que les uns feraient la fête, les autres aux antipodes seraient encore douze heures avant d’y pouvoir se livrer. L’unité ne s’obtient pas à la périphérie mais au centre, aurait dit Lao Tzi, le maître dont les musulmans feraient bien de s’inspirer s’ils veulent en effet justifier de la sagesse et de l’amour qui les caractérise selon vous (je ne serais pas aussi élogieux que vous sur ce chapitre, mais l’espoir est permis).
En parlant de couper les cheveux en quatre waglioni tu fais fort
J’ai le sentiment que tu te sens obligé de discuter ce que tu as très bien compris, juste pour le principe de dire quelque chose, comme ton couplé sur l’islam universel ou sur l’unité
Je comprends que tu ne partages pas mon optimisme tu es défaitiste, il n’y a simplement rien de plus à en dire
Or ce dont je parle ce sont les principes de bases en Islam ne pas dénigrer, ne pas médire, etc... il s’agit d’une façon positive d’aborder les choses à mon avis beaucoup ne connaissent pas la richesse de leur dine faute de modèle (en France) et du coup se trouve des modèles où ils peuvent au gré du vent...
La question qui n’est jamais posée est pourquoi est-ce qu’il faudrait que tout le monde passe le mois au même moment : la terre étant ronde, il faut trouver une limite. Or la limite actuelle est la ligne de changement de date, qui est une limite parfaitement arbitraire : elle ne correspond qu’à une vision européo-centrique (elle est à l’opposée de Greenwich, origine du système de temps international).
Je trouve que le principe utilisé par Moonsighting.com est très adapté : la limite de mois change à chaque lunaison. On trace une ligne de visibilité qui sépare ceux qui peuvent voir la lune de ceux qui ne peuvent pas la voir. Ainsi la ligne de changement de date varie au cours de l’année, tout comme le calendrier lui-même qui ne suit pas le rythme des saisons.
@ "a b", je n’avais aucune intention de vous être désobligeant, et si vous l’avez perçu ainsi, je le déplore. C’est simplement que je voulais rendre à Khalid Chraibi, la paternité de l’expression d’un "islam universel". Il n’en est nullement l’inventeur, mais il en parle dans son article. A ce propos, je trouve intéressante l’idée de Moonsighting.com, telle que nous la rapporte Adam Chaabane, mais elle revient a privilégier, de très loin, l’immense peuple des poissons, au détriment des pauvres humains, que je suis en effet très loin de penser qu’ils témoignent de beaucoup de sagesse et d’amour. Et cela ne me rend nullement pessimiste, encore moins défaitiste : ce qui est important, c’est le chemin que l’on prend afin de s’améliorer.
Waglioni je crois comprendre ce que tu veux dire mais pour cela il faut que je le tourne d’une façon positif.
Tu es bien pessimiste car tu focalises sur le mal, je préfère voir le bien. D’ailleurs je te conseille la Sunnah qui nous invite à mettre en avant les aspects positifs des musulmans et à taire les aspects négatifs
je crois grandement aux effets bénéfiques de cette recommendation
Et puis ça me fait du bien de voir le bien et de dire au gens qu’ils font le bien et je crois que cela rend les gens mieux aussi