Le Nouvel Observateur consacre un numéro spécial hors-série aux « nouveaux penseurs de l’islam »

Le Nouvel Observateur consacre un numéro spécial hors-série aux « nouveaux penseurs de l’islam », ces

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dimanche 4 avril 2004

Le Nouvel Observateur consacre un numéro spécial hors-série aux « nouveaux penseurs de l’islam »

Le Nouvel Observateur consacre un numéro spécial hors-série aux « nouveaux penseurs de l’islam », ces intellectuels musulmans de nationalités diverses dont le souci est de faire advenir une modernité islamique capable de dialoguer avec toutes les autres modernités. Bien loin de s’en tenir à un simple pamphlet ou à une suite de diatribes contre les postures islamistes les plus radicales, ce hors-série vient revivifier et présenter une pensée musulmane contemporaine très riche et malheureusement méconnue en Occident. Celle ci entend jeter les bases fondatrices d’une autre approche de l’islam, une approche moins passionnelle et idéologique, mais au contraire plus sereine et plus audacieuse dans sa production.

Ce hors série salutaire rappelle d’abord « la fascination de l’islam » ou l’apport central de l’islam comme civilisation à la pensée occidentale, à ses arts, à son histoire, et les relations qui se sont nouées entre l’Occident et le monde musulman. Il pose ensuite la question des liens qui s’instaurent entre l’islam et la modernité, au travers non seulement de la présence nombreuse et variée de populations musulmanes en terre occidentale, mais aussi au travers de la prise en charge par la pensée musulmane des notions ou des modes de vie liés aux évolutions des sociétés dites musulmanes. Enfin, il consacre une dernière partie à la dimension strictement scripturaire de l’islam, à ses sources, ses textes, et aux lectures de ces textes, en essayant d’ouvrir toutes les voies à une réflexion constructive sur ces différents aspects.

Par ce numéro spécial, le Nouvel Observateur désamorce une vision par trop figée et uniformisante des réalités qui traversent le monde islamique aujourd’hui. Tout au contraire, il brosse de manière remarquable l’ensemble des problématiques sociales, politiques, mais surtout intellectuelles qui se posent aujourd’hui tant entre la modernité et l’espace musulman qu’au sein même de celui-ci. Il le fait dans un souci de dialogue constant avec l’héritage et le patrimoine musulman classiques, comme en témoigne la série de portraits consacrée aux plus éminents savants musulmans (Ghazali, Razi, Ibn Rushd….) dont l’apport peut encore aujourd’hui nourrir le travail de tous ceux qui, sur la voie de ces « nouveaux penseurs », appellent de leurs vœux le « succès de la modération et de la raison ».

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