Samedi 26 mai 2012
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« Le ‘’Nouveau Moyen-Orient’’, c’est la continuation du passé colonial avec de nouveaux ‘’managers’’ »

Professeur à l’université de Californie à Berkeley (UC Berkeley – aux départements d’études du Proche-Orient et d’études ethniques ), Hatem Bazian revient dans cet entretien sur la conférence d’Annapolis sur le Moyen-Orient organisée par l’administration Bush.

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Professeur à l’université de Californie à Berkeley (UC Berkeley – aux départements d’études du Proche-Orient et d’études ethniques ), Hatem Bazian revient dans cet entretien sur la conférence d’Annapolis sur le Moyen-Orient organisée par l’administration Bush.

Quel est votre opinion sur la conférence sur le Proche-Orient qui a été organisée par Condoleeza Rice le 27 novembre à Annapolis.

Cette conférence d’une journée a montré qu’il n’y avait pas grand-chose à en attendre. Les Palestiniens et les Israéliens se sont déjà rencontrés au moins sept fois pour essayer se mettre d’accord sur un langage à tenir, sans que rien de substantiel ne se matérialise pour l’instant. Condoleeza Rice a fait la navette pour essayer de rapprocher les deux parties supposées, les Israéliens et les Palestiniens.

Pourquoi une telle urgence à ces heures étranges de l’administration Bush, alors qu’il ne lui reste qu’un an à peine en fonctions ? Pourquoi cette urgence alors qu’au cours des sept dernières années, l’administration Bush a traité les Palestiniens plutôt à la légère et ne les a placés au centre d’aucune initiative d’importance au Moyen-Orient. Si on se souvient, après le 9 septembre 2001, l’administration Bush a considéré que la paix au Moyen-Orient, et en particulier en Palestine, passait par Bagdad. C’était le grand sujet des néo-conservateurs tels que l’American Entreprise Institute, Dick Cheney, Scura Libby, Donald Rumfeld ou encore Paul Wolfowitz.

Toutes ces personnalités étaient convaincues que pour avoir une paix israélo-palestinienne, il fallait aller en Irak et éliminer la menace Saddam Hussein. Pourquoi était-il tout à coup crucial de l’éliminer pour obtenir la paix israélo-palestinienne ? Parce qu’avec Saddam Hussein sorti de la scène, les Palestiniens n’auraient plus de parrain. Ils n’auraient plus cette base de soutien, que leur offraient les derniers vestiges du nationalisme arabe, même déformé comme celui de Saddam Hussein, très dilué. Ainsi les Palestiniens seraient forcés d’accepter la pax americana américano-israélienne pour le Moyen-Orient, d’accepter de vivre dans un territoire palestinien qui ressemble à un bantoustan tel qu’il a pu exister au Pakistan ou en Afrique du Sud. On voit où cette idée nous a menés : à un échec lamentable pour ce qui est d’amener quelque paix que ce soit aux Palestiniens ou au « Grand Moyen-Orient ».

A présent, le nouveau projet est le « containment » de l’Iran. Souvenons-nous de l’administration Reagan et de sa politique de double « containment » : il fallait « contenir » le nationalisme arabe d’un côté et de l’autre, le fondamentalisme islamique dans sa forme iranienne, le fondamentalisme chiite. Ces deux objectifs de politique étrangère de l’administration Reagan, Bush senior et l’administration Clinton en ont hérité. Il y avait donc un effort constant de contenir ces deux aspects : le nationalisme arabe et le fondamentalisme islamique, l’insurrection islamique au Moyen-Orient, représenté par l’Iran.

Aujourd’hui, le programme irakien est à terre et les néoconservateurs font un « come back » sur le thème : « les vrais hommes » vont à Téhéran. Ils s’agitent pour obtenir une attaque sur l’Iran. Cibler l’Iran, continuer le deuxième objectif, à savoir le “containment” du fondamentalisme islamique à la tête du chiisme.

A une époque, les Etats-Unis soutenaient les talibans. Au début, ils voulaient que les talibans réussissent pour créer un conflit entre les sunnites et les chiites. Le fondamentalisme sunnite contre le fondamentalisme chiite afin de les neutraliser, de les « contenir » tous les deux. Cela fait partie de ce qu’on appelle la stratégie du « containment », qui consiste à dévier systématiquement les ressources de votre ennemi dans des conflits secondaires. Si le fondamentalisme sunnite affronte le fondamentalisme chiite, leurs ressources pourront être épuisées. A présent que la campagne d’Irak a échoué, il faut contenir l’Iran.

Pour cela, il faut constituer une nouvelle coalition sunnite. Et donc convaincre des éléments du monde sunnite que l’Iran est une menace pour eux afin qu’ils propagent l’idée que « l’Iran est notre principal ennemi ». Mais pour cela, il faut s’occuper de la question palestinienne. Les Etats-Unis doivent trouver le moyen que l’Iran et les forces progressives au Moyen-Orient ne puissent pas rallier la cause palestinienne ni dénoncer le fait que les projets américains dans la région sont basés sur l’échec et sur une entreprise coloniale qui continue à se dérouler en Palestine. Alors pourquoi tant d’urgence à propos de cette conférence du 27 novembre ?

Parce qu’il doivent rassembler cette coalition et qu’un des éléments nécessaires pour les Saoudiens, les Egyptiens, les Marocains et les Jordaniens qui veulent en faire partie, c’est de se débrouiller pour que la question palestinienne soit remplacée à la Une des journaux par le « containment » de l’Iran. Alors seulement ils pourront faire basculer l’opinion publique arabe et les convaincre de soutenir l’invasion de l’Iran. C’est leur hypothèse, la stratégie qu’ils suivent. Cette conférence est venu à un moment critique pour faire avancer le projet israélo américain pour la région, qui est aussi celui des élites arabes.

A propos du conflit entre le Hamas et le Fatah, comment avez-vous analysé ce sommet sur le Moyen-Orient et le soutien affiché à Abbas contre le Hamas ? Comment Abbas peut-il négocier la question palestinienne alors qu’il ne contrôle pas la moitié des territoires et ne dispose pas de la légitimité requise ? Comment s’est joué ce conflit au milieu de cette conférence ?

Cette conférenc a contenu beaucoup d’éléments. Un des objectifs est de donner de la crédibilité à Abbas. Les Américains veulent qu’il ait l’air présidentiable. Pour cela, il faut l’entourer d’un groupe de gens importants et prendre des photos. Tout l’aspect cérémonial est là. C’est pourquoi ils ont souhaité que les principaux Etats soient présents, comme l’Arabie saoudite. Donc ce que j’ai vu, c’est qu’ils essaient de construire une image d’Abbas et en même temps ils mettent le Hamas sous pression dans la bande de Gaza. Comment mettre la pression ?

En réduisant les ressources qui entrent. Mais sans couper tout à fait les vivres, parce que sinon les gens vont finir par mourir de faim. Simultanément, il ne faut pas que l’Iran puisse en profiter pour augmenter son aide aux Palestiniens, parce qu’alors il n’y a plus de moyen de pression dans les Territoires. En bref, les objectifs de la conférence étaient :

1) Rendre Abbas présidentiable, créer sa crédibilité, donner l’impression que la communauté internationale, cette chose nouvelle que l’on appelle « communauté internationale », croit en Abbas.

2) Assurer des ressources pour l’Autorité Palestinienne. Les membres du G8 et les 10 pays industrialisés seront présents afin de s’engager à fournir des ressources. Le pari israélo-américain, c’est que les Palestiniens voteront en fonction de leurs intérêts et c’est pourquoi de plus en plus de ressources vont à l’Autorité palestinienne d’Abbas pendant qu’on affame l’Autorité palestinienne du Hamas dans la Bande de Gaza.

Après le sommet, quand Abas est rentré , on lui donnera les clés de la société palestinienne avec les ressources et la crédibilité. Alors on resserrera encore l’étau sur les Palestiniens de Gaza pour qu’ils comprennent qui est le chef et comment ils doivent se conduire. Mais voilà, tout cela fonctionnerait magnifiquement s’il n’existait pas une communauté de colons israéliens avec leurs propres idées et leurs propres projets.

Pour les colons, même Abbas, avec tout ce qu’il représente, est inacceptable, parce qu’ils n’ont pas renoncé au « Grand Israël », c’est-à-dire une terre sans peuple au sens littéral du terme. C’est pour cela qu’Abigail Lieberman, le vice premier ministre israélien, pense que les Palestiniens doivent tous être « transférés » des Territoires occupés et qu’il existe déjà un Etat palestinien qui s’appelle la Jordanie. Il est le numéro deux du gouvernement d’Olmert. Israël n’est donc pas prêt à affronter ses colons. Et même si demain Abbas vendait les droits de sa propre mère ils répondraient : « Ce n’est pas suffisant. Ce que nous voulons c’est que vous et vos cousins, oncles, sœurs, frères et tout le monde preniez vos valises et que vous partiez de l’autre côté du Jourdain. Alors, nous aurons une solution acceptable. »

Il y a 530 000 colons dans les Territoires occupés et ils sont lourdement armés. Beaucoup font partie des patrouilles frontalières, c’est-à-dire de l’élite militaire israélienne. La société israélienne en général, et encore moins le gouvernement, ne peuvent s’opposer à eux parce que ce serait nier l’idée historique du sionisme, du retour sur la terre donnée par Dieu. C’est un aspect majeur de la société israélienne, et même si les Palestiniens se débarrassaient du Hamas et renonçaient à tous leurs droits, il resterait ce problème au centre de la scène.

A propos de la récente manifestation organisée en mémoire de Yasser Arafat à Gaza, les médias désignaient le Hamas comme responsable des violences et rapportaient que des membres du Fatah criaient à des militants du Hamas « Chiites ! Vous êtes des chiites ! » N’est-ce pas une façon de transposer dans la politique locale le conflit sunnites-chiites que l’empire essaie de créer dans la région ?

Avant de répondre à cette question, je veux préciser ceci : dans le monde sunnite, en Egypte par exemple qui est sunnite à 99 %, ainsi qu’en Jordanie, en Arabie Saoudite, au Yemen, au Maroc, en Algérie, en Tunisie et même en Malaisie et en Indonésie, la personnalité la plus populaire est Hassan Nasrallah, le dirigeant du Hezbollah, le groupe chiite libanais. Il est suivi, en termes de popularité, par le président d’Iran. Dans le monde sunnite ! Dans les milieux populaires s’entend, pas parmi les dirigeants politiques. Mis à part le langage problématique qu’utilise d’Ahmadinejad, ses propos sur l’Holocauste par exemple sont inacceptables.

S’il voulait vraiment en parler, alors il aurait dû organiser une cérémonie à la mémoire des victimes et inviter les ambassadeurs européens à présenter leurs condoléances et aussi à commencer à s’excuser pour les croisades. Je pense qu’en niant des éléments historiques de l’holocauste, il a joué en faveur des Européens au lieu de les mettre au défi et de distinguer le monde musulman de l’histoire européenne. Je pense que c’est très problématique et que c’est une erreur stratégique de sa part. Mais après avoir dit ça, Hassan Nasrallah et Mahmoud Ahmadinejad sont les plus populaires pour une raison : ils ont été capables d’articuler le sentiment populaire, de la rue, du monde musulman et arabe.

Ils dénoncent les contradictions dans lesquelles se trouvent les Etats-Unis et l’Europe, ils rappellent à chaque fois qu’on parle de liberté qu’il y a un ensemble qui s’appelle Israël qui repose sur l’occupation des Palestiniens. Ils refusent d’accéder aux demandes des Etats-Unis d’appeler à la reconnaissance du droit d’Israël à avoir un pouvoir incontesté dans la région. Ils dénoncent le fait que, tout en poursuivant leurs programmes nucléaires, les Etats-Unis et les Européens demandent à l’Iran de stopper le sien sous prétexte qu’Israël est tout proche, et pourtant personne ne parle de ce que prépare Israël. De plus, Nasrallah a gagné la guerre l’été dernier.

Sauf peut-être aux yeux de quelques-uns à Washington et de quelques commentateurs de Fox News incapables de reconnaître la réalité quand ils la voient, le Hezbollah a infligé une défaite au Sud-Liban, dont les effets psychologiques sont bien plus importants que la défaite limitée sur le terrain. Israël n’est plus incontesté dans sa capacité à infliger la douleur. Le pouvoir d’Israël était incontesté avant l’été 2006 dans le sens où l’armée israélienne pouvait attaquer n’importe où avec ses avions sans avoir à souffrir de perte sur son propre territoire. Le développement des missiles à courte et moyenne portée par le Hezbollah lui a permis de faire jeu égal en termes de capacité à infliger la douleur.

En un mot, la gravité des dégâts psychologiques de cette bataille a transformé le Hezbollah en une force majeure, un symbole du défi à Israël dans le monde arabe et musulman. Hassan Nasrallah est donc la personne la plus populaire du monde arabe et musulman, sunnites et chiites confondus. Pour ce qui est des relations entre le Fatah et le Hamas, il est intéressant de noter qu’il représente à petite échelle la dynamique dans le Moyen-Orient et au niveau mondial. D’un côté, le Fatah représente l’ancien régime pour les Palestiniens.

Les anciens dirigeants, corrompus qui fonctionnent à l’intérieur du cadre des élites du monde arabe. Ils ont pris des engagements à l’intérieur du cadre israélo-américano-arabe sur les conflits et sur la façon dont la région doit être gouvernée et administrée. Ils sont prêts à accepter toute aide financière pour maintenir le status quo.

En face, vous avez le Hamas, qui doit aussi être considéré en terme de classes. La force du Hamas est dans les camps de réfugiés, dans les plus basses couches de la société. Les dirigeants du Hamas viennent majoritairement de la Bande de Gaza qui ne possède aucune ressource. Ils font partie de la jeune génération qui vit sous occupation, pas des dirigeants de Tunisie comme ceux du Fatah. Ils ont grandi en appelant de leurs vœux un changement dans le paysage stratégique.

Que pensez-vous du « Nouveau Moyen-Orient » que propose l’administration Bush et quel effet cela a-il sur le conflit entre le Hamas et le Fatah ?

Le « nouveau Moyen-Orient » des Etats-Unis est essentiellement une continuation du passé colonial avec de nouveaux « managers ». Au contraire, le Hamas représente une identité politique particulière. Il est parfois problématique, mais il affirme que nous avons une façon différente, une attitude différente, une notion différente du Moyen-Orient qui devrait appartenir à son propre peuple. Ce qui s’est passé lors de la récente manifestation à la mémoire d’Arafat à Gaza est toujours sujet à différentes interprétations.

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu tentative de retourner le cours des choses. La prise du pouvoir par le Hamas dans la Bande de Gaza été ressentie comme un échec par le Fatah qui voulait ramener la Bande de Gaza sous sa bannière. Mais cela ne suffisait pas : il fallait aussi que l’échec du Hamas soit total, pour ne pas laisser l’ennemi enregistrer un succès. Et ce besoin de voir le Hamas échouer dans son gouvernement a une dimension plus large au Moyen-Orient. L’Egypte fait face à un puissant mouvement musulman. Tout indique que s’il y avait des élections aujourd’hui en Egypte, les Frères Musulmans gagneraient sans même avoir à descendre dans la rue pour faire campagne. En Jordanie, des élections se tiendront l’année prochaine et toutes sortes de magouilles ont déjà été faites pour s’assurer que le choix des gens ne sera pas respecté.

En Afrique du Nord, presque tous ces régimes font face à une forte identité musulmane et si des élections libres avaient lieu, l’islam politique gagnerait. Le Hamas représente la possibilité de réussir. Sans parler de leur programme social ou économique, ils ont réussi à se faire élire lors d’élections libres et démocratiques. Aucune violence, pas un seul mort pendant les élections. Et s’ils avaient la possibilité de gouverner, ils rompraient avec les a priori eurocentriques : tout à coup, ils pourraient prier et gouverner. Dans la pensée européenne depuis le 17e siècle, le problème dans le monde musulman est qu’ils continuent à être musulmans et qu’ils s’agrippent à un texte, le Coran, qui n’a aucune valeur.

Donc ils doivent abandonner leur pensée islamique et rattraper leur retard par rapport à la pensée européenne. Le problème, c’est qu’on ne peut jamais rattraper, parce tout ce qu’on fait dans ce cas là, c’est se transformer en une mauvaise imitation du maître. Et créer un sentiment d’infériorité dans le monde musulman.

Le conflit entre le Hamas et le Fatah montre ce qu’il pourrait se passer dans le Moyen-Orient à l’avenir. Même l’usage du terme Moyen-Orient est très problématique. C’est un terme fabriqué. Aucun habitant du Moyen-Orient dit qu’il est du Moyen-Orient. Le terme est apparu dans la littérature dans les années cinquante et soixante. Avant, on pouvait faire partie du monde musulman, de ce qu’on appelle la péninsule syrienne ou de l’Afrique-du-Nord. Même l’identité qui découle d’un terme politique est sujet à contestation entre le Hamas et le Fatah.

Le Fatah a choisi la définition des Américains, des Israéliens et des dirigeants politiques arabes. Le Hamas essaie de s’affirmer ou de se reconfigurer, en résonance avec la rue, contre le colonialisme, conte le « Nouveau Moyen-Orient », contre les projets américains dans la région. Et quand le Fatah utilise le terme « chiites » ou « Iraniens » contre le Hamas, c’est pour essayer de priver le Hamas de sa légitimité en affirmant qu’ils sont les agents de pouvoirs extérieurs. Mais il est aussi intéressant de noter qu’en disant que les membres du Hamas sont « chiites », ce qui n’est pas péjoratif – les chiites font partie des 1400 ans de traditions islamiques – ils essaient d’utiliser une fois de plus les Iraniens contre les Arabes. Il y a une ancienne rivalité entre les Arabes et les Perses.

Donc ils disent « vous êtes les agents des Iraniens », les agents de ceux qui sont considérés comme Hawari, ce qui dans la terminologie historique islamique signifie « ceux qui se rebellent contre l’autorité religieuse ». Dire « vous êtes Chiite », c’est dire « vous faites partie de ceux qui se sont révoltés contre les dirigeants légitimes du troisième califat d’Oman, comme le quatrième calife Ali. Donc ils essaient de mélanger le contexte politique actuel avec des commentaires historiques, théologiques et religieux afin d’enlever au Hamas ses références religieuses.

Le Hamas est un mouvement sunnite et non chiite et ce que le Fatah essaie de faire c’est de le délégitimer totalement en disant qu’ils ne sont plus les gardiens de la révolution mais seulement les agents de l’Iran dans la région. Ce qui pose la question : au Moyen-Orient, de qui vaut-il mieux être l’agent, des Etats-Unis et d’Israël ou de l’Iran ? Le Fatah devra y répondre

À propos de la rivalité entre le Hamas et le Fatah, on voit des milliers de personnes dans la rue pour honorer la mémoire d’Arafat dans un lieu où le Hamas a gagné les élections. Comment peuvent-elles à la fois manifester leur attachement à Arafat et reconnaître le Hamas comme la nouvelle force politique ?

Je pense que Yasser Arafat est un symbole national. Il traverse les frontières politiques. Peu de gens savent qu’il a fait ses premières armes auprès des Frères Musulmans en Palestine. Il en a été membre de 1947 jusqu’à la fondation de son propre mouvement, en 1956 (certains le situe en 1958). L’essentiel du support qu’il a reçu au début provenait de al-Lkhwan, le mouvement des Frères Musulmans. Plus tard, il a pris ses distances. Mais il conservait un lien historique avec les Frères Musulmans et c’est peut-être ce qui lui permettait de jouer sur les deux côtés simultanément. Il était un maître de l’équilibre des pouvoirs.

Il est une figure nationale. On peut dire qu’il est le père de la société politique palestinienne, avec les problèmes qu’il pose, et il y aurait de quoi en parler. Des gens de toutes affiliations politiques sont sortis pour honorer sa mémoire parce qu’il représente cette identité nationale et qu’il a travaillé dur pour elle. Il aurait pu devenir un des individus riches du Golfe. Il était ingénieur, il travaillait dans le Golfe à une époque où personne n’avait de travail. Cela marchait déjà bien pour lui. Il a quitté cela pour lancer le mouvement révolutionnaire palestinien. Il a lutté pendant une cinquantaine d’années. Il n’est pas étonnant qu’un grand nombre de gens soient sortis pour lui rendre hommage. Abbas et le Fatah veulent utiliser sa mémoire à leur crédit en disant : « nous défendons sa mémoire et sa révolution ».

Je pense qu’Abbas va se trouver dans une situation très difficile parce qu’Arafat a dit « non » à Camp David. Donc la mémoire d’Arafat est aussi une mémoire politique parce qu’en disant « non », il a établit un plafond minimum. Abbas ne peut pas accepter moins que ce qu’Arafat a refusé sans avoir l’air de vendre sa mémoire. Je pense qu’Abbas est prêt à signer n’importe quel type d’accord qui lui garantisse le sauvetage politique dont lui et ceux qui l’entourent ont besoin. Le Fatah essaie de se reconstituer en utilisant Yasser Arafat comme point de ralliement.

Mahmoud Abbas ne peut même pas rassembler 10 membres de sa famille autour de lui, mais s’il utilise Yasser Arafat, il pourrait peut-être y parvenir. La réalité politique à laquelle doit faire face le Fatah en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, c’est que le changement politique dans la société palestinienne a déjà eu lieu. Si l’on se penche sur toutes les élections dans les Territoires occupés depuis 1991 et peut-être même avant 1988, avec le début des élections, (il s’agissait d’élection étudiantes et locales), ce qu’on découvre c’est un mouvement régulier qui va de l’OLP vers le Hamas. Parfois, le Hamas était en coalition avec le FPLP et le FDLP contre le Fatah.

Ce changement dans le corps politique palestinien a déjà eu lieu. Ce que le Fatah essaie de faire, c’est d’empêcher la transformation complète. Mais c’est une bataille perdue, parce qu’ils ont accroché leur wagon aux Etats-Unis et à Israël. Or les Etats-Unis les trahiront à la première occasion. Quant aux Israéliens, la seule chose qui les intéresse, c’est un chef de plantation, et non le membre d’un mouvement de libération. Enfin, ils ont aussi accroché leur wagon aux Jordaniens, aux Egyptiens et aux Saoudiens. Et ainsi ils s’installent dans une structure au niveau local et international qui est déjà discréditée. Je dirais que si les Etats-Unis sont incapables de leur proposer le 27 novembre une solution sensée, les jours politiques du Fatah sont comptés.

S’ils ne proposent rien sur le droit au retour, sur les 11 000 prisonniers politiques, sur Jérusalem pour les Palestiniens et sur les frontières de 1967, ils ne pourront pas revenir vers les Palestiniens et leur dire « vous savez quoi, nous avons signé un accord et cela ressemble à une plantation. Vous pouvez avoir des permis de taxi, vous avez le droit de ramasser vos poubelles, et rien de plus. » Je parie que les Israéliens et les Américains ne sont prêts à céder sur rien.

Les Israéliens ne vont certainement pas faire des concessions pour George Bush. Il est un canard boiteux qui va partir dans 11 ou 12 mois. Pourquoi parieraient-ils sur lui ? Ce que Bush veut peut-être, étant donné ses échecs, c’est entrer dans l’Histoire avec un succès, quel qu’il soit. Et s’il veut attaquer l’Iran, il a besoin de cela. Je ne pense pas que les Israéliens aient l’intention de lui offrir une stratégie de sortie, même dans la question israélo-palestinienne.

Interview realisée par Claire Liénart (journaliste indépendante) et Ramon Grosfoguel (professeur à UC-Berkeley)

Hatem Bazian est un universitaire palestino-américain. Il est professeur dans les départements d’études du Proche-Orient et d’études ethniques à l’université de Californie à Berkeley (UC Berkeley). Il enseigne à la Boalt Hall School of Law, également à UC Berkeley. Il instruit des cours sur la loi et la société islamiques, l’islam aux Etats-Unis, les études religieuses et les études du Moyen-Orient. En plus de Berkeley, le professeur Bazian enseigne aussi les études religieuses au Saint Mary’s College de Californie et il est conseiller au centre de religion, politique et mondialisation à UC Berkeley et au Zaytuna Institute.

Originaire de Naplouse, dans la Palestine historique, il a immigré aux Etats-Unis pour y poursuivre des études supérieures après avoir terminé le lycée à Amman, en Jordanie. Il a obtenu une double licence en relations internationales et en communication à l’Université de l’Etat de San Francisco (San Francisco State University) tout en préparant une maîtrise en relations internationales avant de s’installer à UC Berkeley pour y achever un doctorat en philosophie et études islamiques.

L’éditorialiste conservateur David Horowitz considère le professeur Hatem Bazian comme l’un des professeurs les plus dangereux des Etats-Unis à cause de ce qu’il estime être des opinions antiaméricaines.

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Il n’y a que mahmoud abbas et sa horde du fatah qui parient sur ce canard boiteux de bush qui finira certainement sa carière aux poubelles de l’histoire.

Les Israéliens ne lui cèderont rien, et même pas un os en caoutchouc, la seule chose qu’ils savent faire c’est de libérer des prisonnièrs palestinièns en fin de peine,sans que celà échappe aux médias qui ne manqueraient rien au monde de faire éloge de la bonne volonté d’israël.

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Entretien passionant. J’avoue que je ne voyais pas cette conférence ainsi. Très intéressant comme analyse.

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Tous les régimes arabes valets de l’Amérique étaient réunis à Annapolis. Cette conf c’est du bidon, bidon et encore bidon. Seuls les naïfs ont cru à cette farce diplomatique. Ces régimes arabes qui tremblent dvant leurs maîtres l’Amérique qui les a contraints à venir, l’Amérique les contraindra demain à signer n’impote quel accord qui fera office de paix.

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Remarquable analyse de la situation par sa liberté de ton et de vocabulaire.

Il ne faudrait pas oublier cependant que les Palestiniens ont remarquablement résisté, durant plusieurs décennies, à toutes les tentatives de division et il faudrait leur rendre hommage d’avoir tenu si longtemps.

La stratégie de l’écrémage se poursuit et pas seulement chez les Palestiniens.

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Pour que le monde musulmans(sunite et shiite) s’en sorte il faut déjà un imam, et qu’il soit élut démocratiquement. Il faut rayer dans nos mémoires l’existence de gouvernements occidentaux. Nous devrons construire un nouveau monde musulman sans soliciter les puissances occidentaux. D’autres partenaires sont beaucoup plus crédibles que ces derniers C’est à mon humble avis ce que pensent beaucoup de musulmans. La négociation doit se faire sans les grandes puissances occidentaux. Nous devrons tourner la page et chercher d’autres partenaires plus humanistes et sensibles à nos problemes et qui chercheront pas à défendre uniquement leur porte monnaie.

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C’est vrai que ce conflit est un kyste pour les pays arabes et le monde. Il faut maintenant assurer un principe simple, celui d’une justice pour les peuples... et les palestiniens sont les damnées de leur terre...Mais, dans 5 ou 50 ans un Etat palestinien existera. Merci pour cet article, riche de lucidité !

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Mais enfin que font les arabes ?, avec ce diagnostic lucide sur le mal qui les ronge, lire l’occident, et la solution proposée dans cette contribution pour enfin se libérer physiquement de l’emprise du mal.

Petit rappel historique, il y a plus de 2 siècles le peuple français ne supportant plus le pouvoir absolu du roi, de la noblesse et du clergé, vous lisez bien le clergé !!! les équivalents des imams pour les musulmans ; fit la révolution et coupa des têtes y compris celle de son roi, roi de droit divin pourtant,

Le peuple français défia Dieu en plus de défier les puissants pour être maître de son destin.

Bon l’exemple que je donne ne saurait être appliqué aux pays arabes puisqu’ils considèrent que tout ce qui vient de l ’occident est mauvais.

Ils ont raison, à tel point que ce brave Gutenberg qui inventa l’imprimerie au 15e siècle (1448), celle-ci ne fut introduite dans l’empire ottoman donc le monde arabe musulman,pour la 1ère fois qu’au 18ème siècle.

Dans le temps de Gutenberg ou quelques décennies plus tard, l’Europe curieuse par essence disposait déja de 15 dictionnaires arabes, 20 encyclopédies sur le monde arabo-musulman d’où naquit ce qu’on appelle aujourd’hui l’orientalisme. Dommage que les arabes n’eurent pas cette curiosité pour inventé l’occidentalisme !

Toujours dans la même veine, on jure son rejet de l’occident mais on investi toujours aux USA et en Europe.

Schizophrènes les arabes ?

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Remarquable. A tous ceux qui ne comprennent pas grand chose sur le Proche-Orient, je conseille de lire cet entretien remarquable.

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Le but de cette conférence était en effet de contenir la poussé iranienne afin d’isoler ce pays qui fait paniquer Bush. Mais on apprend ce matin que selon les services secrets américains "à l’automne 2003, Téhéran a arrêté son programme d’armes nucléaires". En conséquence, ces services secrets estiment que l’Iran "est moins déterminé à développer des armes nucléaires" que ne l’a affirmé le gouvernement Bush au cours des dernières années.

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A la personne qui pose la question de savoir si les arabes sont skizophrènes, je souhaiterai lui répondre.

Non les arabes ne sont pas skizophrènes, ils sont seulement divisés et c’est cette division qui les détruits.

L’autres problème des arabes est qu’ils ont à la tête de leurs pays respectifs des vendus, des corrompus soutenus par certains pays à coup de dollars ou à coup de promesses de ne pas les lâcher.

Aucun dirigeant arabe au monde n’a était élu par son peuple. Tout dirigeant arabe qui accede au pouvoir, y accéde soit aprés un coup d’état soit parce qu’il y est installé par les puissances occidentales. C’est aussi valable pour Mahmoud Abbas qui est maintenu au pouvoir contre la volonté de son peuple mais par la seule volonté d’Israel et des Etats Unis.

Une fois que l’on sait cela, tout le reste s’explique aisèment. Et toute conférence sur la Palestine n’est que poudre aux yeux car personne n’a interet à ce que les Palestiniens aient leur propre pays, ni les grandes puissances, ni les dirigeants des pays arabes, qui se servent de ce conflit pour CRISTALISER LES FRUSTRATIONS de leurs peuples.

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Depuis la fin des années soixante, les États-Unis s’occupent de près de la région. Et ce n’est pas un hasard si depuis le début des années 70 - c’est-à-dire la période de la crise du pétrole - les États-Unis resserrent leurs liens avec Israël. Aujourd’hui plus que jamais, Israël demeure l’atout fondamental dont disposent les États-Unis pour empêcher qu’une force économique et militaire capable de menacer la domination américaine se développe dans le monde arabe. Mais les États-Unis se trouvent dans une impasse. De là la partie de poker que les Américains jouent pour « essayer de convaincre le monde arabe e mettre tout en ouvre pour trouver une solution équitable. Ce qui ne veut pas dire pencher pour le camp arabe, bien qu’il soit très important d’avoir l’air le plus honnête possible, même si cela semble difficile pour un intermédiaire qui est en même temps un proche allié d’Israël.

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Le Moyen-Orient, que le président Dwight Eisenhower considérait comme « la plus importante zone stratégique du monde », reste, sans conteste, la région où les Etats-Unis donnent la vraie mesure de leur cynisme. Se situant à l’intersection de trois continents, cette région est, historiquement, à l’origine des convoitises des puissances rivales depuis au moins 4000 ans. Le département d’Etat la considère comme « une source prodigieuse de pouvoir stratégique et l’un des plus grands enjeux économiques de toute l’histoire de l’humanité

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Mahmoud Abbas est un pantin au service des Etats-Unis. Ce type est un opportuniste qui se fout complètement des intérêts des palestiniens. Mahmoud Abbas ne réprésente que lui-même et sa clique de corrompus. Mahmoud Abbas est prêt à vendre la cause palestinenne pour un plat de lentilles. Abbas est comme ses amis dirigeants arabes sans honneur.

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Les dirigeants du Hamas ont une longueur d’avance dans la perception réelle de cette mascarade que constitue la conférence d’Annapolis », véritable chasse gardée des Etats-Unis. Il est donc clair que le soutien inconditionnel des Etats-Unis en faveur de l’Etat d’Israël durera tant que leur intérêt géostratégique restera une donnée fondamentale de leur politique de domination du monde par le contrôle des ressources pétrolières. Cela sans compter que les Etats du Moyen-Orient, Israël compris, sont, du fait de cette instabilité voulue, initiée et encouragée par Washington, les meilleurs clients d’armements du complexe miitaro-industriel. Les armes viennent en tête des exportations américaines et représentent plus de 30% du total des ventes américaines. D’ailleurs, les responsables politiques américains, au plus haut niveau, ne s’en cachent pas en insistant sur l’extraordinaire intérêt que représente cette région pour leur pays.

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Moyen Orient : "prodigieuse source de pouvoir stratégique et l’un des plus grands enjeux économiques de toute l’histoire de l’Humanité" cette phrase d’Eisenhower que cite Khalida suffit-elle a expliquer l’acharnement de cetains gouvernements occidentaux et de l’Etat d’Israël à répandre le malheur dans cette région ?.

Est-ce bien là que se joue l’avenir, que l’on espère meilleur, de l’Humanité ?.

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Moyen Orient : "prodigieuse source de pouvoir stratégique et l’un des plus grands enjeux économiques de toute l’histoire de l’Humanité" cette phrase d’Eisenhower que cite Khalida suffit-elle a expliquer l’acharnement des occidentaux et des israéliens à répandre le malheur dans cette région ?.

Est-ce bien là que se joue l’avenir, que l’on espère meilleur, de l’Humanité ?.

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Si un chômeur vole une baguette de pain,il va en prison.Parceque le monde civil est régi par des régles,des lois pour la paix civile.Mais si une puissance militaire braque un petit état désarmé pour piller ses ressources,il ne se passe rien.Tout le monde se tait,ou presque.C’est l’archaîque raison du plus fort et l’actuelle raison du plus armé.Aucune institution civilisée pour arrêter ses crimes,ses pillages.C’est de la haute délinquance,généralisée mais impunie.C’est la logique de la colonisation chronique,devenue incompatible dans le monde actuel.C’est pour cette raison que les peuples du monde ont dit non au braquage de l’Irak.Mais les privilégiés à qui ça profite n’ont aucun intérêt à évoluer.Ce ne sont pas eux qui tombent à la guerre,mais les civils.

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La colonisation du monde arabe et musulman est-elle vriament une réalité ? Mais les peuples de ces régions et c’est le paradoxe aimeraient tant venir vivre en Europe ou aux Etats-Unis. Preuve en est que cette colonisation que vous dénoncez n’est pas perçu ainsi par les peuples de cette région

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Cette petite info lue dans la presse de ce matin. Très instructif....

Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a affirmé, mardi 4 décembre, qu’Israël poursuivrait ses efforts de concert avec Washington pour empêcher l’Iran d’acquérir la bombe atomique, après un rapport américain affirmant que Téhéran avait suspendu son programme nucléaire militaire.

"L’Iran continue probablement son programme de fabrication de la bombe nucléaire", a déclaré le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, contredisant ainsi un rapport des renseignements américains. Selon le site de la radio militaire israélienne, qui diffuse ses propos, M. Barak estime possible que les Iraniens aient interrompu le processus d’enrichissement d’uranium, nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire, mais l’aient ensuite repris.

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Nous sommes certainement à la veille d’un terrible conflit entre sunnites et chhittes qui risquen d’embraser tout le proche-orient. Le roi Abdallah de Jordanie a affirmé , il y a quelques temps la menace pour le monde arabe sunnite, incarnée par l’apparition d’un « arc chiite » partant de l’Iran au Liban via l’Irak ? N’est-ce pas entrain de se produire ?

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Si ça plait à Mahmoud Abbas de déguster du caviar dans un Bantoustan !!!En tout cas on comprend mieux pourquoi le peuple palestinien a voté démocratiquement pour le mouvement de résistantce Hamas !!!

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La rivalité sunnites/chiites est un pur fantasme entretenu par les défenseurs du clash des civilisations qui souhaitent étendre et expérimenter leur thèse en tentant de provoquer un clash au sein même de l’islam et en tirer un profit politique. L’islam respecte toutes les tendances en son sein. L’islam est pour la diversité et le respect de l’expression religieuse quelle qu’elle soit.

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Mahmoud Abbas est la dernière créature américaine qui a été photocopiée sur le profil d’autres créatures du Proche-Orient totalement soumises à l’exportateur de Hamburger. Mahmoud Abbas a toujours rêvé de marcher sur un Tapis rouge et de fouler le sol du salon de réception de la maison blanche. C’est ce qu’il a fait à la conférence Anapolis. Abbas a accompli son oeuvre et son devoir de domestique, il ne lui reste plus qu’à signer tout ce qu’on lui présentera. C’est ainsi que l’on passe pour un modéré en occident.

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Chiites,sunnites,maronites,coptes,chrétiens,athés,devraient cesser leurs querelles toutes relatives.Si ces gens possédent une croyance ils doivent essayer de produire un monde meilleur. aprés tout,si Dieu existe,il n’est ni chrétien,ni musulman,ni juif,ni bouddhiste.Pensez aux générations futures et aux jeunes qui doivent trouver le monde des adultes tout simplement dégoûtant.

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J’espérais une autre réponse que la sempiternelle excuse " c’est la faute de l’occident qui met des dirigeants à sa soldes et corrompus, à la tête de nos pays !".

Que voulez que l’occident fasse ? encore faudrait-il que l’entité "occident" éxistat-il en tant que organisation politique, économique et militaire unifée agissant pour ses propores intérêts , ce qui est loin d’être le cas.

Il faut croire que seuls les pays arabo-musulmans sont naïfs en ce bas monde pour agir de façon desinteretessée et préferent vendre leurs intérêts bien mal compris par eux-mêmes pour des tapis rouges déroulés par des pays occidentaux machievéliques.

Et les peuples arabo-musulmans ? sont-ce des moutons qui assistent sans rien dire à la dilapidation de leurs richesses par des dirigeants corrompus et qu’ils n’ont même pas élus ?

La 1ère démarche qui amènerait au réveil des consciences arabo-musulmanes ne serait-elle pas de dire enfin que la situation actuelle est leur responsabilité et seulement la leur ?

L’intellectuel interrogé dans cette contribution n’en a nulle conscience et ne se remet nullement en cause, il accuse les USA d être à la source du "mal" mais lui-même enseigne dans une université américaine et renforce ainsi le "mal", au lieu de le faire dans une université d’un pays arabe.

cherchez la contradiction ?

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Ceux qui désignent les arabes entiérement responsables de leur situation actuelle oublient plusieurs facteurs,comme les séquelles de la colonisation,les dictatures arabes gardiennes des intérêts des pays riches.Chaque fois que les peuples arabes tentent de s’en sortir pacifiquement,par voie électorales comme en Algérie,on interrompt le processus et on déclenche une guerre civile.Idem pour les palestiniens qui choisisent le Hamas aprés 60 ans de fausses négociations,on les affame,on les réprime avec la bénédiction de la communauté internationale.Donc c’est trop facile de nous sortir comment les français ont réussi 1789 !Pour nous,l’autre c’est toujours le pauvre con qui n’a rien compris !

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Oui d’accord les séquelles de la colonisation ont vitrifiés la conscience des arabe-musulmans et les ont rendues irresponsables à jamais

Mais avant la colonisation, comment ces pays peuplés par la meilleure des communautés selon le Coran ont put-être colonisés par des mécréants ?

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A celui qui malheureusement n’a pas signé son intervention et qui nous parle de "l’entité occidentale", à celui ci je lui conseille de moins regarder TF1 et Antenne 2 et de lire quelques bons ouvrages édités dans de bonnes Maisons d’Editions, ecrit par de bons auteurs et qui abordent les questions arabes, musulmanes, moyennes orientales, de façon subtiles et intelligentes. Mais l’information se déclinent en deux notions, celle destinée à la populace, et celle à l’attention de gens capables de raisonner, de se remettre en question et d’essayer de comprendre. Malheureusement le cas de cet intervenant appartient à celui de la première catégorie celle de la populace qui est incapable de prendre du recul, seulement capable d’ingurgiter les informations que lui déversent dans les oreilles Pujadas ou PPDA.

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A tous ceux qui croientt qu’Anapolis est un espoir, on vien t d’apperndre ce matin lire ci-dessous/

Une semaine après le sommet d’Annapolis (Maryland), l’administration israélienne a annoncé avoir lancé un appel d’offres pour la construction de 307 nouveaux logements dans la colonie de Har Homa. La création de cette implantation, à proximité de Bethléem, à la fin des années 1990, avait déjà soulevé de vives controverses.

Alors que des pourparlers doivent s’ouvrir le 12 décembre pour tenter de créer un Etat palestinien, l’extension de Har Homa est considérée comme "une provocation" par les Palestiniens. "Si Israël n’annule pas cette décision, cela sabotera les résultats d’Annapolis avant même le début de leur application", a déclaré Saëb Erakat, principal conseiller de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.

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Il est dommage que ce cher intervenant ne signe pas sa messive et qui écrit "Mais avant la colonisation, comment ces pays peuplés par la meilleure des communautés selon le Coran ont put-être colonisés par des mécréants ?"

je ne sais si vous avez lu le coran ou est ce que vous répétez bêtement ce que vous avez lu ou entendu dans je ne sais quels médiocres médias, mais il n’a jamais était question de meilleure communauté concernant les arabes.

Quant à votre stupide question parce je ne vois pas comment la qualifier à savoir "comment ils ont pu être colonisés par les mécréants", à celle ci je vous suggère de vous référez à l’histoire de vos ancêtres, de trés bons ouvrages sont à votre disposition à la BNF, si vous y allez un jour...

Avec ce genre de questions idiotes : on peut aussi se demander comment les indiens d’amérique ont pu été exterminés, comment les nazis ont pû exterminés les juifs ou encore comment une puissance comme la france à pû être envahi et asservi par l’allemagne ???

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La France a été envahi et occupée récemment pas son puisant voisin mais elle ne s’est jamais cachée derrière cette fatalité, bien au contraire avec le courage et la résistance de quelques uns, le peuple français s’est libérée avec l’aide de ses alliées.

Mieux il y a plus de 2 siecles, les français ont coupé la tête à leur roi, roi de droit divin pourtant, le peuple français alors défia et Dieu et les puissants, il a pris son destin en main.

Dans les affaires du monde, il n y a ni vaillants peuples ni peuples serviles, il y a simplement des peuples qui fabriquent leurs histoires de leurs propres mains, en bien ou en mal et ils les vivent dans toutes leurs conséquences

Pourquoi les musulmans sont-ils si peu ouverts et curieux aux autres cultures et civilisations s’ils ne pensaient pas en leur fort intérieur qu’ils représentent la mailleure communauté ?

Pourquoi les peuples arabo-musulmans mettent sur le dos de la colonisation leurs incuries à se prendre en main sinon ce serait reconnaître leur faiblesse intrinsèque ? chose impossible à concevoir quand on se pense être la meilleure des communautés ?

Quand à mettre un pseudo, la belle affaire ! en quoi cela donne t-il plus de pertinence ? il s’agit d’idées et non de ma modeste personne.

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Vous l’avez dit mon cher, c’est avec l’aide de vos alliés et des indigènes que vous devez votre liberté. L’occupation n’a durait que 4 ans, aucune comparaison avec 132 ans de colonialisme et 7 ans de guerre. Le parrallèle est nul et non avenu.

Je ne sais d’où vous sortez cette histoire de meilleure communauté, toujours est il qu’elle n’engage que vous. Il n’a jamais était dit ou écrit quelque part que la communauté mausulmane ou arabe était la meilleure et si vous aviez lu le coran vous auriez noté que le peuple élu était bien le peuple juif.

Vous êtes incrustés de préjugés sur les arabes et les musulmans et cela fausse votre jugement.

Contrairement à vous je crois qu’il est des peuples vaillants et des peuples serviles, je crois qu’il est des peuples courageux qui ont su affronter l’ennemi avec rien que leur courage et d’autres qui n’ont pas su affronter leurs ennemi et qui pour s’en sortir ont collaborés avec un zèle sans égal.

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Je ne pense pas que quelques maquisards auraient pu libérer la France pendant la Seconde guerre mondiale.
ce sont bien les US, les british et les Africains qui l’ont fait.....enfin bref, si vous voulez refaire l’histoire, et vous imaginez des bon petit "michel-jean" libérant la France...C’est votre problème.
Maintenant je vais vous donner un exemple :
Début des année 90, en Algérie ont lieu des élection démocratiques, les premières du monde arabe.
Le peuple a l’occasion de "prendre son deston en main" comme vous dites.
Il porte son choix sur le FIS...(ce choix peut être distuable...mais il est celui de la majorité écrasante).
Une rupture pacifique allait s’opérer alors avec l’ancien régime.
Mais......
La suite vous la connaissez, l’armée intervient, les régimes "démocratiques" soutiennent cette action...
le peuple est soumis par la force des armes.
Donc.......
Je vous laisse remettre en cause vos propos vous même.
le cas de la palestine est encore très récent...où un peuple est affamé parce qu’il a osé prendre "son destin en main"...
Mais peut être, allez-vous nous dire que des marmottes creusent des tunelles pour transporter de la nouriture au palestiniens....et que notre vision des événement est fausse.

Salam

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Permettez-moi d’en rajouter une louche à ce monsieur qui affirme que les musulmans ignorent tout des autres civilisations.
Quel aveuglement alors même qu’il a affaire avec des musulmans francophones qui connaissent sa langue et sa culture !.
Peut-il en dire autant ?.

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Je ne demande rien moins que dêtre démenti par les faits.

Comment expliquer que le taux de mortalilité infantile à Cuba soit de 5/1000 au même niveau que celui des pays les plus développés et celui de l’Algérie soit de 30/1000 au niveau des pays en voie de développement ? sans parler du taux d’alphabétision !

Si l’explication de la misére dans les pays arabo-musulmans est dûe en grande partie sinon en totalité à la colonisation, que cette explication des causes vous convient, je ne peux être plus royaliste que le roi ! va pour la colonisation mère de tous les malheurs !

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A l’époque du colonialisme il faut savoir que le taux de mortalité chez les algériens dépassait l’entendement, le taux d’alphabétisation était de plus de 80 %, donc aucune comparaison avec ce qui se passe aujourd’hui.

Nous sommes un pays jeune nous n’avons que 45 ans d’indépendance, nous sommes encore novices en economie, en gestion et en politique et surtout nous avons le pétrole, qui nous laisse encore le temps de nous relever.

Avez vous connaissance du taux d’illetrisme en France, un taux tellement élèvé que la France des lumières est considéré comme le plus mauvais élève europeen avant le Portugal et l’Espagne. Incroyable pour un pays qui à vu naitre de grands lettrés comme Voltaire, Rousseau, Hugo etc...et pourtant la France est un pays riche et industrialisé. Grandeur et décadence, le lot de toute civilisation !!!

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Le taux d’alphabétisation est très élévé en Algérie par rapport à d’autres pays du Maghreb ou d’Afrique et cela est connu. Les médecins, avocats, cadres, issus des milieux populaires sont légions et cela aussi est archi-connu. Quant au tx de mortalité, il était très faible jusque dans les années 80. J’ignore si votre chiffre est juste. S’il l’est, c’est le signe d’une dégradation de conditions sanitaires assez récentes. Les évènements tragiques qui se sont déroulés dans les années 90 ont fait fuir beaucoup de cadres et de diplômés à l’étranger et la terreur ambiante a fait baisser les bras de nombre de professionnels de la santé et de l’éducation.
Il sera sans doute difficile de revenir rapidement aux bons chiffres antérieurs.
Vous avez choisi intentionnellement CUBA. Tout le monde ne sait pas que CUBA est très avancée et depuis très longtemps en matière de santé et d’éducation. Ce sont ses plus grandes réussites.

Vos remarques semblent bien ne relever que de malveillance à l’égard de l’Algérie.

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Pour l’internaute qui n’a pas signé son message qui dit :"Pourquoi les arabes et les musulmans soient peu ouverts et ne s’intéréssent pas aux autres civilisations".Je prétends que c’est un ignare imbu de ses prégujés.Il devrait savoir ques les arabes et musulmans sont trés curieux des autres cultures,certains parlent un français et un anglais impeccable.Il existe des arabes qui écrivent des livres en anglais et en français.Dans bien des pays arabes il existe une foule d’écoles étrangéres,dont américaines,anglaises, françaises,etc...Certains arabes y scolarisent leurs enfants.Tous les pays arabes ont le satellite,internet,etc...A l’ére de la mondialisation les pays arabes sont inondés de produits et d’entreprises étrangéres,Les jeunes ont exactement le même look qu’en occident,écoutent la même musique et sont avides du consumérisme.En réalité pas besoin de guerre pour imposer le modéle américain.Le smart power aurait suffit.Question:Et vous connaissez-vous les autres cultures ?J’en doute parceque l’ethnocentrisme et l’arrogance sévissent encore.

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L’uniformisation des cultures et des pensées est quasiment mondiales via le modéle USA.Se demander pourquoi les musulmans éprouvent peu de curiosité aux autres cultures n’a aucun sens.Il n’existe aujourd’hui qu’une seule culture.Mais là n’est pas la question.La réunion d’Annapolis, c’est un remake des camp david et autres feuilles de routes pour détourner l’attention de ce qui ce passe actuellement à Gaza.Les puissants ne bougent pas le petit doigt sachant que nous soummes impuissants.Mais nous continuerons de parler,parler,parler,et encore parler de la Palestine.Alors merci pour cet article !

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Mounya tues courageuse de vouloir répondre à ce genre de bêtises. Le monde Arabe doit cesser de se justifier et d’accorder du crédit à des individus qui avancent de belles paroles pour masquer l’ignominie de leurs actes.

Concernant le texte, je retiens ce que j’avais déjà remarqué sur la stratégie occidentale concernant la Palestine ’soumettez-vous et vous aurez à manger’. C’est ce qu’à déclarer il y a quelques temps C. Rice en promettant un avenir meilleur aux palestiniens. C’est normal aujourd’hui qui leur pourri la vie jusqu’à la mort ? L’immonde embargo de la Palestine pour déloger le Hamas va dans ce sens.

Ce qui est inquiétant c’est que les dirigeants arabes sentant le vent tourner, sont prêts à vendre le peuple arabe pourvu que les occidentaux maintiennent le statu quo ou le renforce car la lutte est bien entre le peuple arabe et les dirigeants occidentaux et leur marionnettes.

Les occidentaux prennent les arabes pour des idiots et c’est clairement le cas des dictateurs des pays arabes. L’Irak de Saddam poussé par les occidentaux a fait la guerre à l’Iran et où est-ce que cela l’a mené ? Est-ce l’Iran qui a détruit l’Irak ? Est-ce l’Iran qui tue des femmes et des enfants en Palestine et au Liban ? Est-ce l’Iran qui a coloniser la Palestine, Est-ce l’Iran qui fait la guerre à l’Islam ? Est-ce Abbas qui a tenu tête aux occientaux, quel rôle a-t-il dans l’histoire de la Palestine ? Aujourd’hui que lui vaut-il de profiter de l’élimination de Arafat ? Est-ce le roi Jordanien qui est intervenu pour protéger les palestiniens ou c’est peut-être Moubarak ? Quelles avancées significatives ces vendus ont-ils réalisé pour leur peuple ?