Le NMP, ou la trajectoire d’un parti musulman dans le paysage politique néerlandais

Père fondateur et actuel leader du parti musulman néerlandais le NMP, Henny Kreeft évoque une formation pol

lundi 14 septembre 2009

Père fondateur et actuel leader du parti musulman néerlandais le NMP, Henny Kreeft évoque une formation politique comme toutes les autres, oeuvrant dans le respect des lois du pays, et qui, au-delà de son islamité, se fonde sur un vrai projet de société susceptible de fédérer tous les citoyens de toutes confessions et origines.

Fruit de la réflexion de deux musulmans néerlandais qui, en 2007, en ont imaginé les contours, la vocation première de ce mouvement est d’attaquer la tentation islamophobe à la racine, en bâtissant un capital confiance avec les citoyens néerlandais, sur le socle d’un programme politique crédible tourné vers la nouvelle génération.

Sollicité par les deux concepteurs d’une entreprise pour le moins ambitieuse, Henny Kreeft en a pris les rênes pour sortir de terre un parti structuré et décomplexé, capable notamment d’affronter sur son terrain l’agitateur populiste aux slogans anti-musulmans sensationnalistes, le sinistre sieur, Geert Wilders, en lui apportant la contradiction sereine et étayée.

Construire une image positive de l’islam et des musulmans néerlandais, battre en brèche tous les stéréotypes éculés, mettre en avant les valeurs essentielles de paix, de fraternité, de solidarité, quand d’aucuns crient à l’invasion islamiste, privilégier une proximité empreinte de compréhension mutuelle entre musulmans et non-musulmans, tout en défendant des convictions profondes telles que l’opposition à l’interdiction réglementée de la burqa, la feuille de route de cette jeune formation politique s’annonce prometteuse et courageuse.

Comptant pour l’heure des militants d’origine hollandaise, marocaine et bangladaise, le NMP se prépare non sans fébrilité à la prochaine échéance qui constituera son premier test grandeur nature : les élections municipales de mars prochain. Des prévisions publiées récemment par un professeur de l’Université d’Amsterdam lui laissent entrevoir des perspectives placées sous de bons auspices : quatre sièges au conseil municipal de la cité d’Amsterdam, alors que Henny Kreeft se réjouirait d’en conquérir au moins deux.

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