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Au cours de l’année 2005-2006, 25 000 pèlerins musulmans résidant en France sont allés en Arabie Saoud

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lundi 4 décembre 2006

Au cours de l’année 2005-2006, 25 000 pèlerins musulmans résidant en France sont allés en Arabie Saoudite pour accomplir le pèlerinage faisant partie des rites musulmans et des 5 piliers de l’islam. Sur place, d‘autres pèlerins de plus de 100 nationalités diverses cohabitent et coexistent avec les pèlerins français sur un Territoire géographiquement limité et une période allant de 3 à 40 jours.

La particularité du pèlerinage réside dans le fait qu’ un groupe allant de 2 à 200 personnes soit géré par un seul guide affilié à une agence de voyage, ce qui complexifie le rapport entre les échelons décisionnels et les principaux émetteurs des représentations du groupe face aux valeurs du sacrifice.

Chaque année, des incidents ont lieu, la mort en rituel dans la foule écrasante, la mort du fait de l’irrespect des normes de sécurité et d’urbanisme concernant le logement, les hospitalisations répétitives du fait de la chaleur et de l’excès physique, la contestation des pèlerins dont les inaptitudes éventuelles concernant le droit français et l’analphabétisme ont été abusées.

La mort devient idéologiquement banalisée, en raison de la représentation idéale du martyr de Dieu, chez les pèlerins les plus âgés et généralement ceux mariés ou veufs. Parfois, les circonstances de la mort sont provoquées par les pèlerins recherchant la Mort « en Terre Sacrée ». C’est ce qui parait intéressant d’approfondir.

Le sacrifice devait initialement se faire pour Dieu, dans les représentations des pèlerins. Mais les Guides vont intervenir comme intermédiaires et comme étant des intercesseurs contribuant arbitrairement au Salut de chacun, et ce au détriment de la liberté de conscience des pèlerins, de leur dignité et même de leur sécurité.

Il semble pertinent d’étudier le pèlerinage sous l’angle de la relations entre les centres de pouvoir et les sources de normes dans le cadre du sacrifice.

Comment s’effectuent les interactions religieuses, ethniques, générationnelles, sexuelles contribuant à la reconstruction ou à la créativité d’une identité musulmane française d’immigration en pérégrination ? C’est ce qui semble pertinent d’étudier en détail.

Les valeurs [1] des pèlerins sont pluridimensionnelles, celles liées au sacrifice s’entrecroisent afin de se concurrencer, il s’agit de normes théologiques, juridiques, sociales, et culturelles.

Cependant, nous verrons que le sacrifice n’est pas toujours effectué librement, il n’est pas toujours éclairé et consenti en raison de la confusion des modalités d’y parvenir instaurées par le Guide.

La vie pèse aussi sur le quotidien du pèlerinage, avec des mariages, des naissances, la célébration de guérison des pèlerins, la présence de nourrissons et d’enfants.

La focal sera alors, durant l’étude, placée sur le lien entre 3 objets ; croyances, normes et pratiques, puis entre deux acteurs ; pèlerins et guides, contribuant à la créativité renouvelée d’un référentiel commun ou communautaire pour une grille de lecture du thème du sacrifice.

Comment interagissent les entrepreneurs de normes liées au sacrifice et les croyances des pèlerins pendant le pèlerinage ?

Eléments de Présentation du Pèlerinage en général :

Le pèlerinage est intériorisé par ses acteurs comme une relation interne ou collective au divin , fondée sur le sacrifice de Soi dans un objectif de pardon et une finalité de proximité divine, selon Joseph de Maistre « il se sent sous la main d’une Puissance irritée contre lui, d’abord mais qui va l’apaiser ensuite ».

Inversement aux trois religions monothéistes, le sacrifice originel tendait à tuer symboliquement la divinité pour pouvoir lui dérober sa puissance et la détourner au profit des hommes.

Dans le judaïsme, il s’agit du sacrifice du retour à Yahvé par une offrande d’oiseaux au temps de Jésus avec un jêune deux fois par semaine et la pratique de l’abstinence des interdictions pour obtenir le Pardon, le sujet effectue une reconnaissance de sa culpabilité.

Concernant le Christianisme, Jésus, prophète Galiléen est une Victime innocente qui doit racheter les fautes de l’Humanité, c’est le serviteur volontairement souffrant de Dieu, il se choisit lui même comme victime, et réclame son imputabilité, alors qu’il n’est pas coupable.

En Islam, ce qui compte c’est davantage la servitude à Dieu que la rémission des péchés. La fête du sacrifice du mouton de l’Aïd el Kébir pendant le pèlerinage est la simple commémoration du sacrifice de substitution offerte par Abraham à la place de son fils Ismaël, c’est un acte de reconnaissance de l’unicité divine. L’engagement est pris pour Dieu , mais aussi pour le fils car l’enfant serait placé entre les mains de Dieu.

Le sacrifice musulman et le sacrifice islamique :

Au sujet du sacrifice musulman, nous constatons dans les représentations la confusion entre la volonté de rémission des péchés d’un coté, et la recherche de la proximité divine de l’autre. Le sens du pèlerinage musulman est dénaturé par la perte de sa spécificité, comme si les musulmans avaient hérité, historiquement, d’un « Message » puisé dans la sommation de la représentation des 3 religions monothéistes dans une totale confusion du sens attribué au pèlerinage spécifiquement musulman. Il faut alors distinguer le sacrifice musulman hérité des traditions religieuses monothéistes et des traditions sociales d’un coté, et le sacrifice en Islam qui est le résultat de la doctrine liée au dogme islamique de l’autre coté.

Concernant le sacrifice islamique, le sens du pèlerinage véhiculé par l’islam est celui d’un  « effort de paix sur le chemin de Dieu ».C’est en cela qu’il est appelé effort sur soi, « djihad el Nafss », combattre ses défauts empêchant l’Homme d’être en paix. Le djihad el Nafss est le grand Djihad qui se distingue du petit, de nature militaire, appelant uniquement à une légitime défense, nécessairement armée sous conditions normatives de proportionnalité et d’ immédiateté de l’attaque subie par rapport aux moyens de défense employés.

Chaque fidèle vient offrir ses peines « c’est un léger souffle de vent sur une mer agitée » selon le philosophe et Imam Ghazali. Il offre sa fatigue, son argent, son être même au sacrifice.

Le pèlerinage est un rite d’origine préislamique dont la valeur s ‘émancipe jusqu’à attester la volonté de renoncer à « soi-même ». Mais ce renoncement ne se fait pas en faveur de l’humanité dans l’imputabilité d’une peine individuelle dont les sujets auraient du être les hommes pêcheurs. Ici, il ne compense pas la souffrance par le pardon dans une culpabilité volontairement recherché.Mais c’est une responsabilité dans un engagement par recherche de la récompense personnelle.

Par ailleurs, les signes de pérégrination sont visibles, oraux et gestuels. L’esthétique des pèlerins témoigne d’une volonté de se conformer aux recommandations de la tradition prophétique.

Le pèlerin appelé Hadji , la pèlerine appelée Hadja, et le pèlerin en général ,appelé Hadj, sont vêtus conformément à « El ihram » .C’est le fait de porter un vêtement blanc sans couture pour l’homme, image de Adam lors de sa conception, image de renaissance, mais aussi d’innocence et de purification.

La femme porte les vêtements qu’elle désire, la seule condition étant « la décence », une notion sujette à diverses interprétations, selon la source de la norme et la culture nationale d’origine du pèlerin.La déclaration verbale, el Talbiya « je me rends à toi mon Dieu » preuve de l’entière soumission à Dieu, sans conditions, marque le commencement du pèlerinage dans son aspect rituel. Le sacrifice du Mouton marque le pèlerinage à Arafa, qui rappelle le geste d’Abraham.

Mais dans le langage quotidien des confessions monothéistes, le sacrifice a un aspect plus moral que le rituel, et plus symbolique, car il implique une privation volontaire et une activité de compensation. C’est un contrat que nous pourrions qualifier comme inégal, car il subsiste toujours un sacrifice sans retour qui varie selon la religion.

Concernant le pèlerinage en Islam, nous pourrions affirmer que l’inégalité est discutable.En effet, il y aurait inégalité au niveau de la force décisionnelle de chaque partie au contrat, Dieu et le pèlerin, en particulier le pouvoir de décision divin serait incomparablement supérieur au pouvoir de décision humain. Pourtant, il semblerait pertinent d’évaluer la proportionnalité et l’équilibre entre la somme des privations terrestres pour un pèlerin et l’infinité des bienfaits dont l’amour divin qui lui seraient promis en échanges par Dieu au Paradis en cas de bonne conduite

Il s’agirait alors de sacrifier la manifestation de toutes ses mauvaises intentions , mais aussi d’agir positivement par les actes d’adorations, ainsi le sacrifice regrouperait des actions par omission(ostentation, associationnisme) et des actions positives(la purification des intentions).

Nous pourrions donc avancer l’idée que les représentations des pèlerins, partie au contrat « sacrifice contre paradis », ne seraient pas forcément lésés et que le contrat ne seraient pas absolument inégale dans la valeur des éléments sacrifiés par rapport à ce qui est compensé ou récompensé. Au contraire, il y aurait disproportion entre ce qui est éphémère et sacrifié dans la vie terrestre et l’éternité des récompenses infinies promis au paradis.

En outre, le contrat du sacrifice contre paradis contiendrait des clauses de risques, aucun pèlerin n’a la certitude de gagner le paradis , il remettrait ainsi sa confiance en Dieu, et c’est en patientant activement qu’il réalisera que l’amour de Dieu serait la récompense ultime et qu’il existerait déjà dans la vie terrestre comme commencement de preuve de sa récompense.

Le rôle du guide, établir la confusion entre le sacrifice en Islam et le sacrifice musulman :

Cependant, tous les pèlerins ne sont pas toujours instruits par le dogme religieux, en raison de l’inaccessibilité à la langue arabe littérale. Ainsi, les guides du pèlerinage vont avancer des us et coutumes de la traditions arabes maghrébines afin de les promulguer collectivement comme étant des règles de Droit issues de la volonté de Dieu ou du Prophète. Les pèlerins en viennent alors à sacrifier leur dignité et leur liberté alors que le sacrifice était initialement adressé à Dieu. Cette personnification humaine du sacrifice serait un associationnisme passif inconscient qui dénaturerait le sacrifice d’unicité envers Dieu.

La fonction du guide sera alors la distribution dans la monopolisation des biens de Salut. L’ensemble des épreuves du corps et de l’esprit seront traduites comme Bienfaitrices par les Tawaf, pourtant les Pèlerins tarderont à les percevoir comme étant un travail de trahison du Tawaf et non un effort de traduction.

Comment le guide présente –il la souffrance comme bienfaitrice ?

Au cours du Pèlerinage la souffrance globale réside dans la douleur du corps épuisé mais également l’exaspération de la foule, de la chaleur, de l’activité physique intense et des exigences spirituelles. En fait , ce qui est gênant pour le Pèlerin c’est particulièrement cette lutte acharnée entre l’effort physique et la rigueur spirituelle. Comment donner une dimension spirituelle au rite alors que le corps est épuisé et l’esprit préoccupé ?

Les Tawaf se chargent de normaliser cette souffrance en rendant sa gravité proportionnelle à la satisfaction divine. Pour lui, la règle est simple. « Plus vous avez d’épreuves, plus vous gagnez des Hassanates (capital et épargne de points spirituels) ».

Souffrir pour devenir un être spirituelle devient la norme . Cette offre mystifiée par les Tawaf répond alors à une demande des Pèlerins. Warda explique ; " J’ai commis beaucoup de pêchés et je dois aussi faire pardonner les pêchés de ma descendance. D’abord je n’ai pas reconnu le mariage de ma grande fille car elle avait choisi de se marier avec un musulman européen converti à l’islam, je voulais qu’elle prenne un époux arabe ou un berbère. Ensuite mon grand fils est décédé, il y a 5 ans, sans avoir la possibilité de faire le pèlerinage, c’est à moi de faire le pèlerinage pour lui qui est décédé".

Rania complète " Oui, nos deux fils âgés respectivement de 27 et 29 ans se sont suicidés depuis maintenant 4 ans, laissant leur famille, femme et enfants en bas âge. Ils se droguaient et se sont suicidés par intraveineuse, une overdose. Le suicide étant interdit en Islam, il nous appartient de demander le Salut pour eux et la guidance pour leurs enfants ".

Les Pèlerins effectuent aussi le Pèlerinage non seulement pour se rapprocher de Dieu à travers un amour spirituel divin, mais en plus ils sont là pour son Pardon.

Rania ajoute pour finir : " Il y a 5 ans, j’étais allée en Algérie, du jour au lendemain j’ai perdu mes capacités de mobilité en demeurant 2 ans sur un fauteuil pour handicapé. Je décidais alors de voir un guérisseur expert dans la mystique. Il m’a fait une Roquiya ( désenvoûtement). C’est à ce moment là que je comprenais que j’étais victime de sorcellerie, que Dieu m’avait guérie en retrouvant la marche ".

Les Pèlerins effectuent le Pèlerinage par adoration divine, besoin de pardon et aussi de gratitude envers Dieu. Ce sont particulièrement cette souffrance et l’attente de la guérison, ou à défaut, l’attente de la satisfaction divine qui seront instrumentalisées par les Tawaf, car les Tawaf s’imposent comme les intermédiaires, délégués de Dieu dans la distribution des biens de Salut.

-Extrait du journal : " Dans l’enceinte de la Kaaba, c’est à dire du lieu sacré du Pèlerinage dans la Grande Mosquée autour de la Kaaba, le Haram, nous effectuons notre circumambulation pour ensuite se désaltérer avec l’eau de Zam Zam. Aucune femme n’approche les sources d’eau, pourtant directement accessibles. Les Tawaf s’occupent alors personnellement de remplir les gobelets pour ainsi en faire la distribution et rappeler les formules invocatrices avant de l’absorber ".

J’ajouterais que cette fonction est aussi monopolisée.

En effet Warda, une Pèlerine veuve aux jambes atteintes de varices réclame ma présence afin de l’amener à la Kaaba pour déverser du Zam Zam sur les jambes lourdes car elle croit aux propriétés thérapeutiques de la source héritée des récits des Prophètes de l’Islam. Rapidement le Tawaf opposé à cette initiative, prétexte que c’est une forme d’irrespect que d’asperger avec le Zam Zam ses jambes et pieds. Par ailleurs je lui rappelle une pratique du Prophète pratiquant les ablutions petites et grandes avec le Zam Zam, recommandée après aux croyants, ce qui impliquait le lavage des jambes aussi. Il finit par me dire, « je préfère m’en occuper moi-même pour Warda. »

Le Tawaf est distributeur de biens de Salut, mais aussi un thaumaturge. Pour lui, sa fonction est personnalisée et personnifiée .Il met en scène des qualités d’ascèse en considérant sa fonction, comme mission divine issue du don de Dieu.

Mais croit-il, lui –même, en sa fonction divine ?

Le récit des bagages permet de donner une réponse. Lors de la réception de nos bagages, seuls les bidons de 5 litres de Zam Zam ne sont pas parvenus. 10 jours après le retour en France il me répond : " Chez moi c’est pas grave pour les bidons, c’est le moins important . L’essentiel c’est que vous ayez récupéré les autres biens plus coûteux ".

Ainsi le Tawaf ne croit pas aux propriétés de cette eau car il dévalorise les cadeaux de Zam Zam que les Pèlerins offrent à leur visiteur au retour de leur Pèlerinage. Ne croyant pas à la dimension mystique de cette outil, il ne croit pas , par conséquent, aux propriétés magiques de leur «  utilisateur – distributeur », c’est à dire la fonction de Tawaf.

Malgré la prise de conscience de son incompétence mystique il continue à se mettre en scène et à distribuer des biens de Salut aux Pèlerins qui consomment passivement.

Extrait du journal : " A plusieurs reprises, il refuse de transporter les Pèlerins malades chez le médecin et à l’hôpital car il avance l’idée que la souffrance est bienfaitrice pour la spiritualité dans ce bas monde(Dounia) et elle est bénéfique dans l’eau delà (Akhira) ".

Je lui demande cependant de visiter un médecin pour la deuxième fois. La première fois j’étais malade, mais cette fois je m’amuse. Il ne peut pas me le refuser car il connaît mon statut de chercheuse qu’il peine d’ailleurs à comprendre. Pour lui, ma fonction se situe entre une journaliste, une avocate, une diplomate, une théologienne.

En m’accompagnant, il ose rester durant la visite du médecin, c’est parfait puisque c’est ce que j’attends. Il dit que je tombe souvent malade « car Dieu m’éprouve puisqu’Il me veut ». Ensuite il se contredit, disant que ceux qui ne guérissent pas c’est la réception du châtiment de Dieu.

Ensuite, il préconise, tel un médecin, un ensemble de produits pharmaceutiques, des plantes médicinales de propriétés surnaturelles qu’il aurait essayé dans sa famille.

Extrait du journal : " Plusieurs produits sont vendues dans des pharmacies non officielles ou par des marchands ambulants.

D’abord il y a des plantes contre l’alcoolisme, l’asthme, le rhumatisme. Mais aussi des liquides dans le domaines de l’activité sexuelle et de la reproduction, il s’agit de lutter contre la frénésie de la masturbation et en même temps d’encourager le coït anal afin de favoriser la sécrétion d’une concentration forte en spermatozoïdes chez l’homme. La stimulation des désirs et de l’activité sexuelle en générale serait augmentée par un mélange d’épices asiatiques diverses, ajoutées à l’ail et au cumin.

Contre l’adultère et la fornication, des femmes exportent un échantillon de viande de mouton, qu’ils ont sacrifiés depuis l’Arabie Saoudite jusqu’en France.

La demande et les produits sont perçus comme une extase nécessaire devenant une substance issue de la souffrance provoquée, mais aussi interprétée comme un mal nécessaire par les Tawaf.

CONCLUSION :

Au cours de cette étude, il a été déterminent d’avoir à l’esprit cette distinction entre le sacrifice islamique ou de l’Islam et le sacrifice musulman. Le sens et la récompense du sacrifice islamique seraient divins et le cheminement intérieur demeurerait intime entre le pèlerin et le Divin.

Cependant , au cours du pèlerinage à la Mecque, il est très fréquent que les guides issus des agences de voyage en France imposent arbitrairement une grille de lecture traditionnelle et quasiment suicidaire des étapes du pèlerinage et une interprétation héroïque du statut du mort, au profit de l’obéissance aux guides, et au détriment de la violence symbolique ressentie quotidiennement par la majorité des pèlerins de France.

Les causes de la dénonciation collective des conditions de pérégrination à la Mecque étaient de nature principalement matérielles, sanitaires, économiques et financières.

Mais les libertés spirituelles ne doivent pas faire exception dans un rite aussi essentiel que le pèlerinage, car c’est particulièrement l’essence de l’homme qui est redécouverte.

Aujourd’hui ,les sujets de droits, en tant que citoyens musulmans de France, revendiquent l’autonomisation de leurs pratiques mais aussi de leur pensée.

Ce n’est pas parce que le pèlerinage est une renaissance pour le pèlerin que les agents doivent abuser de leur innocence en permanence.



[1] Bindé ,Jérome,Ou sont les valeurs ?, Paris, Albin Michel, 2004

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Doctorante en Sciences Politiques EHESS

Thèse « Politisation du Pèlerinage à La Mecque, sous la Direction d’Olivier Roy

Enseignante en Sciences Economiques Sociales et Juridiques

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