Le Dubaïgate, ou l’art de botter en touche d’Israël

Nier tout en bloc, que ce soit les accusations fondées de crimes de guerre à Gaza ou dernièrement le meurt

mardi 23 février 2010

Nier tout en bloc, que ce soit les accusations fondées de crimes de guerre à Gaza ou dernièrement le meurtre à Dubaï de Mahmoud Al-Mabhouh, l’un des cadres du Hamas, est bien la marque de fabrique du gouvernement israélien. Pas de doute là-dessus !

Il faut dire aussi que la bienveillante indulgence internationale qui trouve constamment à exonérer l’Etat juif des lourdes charges qui mettraient d’office n’importe quel autre pays au ban des Nations, est le meilleur des stimuli, l’encourageant à user et abuser de sa parfaite maîtrise de l’esquive.

Loin de faire des vagues, l’Union Européenne a évité bien consciencieusement de pointer un doigt accusateur sur Israël dans cet assassinat d’un des membres fondateurs de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, véritable torpille dans un processus de pacification qui n’en finit plus de s’enliser.

Plaidant non coupable, l’ultra sioniste ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, telle une blanche colombe, a protesté contre l’absence de preuves tangibles, alors que les autorités émiraties ont identifié un commando de dix hommes et une femme, décelant clairement la main experte du Mossad, les services secrets israéliens, derrière ce qui est devenu le Dubaïgate.

Reçu lundi à Paris, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a renouvelé sa confiance au gouvernement de Dubaï pour faire toute la lumière sur un événement " douleureux et difficile », qui a tout du sabordage commandité de la paix.

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