Samedi 11 février 2012

Coran et philosophie

"Qu’est-ce que le Coran ? ", " Que recouvre-t-il ?", " Quels sont ses principaux enseignements ?" "D’où vient-il ?" Quels fantasmes a-t-il fait naître en Occident ?" Autant de grandes questions, d’une actualité brûlante, abordées par le magazine Philosophie, à travers un intéressant hors-série sur le sujet. Rédacteur en chef de ce mensuel philosophique, Sven Ortoli explique, dans un entretien accordé à Oumma.com, ce qui a motivé le traitement de cette thématique.

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"Qu’est-ce que le Coran ? ", " Que recouvre-t-il ?", " Quels sont ses principaux enseignements ?" "D’où vient-il ?" Quels fantasmes a-t-il fait naître en Occident ?" Autant de grandes questions, d’une actualité brûlante, abordées par le magazine Philosophie, à travers un intéressant hors-série sur le sujet. Rédacteur en chef de ce mensuel philosophique, Sven Ortoli explique, dans un entretien accordé à Oumma.com, ce qui a motivé le traitement de cette thématique.

Le magazine Philosophie dont vous êtes le rédacteur en chef a publié un hors-série sur le Coran. Quelles sont les raisons de choix éditorial ?

Ce numéro fait partie d’une série (de trois) consacrée aux monothéismes. L’intention générale étant d’aller voir, ou plutôt d’aller lire ce que des philosophes, croyants ou non, avaient et ont à dire sur des textes fondateurs de ce que nous sommes. Après l’Ancien et le Nouveau Testament, il était donc naturel de parvenir au Coran ; j’ajouterais que, dans ce dernier cas, il y avait aussi le sentiment que nous participerions ainsi, aussi modestement soit-il, à une entreprise de reconnaissance, dans tous les sens du terme, de penseurs souvent ignorés en France.

La traduction des versets coraniques que vous proposez repose uniquement sur celle de Jacques Berque. Pourquoi ce choix ?

Il y a bien sur d’autres traductions certainement aussi honorables que celle de Berque, mais il nous a semblé qu’il ne fallait pas en utiliser plusieurs, sans quoi on orientait ce numéro vers quelque chose de plus philologique que philosophique, avec des comparatifs, des questions et des querelles de sens. Quant au choix de Berque, plutôt que Kazimirski, Chebel ou Blachère, disons qu’il résulte du style même de Berque, plus proche, disent les spécialistes, de la poésie originelle du texte. Choix discutable comme il se doit.


Dans ce hors-série, vous donnez la parole à d’éminents intellectuels musulmans. Il n’y a en revanche aucun religieux musulman.

Il s’agit bien d’un numéro de philosophie ; par conséquent, les théologiens sont exclus du champ sauf bien sûr lorsqu’ils écrivent en philosophes. La nuance est importante. Mais comme vous le soulignez, et c’est à mon sens la grande vertu de ce numéro, nous donnons la parole à d’éminents intellectuels musulmans : plus justement, nous offrons à nos lecteurs la possibilité d’aller à la rencontre de penseurs exceptionnels et, pour toutes sortes de raisons, inconnus d’eux.

Vous consacrez une partie de ce numéro aux fantasmes des occidentaux sur le Coran en publiant des analyses de philosophes depuis la fin de l’Ancien Régime. Quels enseignements pouvez-vous en tirer ?

Pour le dire vite, j’en tire deux leçons : primo, et à ma grande surprise, les intellectuels occidentaux depuis les Lumières se sont révélés beaucoup plus curieux et beaucoup plus admiratifs du Coran que ce que j’imaginais de prime abord. Bien sûr il y a des rejets très forts, mais qui pèsent moins, à mon sens, que les commentaires laudateurs et ciselés d’un Quinet ou d’un Carlyle. Deuxio, cela m’a fait comprendre que tout un pan de ce que j’estime être le terreau de ma culture, était présent sans que je le sache, en creux, en négatif si vous voulez, mais bien présent.


Votre hors-série aborde le sujet de la raison en islam. Quel rapport justement le Coran entretient-il avec le concept de raison ?

Selon le philosophe marocain Abdou Filali-Ansary, la descente du Coran marque l’avènement de la raison puisque Dieu, ayant transmis tout ce qu’il avait à dire, laisse alors les hommes libres d’agir. Averroes, avant lui, affirmait que le Coran n’interdit pas de philosopher puisque la Révélation est vérité et que la vérité passe par l’exercice de la raison. Je pourrais en citer d’autres et non des moindres pour signifier une chose très simple : la lecture du Coran qui est la leur nous invite à cet exercice ô combien difficile : penser par soi-même. C’est un joli éclairage du rapport entre Coran et raison !

La dernière partie de votre dossier sur le Coran revient sur la question particulièrement sensible des origines du Coran ? Peut-on aborder une telle question tout en respectant la foi musulmane ?

Bien sûr, il me semble que l’on peut aborder n’importe quel texte sacré, et en particulier la question de ses origines, avec un regard de philosophe : en ce qui concerne le Coran, il y a évidemment la question Crée /Incrée qui trace une ligne de partage, une fracture si vous voulez, entre ceux qui pensent que le texte a une histoire et ceux qui le voient comme un recueil aussi indiscutable qu’intouchable.

Pour répondre précisément à votre question, je pense que dans un numéro comme celui que nous avons réalisé, la question du respect de la foi, musulmane en l’occurrence, se situe dans l’intention générale : il s’agissait pour nous d’inviter le lecteur, croyant ou non, à venir à la rencontre d’intelligences nouvelles. De le confronter à des interrogations dont il n’a pas forcément l’habitude. Pour ma part, je crois que le manque de respect résiderait dans une sorte de gommage des aspérités qui reviendrait à une infantilisation du lecteur.


Parmi les nombreux entretiens de ce numéro, vous posez une question au philosophe Rémy Brague : Peut-on philosopher à partir du Coran ? Pensez-vous justement que l’on peut avoir une approche philosophique d’un texte religieux ?

Brague répond très justement, et avec une pincée d’ironie, que cela dépend du philosophe.. Mais je pourrais citer tout autant le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne qui nous explique que le Coran est un livre ouvert en matière de décisions métaphysiques... Autrement dit qu’il laisse la porte ouverte aux interprétations... et à la philosophie

Propos recueillis par la rédaction

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Commentaires

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l’Imam Ghazali, surnommé la "preuve de l’Islam", a, en son temps, combattu les philosophes en dénonçant les dangers d’une approche philosophique du Texte céleste. Certains d’entre eux se sont perdu dans les dédales d’interprétations et de suggestions fondées exclusivement sur la raison, sans jamais que la profondeur de la Parole divine n’éffleure l’entendement de leur coeur.
Le Coran est une invitation à cheminer vers Dieu, à être candidat à la réalisation de Son dessein sur terre. Les questionnements sur le pourquoi de tel commandement, sur les origines du Coran, etc. sont en soi des dérives qui témoignent d’une approche des textes fondée sur l’intellect. Le Coran est tout d’abord un appel à l’éveil des coeurs, à vivre l’expérience d’une spiritualité vraie, à interioriser la Lumière incréee de la Parole du Créateur que ne peut pénétrer seul l’esprit.

L’auteur parle de "traduction" du Coran, alors qu’en réalité nous disposons d’interprétations des versets du Coran sujettes à la compréhension

L’auteur cite d’ailleurs les "traducteurs" de figures de l’orientalisme(Berque, Blachère, Kazimirski) qui avait pour ambition première de présenter un visage obscure et dénaturé de l’Islam en Occident (cf notamment l’interprétation erroné du Coran de Kazimirski et son introduction mensongère à plusieurs égards).

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Bonjour,

J’ai beaucoup aimé la philosophie parce qu’elle permet de poser les vrais questions, les bonnes, celles qui cherchent à répondre à des problèmes permanents.

J’aime la lumière qui se dégage du Saint Coran, qui va droit au coeur, qui illumine la raison, qui bouscule toutes les croyances stéréotypées, qui défit la raison le sentiment et le sens.

Tous les hommes de réligions, les bons croyants sont des philosophes si la définition de la philosophie commme le dit Maurice Merleau-Ponty :" Le philosophe est l’homme qui s’éveille et qui parle".

Quant l’Ange Gabriel a secoué le Prohpéte Mohammed "Salla allahou aleyhi we sellem", en lui adressant la plus noble injonction, "Lis !" "Lis !", celà a fait un déclic, une lumière, le Prophété SLAWS faisait son reveil, et il commença alors à parler, à transmettre le message, qui guide, qui oriente, qui rappel.

J’ai lu beaucoup de choses, d’ouvrage de toute natures, mais quant vous plongez dans le Coran, n’importe quel verset,vous touchez à l’éternité, à la vérité immuable, seuls peut être votre raison et nos sens par le fait des habitudes acquises nous empêchent de toucher la pleine vérité.

Je pense donc, que le Saint Coran n’est ni opposé, ni incompatible avec la science, la philosophie, ou un quelconque savoir ou mode de raisonner,par ce qu’il invite à l’exercie de la raison, parce qu’il appel l’être humain à s’interroger à chaque instant. Parce que ce message délivré depuis plus de 14 siécle, chaque fois que vous le lisez vous donne l’impression d’avoir été délivré aujourd’hui même.

Parce que ...

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A l’origine, la philosophie signifie la recherche de la sagesse.

Socrate la définit comme étant la recherche, par la raison, de la vérité des choses conduisant au bonheur, ce qui est en apparence une science favorable.

Or, en réalité, la philosophie consiste à manier la science de la parole et à faire de la raison le juge dans la compréhension des croyances, comme les notions de divinité (Attributs d’Allah…), de prophétie, de l’invisible ainsi que d’autres questions encore.

Tout cela a conduit les philosophes à un détournement dangereux dans la compréhension des questions liées à la foi, au point de dire que le monde est ancien et non créé par Allah. De plus, ils nient le Jour du Jugement, la résurrection et la rétribution.

Un groupe de philosophes, dits musulmans, a été influencé par ces pensées, dont Ibn Sina, Al-Farabi et d’autres.

C’est pourquoi, nos pieux prédécesseurs avaient mis en garde contre le fait d’approfondir l’étude de la philosophie et de la science de la parole.

En réalité, il est interdit d’étudier la philosophie, sauf si le but est de dévoiler l’égarement des philosophes et cela avec beaucoup de méfiance et de précaution, après avoir entièrement assimilé toutes les sciences islamiques et les croyances justes. Et même dans ce cas, il est préférable de s’en éloigner.

L’imam Ibn Al-Arabi le Malékite a eu ce commentaire très célèbre à propos de Al-Ghazali : « Notre Cheikh, Hamed Al-Ghazali a avalé tous les philosophes, mais lorsqu’il a voulu les vomir, il n’a pas pu. »

La philosophie, par son influence, laisse des traces négatives comme c’est le cas avec Al-Ghazali, qui avait une connaissance approfondie des différents types de sciences et était très intelligent. Qu’adviendrait-il alors des gens ordinaires ?

Quant à la "pensée" dans la langue Arabe, elle signifie la délibération de certaines idées à propos d’un sujet, comme l’a démontré Ibn Mandhour.

La pensée est le résultat de la recherche et cette pensée doit être régie par la Charia-législation islamique- pour qu’elle soit islamique, sinon elle est en contradiction avec l’Islam.

En conclusion, nous pouvons définir la pensée islamique de la manière suivante : il s’agit d’un ensemble de sciences et de connaissances fondées sur des principes et des bases islamiques ou le résultat d’une réflexion islamique basée sur les normes et limites islamiques.

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Talib raconte n’importe quoi, la philosophie est totalement compatible avec la foi et le Coran. Tariq Ramadan qui se revendique philosophe est donc pour toi illégitime.

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J’ai acheté ce numéro que je recommande, il est lumineux pa la qualité des auteurs.

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La philosphie appartient également à la tradition muuslmane. Le grand philosophe Al Farabi en est la parfaite illustration : Loin d’être un obscur philosophe médiéval, Al-Farabi fut appelé le "Second Maître" par Averroès (Ibn Roschd) et Maïmonide, le "Premier Maître" n’étant autre qu’Aristote, qui, aux yeux d’Averroès, passe pour avoir établi définitivement la gloire de la philosophie. Al-Farabi est l’un des premiers à étudier, à commenter et à répandre parmi les musulmans la connaissance d’Aristote.

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le coran un texte de rappel ,un livre qui philosophe du coter de vaincre sur la raison alors que la philosophie a l’habitude de défendre des théses qui sont pas fondés . tous les parraboles du coran ont leur justification sur terre visble ou cachée. ce que le musulman lui doit garder pour durcir sa foi c’est de prendre ce livre comme l’enseignement d’un maitre qui utilise des batonnets qui n’ont aucun sens pour faire comprendre son eleve . et sagissant du coran la reussite de sette enseignement a une suite apres sa mort . lisez le c bien mais aussi esseyer de comprendre c’est le plus important

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Vive le Coran et vive la philosphie. Il nous faut des philosophes pour lire le Coran. Le Coran ne se reduit pas à une lecture juridique.

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Les sources de la philosophie islamique proviennent de l’islam en lui-même (Coran et Sunna) ainsi que de la philosophie grecque, iranienne pré-islamique et indienne.

C’est en cherchant à affiner la doctrine de l’islam et à interpréter correctement les hadith, tout en extrapolant sur les questions religieuses qui n’avaient pas été explicitement tranchées dans le Coran qu’avec la méthode de l’ijtihad s’ouvrent les premiers débats philosophiques et théologiques en Islam, notamment entre les partisans du libre arbitre ou Qadar (de l’arabe : qadara, qui a le pouvoir), et les djabarites (de djabar force, contrainte), partisans du fatalisme.

La théologie en islam doit répondre à des interrogations concernant la théodicée, l’eschatologie, l’anthropologie, la théologie négative et de religion comparée.

* La philosophie hellénistique de l’islam (falsafa)
* La théologie dialectique (kalâm)
* Le soufisme, théorie ésotérique de l’islam.
* Les écoles littéralistes (Atharisme comme pour le madhhab Hanbalisme)

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Le mot le plus proche qui est utilisé dans les textes islamiques principaux (le Coran et la Sunna) désignant « la philosophie » est « sagesse », c’est pourquoi beaucoup de philosophes musulmans utilisent le mot « sagesse » comme synonyme du mot « philosophie », qui pénétra la pensée arabe islamique comme arabisation du mot grec « philosophy ». Et bien que dans la civilisation islamique, le mot « philosophy » resta attaché aux notions de la philosophie grecque occidentale, quand on essaye de parler de philosophie islamique en notion générale comme concept cosmique et recherche dans la nature de la vie, il faut y renfermer les autres écoles ayant d’autres noms ; surtout : kalâm, fiqh, les sciences du langage. (Revoir : prologue dans l’histoire de la philosophie islamique, Moustafa Abd el Razik)

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Bien sûr que la philosophie s’inscrit dans la tradition muuslmane. Il est heureux que le Philosophie Magazine le rapelle. Quant à ceuw qui nient la philosophie et son apport dans la culture musulmane, qu’ils relisent l’histoire de l’islam.

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Merci Talib. Grâce à toi, je viens de comprendre pourquoi il y a si peu de Prix Nobel en Islam. Et moi qui pensais que Dieu aimait les savants et les chercheurs...

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@ kamel : Tarik Ramadan n’est pas illégitime , il est tout simplement un musulman comme tout un chacun ! mais dont la philosophie lui fait dire des fois des choses contradictoires ! et à cause de ses contradictions qu’il nuit des fois à l’islam et aux musulmans , contrairement à son sage grand frère Hani Ramadan !

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Talib raconte en effet vraiment n’importe quoi. Il a fait de l’Islam une recette qu’il suffit d’appliquer. Si Dieu a doté l’homme d’une intelligence, c’est en effet pour s’en servir. La raison est une des dimension de la foi. La raison n’est en rien incompatible avec la foi. La philosophie est donc une discipline à laquelle les musulmans doivent s’interesser comme pour toutes les disciplines.

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Le jugement sur la philosophie dépend de la signification du terme, étant donné que l’on pourrait penser que c’est la philosophie grecque et qui considère la raison comme étant la source de toute chose et le juge sur toute chose. Et la philosophie est un terme grec qui signifie [qui aime la sagesse] ; et il se peut que l’on pense que la philosophie est ce que certains philosophes qui s’affilient à l’Islam ont adopté, comme Ibn Sinaa et Al-Faaraabi, et leur tentative de concilier la philosophie grecque à la révélation qui est descendue sur Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue), et le résultat de cette conciliation fut la négation de la résurrection des corps, le fait de nier qu’Allah ait créé le monde, et le fait de nier qu’Allah connaisse les détails [les particularités] de toute chose, et d’autres choses qui contredisent ce qui est claire dans le Coran dans des centaines de textes ; Ibn Sinaa a accusé les prophètes de menteurs et de tromper les gens ; et Al-Faaraabi a préféré les philosophes aux prophètes et il a dit qu’ils ont plus de science que les prophètes. Donc, le terme de "la philosophie" est opposé à la législation islamique et est différent d’elle ; et il est possible que le terme "la philosophie" soit employé pour désigner les sciences humaines et l’utilisation de la raison [du cerveau] dans les sciences ; et l’Islam exhorte à utiliser la raison dans tout ce qui est l’intérêt de l’homme, comme le peuplement de l’univers et l’effort [le travail] sur la terre, ainsi que réfléchir aux signes d’Allah (qu’Il soit exalté) dans l’univers et en soi-même, et méditer sur le Livre d’Allah (qu’Il soit exalté) afin d’augmenter la foi et la conviction.

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Donc, si la philosophie est l’étude des sciences humaines et que cela ne s’oppose pas à la révélation divine, ceci est alors ordonné ; et de nombreux versets coraniques exhortent à l’utilisation de la raison, à la méditation et à la réflexion : êtes-vous donc dépourvus de raison ?  ; Peut-être se rappelleront-ils ?  ; Ne méditent-ils donc pas.

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Désespéré ! Je suis désespéré... Il y a eu - il y a - d’immenses penseurs, savants, artistes, chercheurs en Islam. Par quelle déroute de l’esprit devrions-nous ignorer les trésors d’art, de sciences, de philosophie, de pensée qu’ils ont légués. Cette manne n’est pas à nous, elle appartient à toute l’Humanité. J’avais un professeur qui nous répétait : " Tout ce qui est beau et bon m’appartient ! Et à vous aussi, les enfants !"

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Les musulmans ont besoin de philosophes. On ne peut laiiser que le Coran soit lu par des religieux et autres juristes qui risquent d’amputer la foi en Dieu de sa quête de sens. La philosophie donne à la foi une profondeur que ne donnent pas les religieux et juristes qui ont une vision pratique et terre à terre du rapport à Dieu.

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@Talib :

La définition la plus exacte de la philosophie est : discipline qui pose la question "qu’est ce que ... ?". Par exemple qu’est ce que le beau, qu’est ce que la liberté, qu’est ce que je peux connaitre etc. La philosophie est la mère de toutes les sciences, sans philosophie des pans entiers de la science n’existeraient pas comme toutes les logiques par exemple.

"En réalité, il est interdit d’étudier la philosophie"

C’est parce que beaucoup de musulmans pensent comme toi que les sociétés majoritairement musulmanes sont plongées dans l’obscurantisme et souffrent d’un grave retard scientifique.

@Lecteur assidu

"Merci Talib. Grâce à toi, je viens de comprendre pourquoi il y a si peu de Prix Nobel en Islam."

Les musulmans vivent depuis deux siècles ce que l’Europe médiévale a connu : les religieux ont tué l’esprit critique et étouffé la raison.

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@ l’anonyme ! tu confonds le mot QADARA et AL-QADAR . QADARA veut dire , pouvoir ; avoir la force de... ; être à la hauteur de... ; capable de... ! par contre AL-QADAR ( qadaro-Allah ) c’est quand Allah a décréter , fixer quelque chose à quelqu’un par un arrêt immuable ! Tu vois que la lange arabe est beaucoup plus riche et complexe que ça ! C’est pour cela quand on lit le CORAN en arabe la dimension et la profondeur du texte est tellement sublime , qu’on ne peut être que dans la sensation de la présence divine , c’est ce qui manque malheureusement au non arabophone ! Mais cela n’empêche qu’on peut le comprendre dans une autre langue si la traduction est de qualité ! j’ emploies le mot qualité et non parfaite . La traduction du Coran ne sera jamais parfaite , car beaucoup de mot sont intraduisibles !

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"L’accord entre la religion et la philosophie" d’Ibn Rochd, une source intarissable de réflexion sur le sujet, pour qui n’a pas sommeil..

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Points de méthode : deux points de méthode, avant toute discussion sur le sujet.

1) les termes de "philosophie", "philosophe" etc., ont évolué, de telle sorte que l’on ne peut faire de parallèle entre périodes aussi distantes que celle de l’antiquité grecque et celle d’un personnage aussi considérables que Ibn Sinna. Cette difficulté a été traitée en long et en large par H. Corbin, auquel il convient de renvoyer tout esprit curieux en la matière.

2) de nos jours, la notion n’a plus aucun sens, qui voit affubler du qualificatif de "philosophe", des personnages à peine dignes de tréteaux de foire.

Mon opinion est qu’il ne faut s’aventurer sur cette question qu’avec la plus grande circonspection, et que même il s’agit d’une entreprise vouée à un échec certain. La phrase d’Ibn Arabi rapportée en commentaire par "Talib", montre bien toute la difficulté, voire le danger à philosopher sur le Coran.

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Assalamo aleïkoum !!!

La vraie philosophie est à travers toute "La Création"...Le Coran dans ses écrits révélés....ne fait que confirmé l’ Universalité de la philosophie de "Sa Création".....

Dans la simplicité de l’observation, de la méditation et en toute humilité, (sans rentrée dans des grands débats intellos ou religieux, car il n’est pas donné à nous tous la possibilité de comprendre l’authenticité de ces écrits révélés), nous amène vers la Rationalité de cette Valeur Philosophique......

Il faut se donner le temps "Au Temps"... au-delà des croyances, et des rituels...pour la compréhension de La Foi...de cette Philosophie...

wassalam !!!

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Même ceux qui refusent de philosopher doivent philosopher pour étayer leurs arguments et expliquer pourquoi ils sont contre la philosophie.
C’est un peu comme la politique ; ceux qui rechignent à faire de la politique ne se rendent même pas compte qu’ils font déjà de la politique dès l’instant où ils estiment par exemple que le ticket de bus est cher...
De toutes les façons, je crois que l’homme en tant qu’être sociable a autant besoin de philosopher que de faire de la politique ; il ne faut donc pas avoir peur des mots.

Si les premiers philosophes connus étaient Grecs, il n’en demeure pas moins que chaque être humain est un philosophe qui s’ignore. C’est peut-être parce que la philosophie ne faisait pas parti du “terroir islamique” qu’il y eut un réflexe de rejet pour certains musulmans, habitués qu’ils étaient à exporter le savoir et non à l’importer. Un musulman fort est mieux qu’un musulman faible, n’est-ce pas. Il ne s’agit pas pour tout un chacun de devenir impérativement philosophe mais simplement d’avoir un minimum de connaissance permettant l’échange, le reste est affaire de spécialistes. Exactement comme en politique, tout le monde n’est pas premier ministre...

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@djamel, vous énoncez un curieux sophisme

« Même ceux qui refusent de philosopher doivent philosopher pour étayer leurs arguments et expliquer pourquoi ils sont contre la philosophie »

je suppose que vous pensiez à Ghazali, à propos duquel Ibn ’Arabi aurait déclaré qu’il

« a avalé tous les philosophes, mais lorsqu’il a voulu les vomir, il n’a pas pu »

comme il était rapporté ici par "Talib" dans un commentaire intégralement copié-collé du site islamweb.net, et dont je voudrais bien que l’on indique la source (je veux dire la source de ce trait d’humour et d’humeur d’Ibn ’Arabi).

Eh non, djamel, il n’est pas besoin de philosopher pour ne pas philosopher. C’est tout simple. Il y a d’autres voies d’approche pour aborder le Coran, et la voie royale est celle du coeur.

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A Waglioni,

Pourquoi ne pas positiver et voir autre chose qu’un sophisme ? Car derrière ce mot qui se définit par une volonté de tromper, cela ne laisse aucune chance à la bonne foi que je peux très bien avoir. J’admets qu’il y a un paradoxe dans mon énoncé sur la philosophie (mais aussi sur la politique) mais de là à conclure que parce qu’il y a paradoxe, il se cacherait nécessairement un sophisme, je pense que c’est un peu aléatoire comme démarche.

Je n’ai pas pensé à Ghazali ou a Ibn Arabi et je suppose que ce dernier est incapable de tenir un tel langage de caniveau et c’est mon point de vue. Mais si certains veulent une caution morale pour se donner raison, il est clair qu’Ibn Arabi serait l’homme qu’il faut pour cette tâche...

Enfin je ne vois pas en quoi j’ai préconisé qu’il faille philosopher pour aborder le Coran. Ma conviction profonde est qu’il faut des spécialistes dotés de toutes les sciences traditionnellement connues pour l’exégèse et qu’une connaissance philosophique supplémentaire serait un atout non négligeable ne serait-ce que pour répondre aux nombreux philosophes et autres intellectuels qui ignorent les outils d’interprétation propres au terroir islamique. Il y a plusieurs niveaux d’interprétation et de compréhension du Coran, c’est cela le miracle et je pense que toute personne trouvera ce qu’elle cherche.

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Djamel, sur le fond vous avez raison, mais votre formulation était bien paradoxale. Merci aussi de partager ma perplexité devant la "citation" donnée par le dénommé "Talib" dans un commentaire qui, comme on peut s’en persuader facilement, est intégralement copié-collé du site islamweb.net. En effet, je ne connaissais pas que Ibn ’Arabi se soit jamais exprimé de la sorte. Il serait bon que "Talib" fournisse une explication sur son usage du forum, car on ne peut en rester sur cette désagréable impression.

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@ Djamel (suite), je ne partage pas votre compréhension du qualificaitf "sophisme". Pour moi, il ne suggère pas nécessairement une volonté de tromperie, il traduit une tromperie, ce qui n’est pas la même chose. C’est une facilité rhétorique, une paresse de l’esprit et de la langue mais sans volonté propre. En d’autres mots, ce n’est pas tromper que de se tromper (formule qui, à mon tour, m’a tout l’air d’un autre sophisme, comme si le sujet-même du sophisme inclinait irrémédiablement à tomber dans ce travers...).

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@ Mon frère Talib

Sans aller aussi loin que d’autres soufis, nul doute qu’Ibn Arabi a fait des affirmations qui sont contraires à une position islamique qui se veut strictement orthodoxe, littéraliste et exotérique.

Et surtout, concernant la question de la philosophie, si vous avez lu un livre ou texte d’Ibn Arabi, il est incontestable que ses ouvrages constituent de la philosophie.

Peut-être pas de la philosophie strictement conceptuelle dans la veine de la tradition gréco-romaine mais de la philosophie néanmoins.

Pour un littéraliste qui se veut orthodoxe, votre appel à Ibn Arabi, parait, sauf mes respects, somme toute contradictoire...

D’autre part, je pense que votre évocation de Ghazali (que j’admire beaucoup) est assez mal avisée car il n’est pas si sûr qu’il ait gagné sa bataille intellectuelle avec Sa Réfutation des philosophes contre Ibn Rochd.

En effet, si Ghazali avait raison de condamner un certain type d’activité philosophique et certains philosphes qui tendaient à élever l’ego et l’orgueil de l’être humain et à nier le Créateur en augmentant au final l’ignorance et en égarant les croyants et les humains sur des voies sans issues, ce n’est pas toute philosophie qui est condamnable et qui mène à des culs-de-sacs, au contraire.

@ un lecteur assidu

Je partage votre consternation à l’opinion de notre frère Talib à l’effet qu’il serait interdit de philosopher.

Néanmoins, je n’utiliserai pas comme vous le faites le prix Nobel de paix comme argument.

Il n’y a pas grands honneurs à gagner un prix gagné par un grand nombre de criminels de guerre, de criminels contre l’humanité et de personne à la moralité douteuse comme Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Henry Kissinger, Menahem Begin, Frederik Declek, Shimon Peres, Elie Wiesel, Barack Obama, etc.

Yasser Arafat et Yunus Muhammad sont à ma connaissance les deux seuls musulmans à l’avoir gagner mais cela n’a rien à voir avec l’attitude des Musulmans mais aux opinions politique de quelques personnes qui ne représentent qu’une organisation particulière.

Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant.

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Convient-il de rappeler la définition du concept de philosophie comme l’art de poser des questions auxquelles l’être humain a les moyens de répondre.
Encore faut-il préciser les limites de la connaissance de l’être humain.

La philosophie ne s’abrite pas sous des références. Elle demande à chacun de penser par soi-même. Un croyant peut aussi faire des erreurs.

Le rapport du Coran et de la philosophie est délicat car des lecteurs du Coran prétendent connaître la Parole de Dieu alors que les philosophes ont conscience de leur ignorance.

La voie médiane est possible si le lecteur a le souci de la cohérence interne du Texte et si les théologiens prévoient qu’ils peuvent se tromper.

Je pense qu’une lecture croyante du Coran a de bonnes chances d’être plus en accord avec Son énonciateur divin, il n’en reste pas moins que l’idée que se font de Dieu des croyants n’a rien de convenable !

Des athées, partant d’axiomes indémontrables rationnellement, sont plus capables de saisir la cohérence du Texte sacré qui distingue la Parole de Dieu et celle des hommes.

Je pense à un article du Dr Al-Ajamî, un croyant qui a contesté en 2008 une fatwa diabolique sur la pédophilie. Le Coran n’est pas un texte juridique, les lois évoluent, certes sous la direction de Dieu. Ceux qui voudraient s’arrêter à un moment de son évolution, se donnent des bonnes raisons mais ils se trompent.

La difficulté est bien de leur montrer leur erreur qui ne dépend pas du Texte sacré qui expose l’évolution du fait au droit mais de ses interprêtes qui confondent précisément les faits et le droit.

Aysha ne s’est pas plainte de pédophilie mais de la polygamie dont elle a souffert.

La pédophilie, source de prostitution et de cruauté est certes à réprimer mais en toute justice tout comme le droit discrétionnaire des pères de famille et la polygamie injuste, simplement pour mettre en évidence la supériorité du mâle...

Il est certes difficile de juger un autre homme et surtout de le condamner mais nous avons les moyens d’apprécier des pratiques sociales à réformer ?

L’homme qui fait usage de sa raison et qui lit le Coran voit bien qu’il n’interdit ni la justice ni la réforme de religions instituées.

Cordialement.
Liliane Bénard

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Puis-je ajouter pour Taleb que le philosophe qui s’interrogerait sur la création, la résurrection, l’enfer et le paradis, des concepts spécifiquement religieux, dépasserait ses limites. Dieu ne dit-il pas dans le Coran que l’homme n’en peut avoir de connaissances ?

La conscience d’une existence est différente de la connaissance. C’est vrai en particulier pour l’homme vis-à-vis de Dieu.

Un exemple facile me vient à l’esprit : je sais que Taleb existe mais je ne le connais pas plus que la plupart des êtres humains...

Le philosophe qui s’interroge sur les religions doit faire usage de moyens accessibles à tous : des Textes, leurs interprétations, des pratiques observables. Il peut observer des différences entre les Textes et leurs applications.

Le philosophe n’est ni un théologien, ni un juriste, ni un scientifique mais il est invité à réfléchir sur ces disciplines et leurs finalités.

Cordialement.
Liliane Bénard

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@Karim Bey,

« si vous avez lu un livre ou texte d’Ibn Arabi, il est incontestable que ses ouvrages constituent de la philosophie »

je suis désolé de vous dire que cette affirmation ne peut être soutenue. Peut-être peut-on dire que si Ibn ’Arabi n’abandonne jamais sa faculté de raison, son oeuvre est inscrite dans un registre tout autre que celui de la philosophie. Il trace et repère la Voie du coeur, en fait la description la plus fouillée, la plus vivante, la plus vécue, la plus savante. Et bien sûr il s’affranchit de toute contrainte dogmatique pour utiliser le seule discipline du retour à la source. Je ne comprendrai jamais que l’on puisse faire le moindre reproche à cette démarche, même si je vois bien bien qu’elle dérange les esprits encartés.

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A propos d’esprits encartés (suite), je voudrais émettre une protestation contre les insuffisance de la nécro du cheikh Tantawi publiée dans ce site. Omettre de dire qu’il a osé approuver la construction d’un mur souterrain métallique pour mieux enfermer les habitants de Gaza, était une erreur. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, dire la vérité : sous le cheikh Tantawi, le "Conseil Suprême des Affaires Islamiques d’al-Azhar", malgré ou à cause de la pompe de son intitulé, est devenu une bien pauvre chose.

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à Karim B., Montréal

" Néanmoins, je n’utiliserai pas comme vous le faites le prix Nobel de paix comme argument ".

Vous avez raison. Mais je ne pensais pas aux Prix Nobel de la Paix ou d’Economie. Je pensais plutôt aux Prix Nobel de sciences "dures", Physique, Chimie, Médecine... Toujours bien réfléchir avant d’écrire. Merci de me le rappeler.

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Mille excuses et explications. J’ai écrit un peu rapidement :

« je ne connaissais pas que Ibn ’Arabi se soit jamais exprimé de la sorte. Il serait bon que "Talib" fournisse une explication sur son usage du forum »

sans plus y penser. J’attends toujours une explication de l’usage du copié-collé intégral de la part du dit "Talib", mais là n’est pas le sujet présent. Non, en un premier temps, je pourrais m’excuser d’avoir manqué deux fois consécutives aux règles du bien écrire, en n’employant pas l’imparfait du subjonctif comme il se devrait :

« je ne connaissais pas que Ibn ’Arabi se fût jamais exprimé de la sorte »

et

« Il serait bon que "Talib" fournît une explication »

Mais en deuxième temps, avec les fruits de la réflexion, il n’est pas si sûr que l’on doive sacrifier ainsi systématiquement à l’usage de l’imparfait (du subjonctif). Cette autre loi de 1901 qui apporte réforme et tolérance en la matière fournit en ses attendus ou commentaires une sorte d’usage nouveau qui réserve le mode subjonctif imparfait au seul cas d’un acte qui n’a pas été réalisé ou dont on n’attend pas véritablement qu’il se réalise. Sous ces deux conditions, ma première version doit être maintenue.

Ce sujet n’est pas si éloigné qu’il peut y paraître, du sujet de la philosophie et du Coran. Car les règles du bien écrire sont une traduction de celles de se bien conduire.

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Je crois qu’il y a une confusin entre abù bakr Ibn Arabi et mohieddine Ibn Arabi. la premier était juge et théologien , le deuxième célèbre soufi.
Talib a certainement visé la premier et non le second.