Laurent Ruquier le confesse : « les propos de Zemmour me dérangent »

Le monologue du racisme, dans lequel s’est illustré dernièrement Eric Zemmour, déversant, émission aprè

dimanche 21 mars 2010

Le monologue du racisme, dans lequel s’est illustré dernièrement Eric Zemmour, déversant, émission après émission, son venin mortifère de l’assimilation, en éradicateur de toutes les aspérités de la pluralité, n’a pas laissé de marbre son employeur du samedi soir : l’animateur/producteur Laurent Ruquier.

Ce dernier a en effet confié au Parisien avoir été « dérangé » par les errements de son chroniqueur, poil à gratter bien plus nuisible qu’irritant, à qui le service public a ouvert, dans un excès de naïveté ou de complaisance, un boulevard inespéré pour répandre la bonne parole française.

"Les propos qu’il a tenu chez Ardisson me dérangent. Même ce qu’il dit chez moi, je ne le partage pas, mais je défends la libre parole" a déclaré Laurent Ruquier, qui assure être très vigilant sur les interventions de Zemmour dans son émission.

Redoutable dans le rôle de l’ inquisiteur devant lequel les invités sont sur la braise, à défaut de brûler sur le bûcher, Eric Zemmour a réussi le tour de force de se mettre nombre d’associations à dos, du club Averroès au MRAP, qui ont saisi le CSA, en passant par la Licra qui a indiqué vouloir le poursuivre en justice, jusqu’à Rachid Arhab, promu sage du CSA, preuve vivante, s’il en est, que tous les arabes ne sont pas prédestinés à être des délinquants en puissance...

Sous la plume de Patrice Duhamel, directeur de France Télévisions, le service public rompt enfin une omerta stratégique, pour interroger la société de production de l’émission « On n’est pas couché » sur le cas Zemmour, en exigeant de connaître les mesures qui seront prises dans l’intérêt général du groupe télévisuel.

Laurent Ruquier a, pour l’heure, choisi d’attendre l’arbitrage de la justice avant de trancher sur le sort de la taupe qui a insidieusement infiltré son émission, et dont les consternantes prestations télévisuelles n’auraient pourtant mérité qu’une seule issue et sans préavis : la porte !

Publicité

commentaires