Samedi 26 mai 2012
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La voir, enfin

Sans la dimension sacrée, je suis convaincu que l’être humain est réduit à l’état d’un caillou. Né loin de tout courant religieux ou de tout dogme et éduqué dans ce chemin, j’ai embrassé l’Islam en novembre 1992. Le 13 juillet 2009 j’ai pu me rendre pour la première fois dans la maison sacrée (masjeed al haram) en compagnie d’Ali. Ma vie ne sera désormais plus la même autant que la libellule ressemble au cocon qui l’a engendré. Ce texte est extrait de mon carnet de bord tenu quotidiennement pendant les douze journées de ce voyage.

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Sans la dimension sacrée, je suis convaincu que l’être humain est réduit à l’état d’un caillou. Né loin de tout courant religieux ou de tout dogme et éduqué dans ce chemin, j’ai embrassé l’Islam en novembre 1992. Le 13 juillet 2009 j’ai pu me rendre pour la première fois dans la maison sacrée (masjeed al haram) en compagnie d’Ali. Ma vie ne sera désormais plus la même autant que la libellule ressemble au cocon qui l’a engendré. Ce texte est extrait de mon carnet de bord tenu quotidiennement pendant les douze journées de ce voyage. Ali est président du CRCM de Normandie. Il vit plusieurs mois par an à La Mecque.

12 Juillet.

« Ali m’a demandé de le rejoindre après la prière d’Icha pour quitter Médine dans la nuit. J’ai prié à l’extérieur de la mosquée du prophète (pbsl). Un vent chaud soufflait. J’ai pris « Bab assalam » ensuite pour le saluer une dernière foi. Quitter Médine me pèse, cette ville exhale une piété tranquille. Les descendants des Ansars accueillent les pèlerins avec une bonhomie semblable sans doute à celle de leurs ancêtres. Cette qualité d’accueil est palpable. L’histoire se répète.

Nous quittons Médine dans un 4 roues motrices flambant neuf loué pour l’occasion. A dhoul al houdaifa (Bir Ali), nous prenons la douche rituelle et revêtons l’ihram, tissus blanc sans coutures. Nous reprenons ensuite notre route vers La Mecque en roulant toute la nuit dans ces quelques 500 km de désert.

En cours de route nous nous arrêtons dans un restaurant Yéménite pour déguster un succulent poisson grillé assis sur un tapis, en bordure d’autoroute. Malgré l’heure tardive des enfants regardent la télévision.
Je répète la formule rituelle de la talbiya toute la nuit. Nous traversons un désert que la nuit m’empêche de distinguer.

13 Juillet.

J’envoie des SMS à Nathalie qui travaille à la clinique toute la nuit avec son amie Samira. « Je suis à 400, 300,200 Km ». Je devine l’émotion de l’autre coté du monde. Je les sens toutes proches, presque embarquées, et pourtant si loin, presque en embuscade.

Vers 3 heures, Ali me dit que les lumières que nous voyons sont celles de La Mecque. J’avertis par SMS que les messages se terminent alors. Fin de contact. Mes premières larmes arrivent.

Quelques temps après l’entrée dans la ville, un panneau indique : »Djebbel Kaaba », et une cote raide ensuite. Je suis toujours à l’arrière du véhicule, impatient, prêt au rendez-vous de ma vie.

Nous posons nos bagages dans un hôtel. Je n’ai pas l’esprit à scruter ma chambre. J’attends Ali devant la réception. Nous marchons en direction de la mosquée, qui s’offre à nous peu à peu.

La ville est en travaux, et à 3 heures du matin, il y règne une agitation stupéfiante : tracteurs au travail, marteaux piqueurs, le bruit est assourdissant. Il y a de la terre et de la poussière partout. On a du mal à penser que nous ne sommes pas en pleine journée.

D’immenses immeubles surplombent la mosquée, jonchés de 4,5, 6 grues.
Nous entrons par bab al omra, elle semble immense et m’écrase de cette immensité. Des enfants jouent à cette heure tardive, et des adultes dorment, le nez dans un coran ouvert et usé.

Nous marchons longtemps, en direction de la Kaaba. Nous nous arrêtons pour boire un verre de zam-zam, et sur ma gauche, à 50 mètres, entre les colonnes de la partie ottomane, J’aperçois les premiers morceaux d’étoffe de velours noir, entre les colonnes.

J’oublie alors tout le rituel et m’approche, le regard aimanté. Ma vie se rejoue dans ma mémoire, de mon enfance à ma conversion, de la naissance de mes enfants à mon mariage. Des scènes de vie viennent se juxtaposer et donner du sens à cet instant unique.

Je redouble alors de larmes et perd tous mes moyens. Ali comprend vite que sans lui, je ne suis plus capable de terminer. Nous sommes en fin de nuit, et malgré tout, une foule immense perpétue le tawaf rituel. Je pleure comme je pleurais à l’âge de dix ans, j’ai dix ans.

Ali, comme le papa de 62 ans qu’il est, prend ma main gauche, qu’il cale sous son bras droit, et me dirige dans les rites du tawaf. Je n’ai même pas la force de répéter les invocations pourtant patiemment apprises pendant 4 mois.
Mon regard est aimanté par la pierre noire.

L’ambiance est étrange : la foule bigarrée qui tourne autours de la Kaaba avec moi est à la fois electrique et silencieuse. Un mouvement perpétuel, un relais auquel chaque membre de la Oumma viendrait à son tour porter le flambeau, soucieux d’être aimé de dieu. C’est mon tour.

Je pense alors que derrière Safa et Marwa, il y a la lointaine Europe qui m’a vue naitre, et que depuis 17 années je me prosterne dans cette direction. J’y suis, enfin. Au troisième tour, je touche la pierre noire de l’index et du majeur de ma main droite.

Ali compte les tours à l’aide de son téléphone portable, à chaque tour il rajoute un 1. Il appuie sur la touche dés que nous passons l’angle Yéménite.
Nous prions ensuite devant le multazem, et buvons du zam-zam à satiété, avant d’entamer le rite du say entre les collines de Safa et Marwa..Ces quelques kilomètres m’épuisent autant que tous les marathons courus dans ma vie.

Je pense à Abraham, Ajar, Ismaël, et au messager de Dieu (pbsl).
J’essaie de me représenter Ajar, courant entre ces deux collines, avec son fils, désespérées, craignant une mort de soif probable, et découvrant enfin la source divine. Nous terminons le rite à Marwa. Il nous faut maintenant couper au moins une mèche de nos cheveux pour sortir de l’état de sacralité dans lequel nous étions.

Nous avons oublié nos ciseaux. Un groupe d’Egyptiens est en train de se couper une mèche. Ils nous les prêtent. Ils m’interrogent sur ma nationalité. Je réponds que je suis Français. Ils m’embrassent et me serrent. Il n’est pas si fréquent que je sois fier d’être Français. Mais dans ces circonstances, j’en aurais presque porté mon drapeau pour montrer au monde une autre façon d’être Français.

Nous prions fajr avant de regagner l’hôtel avec Ali, bras-dessus, bras-dessous.
J’avoue à Ali avoir fait beaucoup d’invocations pour son papa, décédé au Maroc il y a quinze jours. La naissance de mes fils n’aura pas été aussi intense, ni mes compétitions sportives passées aussi éreintantes.
Dans mon lit pourtant, je cherche désespérément le sommeil, conscient que les plus beaux instants de ma vie viennent de s’achever. »

A la date du 22 juillet, fin du périple, mon carnet s’achève par ces lignes :

« J’ai vu l’homme à tête de loup,

Polyglotte, il parle en fait la même langue,

Seuls ses habits diffèrent.

Il lui suffit de dire, pour que le dit existe.

Il aime, il tue, il crache, marche et sourit, pleure et sommeille, et toujours

cependant il agit.

Croyant que l’agit lui épargne, la connaissance de l’agissant.

L’agissant s’en moque,

Et le veille,

L’enveloppant.

De sa bienveillance,

Tranquille…

Soubhannallah.* »

* : Gloire à Dieu.

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Commentaires

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Emouvant : ce récit m’a fait voyager en ta compagnie ; à chaque mot ; chaque phrase ; j’ai partagé tes émotions et tes pleurs ! tout comme si j’y était avec toi ! merci pour ce témoignage sincère et profond ! Qu’Allah agrée ton pèlerinage ; et qu’il guide dans ce mois sacré (le Ramadan) les coeurs de ces islamophobes de ce site que sont réno - aléxandre - marie et la bande ; vers la lumière de l’Islam ! Bon Ramadan à Toutes & à Tous !

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Réellement bien rédigé, un carnet de voyage agréable à suivre. Bien que non musulman, je suis fasciné par le pèlerinage à la Mecque, que j’aimerais faire, juste pour ressentir la foi palpable qui doit se dégager d’un tel événement.

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Barakallahu fik mon frère pour ce joli récit qui l’espace d’un instant m’a transporté vers ces lieux saints. Puisse Allah accepter ton acte et nous faire miséricorde.

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J’ai bien conscience d’être sur un forum qui valorise le sentiment religieux mais j’aimerais rappeler succinctement que le fait religieux n’est qu’une étape de la pensée humaine dans son histoire. Que le monothéisme a été précédé d’autres paradigmes sur la création et l’unité du monde, qu’il est maintenant dépassé et que l’êre scientifique, dans sa démarche a accouché de plusieurs paradigmes déjà, dont le scientisme du XIXème siècle et que l’histoire de la pensée va se continuer, encore et encore.
Certes l’histoire humaine est toujours cumulative. Mais dans le domaine des idées, des représentations du monde, cela peut être profondément dommageable. Pour ne prendre qu’une exemple, la croyance en un monde produit par un dieu et mis à disposition de l’homme, ne permet pas à ce dernier de bien comprendre qu’il n’est qu’un animal parmi d’autres, que la terre ne lui appartient pas et que si elle disparait de par son activité incontrôlée ce ne sera pas la volonté divine mais une erreur collective humaine.
Le sentiment religieux est également psychologiquement utile à des individus pour lesquels la complexité du monde est douloureuse, ou trop difficilement accessible. De fait la réduction du monde à une simplicité d’explication par une volonté supérieure ininterrogeable peut aider, mais alors l’individu ne peut s’émanciper, en particulier des formes tout à fait concrète de hiérarchies, d’inégalités, de dominations, de discriminations, d’exploitations. Injustices qui n’ont rien à voir avec une volonté supérieure et qui n’est légitime en fait que par l’ancienneté de sa violence, son emprise historiquement construite.
Or l’être humain est ce que son éducation lui permet d’être. Il n’y a aucune obligation au désir de domination. Croire que ce désir est naturel n’est pas faux mais si la culture ne déforme pas de telles envies ’naturelles’ par l’éducation alors elle ne vaut rien, alors elle n’est rien.

Le fait religieux ne pourra jamais s’ouvrir à la remise en cause permanente nécessaire du monde tel qu’il doit être vécu, observé à chaque instant. Lorsque Jésus invite à "veiller et prier" on peut comprendre toutefois une volonté de se détacher des jugements humains, des habitudes, du regard des autres etc.. mais jamais cette phrase n’a réellement été entendue, ni par le christianisme, ni par l’islam. C’est pourtant une invitation (qui provient de la philosophie grecque d’ailleurs) à l’autonomie du jugement, à l’éthique plutôt qu’à une morale donnée préalablement.

Le monde n’est pas mois beau et merveilleux lorsqu’on ne croit pas en une volonté supérieure. L’univers, la vie, sont de sublimes réalités qui dans leur simple matérialité sont déjà éblouissante et enivrante pour l’intellect. Mais c’est justement la claire conscience d’une absence de hiérarchie réelle du monde qui peut permettre à l’Homme de comprendre que lui seul donne du sens à un monde qui n’en a pas, qu’il est l’enchanteur, le sorcier qui doit être prudent et mesuré pour ne pas commettre l’irréparable. Cet Homme qui dans sa multitude compose une humanité, dont la puissance est comparable à un soleil ou une comète, aussi destructeur que créateur. Un tout qui n’est pas supérieur aux parties mais dont chaque être humain est responsable. Un tout envers qui chacun a un devoir. Un tout qui ne peut en revanche rien pour l’individu, qui n’a aucune volonté propre, qui n’est pas une divinité agissante mais une histoire en acte.

Rien ne me semble sacré, au sens religieux du terme, mais la sagesse provient d’une conscience humble et émerveillée à la fois qui mesure sa présence au monde à l’aune d’une échelle des significations, de l’univers (et peu importe alors qu’il soit fini ou infini),de la terre, de l’histoire humaine, de sa société, de sa vie personnelle. sans sacralisation, il peut alors y avoir un respect non par ’a priori’ mais par intelligence de la situation, du moment, du sens et de la portée de l’acte ou du verbe.
Veillez et priez.. observez, et jugez prudemment des choses, sans vous laisser influencer par vos pères, leurs croyances, les illusions de l’histoire et de la culture...

L’être humain ainsi établi est d’autant plus solidaire qu’il est conscient de sa solitude, d’autant plus serein qu’il est conscient de sa fragilité, d’autant plus libre qu’il est conscient de ses besoins réels et des contraintes du monde. L’Homme qui devient un Etre humain n’a plus besoin de paternité.

Les voyages et les émotions restent, bien sûr.. et doivent être des bouffées de bonheur.. Mais point besoin de mysticisme.. L’humilité face au monde suffit.

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Je vous felicite mon frere en Islam.
Quelle bonheur pour toi !

Que tu sois un bon abd (cree d’ALLAH)Bon Ramadan

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salam alaikoum
Merci pour ces lignes, c’est très touchant.
si tu peux me faire une invocation parce que je vais partir moi aussi pendant les deux dernière semaine du Ramadan inchallah,
j’attends, j’attends
barak allah fik

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Merci pour votre témoignage, c’est très émouvant, je m’y voyais presque à votre place et j’ai partagé votre attente et vos larmes.
Puisse Dieu nous guider sur le chemin de la piété, amine.
Bon ramadan à toutes et à tous,

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C’est tres beau. Merci bien de partager avec nous cet excellent souvenir et ces sentiments si fins.

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Lotaire
Vous dites " Pour ne prendre qu’une exemple, la croyance en un monde produit par un dieu et mis à disposition de l’homme, ne permet pas à ce dernier de bien comprendre qu’il n’est qu’un animal parmi d’autres (...)".
Non je ne suis pas un animal parmi d’autres ! Je suis un etre humain qui comprend de suite ses limites face a la complexite de la creation. Seule l’arrogance permet de croire que nous pouvons comprendre la creation sans le Createur comme guide et je ne parle pas ici de spiritualite, mais de raisonnement.

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C’est vraiment émouvant et il faut vivre cette extraordinaire aventure pour le croire. Le Djabal-al-rahma (mont de la miséricorde) vous procure une sensation jamais ressentie et jamais imaginée. On se croirait devant la Majesté de Dieu, que le ciel nous appelle, que le paradis nous fait un signe de la main. Louange à Dieu, Seigneur des mondes.

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A J qui a répondu à Lotaire : "Non je ne suis pas un animal parmi d’autres !". Certes, mais nous avons un capital génétique étrangement et presque complètement semblable à celui du chimpanzé par exemple. N’aurions-nous pas un ancêtre commun ? Et dans ce cas en effet nous ne sommes pas des animaux ordinaires : nous sommes les créatures intellectuellement les plus évoluées. Ce qui explique que ne parvenant pas à expliquer ce qui nous entoure, nous ayons inventé les dieux et les religions. Ca rassure.

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magnifique j’y suis allé il y a 3 ans pour le hajj il n’y a pas de mots.
on oublie tout.qu’ALLAH ta’ala nous facilite pour y retourner.

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Salam walikoum

C’est vraiment un trés beau témoignage. Merci d’avoir partagé ce voyage avec nous ! Tous est...beau merci de m’avoir fait voyager et pleurer avec vous !
Que Dieu vous garde !Barakallahoufik
Merci encore et faites nous encore partager vos voyages spirituels !

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@ lotaire : Non ce n’est pas un site qui favorise le sentiment religieux : mais c’est le seul site francophone ou les musulmans peuvent s’exprimer ; et même ici ça dérange ! je me demande qui est vraiment intolérant , est ce le croyant ou l’athée ???

Concernant ta vision sur l’origine de l’homme ( tu as le droit d’être fier d’avoir le singe comme ancêtre ; pas moi). Pour la morale humaniste issue de la révolution industrielle à laquelle tu te réfères ici , trouve sa source dans la morale religieuse dont tu te gausses ici . Saches que tout se savoir dont dispose aujourd’hui l’homme n’est qu’une partie infime de ce que Dieu à voulu nous apprendre par l’intermédiaire de ses prophètes et messagers successifs depuis Adam jusqu’à l’ultime mohammad(ص) . je te conseille de lire à ce sujet le verset 255/chapitre 1(la vache) . D’ailleurs les scientifiques contemporains reconnaissent que les organes vitaux humains ne sont exploités au mieux qu’à 10% de leurs capacités ! Sinon le cerveau humain serait plus performant que l’ordinateur le plus puissant au monde ! et que notre vue serait capable de voir tout ce qui nous entoure ; et dieu seul sait de quoi et par qui on est entouré(microbe - acariens.... !) Notre ouïe à été limiter pour ne pas entendre les pleurs et gémissement des plantes , fleurs , insectes et fourmis qu’on écrase à longueur de journée sans y faire la moindre attention ! Si tu y réfléchis un peu tu verras que c’est une bénédiction qu’allah nous fait en faisant des limites à tout , et la science humaine n’y peut rien ! mais l’être humain est par nature est ingrat ! sinon je ne vois pas comment tu peux manger ton délicieux repas servi sur la table ; si tu arrivais à voir toutes ces bêtes qui le composent !!! Bon appétit quand même !

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Salam alaykom wa rahmatu Allahi ta’ala wa barakatu

merci pour m’avoir faire vivre votre experience, je pars vendredi pour l’omra pendant le ramadan,vivre comme vous cette si belle experience est pour moi le plus beau de mes reves.
je suis comme vous francais converti, et j’en suis fier

salam , et encore merci

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@lotaire : tu as raison de dire que l’homme est responsable des conséquences de son activité sur cette terre mais justement, celui qui a crée ce monde a envoyé un message en disant a l’homme qu’il est responsable.
je t’invites a lire le coran si tu cherches la vérité de ce monde.
la science est capable de t’expliquer le "comment" mais jamais le "pourquoi".
l’homme a besoin de spiritualité, car ca fait partie de ces instincts.
un jour quelqu’un a dit " ce n’est parce que t’as soif que, forcement, l’eau existe".
dieu a envoyé plusieurs messagers a travers les siècles qui disent la même chose.
il n y a qu’un dieu, créateur de toute chose a partir du néant, il est au dessus du temps et de l’espace, et que toute chose a une fin sauf lui.

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Lotaire a écrit :"Le sentiment religieux est également psychologiquement utile à des individus pour lesquels la complexité du monde est douloureuse, ou trop difficilement accessible."

Il existe un nombre important donc, d’intellectuels, de philosophes,de psychiatres et d’artistes, de politiques, de chercheurs,qui ont marqué l’histoire de l’humanité et la marquent toujours, pour lesquels il serait urgent que vous donniez des explications à la marche du monde.
Nous sommes impatients que vous nous éclairiez tous de vos lumières.

Le sentiment religieux n’est de plus, contrairement à votre opinion, pas un frein à l’émancipation. L’Islam, mais aussi le christianisme, ont servi de catalyseur à des guerres de libération nationales, à des luttes syndicales ou de reconnaissance de droits civiques,et jouent encore ce rôle dans de nombreux conflits.Je ne pense pas que la polémique soit utile sur ce sujet :"Lakoumdinoukoumwaliyadin".A vous votre religion ( ou absence de religion ), à moi la mienne.

En revanche, Angelus Sylesius écrivait dans un poème : "La rose est sans pourquoi". La rose est rose par un certain nombre de principes que la science peut expliquer ( photosynthèse, climatologie, génétique, etc..)
Mais aucune explication scientifique ne donnera la raison de son existence, et comme l’écrit Kant, toute métaphysique réside alors dans une question de choix personnel et les débats en la matière sont stériles.
La rose est sans pourquoi, mais elle n’est pas sans comment.
Le "comment" est une question à laquelle répondent les scientifiques. Pour le" pourquoi", des réponses sont données par les religions, mais elles sont surtout le fruit d’un cheminement personnel qu’il est difficile de communiquer.

La notion de fitra résume notre position à ce sujet. La foi est inhérente à l’homme mais ne se manifeste que si le sujet s"’en préoccupe et avec la volonté du tout puissant.

Et cependant, on m’a souvent raconté cette histoire vécue. Lors du tremblement de terre d’El asnam en Algérie, les croyants courraient dans la rue en énonçant la chahada, clé du paradis, à voie haute dans la rue.
Il y avait alors des coopérants Français qui , craignant la fin du monde, athées et agnostiques, firent de même en hurlant :"moi aussi ! moi aussi !".

Les débats théologiques de fauteuil de salon sont d’un courage tout relatif.
La mort nous mettra tous d’accord.

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C’est les larmes aux yeux que je termine la lecture de cet article ....
C’est très bien écrit, qu’Allah agrée ton pélerinage et tes dou’as ....
Par contre, je n’ai pas compris la fin (l’homme à tête de loup), quelqu’un peut-il m’éclairer à ce sujet (c’est sûrement une lacune culturelle de ma part)

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Samir, la soif crée l’eau : le besoin de croire crée Dieu. Pas l’inverse.

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"Réellement bien rédigé, un carnet de voyage agréable à suivre. Bien que non musulman, je suis fasciné par le pèlerinage à la Mecque, que j’aimerais faire, juste pour ressentir la foi palpable qui doit se dégager d’un tel événement."

A peu de choses près, les mêmes émotions, sentiments ....qu’à Lourdes : j’ai fait les 2, moi musulmane, mon conjoint chrétien.

Beau récit en effet.
Bon ramadan à toutes et à tous

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Eh bien moi aussi, je souhaite la voir un jour, inchallah.

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Reno , toujours le mot de travers : Vous savez bien en bon darwinien, je suppose que l’eau a existé avant l’homme et sa soif.

Si l’eau existait avant l’homme alors Dieu existait encore bien avant puisqu’il est le créateur de toute chose.

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Merci pour ton récit.

Je te souhaite une vie pleine de réussite et de paix et aussi une victoire sur le "chaitane" qui déroute encore des millions de personnes du droit chemin.

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Salam Aleykoum

Merci frère Yvan pour votre magnifique témoignage.

Frères, soeurs musulman(e)s, ne vous souciez pas de ces âmes malheureuses qui visitent ce site cherchant à nous convertir à leur athéisme, positivisme, matérialisme et autres idéologies mortes nées au XIXe siècle.

Ils espèrent nous amener à quelque chose de plus haut mais ils nous invitent réellement qu’à l’éternelle tristesse de la mort éternelle de l’âme.

La force de leur conviction est à la hauteur du désarroi qu’ils éprouvent quand ils se rendent compte que les arguments qui ont fait sortir les Chrétiens du chrisitianisme au XIXe siècle ne sont d’aucune aide pour convertir les Musulmans à leur misère morale et spirituelle au XIXe siècle.

Que la lumière divine les éclairent inchAllah. En vérité, c’est ce qu’ils recherchent ici.

C’est pour ça qu’ils sont ici à toutes les semaines et certains à tous les jours.

Leur orgueil les aveugle encore sur les infinies voies de Dieu -Exalté Soit-Il- et Lui seul ouvre les coeurs.

Que Dieu -Exalté Soit-Il- nous accordent Sa Miséricorde à tous, inchAllah.

Et je vous souhaite le meilleur des ramadans pour 1430 inchAllah.

Wa salam.

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@ reno : la soif ne peut créer l’eau parce qu’elle était présente avant l’homme...Avant les êtres vivants.

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A Reno raynes : "Quand l’homme ne comprend pas ce qui l’entoure, mais qu’il peut penser, alors pour se rassurer il invente les dieux".

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Reno a dit :
Samir, la soif crée l’eau : le besoin de croire crée Dieu. Pas l’inverse.

Non, la croyance est réponse à un besoin : celui de donner un sens à son existence.
La croyance n’est pas besoin, elle est réponse.
Vous pouvez alors objecter qu’elle n’est que réponse à un besoin de sécurité (le désir d’être rassuré).
Peut-être.... mais quand on aborde la profondeur des grands mystiques, quand on se penche sur la poésie d’un Rainer Maria Rilke, quand on s’intéresse à des exemples historiques ( Jeanne d’Arc, l’Emir AbdelKader...), peut-on continuer à soutenir que la croyance ne répond qu’au besoin d’être rassuré ?
Ne cache-t-elle pas quelque chose d’autrement plus profond ?....et d’autrement plus complexe ?
Questions.....

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Salam alaikoum,
merci pour ce temoignage et ce très beau récit très émouvant.

Salam alaikoum

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Trés beau récit mashaallah !!