Dimanche 12 février 2012

La virtuelle bombe iranienne et la réelle bombe israélienne

Une fois de plus, l’opinion publique arabe et musulmane ainsi que tous les observateurs inquiets des conséquences incalculables de l’escalade diplomatique américaine face à l’Iran sont envahis par des sentiments de déception, d’amertume et de révolte impuissante. Ces sentiments trouvent en partie leur explication dans le fait que la diplomatie américaine semble appliquer une « politique de deux poids, deux mesures » dans le dossier du nucléaire iranien. Comment justifier, en effet, cette intransigeance à l’égard d’un programme qu’on suppose ayant des virtualités militaires dans le futur alors qu’on ferme les yeux sur les capacités nucléaires militaires- bien réelles celles-là- de l’Etat hébreu ?

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Une fois de plus, l’opinion publique arabe et musulmane ainsi que tous les observateurs inquiets des conséquences incalculables de l’escalade diplomatique américaine face à l’Iran sont envahis par des sentiments de déception, d’amertume et de révolte impuissante. Ces sentiments trouvent en partie leur explication dans le fait que la diplomatie américaine semble appliquer une « politique de deux poids, deux mesures » dans le dossier du nucléaire iranien. Comment justifier, en effet, cette intransigeance à l’égard d’un programme qu’on suppose ayant des virtualités militaires dans le futur alors qu’on ferme les yeux sur les capacités nucléaires militaires- bien réelles celles-là- de l’Etat hébreu ?

L’argument ressassé suivant lequel une bombe nucléaire serait plus dangereuse entre les mains d’un régime dictatorial que si elle était en possession d’un régime démocratique ne tient pas la route. Historiquement, il est bien connu que la seule fois où une bombe atomique a été utilisée dans un conflit armé, c’était bien de la part d’une démocratie (en l’occurrence, les Etats-Unis contre le Japon à Hiroshima et Nagasaki) et non de la part d’un Etat totalitaire. C’est dire que les critères qui entrent en ligne de compte dans la décision de recourir à l’emploi de la force ultime ne sauraient dépendre d’un seul paramètre, à fortiori idéologique. Par ailleurs, l’intransigeance américaine sur le dossier iranien ne contraste pas seulement avec la complaisance avérée à l’égard d’Israël. Elle contraste également avec la ligne de conduite, plus modérée, suivie dans le dossier nucléaire nord-coréen. Ces éléments amènent logiquement à reconsidérer la question sous un autre angle.

Une lecture attentive du nouveau projet de sanctions proposé par les Etats-Unis contre l’Iran pourrait nous aider à voir plus clair. Dans ce projet, on peut distinguer deux grands volets. Le premier se rapporte à tout ce qui a trait au commerce de l’uranium et des matières entrant dans sa manipulation et son enrichissement. Le second se rapporte à la vente de huit types d’armement « lourd ». Si on veut interdire l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires comme on le prétend, le premier volet semble logique et approprié. Si la diplomatie américaine s’était contentée de ce volet, elle aurait été sans doute plus persuasive. Mais comment expliquer la présence du second volet de sanctions ? Dans les huit types d’armement « lourd » visés par le projet de sanctions, on retrouve les chars, les véhicules blindés de transport de troupes, les avions de combat, les hélicoptères d’attaque, les pièces d’artillerie, les systèmes de défense aérienne et bien entendu les missiles (anti-chars et anti-navires).

A regarder de près la liste des matériels interdits, on ne peut que conclure à la volonté américaine de neutraliser le potentiel de défense CONVENTIONNEL iranien, et ce au mépris des règles de droit international. En effet, s’il venait à être appliqué, ce système de sanctions constituerait un précédent dangereux dans les relations internationales : un pays se trouve amputé de ses capacités de défense nationale conventionnelles alors qu’il ne s’est pas rendu coupable de violation de la charte des nations unies en agressant par exemple un Etat voisin souverain.

Que veut réellement l’Amérique ?

Ce décalage flagrant entre l’objectif affiché par la diplomatie américaine – à savoir prévenir la fabrication d’une bombe nucléaire iranienne- et l’objectif réel des sanctions planifiées qui est de désarmer pratiquement l’Iran ne pourrait s’expliquer que par la volonté de prévenir définitivement toute « capacité de nuisance » iranienne dans la région. Il faut entendre par cela toute capacité iranienne à intervenir dans la restructuration géopolitique de la région du Moyen Orient. Plus précisément, le désarmement de l’Iran – ou du moins son affaiblissement militaire- permet à l’administration américaine d’atteindre deux objectifs.

A court terme, il s’agit de rassurer l’allié israélien sur le bien-fondé de la politique américaine dans la gestion du dossier iranien. L’opposition américaine à une éventuelle frappe préventive israélienne contre les sites nucléaires iraniens ne cache aucune complaisance mais traduit seulement une différence d’appréciation quant à la meilleure stratégie à suivre pour assurer le triomphe de la pax americana dans la région. Ce n’est pas un hasard si Washington a choisi la voie de l’escalade diplomatique en ce moment précis. Il s’agit d’envoyer un signal amical fort à son allié israélien pour garantir un maximum de chances au processus de négociations indirectes israélo-palestiniennes qui vient de s’ouvrir sous les auspices de George Mitchell.

A moyen terme, l’escalade diplomatique américaine s’inscrit dans une nouvelle stratégie fondée sur une tentative de prendre en compte plusieurs éléments qui ne sont pas nécessairement convergents :

1) tout en reconnaissant la nécessité d’associer d’autres acteurs internationaux et régionaux à la gestion de la région vitale du Moyen Orient, les Etats-Unis considèrent que la défense de leurs intérêts stratégiques passe par la préservation de leur leadership dans cette région, or c’est cette « exigence » que l’Iran défie par sa politique actuelle ;

2) même si des divergences claires sont apparues récemment avec le gouvernement de Netanyahou dont l’intransigeance sur les dossiers palestiniens en suspens risque de torpiller les efforts de Washington en vue d’asseoir une pax americana dans la région, les Etats-Unis ne sont pas prêts à abandonner leur alliance « spéciale » avec Israël contrairement aux lectures hâtives faites par certains observateurs à propos des nouvelles orientations de l’administration Obama. Cette alliance « spéciale » ne saurait s’accommoder d’un Iran qui pourrait disputer à Israël le leadership militaire dans la région ;

3) paradoxalement, l’escalade diplomatique américaine à l’égard de Téhéran pourrait présager un plus grand volontarisme américain dans le dossier palestinien mais malheureusement dans l’état présent des rapports de forces dans la région et dans l’état actuel de division des rangs arabes et palestiniens, rien n’indique que la cause palestinienne pourra en sortir renforcée ;

4) tactiquement, l’affaiblissement militaire –au moins momentané- de l’Iran et l’interdiction de son accession au statut de puissance nucléaire permet aux Américains de regagner la confiance –perdue partiellement- de leurs alliés arabes du Golfe qui craignent – à tort ou à raison- la montée en puissance de l’Iran ;

5) stratégiquement, l’affaiblissement militaire de l’Iran a pour objectif inavoué de préparer le terrain à une « meilleure » négociation et à une « meilleure » solution de la question palestinienne (il faut entendre par là une solution qui bafoue les droits fondamentaux du peuple palestinien et qui assure une division régionale du travail favorable à la domination israélo-américaine) dans la mesure où cet affaiblissement aura nécessairement des répercussions sur les alliés régionaux de l’Iran : la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Pour atteindre leur objectif stratégique, les Américains n’iront pas nécessairement jusqu’au clash définitif avec l’Iran. En durcissant leur politique à son égard, ils espèrent encore le persuader de son intérêt à entrer dans le nouveau système régional proposé par Washington ;

6) en réussissant jusqu’ici à entraîner dans leur escalade diplomatique non seulement leurs alliés occidentaux mais aussi Moscou et Pékin, les Etats-Unis réalisent en même temps un double résultat : d’une part, ils isolent l’Iran et, d’autre part, ils interdisent aux Russes et aux Chinois la possibilité de jouer contre eux la carte iranienne dans le futur proche. Bien entendu, si les Russes et les Chinois ont laissé tomber cette carte iranienne c’est sans doute dans certaines limites et en contrepartie d’avantages substantiels dans d’autres domaines ;

7) en choisissant de ne donner aucune chance à l’accord irano-turco-brésilien, les Etats-Unis ont sans doute asséné un coup au crédit diplomatique de Brasilia et d’Ankara mais cela ne veut pas dire qu’ils s’interdiront à l’avenir d’utiliser ces deux cartes –surtout la carte turque- en vue de diminuer le rôle de leurs rivaux européen, russe et chinois dans le projet de reconfiguration géopolitique de la région du Moyen Orient.

La bombe israélienne

Pressée d’un côté par les stratèges du pentagone qui veulent à tout prix sortir du bourbier de l’Irak et de l’Afghanistan et de l’autre par ses alliés arabes qui lui reprochent sa passivité dans le dossier palestinien –considéré à juste titre comme le point de fixation essentiel de toutes les contradictions et de toutes les frustrations dont se nourrissent les violences qui ravagent le Moyen Orient- l’administration Obama a sans doute raison de prendre au sérieux la question palestinienne.

Mais sous la pression de lobbies influents dans les domaines de la politique et de la communication publiques, la lecture que fait cette administration du conflit israélo-palestinien reste d’un simplisme infantile : à entendre les proches du président Obama, la solution de la question palestinienne est rendue difficile en raison essentiellement de l’intransigeance des « durs » des deux côtés ! Si pour la droite israélienne, il suffit de la pression américaine, pour les « durs » du Hamas et du Djihad islamique palestiniens (sans parler du Hezbollah libanais et son allié syrien), Washington ne pourrait les « modérer » ou les neutraliser le cas échéant que si elle coupait ce qui est supposé être leur système nerveux central : l’Iran. La dernière escalade diplomatique américaine contre l’Iran apparaît sous cet angle assez logique.

Le problème dans cette lecture américaine est qu’elle fait fi de la véritable bombe qu’il s’agit de désamorcer avant qu’elle ne fasse exploser avec elle l’ensemble d’une région pourtant vitale pour le système mondial. Avant de s’inquiéter de la virtuelle bombe iranienne, les Américains auraient été mieux avisés de rechercher avec plus de sérieux et de profondeur les raisons qui ont fait échouer toutes les étapes diplomatiques censées mener à la paix depuis Madrid et Oslo.

La question palestinienne dont l’administration américaine reconnaît pourtant la centralité dans l’architecture des conflits qui minent le Moyen Orient ne date pas de 1979, année de la « révolution islamique » iranienne. Le problème palestinien existe bien avant cette date. Ce problème existe parce qu’il existe un problème qui s’appelle Israël. Réduire l’intransigeance des composantes nationales de la résistance palestinienne qui refusent d’abdiquer les droits nationaux légitimes de leur peuple à une « manipulation » syrienne ou iranienne relève d’une analyse schématique.

Le principal pourvoyeur de résistants palestiniens, c’est l’Etat colonial israélien lui-même. Non content d’exister au mépris de la géographie et de l’histoire au détriment d’un peuple qui a été chassé de chez lui par la force, l’Etat colonial d’Israël ne cesse depuis la conférence de Madrid (1991) et d’Oslo (1993) de torpiller le processus de paix AMERICAIN qui est pourtant loin de lui être fatal en s’acharnant chaque année à réduire la superficie de ce qui pourrait devenir un jour un territoire palestinien indépendant jusqu’à lui enlever pratiquement toute viabilité géographique et économique.

Jusqu’à ce jour, cette politique odieuse et vicieuse continue devant une communauté internationale impuissante. Comme un enfant gâté auquel les parents n’ont jamais envoyé un signal fort que les choses peuvent sérieusement changer s’il continue dans ses turpitudes, Israël constitue par sa politique de colonisation criminelle une bombe sociale ambulante. Cette bombe menace y compris la crédibilité et les intérêts stratégiques des Etats-Unis dans cette région du monde. Mais cette bombe, qui a déjà laissé des traces indélébiles dans le corps meurtri du peuple palestinien, menace l’ensemble des peuples de la région d’une conflagration généralisée qui viendra s’ajouter au calvaire quotidien des peuples qui ont déjà goûté aux guerres « civilisatrices » américaines.

Calculs et perspectives

Croire que la neutralisation de l’Iran et de la Syrie (à supposer que les Etats-Unis arrivent à atteindre cet objectif) suffira à obliger les Palestiniens à accepter n’importe quelle solution négociée constitue non seulement une faute morale mais aussi et surtout une erreur stratégique flagrante. Israël peut se cacher derrière son mur de la honte, il peut enfermer les Palestiniens dans un territoire exigu qui ressemble de plus en plus à une prison en plein air, il peut compter sur la lâcheté des régimes arabes corrompus, mais jusqu’à quand pourra-t-il défier les réalités démographiques et historiques de toute une région ?Avec ou sans l’Iran, avec ou sans le Hamas, la bombe israélienne continuera de menacer la région parce que le colonialisme israélien –comme tout colonialisme- est tout simplement une matière sociale inflammable. Si les Américains semblent « aimer » ce qui leur arrive en Irak et en Afghanistan alors que selon leurs propres aveux, ni l’Iran, ni la Syrie, ne semblent jouer un rôle actif dans ces conflits, qu’en sera-t-il demain lorsque, poussés dos au mur, tous les protagonistes de la région se verraient contraints de s’unir et de défendre chèrement leur peau contre l’ennemi commun israélo-américain ?

Tout au long du XXe siècle, l’Orient a cherché à survivre aux agressions impérialistes en mettant en œuvre des formes variées de résistance. Les Etats de la région, produits d’un processus complexe de résistance et de compromis, ont montré plus d’une fois leur impuissance à répondre aux aspirations nationales et sociales de leurs peuples respectifs. Même si elle finirait par avoir lieu, la neutralisation de l’Iran et de la Syrie à laquelle s’attelle manifestement l’Amérique risque d’enlever aux peuples arabes tout espoir de pouvoir s’appuyer sur des Etats en vue de défendre leur intégrité et leur dignité bafouées. Cette neutralisation risque même de précipiter la disqualification historique de l’Etat-nation dans cette région du monde.

Les peuples arabes et musulmans – à commencer par le peuple palestinien- seront contraints de rechercher d’autres formes de résistance et de lutte pour faire valoir leurs droits fondamentaux à la liberté, à la justice et au développement durable. La société civile est appelée à voir son rôle et ses multiples formes de résistance non violente prendre une importance stratégique considérable. Rien ne permet de conclure que la résistance civile des sociétés arabes sera moins radicale quant au fond ou moins efficace quant aux résultats que les différentes formes de résistance politique et militaire tentées jusqu’ici avec le soutien de la Syrie et de l’Iran. Cette perspective ne pourra que conforter les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, à travers le monde, dans leur action civile et démocratique visant à imposer un boycott international de l’apartheid israélien. Les calculs stratégiques israélo-américains apparaîtront, de plus en plus clairement, comme des calculs à courte vue.

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Commentaires

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tant que les musulmans sont divisé ( surtout le monde arabe), ce sera le statut quo et les premières victimes sont les palestiniens.

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Une analyse lucide. Une analyse prémonitoire aussi, sur des perspectives qui semblent devoir s’assombrir davantage encore, pour les peuples arabo-musulmans du Moyen-Orient, comme s’il était écrit que ces peuples devaient encore souffrir davantage….
Ce sentiment d’analyse prémonitoire est particulièrement souligné dans cette phrase de la conclusion de l’auteur quand il écrit :
« « Les peuples arabes et musulmans – à commencer par le peuple palestinien – seront contraints de rechercher d’autres formes de résistance et de lutte pour faire valoir leurs droits fondamentaux à la liberté, à la justice et au développement durable. » »
C’est qu’en effet, cette apathie jouissive propre aux dirigeants politiques arabes en particulier, a fini par se transformer au fil des années et des décennies, en une criminelle complicité – consciente ou par défaut –, une sorte de « Munich permanent » comme diraient les historiens. Réduits à la rage de l’impuissance, générée par l’arbitraire totalitaire qui opprime les libertés publiques et par les injustices et les inégalités socio économiques, les peuples arabo- musulmans sont par ailleurs journellement confrontés à cette actualité redondante de véritable Croisade anti arabe et anti musulmane à travers le monde : qu’il s’agisse des exactions criminelles quotidiennes contre le peuple palestinien ; qu’il s’agisse de l’occupation et du pillage de l’Irak ; qu’il s’agisse de l’invasion de l’Afghanistan. Ajoutons à cela, cette islamophobie souvent doublée de racisme nauséabond, relayée, voire amplifiée par la quasi-totalité des médias liés aux intérêts du couple impérialo-sioniste, et qui s’est répandue comme une trainée de poudre, à travers les Etats-Unis et l’Europe, dès les premières semaines qui ont suivi le 11 Septembre et nous aurons une idée claire du sinistre tableau d’arrière-plan qui se dessine dans un futur proche.
Arrière-plan sinistre, certes, mais pas forcément pour les mêmes cette fois-ci…
Car, on a comme l’impression de réentendre Clytemnestre assassinée par sa propre fille Electre, lancer dans un dernier souffle :
« « Hélas, j’ai engendré et nourri ce serpent ! Songe effroyable, tu n’étais que trop vrai ! » »

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Les deux problèmes fondamentaux sont 1) la corruption des dirigeants arabes et 2) les divisions historiques chiites/sunnites et arabes/turcs/perses.

Les peuples arabes ont une responsabilité dans la souffrance du peuple palestinien : ne pas se bouger pour faire tomber les régimes autoritaires. Les musulmans doivent saisir qu’ils ne peuvent compter que sur eux mêmes. Notes d’optimisme : le dynamisme démographique des musulmans fait que ceux-ci ne peuvent pas ne pas être entendus, il y a une lente (mais certaine) prise de conscience des musulmans européens qu’ils peuvent jouer un rôle dans les crises du Moyen-Orient en infléchissant les politiques étrangères européennes, enfin les masses arabes ne resteront pas éternellement passives devant la souffrance des palestiniens.

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Avec ce qui vient de se passer à la flottille d’aide humanitaire pour Gaza, l’Iran sera bien inspiré de se donner tous les moyens pour se défendre. L’histoire récente nous montre que les sionistes et les impérialistes n’ont jamais attaqué plus fort qu’eux ni même leur égal. Ils se sont toujours arrangés pour faire les guerres qu’ils sont en mesure de remporter même si le prix pour ce faire laisse à désirer. A quoi peut-on s’attendre quand Donald Rumsfeld s’inspire du pire truand de l’histoire, en l’occurrence Al Capone et justifie la politique américaine au Moyen-Orient par les propres mots du gangster : “Vous tirerez plus d’un mot gentil et d’une arme que d’un mot gentil tout seul” ? Les propos de ce malfrat adoptés par un ministre de la défense de la puissante Amérique expliquent à eux seuls le sentiment d’urgence morale.

Contre la Corée du Nord, des voix s’élèvent puis se taisent à chaque fois que les dirigeants Nord Coréens envoient un engin volant à titre “d’essai” et de... “réponse” aux bruits des Occidentaux.
Saddam n’avait pas les ADM dont il était soupçonné d’acquérir mais il jouait le poker et faisait mine d’avoir les moyens de faire face à l’Iran et à Israèl. Il prit peur d’être dévoilé et craignait que ses ennemis n’apprennent, grâce aux résultats des inspecteurs de désarmement de l’ONU, qu’il n’était pas aussi puissant qu’il essayait (tant bien que mal) de le faire croire : fierté bien arabe qui ne lui servit pas à grand-chose même si vers ses derniers instants il s’est redressé face à ses bourreaux.

Avec l’Iran, il ne s’agit pas fois cette fois de partie de poker mais de jeux d’échecs. En effet, il est plus judicieux de jouer avec les armes et les outils que l’on maîtrise que de s’aventurer dans une partie de poker bien étrangère à la culture persane. Amener l’ennemi dans son propre terrain , le dépouiller un à un de ses pions jusqu’à dévoiler son jeu et démontrer ses contradictions et sa mauvaise foie : la signature de l’accord tripartite du 17 mai 2010 entre la Turquie, l’Iran et le Brésil fut un coup de maître. J’espère que les Iraniens auront toujours un coup d’avance sur leurs ennemis malintentionnés qui ont tendance à projeter leurs propres vilénies en recourant trop souvent à de pitoyables tentatives de diabolisation et de déshumanisation de leurs adversaires du moment.

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Personellement, je suis plus tolérant avec les armes atomiques quand elles sont entre les mains d’États qui s’abstiennent de menacer publiquement leurs voisins d’extermination.

Par ailleurs, le TNP est peut-être mal fait, mais il est fait comme ça :

1) soit on y adhère, et on doit montrer son matériel nucléaire

2) soit on y adhère pas et on fait ce qu’on veut avec l’atome.

Israel a choisi de ne pas y adhérer, librement.

L’Iran a choisi d’y adhérer, librement.

Pourquoi ferait-on deux poids deux mesures ?

Il y a un seul traité.
On y adhère on le respecte.
Ou bien on y adhère pas.
C’est aussi simple que deux et deux font quatre.

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A Sindibilidibad :

"Personellement, je suis plus tolérant avec les armes atomiques quand elles sont entre les mains d’États qui s’abstiennent de menacer publiquement leurs voisins d’extermination."

De quels Etats parlez vous exactement ?

Merci de votre réponse.

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A Sindibilidibad :"Personellement, je suis plus tolérant avec les armes atomiques quand elles sont entre les mains d’États qui s’abstiennent de menacer publiquement leurs voisins d’extermination."

Est ce de cet Etat là que vous parlez, et qui menace depuis plus de 60 ans le peuple Palestinien d’extermination, comme vous pouvez le lire dans les quelques perles suivantes ?

" Raphaël Eytan, ex-chef d’état-major de l’armée d’Israël, qui compare les Palestiniens à des « cancrelats dans un bocal » ?

"Avigdort Lieberman, ministre des affaires étrangères du gouvernement israélien, qui propose d’appliquer à Gaza « ce que les Etats-Unis ont fait au Japon à la fin de la seconde guerre mondiale », autrement dit d’y envoyer une bombe atomique ?

David Ben Gourion qui déclare en 1937 : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place » ?

Heilbrun, président du comité pour la réélection du général Shlomo Lehat, maire de Tel-Aviv, qui affirme en octobre 1987 : « Nous devons tuer tous les Palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves » ?

Israël Koenig, principal auteur du fameux rapport Koenig, qui décrit en détail les moyens de discrimination à utiliser à l’encontre des citoyens palestiniens israéliens et dont chacun peut juger de l’humanité à travers cette citation : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe » ?

Joseph Weitz, directeur du Fond national juif, qui écrit en 1973 : « La seule solution est Eretz Israel (Grand Israël), ou au moins Eretz Israël ouest (toutes les terres à l’ouest du Jourdain), sans les arabes. Il n’y a pas de place pour un compromis sur ce point. Nous ne devons pas laisser un seul village, pas une seule tribu » ?

Golda Meïr, qui déclare, le 8 mars 1969 : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre » ?

Yitzhak Shamir, Premier ministre israélien qui, le 1er avril 1988, promet : « Les Palestiniens » seront écrasés comme des sauterelles … leurs têtes éclatées contre les rochers et les murs » ?

le rabbin israélien Yitzhak Ginsburg affirmant au Jerusalem Post le 19 juin 1989 que « le sang juif et le sang des goys (non-juifs) ne sont pas les mêmes » et en concluant que « tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » ?

Théodore Herzl, fondateur de l’Organisation sioniste mondiale, qui préconise, le 12 juin 1985, de « chasser la population pauvre (les Arabes) au-delà de la frontière en lui refusant du travail ?

Ehud Barak qui, le 28 août 2000 (Jérusalem Post du 30 avril 2000), ose cette comparaison : « Les Palestiniens sont comme les crocodiles, plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent » ?

Menahem Begin qui, dans un discours devant le Parlement israélien, assimile les Palestiniens à « des bêtes qui marchent sur deux jambes » ? (Amnon Kapeliouk, « Begin and the beast » « (Begin et les bêtes), New Statesman, 25 juin 1982).

Moshe Katsav, ex-Président israélien déclarant au Jerusalem Post, le 10 mai 2001 : "Il y a une énorme différence entre nous (les juifs), et nos ennemis. Pas seulement dans la capacité, mais dans la morale, la culture, le caractère sacré de la vie et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c’est comme si à quelques centaines de mètres, il y avait un peuple qui n’appartenait pas à notre continent, à notre monde, qui appartenait véritablement à une autre galaxie" ? (Ce grand moraliste a quelques problèmes avec la justice de son pays où il est accusé de viol !)

Netanyahu, actuel Premier ministre d’Israël qui exprimait ainsi des regrets en novembre 1989 : « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes des territoires » ? (journal israélien « Hotam », du 24 novembre 1989).

Ces milliers de jeunes soldats israéliens se promenant dans Tel Aviv avec des tee-shirts comportant l’image d’une femme palestinienne enceinte au centre d’une cible avec la légende « One shot, two kills » (Un tir, deux morts) ?

Ecoutons les voix précieuses, celles de Laurent Schwarz, Stanislaw Tomkiewicz, Daniel Barenboïm, Edgar Morin, Harold Pinter, des voix juives, oui juives, qui n’ont cessé de condamner la politique israélienne au nom d’une morale universelle.

Ecoutons ce que dit Albert Einstein exprimer l’ »estime » qu’il avait pour Begin et Shamir : « Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre temps, il y a l’émergence, dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, d’un parti de la Liberté (Herut), un parti politique très proche, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et des partis fascistes. Begin et Yitzhak Shamir qui étaient membres de ce parti sont devenus premiers ministres ».

Citons enfin la déclaration sans équivoque en décembre 1983 d’Israël Shahak, président de la Ligue israélienne pour les droits de l’homme et les droits civiques, survivant du camp de concentration de Bergen Belsen, commentant les lois d’urgence de l’armée israélienne suite à la guerre de 1967 : « Le pouvoir légal d’Hitler était basé sur le « décret de loi », qui était voté tout à fait légalement par le Reichstag et qui permettait au Führer et à ses représentants, en langage simple, de faire ce qu’ils voulaient, ou en langage juridique, de publier des décrets ayant pouvoir de loi. Exactement le même type de loi votée par la Knesset (le parlement israélien) juste après la conquête de 1967, accordant au gouvernement israélien, et à ses représentants le pouvoir d’Hitler, qu’ils utilisent de façon hitlérienne ».

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A Sindibilidibad

Le but du TNP est un monde sans bombe atomique. Cela permet d’éviter que de nouveaux pays en fabriquent et cela implique aussi (en vérité le traité le prévoit) que les puissances atomiques suppriment leurs propres bombes.

Nous sommes habitué au cynisme comsommé d’Israël. Alors que ce pays possêde des centaines de bombes, les occidentaux cherche à imposer des sanctions à l’Iran qui lui a le mérite d’avoir signé le TNP (+ protocole additionnel) est en conformité.
Encore un nième mensonge.
Après avoir fait croire qu’on voulait la rayer de la carte alors qu’ en vérité, c’est elle qui l’a fait avec la Palestine, elle va encore être l’initiatrice de milliers de victimes innocente pour une hypothétique bombe iranienne.
Vous ne pourrez pas jouer au sophiste et au cynisme indéfiniment.
La justice des Hommes et/ou celle de Dieu finira par triompher.

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Bonjour Amazone,

La France, Le Royaume-Uni, possèdent des armes nucléaires, et ne menacent personne d’extermination.

Le nucléaire est une technologie potentiellement dangereuse, à ne pas mettre entre toutes les mains. En particulier, de mon point de vue, plus cette technologie est sous contrôle civil et citoyen, et plus elle est sure.

Et plus elle est entre les mains de pays où les élections sont sous contrôle (voire inexistantes), et plus elle est dangereuse.

À ce titre, l’accident de Tchernobyl aurait probablement pu être évité dans un pays démocratique où les citoyens sont mieux tenus au courant des dangers qu’ils courrent, et peuvent souvent mieux choisir de s’en passer ou de prendre des mesures de protection.

Cela dit, c’est un avis personnel, et ce n’est pas pris en compte dans le Traité de Non-Prolifération, qui est - et je le regrette - nettement plus binaire.

Pour ce qui est du Traité de Non-Prolifération - signé tant par des pays qui possèdent cette technologie que par des pays qui ne la possèdent pas - il n’engage que les pays qui le signent.

Il est donc surprenant de voir des pays - comme l’Iran ou la Corée du Nord - qui ont signé ce TNP et qui refusent autant de le respecter que d’en sortir.

Israel n’a pas signé le TNP, et n’est donc tenu par aucun traité ni de faire visiter ses installations nucléaires, ni de rendre public son éventuel armement nucléaire (les sous-marins à propulsion nucléaire ne faisant a priori pas partie de l’armement nucléaire s’ils sont équipés d’armement conventionnel).

C’est une situation de droit international qui est légalement inconfortable et il est certainement préférable qu’elle évolue, ce qu’elle ne peut faire que sous contrôle de l’ONU, qui gère le TNP via l’AIEA.

Mais il est aussi probable que les menaces - Iranienne entre autre - de rayer l’État d’Israel de la carte alimentent plutôt qu’elles ne calment cette situation juridique, d’une part parce que peu de pays acceptent qu’on les menacent de cette façon, et d’autre part parce que la plupart des habitants d’Israel ont - eux ou leurs parents ou grand-parents - déjà fait face à une nième tentative d’extermination.

Israel étant un pays démocratique, une opposition à la politique d’Israel est en mesure de s’y exprimer, comme vous en faite la démonstration. C’est entre autre ce qui rend un éventuel armement nucléaire Israélien plus tolérable que si Israel ne permettait à aucune opposition de s’exprimer.

Le fait que des opposants - Israéliens ou pas - puissent accuser le gouvernement Israélien est encourageant.
Le fait que des organisations ou des individus Israéliens propagent des messages de haine est inquiétant.

Quant aux propos de l’actuel Ministre des Affaires Étrangères israélien, je suis d’accord avec vous qu’elles sont une menace, avant tout pour la sécurité d’Israel, mais aussi pour la paix régionale.

Cela dit, je crois que c’est aux Israéliens de se faire représenter adéquatement (ils en ont les moyens démocratiques) faute de quoi ils seront considérés par défaut comme collectivement solidaires des sorties de leur Ministre, avec les risques que cela peut éventuellement comporter.

Toutefois, il ne s’agit pas - comme dans le cas de l’Iran - de menace de rayer un pays de la carte, émanant du Chef de Gouvernement Israélien.

Ce qui est inquiétant dans le cas de l’Iran, c’est que le Président Iranien prononce de telles menaces, alors qu’il a le pouvoir d’engager le pays qu’il dirige à mettre ces menaces à exécution.

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A sindibilidibad :

Votre thèse selon laquelle l’arme nucléaire entre les mains de "gentils pays", parce que pseudo démocraties, n’est pas une menace est une foutaise. Pour preuve les USA détenteurs de la bombe atomique et pays démocratique par excellence, ont bien largués celles ci sur Hiroshima ! Et pourtant le PRésident américain de l’époque n’était pas un dictateur !

"Mais il est aussi probable que les menaces - Iranienne entre autre - de rayer l’État d’Israel de la carte alimentent plutôt qu’elles ne calment cette situation juridique, d’une part parce que peu de pays acceptent qu’on les menacent de cette façon,"

C’est amusant comment vous retenez une seule et unique phrase : rayer l’état d’israel de la carte, cette phrase que vous avez répété plus de deux fois dans votre commentaires, pour que le lecteur ne retienne que cela, tout en oubliant de dire qu’israel n’a pas seulement promis l’élimination des Palestiniens, l’extermination des Palestiniens mais est passé à l’acte.

Avez vous oubliez ou feignez vous ne pas vous souvenir la proposition faite par un ministre israelien en Janvier 2009, aprés le massacre de Gaza de larguer la bombe atomique sur Gaza ?

"et d’autre part parce que la plupart des habitants d’Israel ont - eux ou leurs parents ou grand-parents - déjà fait face à une nième tentative d’extermination."

Epargnez nous l’éternelle chanson de la culpalisation.
Les PAlestiniens, les Iraniens, les musulmans n’ont absolument rien à voir avec l’extermination des Juifs. Ce problème concerne les occidentaux qui les ont exterminés quand les musulmans les accueillaient !

Combien de peuples ont connus l’extermination des leurs ? Ont -ils fait pour autant payés cette horreur à d’autres peuples ?

"Ce qui est inquiétant dans le cas de l’Iran, c’est que le Président Iranien prononce de telles menaces, alors qu’il a le pouvoir d’engager le pays qu’il dirige à mettre ces menaces à exécution."

Ce qui est inquiétant dans le cas d’israel c’est que les Ministres israeliens ont toujorus prononçaient des menaces que j’ai cités plus bas mais surtout les ont mis et continuent à les mettre à exécution.

PS : Votre discours mon ami, n’a rien d’original il est empreint de la propagande habituelle.

La question est de savoir si vous croyez sincèrement à cette propagande que vous véhiculez, parce que les gens à qui vous vous adressez ne sont pas dupes aux vues des horreurs commises sur les Palestiniens depuis 60 ans, que les derniers événements ont mis en relief !

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Il ne suffit pas de ne pas menacer ouvertement un pays pour prétendre se ranger parmi les gens civilisés , inoffensifs et animés des meilleures intentions du monde car situé dans l’axe du bien. Ces auto-jugements ne trompent personne et n’ont aucun fondement ni valeur historique et encore moins juridique. Autrement, devrait-on remercier tous les violeurs d’avoir arrêter de violenter leurs victimes l’instant où ils marquent une pause pour s’essouffler ?
La possession de l’arme nucléaire est en elle-même une menace même si elle “est dans l’air” et n’est pas exprimée par des mots.

Pour revenir au fameux discours prononcé par Ahmadinejad, il n’a jamais utilisé les mots qu’on lui attribue faussement. Qu’a donc réellement dit Ahmadinejad ? Commençons par citer ses mots exacts en persan : « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. »
Avant d’en venir à la formule tristement célèbre en elle-même, il est important de noter que la « citation » en question était elle-même une citation – ce sont les mots du défunt Ayatollah Khomeiny.
Ce passage ne signifiera rien pour la plupart des gens, mais un mot cependant devrait faire dresser l’oreille : rezhim-e . C’est le mot régime , prononcé comme le mot anglais [« régime », ] avec un son supplémentaire – « eh » - à la fin. Ahmadinejad ne se référait pas au pays-Israël ou au territoire-Israël, mais au régime israélien . Il s’agit là d’une distinction cruciale, puisqu’il est impossible de rayer un régime de la carte. Ahmadinejad ne se réfère même pas à Israël par son nom ; à la place, il utilise la périphrase rezhim-e ishghalgar-e qods (c’est-à-dire littéralement régime occupant Jérusalem ).
Ce qui soulève une autre question : que voulait-il exactement voir rayé de la carte ? La réponse est : rien du tout. Puisqu’il n’a jamais utilisé le mot carte . Nulle part dans sa phrase originale en persan, ni d’ailleurs dans l’intégralité de son discours, n’apparaît le mot persan nagsheh qui signifie carte . Pas plus que la formule occidentale rayer . Et pourtant, on nous pousse à croire que le Président de l’Iran a menacé de rayer Israël de la carte , bien qu’il n’ait jamais prononcé les mots « carte », « rayer » ni même « Israël ».
Voici maintenant la citation dans son intégralité, directement traduite en anglais :
The Imam said this regime occupying Jérusalem must vanish from the page of time
[c’est-à-dire en français et tout aussi directement : L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps.
Traduction mot par mot :
Imam (Khomeiny) ghoft (said) een (this) rezhim-e (regime) ishghalgar-e (occupying) qods (Jérusalem) bayad (must) az safheh-ye ruzgar (from. page of time) mahv shavad (vanish from.).
[Même chose en français :
Imam (Khomeiny) ghoft (disait) een (ce) rezhim-e (régime) ishghalgar-e (occupant = qui occupe) qods (Jérusalem) bayad (doit) az safheh-ye ruzgar (de la page du temps) mahv shavad (disparaître de).
Version complète de l’article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp ?refer...

NB. Et Khomeiny dans le même propos citait, à juste titre, la disparition de la page du temps des régimes nazi et soviétique.

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Bonjour Amazone,

Le TNP vise à limiter la prolifération des armes nucléaires, et il a été mis en place par des pays qui avaient expérimenté ces armes et qui souhaitaient en limiter la diffusion.
Un des arguments pour développer l’arme nucléaire puis pour la limiter est que le Troisième Reich était en train de développer une technologie nucléaire.

Aucun des pays qui possède l’arme nucléaire aujourd’hui ne l’a acquise par gentillesse, c’est évident puisqu’il s’agit d’une arme.
En dehors des USA, tous les pays suivants ont acquis cette technologie à des fins de dissuasion.

La crainte qu’a Israel de l’extermination concerne avant tout Israel, c’est une composante culturelle d’Israel pour longtemps encore. Je ne sache pas que la Shoah culpabilise qui que ce soit au Proche-Orient.
La Shoah représente un traumatisme sans précédent, et ce traumatisme laisse évidemment des séquelles dans l’inconscient collectif Israélien. De nombreux Israéliens sont tout à fait conscients de cela.
Aucun autre génocide n’a été perpétré avec autant de méthode et de théorisation.

Aujourd’hui Israel est dans une position de force relative, et les références actuelles à la Shoah provoquent la plupart du temps des réactions politiques violentes, et des réflexes extrêmes, et prévisibles.
Comme ces réflexes sont prévisibles, certains s’abstiennent de provocations, d’autres au contraire s’en servent méthodiquement. Avec des résultats effectivement prévisibles.

Je comprend votre émotion. Aussi, je pense que le mot de la fin vous appartient dans cet échange.

À une prochaine fois peut-être

Cordialement

Sindibilidibad

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A sindibilidibad :

" En dehors des USA, tous les pays suivants ont acquis cette technologie à des fins de dissuasion."

Seuls les pays riches ont donc droit de posséder l’arme de dissuasion ?

Les autres non plus qu’à se taire, au risque de se prendre un bombe nucléaire sur la tête...Jolie vision de la justice que vous avez là !!!!

"La Shoah représente un traumatisme sans précédent, et ce traumatisme laisse évidemment des séquelles dans l’inconscient collectif Israélien. De nombreux Israéliens sont tout à fait conscients de cela. Aucun autre génocide n’a été perpétré avec autant de méthode et de théorisation."

Justement si la Shoah représente un traumatisme dans l’inconscient collectif comment expliquer cet inhumanité face aux Palestiniens ?

Je me suis souvent dit que ceux avaient soufferts reproduisaient la même souffrance sur les autres...Cependant dans le cas d’Israel ce n’est pas le cas dans la mesure où 90 % des Israeliens n’ont pas connus la Shoah, ils ne venaient pas d’europe dans leur majorité mais des USA ou des pays arabos musulmans !

Alors comment expliquer cet haine d’Israel vis à vis des PAlestiniens, qui les ont protégés de ces pogroms ?

Pourquoi ce traitement inhumain si ce n’est que ces Palestiniens ne veulent pas vivre à genoux devant Israel, si ce n’est qu’ils ne veulent pas être leurs esclaves ....La shoah n’a donc rien à voir là dedans !!!

"Je comprend votre émotion." Non je crois que vous ne comprenez rien, car ce que je vous dis n’a rien à voir avec l"émotion, contrairement à vous qui jouez de l’eternelle corde sensible qui est la Shoah !

Amicalement

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Israël garde ses bombes atomiques pour se défendre et pour sa survie. L’Iran développe son nucléaire en menaçant en même temps de rayer Israël de la carte.
Israël est sur la défensive mais l’Iran menace son existence. C’est tout de même pas difficile à comprendre.