Vendredi 1 August 2014
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"La sexualité en Islam a une portée spirituelle"

"La sexualité en Islam a une portée spirituelle"
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Quelles sont les pratiques sexuelles permises par l’islam ? La sexualité en dehors du mariage est-elle autorisée ? La demande du certificat de virginité exigée par certaines familles est-elle "halal " ? Est-il « raisonnable » d’exiger que la sexualité ne puisse s’exprimer que dans le mariage ? Amira nassi, auteure du « Manuel des corps mariés » aux éditions L’éclipse, a répondu aux questions que vous avez été très nombreux à lui poser.

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Quelles sont les pratiques sexuelles permises par l’islam ? La sexualité en dehors du mariage est-elle autorisée ? La demande du certificat de virginité exigée par certaines familles est-elle "halal " ? La sexualité peut–elle être séparée des sentiments ? Amira nassi, auteure du « Manuel des corps mariés » aux éditions L’éclipse, a répondu à toutes les questions que vous avez été très nombreux à lui poser.

Lamra : Dans le cas où une femme a des soucis gynécologiques et ne peut pas avoir de rapport tous les jours, alors que son mari voudrait en avoir tous les jours. Est-ce haram de refuser ?

Si vous souffrez de problèmes gynécologiques et que vous ne pouvez pas « supporter » la pénétration, surtout abstenez-vous !
Parlez-en tout d’abord à votre médecin et discutez de vos maux avec votre conjoint de façon franche… Un mari avenant et sensible ne peut que vous épauler et comprendre la situation.

Sachez néanmoins que la relation sexuelle entre époux ne se réduit pas à la seule pénétration. Pour éviter que l’un ou les deux subissent une frustration accumulée, vous pouvez très bien avoir des moments de tendresse, de complicité et de sensualité avec votre partenaire, sans forcément passer par la pratique du coït…

Farouk 33 : Un musulman peut-il se marier avec une personne de confession juive ?

Si les deux partenaires se rejoignent dans un même projet de vie, si entre eux se sont construits une affection mutuelle et un respect des différences et surtout s’ils arrivent à « dépasser » les problématiques de la situation au Proche-Orient (sujet qui peut engendrer des conflits internes tellement les débats peuvent être passionnés sur ce sujet), rien de religieux ne s’oppose objectivement à l’union de ces deux êtres.

En effet, en théorie, un musulman peut épouser une juive puisque par principe, elle fait partie des « gens du livre ». A eux ensuite de relever le défi que représente la mixité religieuse dans un couple.

Amin : Pendant l’acte intime qu’est-ce qui n’est pas permis ?

Concernant les pratiques sexuelles à l’intérieur du couple légitime, seules la sodomie et la pénétration pendant les règles (ou les lochies) sont explicitement interdites par l’Islam. L’acte sexuel n’est pas non plus permis pendant la journée du Ramadan et lorsque les fidèles sont en état de sacralité lors du pèlerinage (hajj).

Espoir : J’ai 3 questions à vous poser :

1. Quel est l’age idéal pour recevoir une éducation sexuelle ?

2. Qui est le mieux placé pour l’accomplir dans le cas où la mère (par pudeur) refuse d’aborder le sujet.

3. L’éducation sexuelle est-elle obligatoire ? Dans d’autres pays, beaucoup n’en ont jamais reçu et pourtant ils sont épanouis après le mariage.

1. Le meilleur moment pour renseigner son enfant sur la sexualité est lorsque ce dernier pose lui-même une question. Dans une famille qui valorise la franchise et le respect de chacun de ses membres, ces interrogations surgissent tout naturellement… dès 3 ans.

2. Souvent les parents ressentent de la gêne à parler de ce sujet avec leurs enfants. Cela peut être dû à un manque d’information pour répondre aux questions de leurs petits, à la peur de trop en dire ou à la crainte de leur donner de « mauvaises idées », à la honte et aux tabous hérités de la culture d’origine, etc. L’introduction d’une tierce personne dans cette éducation peut alors s’avérer être très intéressante (l’école, les structures extrascolaires, les associations, les mosquées, etc.).

Cette éducation (prévention/connaissance de son corps/compréhension de la chasteté et de la sexualité à venir, avec un discours positif) n’est donc pas réservée à une seule personne mais à tous (parents, enseignants, éducateurs, grands frères, etc.). Chacun y participe selon son degré d’investissement, d’implication et de connaissances. L’idéal étant encore la complémentarité éducative....

3. Chacun est en droit de réclamer une éducation sexuelle digne de ce nom. C’est important par exemple, de très tôt expliquer aux enfants qu’il y a des comportements qui ne sont pas normaux et qu’il faut, si cela venait à se produire, en parler très rapidement à un adulte (attouchements sexuels, comportements incestueux, etc.). Car, le manque de communication et le tabou mal placé peuvent briser des vies et engouffrer des enfants/ados et des jeunes gens dans l’enfer de l’inceste et de l’abus sexuel.

De plus, s’informer sur le fonctionnement de son corps en général et de sa sexualité en particulier (et celle du sexe opposé) me paraît être un élément fondamental de l’épanouissement sexuel du couple en devenir.

Hboudj : Peut-on utiliser des contraceptifs ? Si oui, lesquels sont religieusement légaux ?

Aucun texte religieux n’est assez explicite pour interdire le fait d’espacer les grossesses ou d’en limiter le nombre. Par conséquent, si une fécondité excessive empêche les parents d’élever correctement leurs enfants, l’espacement des naissances - par le biais de la contraception temporaire - est permis par la grande majorité des juristes musulmans.

Pour cela, plusieurs moyens provoquant une infécondité passagère sont à votre disposition : l’implant progestatif, le patch ou timbre oestroprogestatif, l’anneau vaginal, le stérilet, les spermicides, le diaphragme, le préservatif féminin ou masculin et surtout la pilule (qui reste le contraceptif le plus utilisé par les femmes).

Pour connaître le moyen de contraception qui vous correspond le mieux, parlez-en directement à une gynécologue. Elle saura vous orienter et répondre à vos questions.

Certains disent que c’est l’Islam qui impose de refaire son hymen quand on a déjà eu des rapports sexuels, quand pensez-vous ?

Il arrive que pour « réparer » leur passé sexuel, certaines femmes songent à recréer leur hymen par le biais de la chirurgie (l’hymenoplastie) ; la nouvelle peau est censée durer jusqu’à la - première - prochaine pénétration et permettre ainsi que le saignement ait bien lieu lors de la nuit de noce.
Il est important de rappeler que pour la religion musulmane, cette intervention n’a aucun sens… et elle ne doit surtout pas être justifiée par celle-ci. En effet, même si la chasteté est une valeur importante de l’Islam, le fait que les époux soient vierges lors de la nuit de noce, ne constitue pas une condition sine qua non pour valider un mariage musulman.
D’un point de vue purement islamique, les époux (homme et femme) n’ont donc pas à prouver leur « état sexuel » !

Et dans les faits, il doit rester cantonné à l’intimité de chacun. Même si l’idéal amoureux sous-entend, bien évidemment, que les partenaires installent entre eux une liberté de paroles, sans que certains sujets ne virent au cauchemar.

Si la femme (ou l’homme) considère avoir transgressé les règles de l’Islam et qu’elle « regrette » intimement ses activités, elle entamera une démarche spirituelle, sincère et active, de pardon et de repentir devant Dieu et uniquement devant Lui… sans intermédiaire et sans « supercherie ».
Pour les croyant(e)s, le repentir sincère devient par principe, le seul véritable « effaceur » des transgressions reconnues… au-delà de ce que peuvent en penser certains esprits machistes.

Omeya : La sexualité entre un homme et une femme (dès l’instant qu’ils sont mariés devant Dieu) n’a rien de pêché, de honteux ou d’immoral. L’homme doit satisfaire son épouse et vice-versa. Y a-t-il certains paramètres à prendre en compte ? (propreté des époux, invocations)

Effectivement dès lors que la sexualité s’exprime dans le cadre légitime du mariage, toute culpabilité et gêne entre époux doit tendre à disparaître. La vie intime des musulmans doit baigner dans une atmosphère de respect, de jeux, de désir et de consentement mutuel. Les relations sexuelles dans ce contexte particulier sont encouragées et considérées comme des aumônes que l’on offre à son partenaire et comme des actes d’adorations vis-à-vis de Dieu.
Pour répondre à votre question « quel paramètre prendre en compte ? », je citerai celui-ci : se méfier de la monotonie ! Car le train-train de la vie quotidienne peut vous laisser penser que tout est acquis et que par conséquent, puisque vous êtes mariés, il n’y a plus d’efforts à faire !

Or, tout le monde s’accorde à le dire : la monotonie, la négligence et le laisser aller sont à long terme, les pires ennemis des époux (les musulmans sont tout aussi concernés !). De temps en temps, mettre du piment dans les ébats amoureux est donc essentiel afin de revivifier la passion du couple. Pour se faire, il existe de nombreux moyens et chaque femme a assez d’imagination pour savoir comment séduire celui qu’elle aime.

Rappelons simplement que le fait d’être « sexy » à l’intérieur du foyer (en privilégiant la fantaisie pendant les relations sexuelles, les jeux de rôles, la lingerie fine, le maquillage, les parfums, les nouvelles coiffures, la propreté, etc.) fait partie intégrante de la philosophie du mariage en Islam. Par ce biais, l’épouse dans un esprit de séduction perpétuelle, protège son partenaire de toutes les concurrences « déloyales » et des tentations que son mari subit et vit à l’extérieur de la maison. Idem pour l’homme évidemment…

Selma : J’ai 20 ans cela fait plus d’un an que je suis avec mon ami et nous avons eu notre première relation sexuelle au bout de plusieurs mois. Pour lui ce n’était pas la première fois mais pour moi oui. Mes parents sont très pieux et ne sais pas comment réagir, car j’ai manqué à un grand principe. Que me conseillez-vous de faire ?

La première question que vous devez vous posez est la suivante : quel rapport avez-vous avec l’Islam et comment intégrez-vous cette religion dans votre projet de vie ?

Car vous l’avez compris, la religion musulmane ne reconnaît l’expression de la sexualité que quand les deux partenaires sont unis devant Dieu. Cette directive signifie qu’il faut tendre vers la chasteté pendant toute la période qui précède - que l’on soit un homme et une femme.

Sachez qu’on ne peut comprendre cette injonction que si on se plonge dans une démarche active et spirituelle et ce, afin d’avoir une vision globale et profonde de la religion. Car la chasteté est un véritable défi personnel et l’enseignement prophétique est sur ce point précis, complètement en porte à faux avec l’idée des « mœurs libérées » prônées par les médias et dans la société en général. En d’autre termes, elle n’a de sens qui si on lui donne un sens… car la chasteté ne s’impose pas, elle se choisit.

Vous faites référence à vos parents… Attention à la « vision traditionnelle » de la religion ! Vous êtes majeure et donc seule responsable de vos actes devant Dieu. Inutile donc de leurs en parler. Ils ne pourraient pas forcément comprendre et vous risqueriez de les blesser et de créer des cercles infernaux et conflictuels. D’autant plus qu’en Islam, il n’est pas sain de mettre en avant ses « péchés ».

Est-ce « sérieux » avec ce garçon ? Envisagez-vous une relation solide avec lui ? Un mariage ?

Si la réponse est oui et que vous avez des remords… parlez-en avec lui et tentez d’opter pour la patience, tout en essayant au maximum de rapprocher la cérémonie religieuse (le « halal ») par exemple.

Il est vrai que résister à l’attraction que l’on ressent quand on amoureux est un véritable défi, je vous l’accorde, mais patienter et vivre les choses dans une atmosphère décomplexée et saine, pendant le mariage, n’en sera que plus jouissif. Inch’Allah.

Dernier conseil : essayez de vous ré-orienter vers les préceptes islamiques et de re-découvrir l’essence de cette religion, au-delà de l’héritage culturel.
Puisse Dieu vous aidez dans votre cheminement. Bon courage à vous…

Merrouane :Nous vivons dans des sociétés où les individus sont constamment sollicités sexuellement. Est-il « raisonnable » d’exiger que la sexualité ne puisse s’exprimer que dans le mariage ?

J’ai plus ou moins répondu à cette question précédemment. Il me semble effectivement que la chasteté est le principal défi des croyants au 21ème siècle. Mais, elle fait partie de l’éthique religieuse et de ce fait, c’est une ligne de conduite que tente, tant bien que mal, de respecter les personnes désireuses de pratiquer correctement leur culte.

Il est vrai néanmoins, que de demander aux jeunes célibataires de « patienter » ou de « jeûner » n’est pas une solution définitive. L’isti’faf coranique (la chasteté dans la seule dimension de la privation) est à comprendre comme une étape temporaire à observer.

L’Islam propose toujours une solution facile en échange et cela doit se traduire par un mariage facilité et précoce, à l’image du mariage du Prophète (pb). Il doit être avant tout l’expression d’une union entre deux êtres qui s’aiment et s’acceptent, loin du marchandage et des tracas liés aux finances imposées arbitrairement dans certaines cultures pour fêter l’événement.
Il va sans dire que les parents ont une grande responsabilité quant au climat difficile qui règne. Il faut avoir le courage de le dire en toute sincérité et on ne doit pas oublier les besoins naturels de nos enfants.

Fadéla : Certaines familles exigent avant le mariage un certificat de virginité. Que pensez-vous de cette pratique ?

Dans certaines cultures, la virginité féminine est traditionnellement associée à la présence de l’hymen et cette caractérisation est parfois utilisée pour prouver qu’une jeune fille est encore vierge avant de se marier. L’examen de confirmation (« certificat de virginité ») se fait donc généralement chez une gynécologue, par observation directe de l’entrée du vagin.

Cependant, cette pratique d’authentification se heurte à un problème médical, car on ne peut certifier l’absence ou la présence d’une sexualité prénuptiale, même en cas de rupture évidente de l’hymen. De plus, cette membrane, existant sous plusieurs formes, n’est aucunement la garante d’une quelconque virginité. Cette pratique est le fruit d’une méconnaissance du corps de la femme et d’un mélange entre culture, tradition et religion.
Car que l’on soit bien clair ! Cette pratique n’est pas une directive imposée par l’Islam…

Farouk : Durant le mois de ramadan, il m’arrive d’avoir de mauvaises pensées. Je me sens un peu coupable. Que pourrais-je faire lorsque je suis dans cette situation ?

Mauvaises pensées ? S’agit-il de rêves érotiques pendant votre sommeil ? Si c’est le cas, refaites simplement vos grandes ablutions si vous constatez des pollutions nocturnes. Cet état étant indépendant de votre volonté, il n’a aucune conséquence sur votre jeûne du Ramadan.

S’il s’agit d’autre chose, sachez que l’être humain subit continuellement les propositions alléchantes de son âme, sans distinctions entre ce qui est bien et mauvais. Le fait de maîtriser son corps est alors une action méritoire. Quiconque a l’intention de faire du mal puis s’en abstient se verra rétribué d’une bonne action, comme le confirme une tradition prophétique.

Nous ne sommes pas des anges et Dieu, notre Créateur, qui est très proche de nous, sait bien ce que notre âme nous susurre. Aussi faut-il demander son aide lors des moments de faiblesse et demander pardon lorsque, malgré nos précautions, le péché a lieu.

Imeniya : Est-ce normal de ne pas connaître l’orgasme après 2 ans de mariage ?

Il semblerait que la majorité des femmes aient besoin d’un certain « apprentissage » (qui peut durer quelques mois ou davantage) pour ressentir un orgasme. Il peut être important de le savoir, de façon à se donner le temps d’apprendre et à ne pas s’enfermer dans une situation angoissante.

Sylvaine : Est-il vrai que l’islam interdit la masturbation féminine et masculine. Qu’en pensez-vous ?

La masturbation est une pratique sexuelle consistant à se provoquer de l’excitation, en stimulant les parties génitales à l’aide des mains ou d’objets jusqu’à atteindre l’orgasme. Que l’on soit une femme ou un homme, ce plaisir solitaire (lié à des scènes érotiques imaginaires) ne rentre pas dans la définition de la sexualité en Islam puisqu’il s’exerce en dehors du couple. Cette attitude est considérée pour la plupart des savants religieux comme étant une déviance et la qualifie de péché (il y a cependant une divergence chez les juristes quant au fait de savoir si cela relève de l’interdit formel ou de la permission pour cause de nécessité).

Par la force des choses, cette pratique génère souvent chez les croyants une profonde culpabilité et si cela vient à se répéter, un réel sentiment de désespoir ! C’est pour cette raison qu’il est vivement conseillé aux jeunes gens de « tout faire » pour fonder un foyer le plus rapidement possible, afin de vivre une interdépendance sexuelle saine avec un partenaire légitime. Attention cependant à ne pas réduire le mariage à sa dimension biologique ! Il faut certes encourager les musulmans à se marier tôt, à condition de les responsabiliser sur le sérieux de cette démarche.

Pour ceux qui n’ont pas encore réuni toutes les exigences nécessaires à une union légale, le Prophète (pb) a conseillé la pratique du jeûne comme moyen d’apaiser les ardeurs. Il leur est également recommandé d’occuper le temps libre par des activités permettant d’évacuer les tensions accumulées (sport, engagement associatif, lecture du Coran, etc.).

Toutefois, l’effort principal nous semble-t-il, réside dans la lutte contre le flot continu d’images ingurgitées (télé, panneaux publicitaires, etc.), car les visions mémorisées de corps dénudés alimentent considérablement les fantasmes. Il est par conséquent, très important de limiter la convoitise des yeux dans son quotidien.

Cependant, malgré un environnement spirituel favorable et une volonté sincère de ne pas sombrer dans la "pratique de la masturbation", il peut arriver que les jeunes (et les moins jeunes) aient des pulsions sexuelles qu’ils ne peuvent repousser et qui, si elles ne sont pas assouvies, conduisent très vite à la « débauche ». Dans ce cas, face à deux maux (la fornication ou la masturbation), certains savants musulmans autorisent le moindre mal, à savoir l’assouvissement personnel et solitaire.

Quoi qu’il en soit, dans une société où il est « cliniquement » anormal qu’un jeune ne vive pas librement sa sexualité et où le fait de rester vierge jusqu’au mariage relève de la « sainteté » ou de « l’obsolète », la masturbation non excessive comme dernier recours est un moindre mal et elle ne doit aucunement freiner ni décourager les fidèles, hommes et femmes, dans leur quête de Dieu. Il convient malgré tout, d’être relativement discret sur ces pratiques, d’accepter ses faiblesses tout en recherchant à s’améliorer, de demander pardon au Tout Miséricordieux et pour finir, de faire une bonne action qui effacera la mauvaise.

Ghalia : Je vais me marier très prochainement et j’appréhende mon premier rapport sexuel. Pouvez-vous me conseiller ?

Achetez l’ouvrage « Le manuel des corps mariés ». Il vous donnera quelques clés de compréhension et des conseils plus ou moins pratiques, afin de vivre « la (les) première(s) fois » dans la sérénité et dans l’affection.
Que Dieu bénisse votre union.

Nasser : Dans les pratiques sexuelles, qu’est ce qui est interdit par l’Islam. Je vais oser une question osée et je m’excuse pour cette audace. La fellation est-elle permise ?

La fellation se définit comme étant un acte sexuel consistant à exciter les parties génitales de l’homme par des caresses buccales de sa partenaire. Même si certains savants condamnent plus ou moins sévèrement cette pratique (considérée proche de la bestialité), la plupart sont d’avis que, n’ayant pas été explicitement interdite dans les références premières (comme la sodomie ou la pénétration pendant les règles), elle reste permise à partir du moment où les deux époux y consentent.

Nabila : Est-ce que l’Islam condamné l’Ivg ?

La religion musulmane ne condamne ni l’IMG (interruption médicale de grossesse) ni la fausse couche : ces interruptions s’installent dans un contexte particulier et indépendant de la volonté des parents. On peut légalement (du point de vue islamique et de la loi française) pratiquer un avortement thérapeutique à toutes les dates de la grossesse si une infection grave, attestée par un conseil médical compétent, mettait en danger la vie de la mère ou celle du foetus.

Quant à l’IVG, elle est prohibée par la quasi-totalité des juristes musulmans. Mais, si les avis de ces savants divergent sur la légitimité d’une interruption volontaire avant les 120 jours de grossesse - période à partir de laquelle l’âme est insufflée - ils sont en revanche unanimes sur l’interdiction d’arrêter la grossesse passé ce délai.

Christelle : La sexualité peut–elle être séparée des sentiments ?

La sexualité est un ensemble de gestes complices et elle est à l’image des relations quotidiennes du couple. Plus le bien-être, la complicité et la tendresse se développeront dans la vie de tous les jours des époux, plus il sera facile de passer outre les barrières mentales et de s’épanouir sexuellement.

Monique. B : Pourquoi l’islam ne permet les rapports sexuels que dans le cadre du mariage ?

Dans la conception musulmane, il ne peut y avoir de sexualité en dehors du mariage et la chasteté est en effet une valeur importante de l’Islam. Néanmoins, le fait que cette religion prescrive des lois, des recommandations, en bref une éthique en matière de sexualité, ne signifie pas une condamnation sans bornes de la volupté. Au contraire ! Dès lors qu’elle s’inscrit dans ce cadre défini, toute satisfaction des sens devient légitime et le plaisir charnel, de l’homme comme de la femme, est vivement encouragé.

De plus, pour comprendre la restriction formelle au seul cadre du mariage, on peut envisager quelques pistes.

L’acte sexuel (même s’il n’est pas forcément toujours lié à la notion de procréation) est aussi le point de départ de la filiation. C’est certainement pour éviter les déresponsabilisations de pères d’enfants nés… en dehors de tout « cadre », que l’injonction existe. Dans ce cas, les séquelles psychologiques vécues par la mère (parfois encore ado) et l’enfant, peuvent être lourdes à porter.

Nous voyons aussi, dans le mariage, une idée séduisante qui est celle de l’exclusivité. D’aucuns voit souvent à tort la notion de « possession » et craignent en cela le mariage, là où l’Islam voit plutôt une relation saine où la confiance règne.

Enfin pour finir, aussi bizarre que cela puisse paraître pour les non-musulmans, la sexualité en Islam a une portée spirituelle. C’est une union entre un homme et une femme qui s’aiment en Dieu et qui se sont unis par et pour Lui. Pour que la communion soit totale, la sexualité ne peut donc s’inscrire que dans ce cadre légitime. Certains sages affirment même que la jouissance physique est un avant-goût des délices éternels du Paradis. Dans cet acte, Dieu nous rappelle Sa Miséricorde et nous ouvre les portes de l’Eden pour une courte durée, afin de nous encourager à cheminer vers Lui.



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Commentaires

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Dans la réponse à la question de "salma", je ne vois pas pourquoi vous mettez des guillemets au mot "péchés" dans le deuxième paragraphe.
Et en ce qui concerne l’IVG, vous n’avez pas parlé du cas d’une femme tombée enceinte après un viol.

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Merci infiniment pour le temps pris pour donner des réponses satisfaisantes à toutes ses préoccupations exprimées.

Je suis convaincu que beaucoup de lecteurs trouveront satisfactions à quelques un de leurs soucis à travers la lecture de ces questions-réponses.

Puisse Allah vous accorder une pleine recompenses.

Encore une fois merci !

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A propos des certificats de virginité, il est juste que vous souligniez la complexité et surtout la méconnaissance de l’anatomie vaginale. Mais vous oubliez de signaler que l’ordre des médecins, en France, interdit aux praticiens de de délivrer de tels certificat.

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Ca fait peur de voir des gens se faire dicter leur comportment les plus intimes comme la masturbation par des lois religieuses ancestrale.
les religions monotheiste pronnent toutes las chastete avant le mariage mais c’etait a une epoque ou l’on se mariait avant 18 ans et donc en accord avec l’horloge biologique de nos corps. Aujourd’hui, le monde a change et l’union entre un homme et une femme, est je trouve encore plus spirituelle, car elle ne s’exprime pas par l’abstinence, si j’epouse mon ami c’est parce que je l’aime et non pas parce que je meurs d’envie d’avoir des rapports sexuels.Je vois autour de moi des filles qui se marient pour se liberer de cette pression. Ce qui parfois fini par de grandes deceptions...

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A mes yeux, Dieu nous donne des pistes pour cheminer vers lui. Chacun est libre ou pas de suivre ses recommandations. Le musulman doit savoir accepter ses faiblesses, se repentir continuellement, méditer les enseignements du Tout-puissant, et vivre sa religion harmonieusement. Il est clair que dans nos sociétés occidentales, les conceptions de la vie et du monde sont souvent loin de la patience et l’endurance prônée par la religion. Souvent, le fait religieux est considéré par le non religieux comme rétrograde, ancestrale, voire barbare et au nom du progrès, est clamé la libération sexuelle. A écouter le message véhiculé par nos sociétés occidentales, pour être moderne, libre, il faut s’extraire du religieux. A chacun sa conception du monde. J’ai la mienne, et je demande qu’on la respecte. Je suis musulman et fier de ma belle religion. Alors par pitié arrêter de confondre tradition et religion, arrêter de considérer l’islam comme rétrograde, arrêter de croire que votre conception du monde prévaut sur les autres. Le respect passe par l’acceptation de la différence. Respectez les miennes.

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assalamou amaykoum,

vous avez dit : "D’un point de vue purement islamique, les époux (homme et femme) n’ont donc pas à prouver leur « état sexuel » !"

ok ... mais est-il raisonnable qu’une fille qui a subit l’hymenoplastie, de le cacher à son future mari et commencer une relation basée sur la -trahison -mensonge - etc...

parce que lui dans cette histoire "il s’est fait avoir" (je vous laisse imaginer la suite) et surtout du côté de la jeune femme et maman plus tard (psychiquement, elle ne vivra jamais la paix intérieure)...

vous vous n’êtes jamais demander pourquoi il y a de plus en plus de divorce ? eh ben, tout simplement parce qu’on se rend compte de pas mal de choses "qui gêne" qu’après le mariage.

alors, pour éviter d’en arriver là, pourquoi ne pas dire toute la vérité et rien que la vérité dès le départ "ou il accepte ou il se casse" ... je trouverais sûrement un jour ou l’autre un type qui m’acceptera telle que je suis avec mes qualités et mes défauts ...

un conseil : prônez la transparence, la honnêteté, le repentis, la sagesse des actes quotidiens et le bonheur trouvera enfin son chemin ...

et qu’Allah nous aide tous ... amine

— 
votre sœur en Allah.

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Réponse à Lindia.

Je crois que vous mélangez entre amour est sexualité.

Je peux aimer une personne sans vouloir des rapports sexuelles avec.
Comme je peux avoir des relations sexuelles sans que l’amour y soit le moteur.
On peut aussi avoir les deux en même temps.
Bref le sexe est un besoin l’amour est un état.

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Assalam alaykoum et bravo à notre Soeur pour ce livre splendide qui sera d’une grande utilité pour tous, hommes et femmes, jeunes ou vieux, déjà ou pas encore mariés, déjà ou pas encore musulmans, incha allah, que ce livre contribue à guider ces derniers ; car ce qui m’a le plus impressionné, c’est la constant souci de respecter et d’exposer les règles au’Allah a donné aux hommes et aux femmes pour leur plus grand bien.

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Je tiens à féliciter Oumma.com pour cette excellente initiative, et Amira Nassi pour ses très bons conseils. Je voudrais ajouter un commentaire personnel aux observations ci-dessous d’Amira Nassi (dans sa réponse à Sylvaine) :

« C’est pour cette raison qu’il est vivement conseillé aux jeunes gens de « tout faire » pour fonder un foyer le plus rapidement possible, afin de vivre une interdépendance sexuelle saine avec un partenaire légitime. Attention cependant à ne pas réduire le mariage à sa dimension biologique ! Il faut certes encourager les musulmans à se marier tôt, à condition de les responsabiliser sur le sérieux de cette démarche. »

A mon avis, les jeunes ne doivent pas fonder un foyer le plus rapidement possible, simplement pour éviter de succomber aux tentations de la chair. Quand on est jeune, aujourd’hui, on doit d’abord faire des études, apprendre un métier, trouver du travail, mettre un peu d’argent de côté, vivre un peu sa vie tant qu’on est jeune, sans souci, voyager, voir du monde, etc.

Quand on se marie, on tourne une page fondamentale dans sa vie, on a des responsabilités vis-à-vis de sa femme, bientôt vis-à-vis de ses enfants qu’il faudra élever, nourrir, soigner, éduquer, etc. Tout cela demande beaucoup d’efforts, de persévérance, et crée des attaches, des contraintes, des responsabilités de tous genres, y compris financières, pour le reste de sa vie.

Donc, les jeunes doivent faire chaque chose en son temps, et il y a un temps approprié pour le mariage, selon les conditions de vie et la culture de chacun. Il ne faut pas brûler les étapes, au risque de le regretter pendant tout le reste de sa vie.

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O rage,ô désespoir ! Les télespectateurs de MOTS CROISES sur France 2 ont pu constater les dégats causés par les interventions des invités qui disaient tout et n’importe quoi ! Il eut été judicieux de la part d’ Yves Calvi d’inviter Amira NASSI !

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and

l’initiative d’oumma et de Mme Nassi est bienvenue afin d’expliquer un aspect important de la vie familiale en islam. Il est clair que cela contribue à épanouir la vie sexuelle du couple, donc son confort sentimental et spirituel donc sa réussite.

Toutefois quelques remarques :

il est absolument nécessaire de se référer aux juristes musulmans dans les avis qui ont un enjeu jurisprudentiel. Car c’est une grosse responsabilité et seuls les savants juristes musulmans peuvent répondre.

Certaines réponses juridiques données ci dessus ne sont pas acceptées par certaines écoles juridiques : par exemple, la masturbation est formellement interdite par la plupart des juristes.

La relation extraconjugale est strictement interdite du point de vue de l’islam et doit immédiatement être rompue (au niveau sexuel au moins) jusqu’au mariage. Il s’agit d’un pêché majeur !

Pour certaines écoles, il existe un mariage non permanent, le mariage temporaire, qui peut apporter un élément de réponse aux jeunes dans l’impossibilité de se marier et animés par une envie sexuelle puissante. Se reporter aux ouvrages jruidiques pour plus d’information.

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je doute un peu sur ce que vous dites sur la contraception vous précisez pas que c’est bien en cas de necessité que la contraception est autorisée ils existent un certains nombres de hadiths qui déconseillent cette pratique (comme le hadith de aicha(r.a) rapporté par mouslim (r.a) dans lequel le prophète (Sallallahou alayhi wa sallam) assimille l’éjaculation externe à une forme dissimulée d’infanticide ) c’est pourquoi la plupart des savants (des différentes écoles de jurisprudences) pensent qu’elle est "makrouh" (fortement déconseillée, blamâble) sauf en cas de nécessité,comme le risque que represente un grossesse pour la santé physique ou mentale de la mère, l’incapacité de celle-ci d’assurer l’education d’un eventuel enfant ou lorsque l’enfant peut etre atteint d’une maladie héreditaire dangereuse et enfi le desir d’espacer les naissances afin de pouvoir s’occuper des ses enfants .WA ALLAH ’ALAM !!

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Réponse a Yad : concernant la masturbation Amira Nassi a bien répondu que selon les juristes il s’agit d’un péché haram, mais que pour éviter le pire (fornication face masturbation) les savants ont penché pour le moindre mal à savoir la masturbation sans pour autant autoriser cette pratique d’une manière générale : c’est entre autres la position de l’école malékite.

Quand au mariage temporaire que vous proposez sachez que dans le sunnisme ceci est une pratique interdite par le consensus. Merci de se référer aux savants, c’est très important.

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Je ne vois vraiment pas ce que peut faire la religion dans l’intimité de mon lit. Et je ne vois pas la compétence d’un religieux en matière de plaisir du corps. Moi, quand je rentre dans ma chambre, je laisse le religieux dehors.
Rachid

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A Ahmed :

le mariage, ce n’est pas la fin de la vie. Profiter de sa jeunesse se fait également en étant marié (comme les voyages...) La responsabilité que le mariage engendre ne doit pas empêcher l’épanouissement de chacun dans le couple. Il faut juste s’organiser (financièrement...) de manière différente, en tenant compte de l’autre, c’est tout !

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and

à Rachid :

le propos de cet article tenait à souligner l’importance d’avoir une opinion éclairée juridiquement sur quelques aspects de la vie sexuelle afin d’éviter le pêché (pour ceux qui croient), quant à ceux qui sont adeptes de la liberté totale dans tout, je ne pense pas que cet article leur soit particulièrement adressé puisque il s’agit de la sexualité selon l’islam

à (3 juin 2008) :

il est bien précisé dans le message "pour certaines écoles juridiques"...il existe d’autres écoles juridiques que les 4 écoles sunnites.En l’occurence, il s’agit de l’école chiite duodécimaine dite jafarite.

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A Rachid,

Si vous lisez l’ensemble, vous voyez à quel point Amira est ouverte envers ceux qui ne prennent pas l’islam comme univers de référence.

Parcontre, celui qui a une spiritualité active se doit de savoir quelles sont les limites de la sexualité en islam...

Sinon, vous rentrez en contradiction avec votre foi, en sélectionnant seulement ce qu’il vous plait.

A noter que l’islam offre une grande marge de manoeuvre et n’interdit que ce qui peut paraître "contre nature" ou néfaste médicalement. (par exemple, la sodomie a des séquelles médicales et cela, malgré le tabou qu’il a dessus, est vérifiable)

Pour finir, il est bon de se souvenir de la tradition prophétique "Si tu ne fais pas preuve de pudeur, et bien fait ce que tu veux !"

Au final ces recommendations ne s’imposent qu’eux seuls musulmans, ceux qui ne sont pas concernés, peuvent s’exprimer librement et ils seront respectés en tant que tel..

Fraternellement,

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Si j’avais connu le VERITABLE message de ALLAH, que j’avais eu connaissance, dés mon enfance de cet enseignement qui nous guide dans la jungle de la vie, peut être me serais-je respectée, peut-être connaitrais-je la paix interieure aujourd’hui. Mais j’en ai trop sur la concsience ; celle que j’etais avant que Dieu -notre créateur, le misericordieux- ne m’offre le don inésperé de me faire revenir à lui(trop long à expliquer ici), m’empechera à jamais de trouver la paix interieure.
Je ne m’en plains pas car ce feu dans mon coeur, est pour moi un signe evident que les choses ont un sens.

Soyons tolerant, ne laissons qu’à ALLAH la faculté de nous juger. Amine

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je voulais savoir ce qu’il en était de la sexualité pendant une grossesse en islam.merci

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L’âme insufflée à 120 jours ?
D’où sort cette ânerie ?

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Réponse à Aludra :

Selon l’Islam, l’âme (le souffle de la vie) est donnée par Dieu entre le 3ème et le 4ème mois de grossesse.

C’est pourquoi, l’avortement à partir de ce moment-là est interdit par tous les juristes musulmans.

Merci donc de respecter la vision musulmane même si on ne partage pas forcément cet avis. Effectivement, le terme "ânerie" n’est pas forcément adéquat ici.

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Merci à l’auteure pour son livre et ses réponses limpides

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abdel ok mais on parle de musulmans pas de consommation

Vu les cas de figure que tu évoques j’ai surtout l’impression que tu ne sais pas de quoi tu parles tu te contente faire des bulles

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Je trouve que la Religion peut se mêler de sexualité à condition qu’elle mette toujours la vie avant la foi. Dans le cas de la chasteté et de la fidélité, je trouve que les Religions n’ont pas à statuer sur l’usage du préservatif, et encore moins à l’interdire. Les Fidèles, qui suivent la Religion, n’ont pas besoin de préservatif. Les autres devraient être libre de l’utiliser. L’Église Catholique, par exemple, se permet de conseiller aux pêcheurs une pratique (le refus d’utilisation du préservatif) qui ne fera qu’aggraver leur pêché, c’est presque diabolique. C’est ça que j’appelle faire passer la foi avant la vie. Pour moi c’est aussi grave que de prêcher les attentats-suicides. C’est grave car ça signifie que la Religion n’a pas compris que la société humaine actuelle est gérée par des élus, qui décident des stratégies de vie (santé, travail, mort), et que les Religions sont là pour s’occuper des âmes uniquement (Ce qui soit dit en passant reste crucial quand la vie ne fonctionne plus).

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Michel

Je ne suis pas musulman. J’ai lu avec grand intérêt cet article. Je le proposerai à mes consultants musulmans qui me le demanderaient. En effet, je suis sexologue et psychothérapeute.
En tant que tel, je reçois un certain nombre de femmes, musulmanes, qui sont vaginites : Ce sont des femmes croyantes, de bonnes éducation et instruction - souvent très diplômées - qui ont fait totalement abstraction de toute sensation sexuelle et qui ont suivi une chasteté stricte. Comme elles sont contemporaires et instruites, le moment de leur mariage arrive très tard. Le jour du mariage, elles s’aperçoivent qu’elles sont vaginites et impénétrables : contractions involontaires des muscles pubbo-coccygiens.
Physiologiquement, il y a un âge préférentiel pour tout : la marche à 1 an, la parole à deux ans, etc...
Commencer sa vie sexuelle tard est donc souvent handicapant.
De plus, de nos jours et dans l’Occident, la sexualité n’a plus pour principal but la reproduction, mais est une base importante pour le bonheur du couple.
Nous voyons donc apparaître deux tendances qui peuvent être discordantes : la tendance religieuse verticale avec le respect des préceptes des religions, et la tendance "laïque", horizontale qui a pour but la relation horizontale, entre les humains.
Ce problème n’est pas d’ailleurs propre à l’Islam. Je le retrouve aussi chez les athées : Nous n’avons encore aucune éducation sexuelle. Tout juste existe-t-il, parfois, une instruction sexuelle. Ainsi qui peut apprendre aux jeunes gens à ne pas être éjaculateurs précoces ? Ainsi qui peut apprendre aux jeunes femmes à arriver à un orgasme vaginal ?
Je finis en ajoutant que, pour moi, - je dis bien pour moi - la relation homme-femme est le critère majeur d’une civilisation.

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Salam à tous
Je suis très séduit par les réponses de l Soeur Amira qui as répondu de façon claire à toutes les questions posées.
Seulement il faut noter un aspect extrêment important comme l’a si bien dit le frère Rani, soit on est musulman ou non dans toute l’acception du terme , maintenant qu’ils aient des gens qui donnent des avis contraires surtout qui ont une connotation foncièrement impulsives n’a pas de valeur islamique. Je pense que le site a une référence islamique donc pour que nous puissions tirer le maximum de profits évitons d’y apporter des avis contraires à l’Islam du genres de " Moi, quand je rentre dans ma chambre, je laisse le religieux dehors" donc je demande aux gestionnaires d’éviter de nous mettre ces genres de propos, dans d’autres forums ils sont libres mais dans ces genres de forum les gens veulent progresser apprendre.
Je ne saurais terminer sans prier pour la sœur auteur de ce livre qu’Allah la guide vers ce qui est de meilleurs, tout en lui demandant comment comment se procurer de son bel ouvrage pour nous qui sommes au Sénégal

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Cher Bilal,

Tu peux te prourer le livre sur www.priceminister.com (tu tapes "Le manuel des corps mariés" et tu te laisses guider).

Un grand salam au Sénégal :-)

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Bonjour,

bravo à la soeur Amira pour ce travail remarquable.
Je voudrais juste insister sur un détail.
Lorsque vous parlez du fait d’être "sexy" à l’intérieur de son foyer, en expliquant ce qu’une femme pourrait faire, pour plaire à son mari (lingerie fine, maquillage, etc), je suis entièrempent d’accord, et vous avez très bien détaillé cela, mais je me rends compte que dans beaucoup de livres que j’ai lus, on insiste tjrs bcp sur ce que la femme doit faire pour aider son mari à rester chaste, mais le contraire très peu !!
Et vraiment je trouve ça injuste et agaçant.
Vous dites simplement "idem pour l’homme". Eh bien moi je voudrais qu’on donne aussi quelques pistes aux hommes pour savoir quoi faire pour aider leur femme à rester chaste.
En effet, les femmes sont aussi exposer à la tentation à l’extérieur de leur foyer, et elles aussiont des pulsions et désirs au même titre que les hommes.
Pourtant dans tous les livres que j’ai lu concerant le sujet, ou conférence à laquelle j’ai assisté, je n’ai trouvé des conseils donnés aux hommes, pour être "sexy" aux yeux de leur femme.

Je voudrais dire aux hommes qui (à raison) se plaignent si leur femme a pris un peu de poids, ou si elle n’est pas tjrs bien coiffée ou maquillée, ou si elle n’est pas assez coquette à leur goût, ET VOUS ?? quel effort faites vous ? Vous voulez une femme qui réponde aux critères de beautés actuels véhiculés par les médias, mais faites vous vous aussi le même effort.
Entretenez vous assez votre corps (musculation), car la plupart des femmes, sachez le bien sont très attirées par une musculature assez développée, pensez-vous à être parfumé pour elle, au moins le déodorant (que certains zappent), faites vous attention à la maison de ne pas vous promener tout le week end avec un vieux pyjama troué, mangez vous proprement lorsque vous êtes en face d’elle, faites vous attention à votre hygiène corporelle avant d’aller vous allonger à ses côtés, pensez vous de temps en temps à acheter de nouveaux dessous (caleçons, string pour hommes, t-shirt originaux, etc...) pour la surprendre ??!! Car ça aussi ça plaît à bcp de femmes, mais très rares sont ceux qui le font.
Les efforts et la créativité doivent aller dans les 2 sens. Vous ne croyez pas ?
Alors avant d’en exiger trop de votre femme, pensez vous aussi à rivaliser avec les "beaux appolons" que l’on voit à travers les médias !

Je m’excuse pour ce long message, mais je devais le dire.
Encore merci à la soeur Amira.

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jai 22ans et je ne suis jamais sorti avec des garcons ja v peur ke ce soit un peché. aussi jai u une occasion mais g failli la saisir et faire des betise alors que je naimais pas la personne- mais c t plus fort ke moi g t attirer com si kelkun a linterieur de moi etait frustré et vive mal cette chastete et aussi parsk ja v limpression detre renfermer par rapport aux autres filles. je veux etre une bonne musulmane mais meme si je nai jamais rien fait de concret meme pas embrasser je culpabilise a lidée ke les sentiments du garçon ont grandi et de deteriorié ma relation avec Dieu presque ideale. je me sens sali.est ce grave ? que dois je penser ? et quel sont les premieres limites de la chastete.

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j’aimerai savoir si les position sexuelles sont interdites en islam ? ainsi que le sex buccal ?