La sévère mise en garde de Nicolas Sarkozy à l’encontre de l’Iran

La constance de Nicolas Sarkozy dans la condamnation de la position du président iranien, Mahmoud Ahmadineja

jeudi 4 juin 2009

La constance de Nicolas Sarkozy dans la condamnation de la position du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à l’égard d’Israël, est notoire.

Première personnalité iranienne de haut rang à recevoir les honneurs de la République française depuis 2007, Manouchehr Mottaki, le ministre des Affaires étrangères,s’est entretenu mercredi 3 juin avec notre chef de l’Etat, se faisant le héraut d’un message « des hautes autorités iraniennes », dixit l’Elysée, dont la teneur est tenue pour l’heure secrète.

Profitant de cette visite d’Etat, Nicolas Sarkozy a de nouveau vitupéré la poursuite du programme nucléaire iranien, faisant planer la menace d’un isolement total sur la scène internationale, si Téhéran persistait dans cette voie aux visées qui hantent l’imaginaire occidental.

Selon les sources officielles, l’actuel locataire de l’Elysée aurait blâmé de concert avec Manouchehr Mottaki les récents propos à connotation négationniste tenus par Mahmoud Ahmadinejad, mettant en cause la Shoah.

Favorable à l’ouverture d’un "dialogue exigeant" assorti de sanctions renforcées, dont le gel des investissements internationaux en Iran, Nicolas Sarkozy a agité plusieurs fois l’épouvantail d’une frappe israélienne, une pure conjecture politicienne, dont même l’anti-musulman primaire, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a démenti la véracité mercredi à Moscou.

Samedi à Caen, en marge de la célébration du 65e anniversaire du débarquement allié en Normandie, le brûlant dossier iranien sera vraisemblablement inscrit à l’ordre du jour de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama.

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