Samedi 11 février 2012

La « question iranienne » : politiques du Moyen-Orient et propagande de guerre (2/2)

On prête cependant à l’Iran, en lien avec la proposition précédente, des visées hégémoniques. Une telle affirmation constitue même l’un des lieux communs les plus ancrés sur ce pays.Cette allégation paraît pourtant particulièrement décalée dans un contexte marqué par l’activisme militaire sans précédent des USA, d’Israël et de pays européens aux portes mêmes de cet Etat.

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L’Iran, les droits de l’homme et la démocratie

style=''>Les dénonciations des atteintes
nombreuses et multiformes aux droits de l’homme et des femmes en Iran sont à la
fois parfaitement fondées et légitimes class=MsoFootnoteReference> style=';'>[1].
Ce qui l’est moins cependant, c’est la combinaison entre une focalisation de la
critique sur ce pays d’une part, son instrumentalisation au profit d’une
entreprise militaire et impériale d’autre part.

L’Iran est en effet loin
d’être le seul à violer les droits de l’homme. De ce point de vue, tant la
situation de l’Arabie saoudite que celle du Pakistan ou encore de l’Egypte mériteraient
une attention tout aussi soutenue. Or ces pays sont parmi les alliés les plus
proches des puissances atlantiques dans la région. Le cas d’Israël constitue de
même une démonstration chaque jour renouvelée de la duplicité des Etats
occidentaux vis-à-vis de la diplomatie des droits de l’homme qu’ils prétendent
mettre en œuvre.

 Ce pays se caractérise
pourtant par des violations massives du droit international humanitaire et du
droit de la guerre, sans susciter l’ombre d’une réaction de la part des Etats
occidentaux qui, comme signataires des conventions en cause, en sont pourtant
les garants class=MsoFootnoteReference> style=';'>[2]
,
tandis que ces derniers ont couvert et soutenu l’interruption du processus
électoral en Palestine après l’avoir pourtant quasiment imposé. Comment, enfin,
ne pas évoquer les conséquences des crimes et violations massives des droits de
l’homme dont les Etats occidentaux, derrière les Etats-Unis, se rendent
coupable en Irak puis en Afghanistan depuis 1990 ?

Il apparaît pour le moins
absurde de s’engager dans de tels cataclysmes humains sous prétexte de la
« défense des droits de l’homme ». A tout le moins donc, une telle
posture diplomatique supposerait de se tenir à égale distance de l’ensemble de
ces pays, de cesser de la coupler à une perspective impériale et guerrière…

Par ailleurs, la critique
visant les pratiques du régime iranien aboutit en général à produire un
discours d’une extrême confusion, associant dans une image aussi floue que
caricaturale, l’Iran et le régime des Talibans en Afghanistan, un peu comme on
confond Al-Qaïda et le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais. L’Iran n’est
pas seulement « théocratique » comme on se plait à le dire ici. La République islamique repose en fait et de plus en plus sur un partage du pouvoir entre
« clercs » et « laïcs » (au sens de non membres du clergé).

 Elle forme un espace politique
complexe dont les compétitions internes, tant au niveau local que régional,
sont régulées par le biais d’élections qui se déroulent à échéances régulières href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""> class=MsoFootnoteReference>[3]
.
Ainsi, si l’Iran ne constitue pas une démocratie puisque les libertés
politiques n’y sont pas garanties, il n’en demeure pas moins que le pouvoir
s’articule autour de groupes et de perspectives suffisamment contrastées pour
faire des scrutins publics (au cours desquels le vote féminin est une donnée
essentielle) de réels enjeux, pesant tout aussi réellement sur la distribution
du pouvoir au sein de l’appareil d’Etat class=MsoFootnoteReference> style=';'>[4].

Dans une région où même les
pouvoirs « laïcs » se transmettent souvent de pères en fils au gré
d’élections sans enjeu à l’issue desquelles le candidat unique obtient souvent
plus de 95% des voix, la focalisation des « démocrates » sur l’Iran
apparait donc pour le moins surprenante.

Même l’espace religieux
iranien ne doit pas être appréhendé avec le simplisme habituel. Il est à la
fois pluriel et concurrentiel, recodant dans son langage et ses structures
propres, les conflits qui traversent la société civile. A ce propos, Farida
Adelkhah style=''> rappelait fort justement que « le
religieux, loin de servir de simple élément de répression apporte sa
contribution aux dynamiques du changement.

C’est à travers lui que la société négocie l’autonomie du privé, que
l’intellectuel se lance dans la réforme, que l’institution cléricale exprime
son souci du respect de la tradition et de son monopole sur la tradition (…).
Les changements sociaux et religieux ne se font pas à sens unique, celui d’une
prétendue « radicalisation ». Entre les acteurs sociaux et
politiques, les ressources de la négociation ne sont pas épuisées.

 Le champ de cette dernière s’est même élargi à de nouvelles catégories,
en particulier aux femmes. Il a ainsi débordé le simple jeu des facteurs qui
domine la scène politique depuis une vingtaine d’années. En d’autres
termes, l’islam n’est pas le passé de l’Iran, mais son avenir car il
médiatise le changement social et politique, le rapport complexe de la société
civile à l’Etat, et ce faisant il ne cesse de se recomposer lui-même. C’est au
gré de cette dynamique que se définira sans doute ce qui reviendra
respectivement à César, à Dieu mais aussi au peuple » class=MsoFootnoteReference> href="#_ftn5" name="_ftnref5" title=""> style=';'>[5]. style=''>

Dès lors, il faut bien se
rendre à l’évidence : c’est moins l’analyse critique qui guide les regards
occidentaux sur l’Iran que la réactivation délibérée des clichés, pour ne pas
dire des phobies, les plus ancrés dans l’histoire des sociétés occidentales. Parce
qu’il s’agit d’un régime « islamique » tout peut se dire, toutes les
confusions et toutes les caricatures, avec la force de l’évidence. Comment le
registre « droits de l’homme », tel qu’il est utilisé dans ce cadre,
pourrait-il dès lors être crédible et apparaitre autrement que comme la
couverture idéologique d’un nouvel impérialisme ?

L’Iran et l’arme nucléaire

On prête à l’Iran la volonté de se
procurer l’arme nucléaire. Loin d’être prouvée, cette assertion fait l’objet
d’appréciations contradictoires de la part des services de sécurité. Certes,
l’enrichissement de l’uranium, revendiqué au grand jour par le régime, justifie
en partie les craintes des puissants de la planète name="_ftnref6" title=""> class=MsoFootnoteReference>[6]
.

style=''>Mais, si cette technique est une
condition de la maîtrise du nucléaire militaire, elle est aussi une condition
de la maîtrise du nucléaire civil que les iraniens - ni plus ni moins que les
autres nations - ont parfaitement le droit de posséder name="_ftnref7" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7].
Fondée ou non (et on sait ce que valent les accusations américaines en ce
domaine…), l’ambition prêtée au régime d’acquérir la « bombe » témoigne
dans tous les cas d’une évidence : la volonté de garantir son indépendance
stratégique par l’acquisition des technologies permettant de s’assurer d’un
outil militaire dissuasif class=MsoFootnoteReference> style=';'>[8].

Cette ambition doit à nouveau
se comprendre à la lumière du contexte actuel, caractérisé par quatre éléments
au moins : la relance de la course aux armements consécutifs au nouvel
interventionnisme américain (après une période de désarmement progressif
courant des années 1970 au milieu des années 1990) name="_ftnref9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9]
 ;
l’agressivité croissante à l’égard d’un pays qui ne peut faire autrement
que de se sentir menacé, alors que tout son environnement lui est désormais
hostile ; la nucléarisation de la zone moyen orientale avec l’accession à cette
technologie d’Israël, de l’Inde et du Pakistan ; l’adoption par les Etats
atlantiques de doctrines militaires envisageant, précisément au Moyen-Orient,
l’usage d’armes nucléaires « tactiques ».

 Or, ces choix formulés par
les puissances atlantiques équivalent non seulement à une violation de l’esprit
du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), mais aussi à certaines de ses
dispositions, enjoignant par exemple les Etats nucléaires signataires à
s’engager dans des processus progressifs de désarmement, de limitation de leur
arsenal militaire.

 Dans un tel contexte, exiger
de l’Iran, ou de tout autre Etat, qu’il renonce à ses projets de défense ne
peut avoir ni légitimité ni crédibilité. Les pays qui ont signé le TNP ne l’ont
pas fait pour accepter de se faire bombarder préventivement ! A nouveau,
c’est bien la remise en cause du système international de sécurité collective
par les Etats sortis gagnants de la guerre froide qui affaiblit la crédibilité
et l’efficacité de l’ensemble des mécanismes de régulation laborieusement
négociés depuis 60 ans.

A l’inverse de la politique
actuelle, il conviendrait donc, d’une part de s’engager dans un processus
global de dénucléarisation du Moyen-Orient, incluant évidemment Israël, et
susceptible de faciliter la constitution d’un équilibre stratégique régulé et
réciproquement contrôlé ; d’autre part que les Etats-Unis et l’Europe s’engagent
à ne pas faire un usage unilatéral et « préventif » de la force
militaire (a fortiori nucléaire) contre les Etats de la région, tout en donnant
sur ce point de réelles garanties ; enfin que les grandes puissances
nucléaires, Etats-Unis en tête, remplissent leurs engagements découlant du TNP,
les enjoignant d’entamer, sous contrôle international, leur désarmement
nucléaire progressif class=MsoFootnoteReference> style=';'>[10]
.

style=''>On prête cependant à l’Iran, en lien avec
la proposition précédente, des visées hégémoniques. Une telle affirmation
constitue même l’un des lieux communs les plus ancrés sur ce pays.

style=''> Cette allégation paraît pourtant particulièrement
décalée dans un contexte marqué par l’activisme militaire sans précédent des
USA, d’Israël et de pays européens aux portes mêmes de cet Etat name="_ftnref11" title=""> class=MsoFootnoteReference>[11].
Une telle allégation se fonde ainsi et en premier lieu sur un grotesque retournement
des rapports de force caractéristiques de la région : les principales
menaces pour la paix et la sécurité collective au Moyen-Orient résident bien,
avant tout, dans les perspectives et comportements hégémoniques des Etats-Unis,
d’Israël et de leurs alliés, y compris arabes title=""> style=';'>[12].

style=''>Dans un tel contexte, la posture
iranienne, quand bien même elle inclurait une dimension nucléaire, doit
s’entendre comme essentiellement défensive et dissuasive, comme une stratégie
du faible (l’Iran) aux forts (Israël / Etats-Unis) name="_ftnref13" title=""> class=MsoFootnoteReference>[13].
Ce qui est insupportable aux dirigeants américains, israéliens et désormais
européens, c’est en fait la sanctuarisation du territoire qu’elle suppose.

style=''>En second lieu, l’idée selon laquelle
l’Iran est engagé dans une politique hégémonique fondée sur l’instrumentalisation
complice des « chiites » du monde arabe, néglige l’historicité propre
des sociétés dans lesquelles le régime iranien est supposé manipuler des
groupes de fidèles. Au Liban par exemple, la problématique du Hezbollah est
loin de se résumer, comme on le dit généralement, au soutien de l’Iran.

style=''>Elle répond avant tout à des dynamiques
proprement libanaises marquées par la situation défavorable de la communauté
chiite dans le partage du pouvoir au Liban, les déséquilibres territoriaux caractéristiques
du pays et surtout le risque stratégique que le régime politico-militaire
israélien fait peser sur ce dernier, notamment sur sa région sud href="#_ftn14" name="_ftnref14" title=""> class=MsoFootnoteReference>[14].

Ces lectures font par
ailleurs l’impasse sur les soutiens, souvent bien plus directs, dont bénéficient
certains dirigeants ou leaders concurrents de la part des pays occidentaux ou
de leurs alliés régionaux. Au Liban, les ingérences américaines et saoudiennes
sont si explicites qu’elles rappellent les pratiques syriennes des années 1990.
Depuis 2006 au moins, elles ont fait échouer plusieurs tentatives de règlement
des conflits politiques qui agitent le pays. Comparativement, l’influence
iranienne sur le Liban parait nettement moins évidente, comme filtrée par
l’autonomie politique et le poids propre acquis par le Hezbollah libanais.

style=''>En troisième lieu, prétendre que le
régime iranien constitue une menace existentielle contre l’Etat d’Israël
justifiant une attaque préventive relève d’une affirmation infondée. Le
pouvoir iranien se caractérise certes par une hostilité de principe au régime
politique israélien. Depuis l’Iran, comme dans les opinions publiques arabes,
le sionisme d’Etat continue d’être perçu comme expansionniste et
ségrégationniste (au détriment des libanais et des palestiniens notamment).

style=''>Mais, si l’Iran participe bien à
l’entretien d’une résistance multiforme aux politiques israéliennes et
américaines - se présentant dès lors comme un obstacle sérieux à la
finalisation des entreprises de mise sous tutelle de la région et de règlement
aux conditions israéliennes de la question palestinienne - l’ambition qui lui
est prêtée de vouloir « rayer Israël de la carte » est peu crédible.
D’abord, parce que c’est sans doute moins l’entité politique et sociale
israélienne qui est visée dans les propos de certains des dirigeants iraniens
que les comportements du régime à l’égard des palestiniens et des
populations voisines class=MsoFootnoteReference> style=';'>[15].

style=''>Ensuite, parce que quelles que soient les
provocations, insultes ou menaces du président Ahmadinedjad, une telle assertion
se fonde à nouveau sur une extraordinaire méconnaissance des rapports de force
caractéristiques de la région. On voit mal les iraniens décider de la
destruction de leur propre pays en attaquant les premiers un Etat possédant
plusieurs centaines d’ogives nucléaires, incluant une composante sous-marine et
par ailleurs très proche allié de la principale puissance militaire et
nucléaire du monde. Cette hypothèse est parfaitement absurde et les
provocations politiques d’un M. Ahmadinedjad, par ailleurs très loin de détenir
le pouvoir suprême en Iran, pour scandaleuses qu’elles soient sur le plan
politique et moral, n’y changent rien.

« En définitive,
argumente J.-F. Bayart, Mahmoud Ahmadinedjad apparaît moins être un dictateur
en herbe qu’un intempestif, passablement ignorant et ne mesurant pas toujours
la portée scandaleuse de ses propos, par exemple au sujet d’Israël. Il ne
saurait être comparé à Hitler comme on le fait parfois sur la base de son
négationnisme et de son nationalisme. D’une part, il est antisioniste mais pas
antisémite, et il n’est porteur d’aucune revendication territoriale.

Il n’y a d’ailleurs pas en
Iran de racisme d’Etat, ni de racisme politique ou idéologique similaire au
nazisme - les juifs sont reconnus en tant que minorité religieuse et sont
représentés au Parlement – et il n’y a pas non plus dans la société ou la
classe dirigeante une sensibilité irrédentiste susceptible d’inspirer un projet
expansionniste. Si par malheur Mahmoud Ahmadinebjad devait se sentir pousser
les ailes du Führer, il ne disposerait pas du fond de commerce qui a
rendu possible l’ascension de celui-ci dans l’Allemagne de
l’entre-deux-guerres.

D’autre part, précisément, il
n’est pas le leader suprême et ne prétend pas à ce statut dont le système
institutionnel de check and balance rend impossible l’émergence. Ses
prérogatives de président de la République sont circonscrites et soumises au contrôle du Parlement, du Conseil de surveillance de la Constitution, du Conseil du discernement. Comme laïque, il ne dispose même pas des
qualifications religieuses pour devenir à terme le Guide de la Révolution, si d’aventure Ali Khamenei venait à mourir ou à être destitué par la prochaine
Assemblée des experts (…) » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[16]

Sur ce point à nouveau, les
appels à une posture plus conciliante à l’égard d’Israël ne trouveront de
crédibilité et surtout d’efficacité que lorsque les Etats qui la réclament
seront en mesure d’obtenir des dirigeants israéliens un règlement juste et
équitable du conflit entre Israël et ses voisins, en particulier les
palestiniens.

Or, contrairement aux
discours actuels, la réalité sur le terrain montre bien que nous sommes engagés
dans un processus précisément inverse : le soutien des européens et des
américains à un règlement aux conditions israéliennes de la question
palestinienne, fondée sur la « cantonisation » des territoires
occupés. Il n’y a aucune raison, dans ces conditions, que cesse l’hostilité de
principe des opinions publiques arabes et iraniennes à l’encontre du régime
israélien. 

style=''>Pour appréhender le gouvernement de
l’Iran et le rendre intelligible, il convient par conséquent de revenir à une
lecture plus contextualisée et moins idéologique des relations internationales.
Le romantisme associé à la révolution de 1979 s’est depuis bien longtemps
estompé au profit de la réaffirmation d’un réalisme d’Etat plus classique.

style=''> Dans ce cadre, les comportements
provocateurs du pouvoir iranien s’entendent plutôt comme une tentative de
normalisation, par un marchandage imposé, des relations avec les Etats-Unis et
les pays européens en vue d’obtenir des garanties de non-ingérence d’une part,
la reconnaissance de son statut d’interlocuteur régional d’autre part.

style=''> En agitant la perspective de son
armement nucléaire, en laissant le président iranien multiplier les
provocations à l’encontre d’un Israël dont les dirigeants intensifient aussi
les agressions à l’égard des palestiniens, et en continuant de reprendre à son
compte l’antisionisme traditionnel des opinions publiques moyen-orientales, la
tête de l’Etat iranien semble pousser les Etats-Unis à une négociation que ces
derniers continuent de refuser parce qu’elle impliquerait l’abandon de leur
projet de « Grand Moyen-Orient » et le retour à une perspective plus
directement multilatérale. Plusieurs éléments militent en faveur de cette
interprétation.

style=''>Le fait tout d’abord que les USA sont
perçus, en Iran, comme étant bloqués par leur occupation problématique de
l’Irak, incapables de supporter l’effort supplémentaire que supposerait une
attaque de grande envergure contre l’Iran. Le fait ensuite que les iraniens
aient dès 2001, contre un changement des perspectives américaines à leur égard,
proposé leur collaboration, dans la lutte contre le « terrorisme » Al-Qaïda,
dans le containment des talibans puis dans la stabilisation de l’Irak et
de l’Afghanistan.

style=''>Le fait enfin que celui dont tout le
monde sait qu’il détient la réalité des pouvoirs en matière de relations
internationales et de défense nationale, le Guide suprême, ne néglige jamais de
formuler des ouvertures, y compris en direction d’Israël, lorsque les
conditions s’y prêtent class=MsoFootnoteReference> style=';'>[17].
Si le régime israélien continue quant à lui d’entretenir et de pousser à une
ligne dure à l’égard de l’Iran, c’est que toute négociation et pacification
avec ce pays supposera de sa part des reculs sur la question palestinienne,
tous les conflits de la région étant, en partie au moins, structurellement liés
à cette dernière.

Plutôt que de s’enfermer dans
une lecture caricaturale des sociétés du Moyen-Orient et de leurs dynamiques
propres, les diplomaties européennes seraient donc bien inspirées de
rééquilibrer leur politique dans la région. D’abord en se démarquant des
tentatives actuelles visant à isoler l’Iran sur la scène internationale et à
justifier une agression militaire à son encontre puis en lui offrant de réelles
garanties quant à la préservation de son indépendance stratégique. Ensuite en
insistant sur l’importance structurelle du conflit israélo-palestinien. Les
visas longtemps donnés au gouvernement israélien par ces mêmes autorités se
font au mépris des développements réels sur le terrain (fondés sur une
appropriation du territoire cisjordanien), lesquels vont à l’encontre de toute
perspective d’un règlement juste et pacifique.

I style=''>l s’agit en somme d’abandonner une
perspective diplomatique fondée sur l’usage de la guerre, la résurgence de
l’impérialisme atlantique et l’infériorisation des Etats du Sud, pour renouer
avec une approche contractuelle des relations internationales. Cela ne suppose
pas d’abandonner toute perspective critique, c’est au contraire la condition
d’une politique aussi crédible qu’efficace en faveur d’un meilleur respect des
droits humains, individuels et collectifs, en Iran comme ailleurs.



name="_ftn1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
Sur la violence de la répression intérieure entre 1981 et 1988 notamment, voir
par exemple : Henry Sorg, « Le massacre des prisonniers politiques de
1988 en Iran : une mobilisation forclose ? », Raisons
politiques
, n°30, mai 2008, p. 59-88.

href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[2] style=''> Ainsi l’Union juive pour la paix et le
Centre d’information Alternative de Jérusalem ont-ils présenté, dans le cadre
d’une plainte remise à la Cour internationale de Justice, un dossier juridique
établissant, sur la base d’enquêtes détaillées, la réalité des crimes de guerre
commis par l’Etat israélien au Liban au cours de la guerre de l’été 2006. Ce
dossier est consultable à l’adresse suivante : href="http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=226">http://www.ujfp.org/modules/news/article.php ?storyid=226

class=MsoFootnoteReference>[3]
Plusieurs auteurs soulignent ainsi la relative « démocratisation »
qui a suivi la mort de Khomeiny et la fin de la guerre avec l’Irak. Voir par
exemple, Farhad Khosrokhavar, « L’Iran, la démocratie et la nouvelle
citoyenneté », cahiers internationaux de sociologie, n°111, 2001/2, p.
291-317.

href="#_ftnref4" name="_ftn4" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[4] style=''> Jean-François Bayart rappelle
ainsi : « Force est de reconnaitre que la République islamique dispose encore aujourd’hui d’une véritable base sociale que reproduisent
des institutions partiellement représentatives, à défaut d’être démocratiques,
et un pluralisme limité mais réel. Elle conserve une légitimité nationaliste
héritée de la Révolution de 1979 et de la guerre contre l’envahisseur irakien.
Aucun mouvement politique d’opposition n’est en mesure de la concurrencer
sérieusement et d’incarner une relève crédible. Les Moudjahidines du Peuple
sont en particulier discrédités par leur collaboration avec Saddam Hussein et,
désormais, les Etats-Unis », J.-F. Bayart, « L’Iran est-il
soluble », Note Terra nova, 3 juillet 2008, href="http://www.tnova.fr/">http://www.tnova.fr/

href="#_ftnref5" name="_ftn5" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[5] style=''> F. Adelkhah, « Une société en
pleine transformation », Questions internationales, n°25, mai-juin
2007.

href="#_ftnref6" name="_ftn6" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[6] style=''> Par exemple : « le
gouvernement iranien a réaffirmé samedi qu’il n’avait pas l’intention de
renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium, 24 heures après avoir
remis sa réponse aux propositions avancées par les "Six" pour
l’inciter à renoncer à ses ambitions nucléaires. », Reuters, 5 juillet
2008.

href="#_ftnref7" name="_ftn7" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[7] style=''> Sur ce problème, voir notamment :
J.-F. Bayart, « Et si l’Europe faisait fausse route dans la crise
iranienne ? », op. cit. ; G.. Leguette, « le défi
nucléaire », Questions internationales, n° 25, mai-juin 2007 ;
Y. Richard, « le nucléaire iranien en perspective », La Revue internationale et stratégique, n°70, été 2008.

href="#_ftnref8" name="_ftn8" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[8] style=''> « L’évidence est que la République islamique veut plus que jamais sanctuariser le territoire national selon la
logique française de la dissuasion, à un moment où les troupes américaines
déployées en Afghanistan, en Irak et dans plusieurs républiques d’Asie centrale
l’encerclent et où l’administration Bush la classe dans « l’axe du
mal ». Elle souhaite ainsi affirmer son standing de puissance dans un
environnement d’ors et déjà nucléarisé », J.-F. Bayart, « Et si
l’Europe faisait fausse route dans la crise iranienne ? », op. cit.,
p. 21.

href="#_ftnref9" name="_ftn9" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[9] style=''> De cela découle aussi la remise en cause
de l’ensemble du système international de sécurité collective, TNP compris. Cf.
W. Beauvallet, « la tentation néo-impériale… », op. cit.

href="#_ftnref10" name="_ftn10" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[10] style=''> « Article VI - Chacune des
Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des
mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements
nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité
de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et
efficace », Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), 1er
juillet 1968.

name="_ftn11" title=""> style='font-size:10.0pt;'>[11] style='font-size:10.0pt;'> Récemment encore, G. Bush faisait
voter des crédits pour l’intensification des opérations clandestines en Iran.
« Révélations sur les opérations secrètes américaines en Iran », Le
Monde
, 29 juin 2008.

href="#_ftnref12" name="_ftn12" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[12] style=''> « Les Etats-Unis, pour être plus
explicite, sont devenus un facteur de déstabilisation et non d’apaisement,
obligeant les différents acteurs d’un champ politique donné à se positionner
par rapport à eux. », F. Charillon, op. cit., p. 26.

href="#_ftnref13" name="_ftn13" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[13] style=''> Une stratégie dissuasive se comprend
dans un contexte stratégique donné. Telle qu’adoptée par la France (dissuasion nucléaire face à l’Union soviétique), la dissuasion repose sur la capacité
à montrer à l’adversaire que, si ce dernier possède bien les moyens de vaincre
voire de supprimer, toute victoire se soldera par un coût tel qu’il rend
finalement inopportun l’attaque du territoire concerné. Parce qu’elle s’inscrit
dans un rapport évident d’asymétrie (la France face à l’Union soviétique, l’Iran face à Israël et aux USA), cette stratégie est fondamentalement défensive.

href="#_ftnref14" name="_ftn14" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[14] style=''> Ces lectures pêchent on l’a dit par
l’accent excessif mis sur le poids des divisions confessionnelles au sein des
sociétés arabes, au détriment de la prise en compte des lignes de clivages
sociopolitiques et de la prégnance des identités nationales.

class=MsoFootnoteReference> class=MsoFootnoteReference>[15] style=''> L’expression « rayer Israël de la
carte » relève elle-même d’une extrapolation des propos tenus, lesquels
présentent plutôt le régime politique et militaire israélien comme étant sans
avenir. Sur ce point, sur l’affaire des caricatures de la Shoah et sur l’invitation des négationnistes à Téhéran, voir l’article très intéressant de Y.
Rabkin (auteur d’une passionnante histoire de l’opposition juive au
sionisme)
, « La campagne contre l’Iran : le lobby sioniste et
l’opinion juive », La Revue internationale et stratégique,
n°70, été 2008, pp. 194-207. Au-delà de la personne de Mahmoud Ahmadinedjad,
différents propos confirment l’hypothèse selon laquelle c’est moins l’entité
étatique et sociale que le régime politique israélien qui est visé par
l’antisionisme des dirigeants iraniens, ce qui constitue une nuance de taille.
Ainsi, les dirigeants du Hezbollah, réputés proches du régime iranien, ont-ils
affirmé à plusieurs reprises leur soutien à la perspective d’un Etat en
Israël-Palestine qui serait fondé sur l’égalité de l’ensemble de ses habitants,
juifs et arabes. Hassan Nasrallah lui-même avait expliqué en 2005 :
« Israël fera tout pour empêcher l’émergence d’un Etat palestinien viable.
La Palestine est trop petite pour supporter deux Etats séparés. L’impasse
permanente des négociations avec Israël vient de là : on ne peut pas
mettre deux personnes dans le même pantalon. Mais nous ne disons pas qu’il faut
jeter les gens à la mer. Réfléchissons plutôt à un seul Etat dans lequel juifs,
chrétiens et musulmans vivraient ensemble, dans un système démocratique où
chacun aurait les même droits. C’est notre avis. », Le monde, 15
avril 2005. Voir aussi Ali Fayyad, membre de la direction du Hezbollah,
« La solution est un seul Etat pour les musulmans, les chrétiens et les
juifs », Confluences méditerranée, n° 55, Automne 2005, pp.
121-130.

Récemment, Ali
Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême de la République islamique pour les affaires internationales, exprimait un point de vue
similaire : « Durant toutes ces années, l’action du Guide a été
fondée sur la conviction sur le maintien de la paix mondiale passait par la
reconnaissance de la souveraineté des Etats et par le respect des frontières
internationales (…). L’affirmation de ses positions sur la question
palestinienne et les droits des populations de cette région découle ainsi de
son attachement à la défense des opprimés, et à la création d’un monde de paix
exempt de violence. Il est convaincu que le destin politiques des principales
populations qui sont actuellement présentes dans cette région doit faire
l’objet d’élections démocratiques, dont le résultat sera admis et respecté, si
tous – musulmans, juifs et chrétiens – y participent librement », Libération,
2 juillet 2008.

href="#_ftnref16" name="_ftn16" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[16] style=''> J.-F. Bayart, « Et si
l’Europe… », op. cit., pp. 30-31.

href="#_ftnref17" name="_ftn17" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[17] style=''> Ce fut le cas tout récemment.
« L’Iran calme le jeu après le durcissement de ces derniers mois. Entre
les occidentaux et le régime mais aussi au sein même de ce dernier. Face à
l’intransigeance du président Mahmoud Ahmadinedjad, Ali Akbar Velayati,
conseiller diplomatique du Guide – suprême autorité de la République – a affirmé dans une interview au quotidien Jomhuriye Eslami (République
islamique) que les discours « provocateurs » sont dommageable à la
cause de Téhéran. Des thèmes qu’il développe dans le texte transmis à
Libération alors que les tensions internationales se précisent »,
Libération, 2 juillet 2008. Voir aussi la note 26.

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Commentaires

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Mr Willy Beauvallet a beau faire de fines analyse et d’interprétations conpléxes.
Il devrait relire Alexandre Le Grand.
Pour l’Occident et Israël l’Iran n’aura jamais la bombe Atomique.Le noeu Gordien
sera tranché quand le moment sera venue.
C’est la volonté des Saoudiens entre autres.J’entends déja les commentaires,puisque certains aiment tant les Iraniens qui leur redonne de la fierté a bas prix ils peuvent toujours prendre un billet pour Téhéran.

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Bien sur quand ,on a rien à redire à cet article"fait d’une fine analyses et d’intérprétations complexes" on ne peut que sortir le slogan bidon "la France des néo-conservateurs on l’aime ou on la quitte".C’est quand meme médiocre comme réponse,quand on est pas d’accord avec cet article,on peut faire mieux plutot que de nous servir du lamentable"casse toi pauvre ..."

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A Souleymane : vous virez légèrement FN quand vous dites : "...ils peuvent toujours prendre une billet pour Téhéran". Et sortie de la bouche d’un "Souleymane" c’est encore plus pathètique. Par contre je vous invite à relire IBN Khaldoun cela pourrait peut être vous permettre de mieux vous connaitre...et de vous éviter de sombrer dans la skizophrènie-paranoiaque.

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Le député chrétien-démocrate Jürgen Todenhöfer a rencontré en Irak des gens simples, victimes de la guerre et de l’occupation. Il a rapporté de son voyage un livre de témoignage et d’analyse qui donne à réfléchir sur notre perception de ce conflit, de cette population et de sa culture.

"Au cours des 25 dernières années, un certain nombre de pays ont particulièrement souffert de guerre et de privations. L’Irak en est un exemple. D’abord une guerre contre l’Iran – fomentée par les États-Unis – pendant presque toute la décennie quatre-vingt, qui coûta 8 millions de victimes aux deux pays, menant ces derniers au bord d’une catastrophe économique. Puis une autre guerre , menée avec une violence particulière ; une guerre qu’on aurait pu éviter par des négociations, comme on le sait aujourd’hui, mais que la coalition de guerre, menée par les États-Unis, voulait au début de 1991. Le résultat en fut non seulement des centaines de milliers de morts, la destruction d’une grande partie des infrastructures du pays, mais encore la contamination pour des années de cette région par des munitions à l’uranium. Cela fut suivi de 12 années de sanctions particulièrement rudes qui coûtèrent la vie à 1,5 million d’Irakiens. Enfin la résistance, qui dure depuis cinq ans, envers une agression et une occupation, menées par les États-Unis, au mépris du droit international, qui provoque, une fois de plus, des millions de victimes. Comment perçoit-on ces événements en Europe ? Par exemple, en tant qu’Allemand qui mène une vie plus ou moins bien réglée, qui ne doit pas craindre que chaque jour soit le dernier pour lui, sa famille, ses voisins ou ses amis. Comment prend-on conscience que cette puissance, dont il est prétendu, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qu’elle serait l’allié le plus sûr et le meilleur ami, commette les pires crimes de guerre ? Et comment se fait-il que nous Européens, nous autres Allemands, laissions faire nos gouvernements, nos militaires, une partie de notre économie et de nos médias qui participent de près ou de loin à ces crimes ? La langue de bois en faveur de la propagande de guerre US n’est plus de mise".

Jürgen Todenhöfer formule des thèses concernant la relation du monde occidental avec celui de l’Islam, qui jettent une autre lumière sur les conflits actuels. Par exemple :
« L’Occident est nettement plus violent que le monde de l’Islam. Depuis le début de la colonisation, plus de quatre millions de civils arabes ont été tués ».
Ou bien
« Du fait de la politique de guerre de l’Occident, il n’est pas étonnant d’observer que les extrémistes islamiques attirent toujours plus de monde ».
Ou bien
« Les terroristes camouflés en islamistes sont des assassins. Mais quant aux dirigeants de guerres d’agression en dépit du droit international camouflés en chrétiens, c’est pareil ».
Ou bien
« Les Musulmans furent et sont toujours, pour le moins, aussi tolérants que les Juifs et les chrétiens. Ils ont eu une grande influence sur la culture occidentale ».
Ou bien
« On trouve l’amour de Dieu et de son prochain non seulement dans la Bible, mais aussi dans le Coran, comme commandement central ».
Ou bien
« La politique de l’Occident par rapport au monde musulman se caractérise par une ignorance crasse des faits les plus simples ».
Ou bien
« La nécessité du moment s’appelle l’art de diriger l’État et non pas celui de mener des guerres, qu’il s’agisse de celle d’Iran, d’Irak ou du conflit en Palestine ».

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Chère Sultanat,je vous remercie pour votre diagnostique concernant mon état mental.Nous savons depuis longtemps que la psychiatrie est un bon moyen d’enfermer les opposants.je n’ai aucune sympathie pour ce charmant régime des Mollahs,j’ai choisi de vivre en France,d’être Français et de défendre ce pays.Si vous aimez Hamaddinejad et si vous aimez la démocratie en même temps,votre cas relève de la Schizophrénie.Ce régime Iranien est détestable,comme celui de la Corée du Nord ou de la Birmanie.Qu’ils soient Musulmans ne lui donne aucune grâce a mes yeux.

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A Souleymane : vous avez le droit de hair ce régime, vous avez le droit d’aimer vivre en France. Mais en bon défenseur de la démocratie, que vous êtes, celle ci commence par le respect des idées des autres. Vous n’êtes pas obligé d’avoir un discours Lepeniste pour marquer votre désaccord.
Quant à ce qu’est la démocratie je vous renvoi à la Grande histoire des Perses. Vous pourriez être surpris, et vous rendre compte qu’ils n’ont pas besoin de leçon dans ce domaine !

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Une guerre contre l’Iran ne serait qu’une tromperie de plus:Souvenons-nous du petit flacon de faux-antrax dans les mains de Powel a l’ONU !!!

Une guerre contre l’Iran ferait des crimes de guerre comme en Irak:1 millions de civils liquides,autant d’estropies,de deplaces,de pauperises.

La terreur y est endemique.
La terreur laissera des traces indelibiles autant que l’uranim appauvri.

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@Souleymane, vous suggérez très aimablement que nous prenions un billet d’avion pour Téhéran. Votre proposition m’intéresse. Etes-vous voyagiste ? Et quelle réduction proposez-vous ?

Pour relire Alexandre, fût-il "le grand", encore faudrait-il qu’il eût rédigé le moindre écrit. Mais si vous êtes en possession d’un de ces écrits, je serais très intéressé de l’examiner, et je puis vous assurer que je ne serais certainement pas le seul historien dans ce cas.

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Que le dirigeant iranien multiplie ou pas les provocations ne changera rien, pour la simple raison qu’ils veulent le controle des ressources et l’affaiblissement de ce pays.
Pour cela ils diabolisent et font peur en brandissant des menaces.

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Ils fabriquent des armes.
Ils provoquent des crises financieres.
Donc,il leur faut une guerre.
C’est ainsi que fonctionne le capitalisme.

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@ l’auteur de cet article, Willy Beauvallet, je voudrais dire que son analyse est très pertinente, qu’elle va assez au fond des choses, qu’elle mérite tous nos remerciements etc. Mais un morceau de phrase malheureux se glisse pour complaire au "politiquement correct" (i. e. l’opinion américaniste), et ce morceau choisi, le voici :

« les provocations politiques d’un M. Ahmadinedjad (…), pour scandaleuses qu’elles soient sur le plan politique et moral »

Je ne connais aucune provocation de la part du Dr. Mahmoud Ahmad i Nejad. Il faut savoir qu’il est un des rares dirigeants à avoir une formation scientifique, et que porté ainsi à l’esprit critique, il demande à comprendre et à voir les preuves de ce que l’on avance. Evidemment, alors, en pleine crise de décadence orwellienne de la pensée, cette attitude est certainement scandaleuse, mais je doute qu’elle soit en infraction avec la morale. D’ailleurs, ayant payé votre écot à la police de la pensée conforme, vous dites fort bien à quel point les propos du président iranien sont déformés pour complaire à une certaine propagande. Mais bien franchement, qu’y a-t-il de répréhensible, en politique et en morale, à s’étonner que les palestiniens doivent se voir déposséder de leur terre, expulser, massacrés ou emprisonnés et torturés de toutes les façons, pour l’expiation d’un crime qui a eu lieu en Europe sous la botte des nazis ?

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La stabilite du regime Iranien est assuree par son organisation politique complexe. Au nom de quels principes legitimes les etats occidentaux et israelien pourraient il dissuader les Iraniens de posseder l’arme nucleaire ?

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ce sont les mêmes qui souhaitent et demandent à ce que certains pays musulmans soient bombardés ou stoppés dans leur élan de progression mais aussi les mêmes qui nous tiennent le même discours mielleux qui consiste à s’étonner à s’emouvoir ou à s’interroger sur le fait que les pays musulmans n’emergent pas. Hallucinant non ! Les mêmes qui s’indignent que les pays d’Afrique soient encore des dictateurs et les mêmes qui soutiennent ces mêmes dictatures !!! En gros jouons les vierges effarouchées et exploitons le monde c’est un peu cela non ?

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@Waglioni merci pour tes remarques.
Le docteur Ahmadinedjad est un homme instruit,qui sait ce qui se passe en occident ou en Israel.
Il peut pointer du doigt ce qui se passe a Guantanamo ou a Gaza.
Il peut citer toutes les violations du droit international.
Il peut citer les horreurs dont est victime le peuple d’Irak ou d’Afghanistan.
Il peut citer le sort du Liban.
Il peut citer les crimes des etats clients.

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Chère Amazone,si progresser et se developper consiste pour une dictature religieuse a posseder l’arme atomique,je m’interroge sur le sens que vous donnez au terme de progrès. j’aurais aimer que l’Iran trouve un vaccin contre le cancer,que de nombreux prix Nobel Iraniens soient récompensés.Il suffit de se promener dans Téhéran comme je l’ai fait l’Eté dernier pour voir une jeunesse qui rêve de partir aux USA,de voir les jeunes femmes aménager le port du Hijab a la mode occidental .Malgré les revenus du pétrole,la misère qui y règne.Le peuple Iranien est très accueillant est très malheureux.

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Chère Waglioni.Quelle joie d’avoir un historien parmi nous,effectivement Alexandre n’a rien écrit et il est mort très jeune.Mais vos confrères nous ont enseigné
que ce grand stratège savait ne pas se laisser embobiner par des Orientalismes et des vapeurs de Hammam.Comme vous aimez le régime des Mollah,je propose que vous fassiez un petit voyage d’étude afin de vous rendre compte par vous même de la réalité comme je l’ai fait.

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L’Iran n’a pas invente un vaccin,mais ce sont les USA qui ont invente et largue la bombe atomique sur nagazaki et iroshima.

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A SOuleymane : Que pensez vous d’un état colon qui possède l’arme nucléaire ? Que pensez vous d’une dictature militaire comme le Pakistan qui détient l’arme nucléaire ? Que pensez vous d’une dictature communiste comme la Russie qui détient l’arme nucléaire ? Que tous ces pays, possèdent l’arme nucléaire ne semble pas trop vous perturber ? Que connaissez vous de c’est qu’une dictature si ce n’est ce qu’on veut bien vous désigner comme dictature ? Il est des dictateurs honorés à qui on fait allègeance du matin au soir dans nos grandes démocraties, comme la Lybie, la Tunisie et bien d’autres... ces dictatures qu’on vous expose comme état des démocraties. Il est des choses dans la vie, Cher Souleymane, qui ne sont malheureusement que le fruit d’une vue de l’esprit. Et quand cette esprit est bien travaillé on peut vous faire prendre des vessies pour des lanternes !

PS : Je vous recommande à ce sujet un trés bon livre Storrytelling de Salmon.

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Souleymane vous dites :"si progresser et se developper consiste pour une dictature religieuse a posseder l’arme atomique,je m’interroge sur le sens que vous donnez au terme de progrès" Permettez moi de répondre à votre question par une autre question :
Si progresser et se développer consiste à créer la bombe atomique pour la larguer sur Nagazaki et Hiroshima, en semant la mort, sur des millions de civils, je m’interroge sur le sens que vous donnez au terme progrés ?

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Si le monde etait pacifique personne ne songerait a l’arme atomique.
L’Iran voit que le colonialisme revient au galop.
L’Iran voit l’Irak completement detruit.
L’Iran voit une guerre assymetrique contre des civils ;
L’Iran voit que le Liban fut detruit sans que personne ne bronche ;
Et puis les violations massives en Irak,Gantanamo,Afghanistan ne nous autorisent pas a donner des cours de morale.

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Chère Amazone, l’on peut le regretter mais les pays qui détiennent l’arme atomique ont décidé que le club ne recevrait plus de nouveau membre.Les USA
La Russie ,la Chine,la France,le Royaume Uni,Israël et le Pakistan.La Corée est en train de démanteler,la Lybie c’est fait.Il reste le cas de l’Iran.Les Arabes du Golf , l’Arabie Saoudite ne veulent pas d’un Iran Atomique idem pour Israël et l’Occident.Compte tenu du régime en place,le monde Arabe et Sunnite a plus a craindre d’un Iran Chiite et Persan que l’Etat d’Israël qui détient l’arme Atomique.

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De toutes les façons l’Iran se doute bien que ni les E.U ni Israël
n’ont véritablement les moyens d’agir .
Leur "attaques aériennes préventives" n’auront pas d’impact majeur, si ce n’est des répresailles sans précedent sur toutes les structures militaires environnantes d’une part et la fermeture du détroit d’Ormouz d’autre part qui limiterait le flux pétrolier.
Ce qui serait vraiment contre productif.
La raison pour laquelle il n’y aura sans doute aucune "action" de ce type...

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La transformation de l’ordre de droit qui a lieu depuis une dizaine d’années, aux États-Unis et en Europe occidentale, est inédite. Elle révèle un changement de régime politique, la fin de l’État de droit et le passage à une forme d’organisation qui concentre tous les pouvoirs aux mains de l’Exécutif.
La perversion de la nature de la loi est un phénomène de cette mutation de l’ordre politique. La loi juridique,
en fixant les règles, constitue un cran d’arrêt à la toute puissance du pouvoir. Or, actuellement, nous assistons à un renversement du rôle de la loi. Elle devient une forme vide, un simple enregistrement du caractère absolu de la puissance de l’État.

source.Jean Claude Pay

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Souleymane : Quelle belle vision du monde avez vous là ! Il semblerait qu’Orwell avait raison "Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable le mensonge"
A méditer !

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@Souleymane

L’Arabie Séoudite... et les Atlantistes vont devoir se rendre à l’évidence que l’Iran sera dotée du nucléaire civil, voire plus si ses voisins s’avèrent belliquex.
La donne est déjà changée.
Ton raisonnement est un peu old school pour ne pas dire has been

Cordialement,

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Je laisse Souleymane à sa (re)lecture d’Alexandre et à son illusion d’un Israël en parfaite harmonie avec ses voisins, en telle parfaite paix qu’il est le seul à bombarder les populations qui l’entourent et, à l’intérieur de son territoire, à pratiquer l’apartheid, la prise d’otages, l’assassinat ou l’empoisonnement de ses dirigeants.

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Diaboliser l’Iran ? Pourquoi ? Ce pays n’a aucun antecedent belliqueux recent.
Alors que Israel a quasiment detruit le Liban,pendant que le gouvernement Bush colonise de faibles pays musulmans.

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A mon avis les américain vont, dans un premier temps,
attaquer l’Iran par l’intermédiare de leur
plus fidèles alliés : Les pays arabes.
On voit partout dans le monde sunnite un discour se radicaliser à
l’encontre des chiites, plus particulièrement véhiculé par les mouvements
wahabis et salafis, principal outils géopolitico-religieux de
l’axe Américano-Israelo-Saoudien. Cette propagande a en particulier un écho
jusqu’à nos banlieux.
L’Irak a été le terrain idéal
pour encore plus préparer les mentalités arabo-sunnites contre l’Iran.
Hélas, la guerre Irak-Iran est la preuve que cette stratégie marche.
Les dirigeants du monde arabes seront trés avantagé par une telle entreprise :
Ils conforteront leur pouvoir en détournant, via cette guerre, les esprits
vers un nationalisme antipersans alimenter
par les pertes des soldats arabes, nationalisme que ces masses arabes auront
besoin pour ce défrustrer de 50 ans de défaite militaire humiliante face à l’état hébreu.
Les centres de recherche géo-stratégiques américano-israelien on bien compris
le retard structurel des mentalités des masses arabes et leur grande capacités à ce faire manipuler.
Ils savent que "Lawrence d’Arabie", n’est pas qu’un film mais, hélas, une réalité sur le terrain,
et que des Lawrences d’Arabies continueront à exister même dans 50 ans au vue de
ce désastre intellectuel dans lequel est plongé le monde arabe.
Monsieur, je ne suis pas d’accord avec votre phrase "Les dénonciations des
atteintes nombreuses et multiformes aux droits de l’homme et des femmes en
Iran sont à la fois parfaitement fondées et légitimes...". Du moins
il faut la nuancer : Les femmes en france n’ont le droit de vote que depuis
50 ans. La france n’a pas fait mieux que l’Iran, puisqu’il a fallut attendre
150 ans après la révolution française pour que les femmes est un droit de vote.
Alors qu’en Iran, il y a plus de femmes à l’universités que d’hommes, il y a des
femmes députés....etc. En france, aujourd’hui, les femmes ont des salaires
inférieures à celui des hommes pour un travail égales. Concernants les droits
de l’homme : Allez demander aux français "issu de l’immigration" qu’est-ce qu’ils pensent
des droits de l’hommes en france....La république islamique d’Iran est beaucoup plus
éclairé que la propagande veut nous faire croire. Il y a même des députés de confessions
juives au parlement Iraniens. L’Iran développe une industrie, c’est peut-être ce qui dérange le
monde occidentale !... On préfère des pays arabes dociles, cantonné à des rôles d’acheteurs de
la téchnologie occidentale. Les Iranien, eux savent qu’un jour ils n’auront plus de pètrole.
Ils savent qu’une seconde option énèrgétique est vitale. Dans 50 ans, les pays arabes
sans pètrole devront s’alimenter avec les centrales nucléaires françaises...
Salam à tous.

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Chère Kamel,je partage la première partie de votre analyse vous êtes le plus proche de la réalité.D’ailleurs en Irak les tributs Sunnites qui combattaient les Américains ont rejoint les forces de l’ordre pour 300 $ par mois et par combattant.Les forces Chiites inféodée a l’Iran ont été liquidées (4000 morts).Par contre je vous invite a aller en Iran pour une visite touristique,je suis sur que vous verrez ce régime avec moins de sympathie car les gens ont l’air d’étouffer.

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SOULEYMAN, votre experience personelle a propos de l’Iran que je respecte n’a de valeur que pour vous-meme.. Comme l’a indique TAOUFIK, vos conclusion geopolitiques sont desuetes. L’analyse sur la question iranienne presentee par KAMEL et Souleyman est completement depasee. Le point de vue neo-conservateur presente par Kamel a tres peu de chance d’aboutir car les Etats-Unis ont plus a perdre en destabilisant d’avantage le Moyen-Orient par une guerre en Iran.

J’invite les internautes a lire l’article :"The United States and Iran : a new course" publie par Open Democraty (http://www.opendemocracy.net/article/the-united-states-and-iran-a-new-co...). Il sagit de recommandations par 20 specialistes internationaux sur l’Iran.

En voici un resume en Francais

Les Etats-Unis et l’Iran ne sont pas inplacablement opposes mais collaborent : Ils sont des partenaires indispensables en Iraq et en Afghanistan. Les deux nations ont des ennemis communs : Al Qaida et les Talibans.

Les sanctions economiques americaines ainsi que la politique de changement de regime iranien ont echoues. L’ iran possede des liens economiques et politiques etroits avec l’Amerique Latine et l’Asie. Le regime iranien est solide et son histoire demontre un pragmatisme capable de depasser le dogmatisme religieux. Ahmadinedjad ne detient pas le pouvoir notamment en ce qui concerne les decisions dans le domaine nucleaire et de politique etrangere avalisee par Ayatollah Ali Khamenei.

Ahmadinedjad n’a jammais declare qu’il voulait aneantir l’etat israelien. Le leadre supreme, Ayatollah Ali Khamenei , a lui meme insiste que l’Iran "n’a jamais menace et ne menacera jamais aucun pays."

La liste des experts :
Ali Banuazizi (professor of political science and director, Islamic Civilisation and Societies Program, Boston College).
Mehrzad Boroujerdi (associate professor of political science at Syracuse University’s Maxwell School of Citizenship and Public Affairs ; founding director of the Middle Eastern Studies Program).
Juan RI Cole (professor of history at the University of Michigan).
James F Dobbins (former special envoy for Afghanistan and representative to the Afghan opposition in the wake of 11 September 2001).
Rola el-Husseini (assistant professor, the Bush school of government and public service, Texas A&M University).
Farideh Farhi (independent researcher and affiliate graduate faculty at the University of Hawai’i-Manoa).
Geoffrey E Forden (research associate in MIT’s program on science, technology and society).
Hadi Ghaemi (coordinator, International Campaign for Human Rights in Iran).
Philip Giraldi (former CIA counter-terrorism specialist).
Farhad Kazemi (professor of politics and middle-eastern studies at New York University).
Stephen Kinzer (author and foreign correspondent).
William G Miller (senior fellow, Woodrow Wilson International Center for Scholars).
Emile A Nakhleh (retired senior intelligence service officer and director of the Political Islam Strategic Analysis Program in the directorate of intelligence at the CIA).
Augustus Richard Norton (professor of international relations and anthropology at Boston University).
Richard Parker (founder and executive director, American Foreign Policy Project ; professor, University of Connecticut school of law).
Trita Parsi (author ; president, National Iranian-American Council).
Thomas Pickering (vice-chairman, Hills & Company ; former US ambassador to the UN, Russia, Israel and other nations).
Barnett R Rubin (director of studies and senior fellow at the Center on International Cooperation of New York University ; former special advisor to the UN special representative of the secretary-general for Afghanistan).
Gary G Sick (senior research scholar at Columbia University SIPA’s Middle East Institute ; adjunct professor of international affairs at SIPA).
John Tirman (executive director & principal research scientist, Center for International Studies, MIT).
James Walsh (research associate, Massachusetts Institute of Technology).