Vendredi 10 février 2012

La « question iranienne » : politiques du Moyen-Orient et propagande de guerre (1/2)

L’année 2008 a vu l’intensification des menaces de guerre visant l’Iran et par extension l’ensemble du Moyen-Orient. Si la perspective d’une guerre de grande ampleur semble désormais s’éloigner à la faveur d’une conjonction de facteurs économiques, géopolitiques et politiques (transition gouvernementale en Israël, élections présidentielles aux USA), il n’en demeure pas moins que la problématique iranienne demeure très présente et très structurante de rapports de force en pleine recomposition au Moyen-Orient.

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style=''>L’année 2008 a vu l’intensification des menaces de guerre visant l’Iran et par extension l’ensemble du
Moyen-Orient. Si la perspective d’une guerre de grande ampleur semble désormais
s’éloigner à la faveur d’une conjonction de facteurs économiques, géopolitiques
et politiques (transition gouvernementale en Israël, élections présidentielles
aux USA), il n’en demeure pas moins que la problématique iranienne demeure très
présente et très structurante de rapports de force en pleine recomposition au
Moyen-Orient.

style=''> La fuite en avant constituant
malheureusement l’une des portes de sortie du nouveau leadership américains aux
blocages qui s’annoncent, il apparaît utile de revenir sur la genèse de la
« question iranienne », d’une part en la resituant dans le cadre des
jeux politiques, diplomatiques et stratégiques du Moyen-Orient actuel, d’autre
part en revenant sur les principales accusations portées contre l’Iran. Ces
dernières sont avancées comme autant de justifications à une guerre dont tout
indique qu’elle demeure inscrite en pointillé, malgré l’incertitude qui les
entoure, sur les agendas israélo-américains.

La problématique iranienne dans le nouveau Moyen-Orient

style=''>Les charges actuelles visant le régime
iranien font suite aux profondes transformations qui agitent la région depuis
le repositionnement américain consécutif aux attentats du 11 septembre et au
triomphe des perspectives néoconservatrices sur cette région du monde.

style=''>Depuis 2001, le gouvernement américain
applique au Moyen-Orient une stratégie construite au cours des années 1990 dans
les différents cercles politiques constitutifs de la mouvance dite néoconservatrice.
A l’international, cette mouvance se traduit par la volonté d’imposer un
réengagement américain destiné à s’assurer du contrôle effectif de certaines
zones géopolitiques.

style=''> Le Moyen-Orient (entendu ici comme la
région allant de l’Egypte à l’Afghanistan) occupe dans ce cadre une place essentielle
pour des raisons stratégiques évidentes liées aux réserves de pétrole (Golfe
Persique) et de gaz (Mer Caspienne) ainsi qu’aux débouchés terrestres et
maritimes de ces matières premières ; aux concurrences qui se font jour
entre les pays les plus riches et les puissances émergentes quant à l’accès à
ces ressources ; au vide stratégique engendré par la disparition de
l’URSS, disparition qui laisse le champ libre à une offensive majeure de la
désormais seule « superpuissance ».

style=''>Les attentats du 11 septembre ont donné
l’occasion aux groupes néoconservateurs - parvenus au sommet de l’Etat dans la
foulée de l’élection de G. Bush - de mettre à exécution les perspectives
stratégiques construites au cours des années précédentes. Sous couvert de lutter
contre « le terrorisme », ils lancent une vaste opération, que l’on
désignera progressivement comme une volonté affichée d’imposer un « Grand
Moyen-Orient », au prix d’un contournement et d’un affaiblissement sans
précédent des règles à la base du système international de sécurité collective,
lui-même hérité de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1].

style=''>Justifié au nom de la
« démocratisation » et de la lutte contre la « terreur », cette
opération a surtout pour objectif la prise de contrôle de la région sur la base
d’une clientélisation accentuée d’un certain nombre de régimes (Egypte, Jordanie,
Autorité palestinienne) et du renversement de certains autres (Irak, Syrie,
Iran). Elle se fonde sur une alliance centrale associant les USA à Israël et, de
façon plus ambivalente, l’Arabie Saoudite et le Pakistan name="_ftnref2" title=""> class=MsoFootnoteReference>[2].
Cette offensive géostratégique américaine va ainsi profondément modifier les
jeux et (dés)équilibres hérités de la période antérieure.

style=''>Dès 2001, les USA positionnent des
troupes en Afghanistan et, parallèlement, dans une grande partie des Etats qui
constituaient par le passé la zone sud de l’URSS. En 2003, l’invasion de l’Irak et le changement de régime auquel a conduit cette invasion permet aux USA
d’implanter plus de 100 000 hommes au cœur même d’une zone stratégique
essentielle et d’un pays détenant une grande partie des ressources pétrolières
disponibles dans cette région. La volonté d’y instaurer une sorte de
protectorat similaire à ceux qui caractérisaient la période coloniale ne fait
pas de doute. La chute de l’Irak offre aux armées américaines une frontière
avec l’Iran et l’Arabie saoudite, un accès direct au golfe persique tout en
facilitant l’établissement d’un rapport de force plus favorable vis-à-vis d’un
allié ambigu, l’Arabie Saoudite.

style=''> L’Irak constituait par ailleurs le
maillon faible de « l’axe du mal » dénoncé par G. Bush. Il était
totalement isolé sur le plan diplomatique, en situation d’hostilité avec
l’ensemble de ses voisins immédiats (Syrie, Iran, Arabie Saoudite). Son économie,
son appareil d’Etat et sa cohésion nationale étaient considérablement affectés
par la guerre de 1991 et ses conséquences ainsi que par les 10 années d’embargo
que l’ONU lui avait infligé. L’Irak constituait ainsi, à la différence de
l’Iran ou de la Syrie, une cible militaire facile.

style=''>Dès 2003, les avantages stratégiques
acquis par les Etats-Unis sont donc considérables. Profitant de
l’affaiblissement de la Russie, ils cernent à la fois le Golfe Persique et la Mer Caspienne, se repositionnant aux portes de la Chine et de la Russie. Dans ce tableau, trois Etats demeurent comme des « cancers » stratégiques :
la Syrie et le Liban d’une part, l’Iran d’autre part. Tous deux liés à la Russie, l’Iran et la Syrie renforcent dans ces conditions l’alliance militaire et défensive
que leurs dirigeants avaient mise en place au cours des décennies précédentes.

La Syrie et le Liban

La Syrie
et le Liban constituent l’ensemble le plus faible. La Syrie est farouchement attachée à son indépendance tout en étant soumise à des contraintes
économiques, politiques et géographiques très fortes. Ses dirigeants ont pour
objectif la récupération de ses terres occupées par Israël en 1967 et annexées
en 1982. Du fait d’intérêts communs, le régime soutient activement les
organisations palestiniennes opposées aux logiques du Grand Moyen-Orient, ainsi
que les organisations libanaises et entretient de bonnes relations tant avec
l’Iran qu’avec la Russie.

style=''> En 2003, la Syrie continue à exercer sur le Liban un contrôle direct, tout en lui offrant un parapluie
stratégique face aux ambitions d’Israël. Le Liban a, quant à lui, trois
intérêts essentiels pour la coalition qui va le prendre pour cible :
plusieurs centaines de milliers de palestiniens (dont on doit obtenir
l’implantation et qui, comme sunnites, sont considérés comme susceptibles de
grossir le réseau de clientèle du clan Hariri, lui-même proche de la famille
régnante saoudienne) ; le Hezbollah (dont ont doit obtenir le
démantèlement) ; sa région sud, riche en eau notamment, sur laquelle
Israël est soupçonné de vouloir rétablir un contrôle plus ou moins direct.

Le déclenchement des
hostilités a lieu en décembre 2003, peu de temps après l’invasion irakienne,
avec le vote du Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration
Act
. La France ayant raccroché les Etats-Unis, elles se poursuivent avec le
vote de la résolution 1559 en septembre 2004, puis s’accélèrent après
l’assassinat, en février 2005, de Rafic Hariri title=""> style=';'>[3]
,
l’homme d’affaire libano-saoudien qui avait dirigé le pays de 1992 en 2004 dans
le cadre d’une sorte de condominium syro-saoudien sur le Liban name="_ftnref4" title=""> class=MsoFootnoteReference>[4].
Peu de temps après cet assassinat, sous la pression conjuguée de l’ONU, des
Etats-Unis, de la France et des manifestants libanais, les syriens retirent
leurs troupes du Liban.

style=''>Il demeure pourtant un obstacle de
taille, tout à la fois militaire et politique, pour que le Liban tombe
définitivement dans l’escarcelle américaine (et donc israélienne) et serve de
base arrière aux entreprises de déstabilisation et / ou d’invasion de la Syrie : le Hezbollah. Après que les « fausses nouvelles élites » name="_ftnref5" title=""> class=MsoFootnoteReference>[5]
libanaises eurent tenté de l’isoler sur la scène politique interne, l’armée
israélienne a été chargée d’en assurer le « nettoyage » militaire :
c’est l’invasion de l’été 2006. Cette opération, et au-delà l’ensemble de la
stratégie visant à couper le Liban de la Syrie, a échoué pour quatre raisons essentielles.

La première raison réside
dans l’efficacité et le professionnalisme du dispositif militaire mis en place
par le Hezbollah (avec le soutien plus ou moins explicite de l’armée libanaise)
et le poids constant de ses soutiens stratégiques (syriens et iraniens mais
aussi très probablement russes).

La seconde raison réside dans
la très forte implantation sociale de ce conglomérat d’organisations dans la
zone que le Hezbollah s’est donné pour objectif de défendre (le sud du Liban).
Le Hezbollah constitue de ce point de vue, et à proprement parler, une armée
populaire émanant directement de son environnement. Il s’agit-là d’une
dimension que les stratèges, trop occupés à présenter le Hezbollah comme un
simple instrument étranger, syrien et/ou iranien, semblent avoir négligé.

La troisième raison réside
dans le soutien et les réseaux dont bénéficie ce parti auprès du reste de la
population, toutes confessions confondues title=""> style=';'>[6]
.
Il faut souligner que si l’agression israélienne a facilité dans un premier
temps la mise en cause de l’autonomie militaire du Hezbollah (accusé de l’avoir
déclenché) auprès d’une partie de l’élite politique, l’ampleur des destructions
et des mouvements de population que cette même agression a suscitée a aussi, à
l’inverse, contribué à légitimer le maintien de l’arsenal militaire auprès
d’une autre partie de la population libanaise.

 C’est cette conception qui
s’est réimposée à la tête de l’Etat libanais comme en témoignent aussi bien les
déclarations du nouveau président libanais que la feuille de route du nouveau
gouvernement. Pour beaucoup en effet, l’ampleur de cette agression et le fait
qu’elle ait été manifestement préméditée constitue la preuve, non seulement de
la permanence du risque stratégique que le régime israélien fait peser sur le
Liban, sa population et son intégrité territoriale mais aussi – comparativement
au sous-équipement de l’armée régulière – de la capacité du Hezbollah à y faire
face class=MsoFootnoteReference>[7]
.

La quatrième raison réside
dans le rapprochement inattendu du Hezbollah et du Courant patriotique libre
(CPL), dirigé par le général Aoun (un opposant de longue date à la domination
syrienne sur le Liban). Sans être à proprement parler un parti confessionnel,
ce dernier n’en constitue pas moins la formation la plus populaire chez les
chrétiens du pays. En février 2006, alors que les deux partis connaissaient une
marginalisation commune, ils avaient signé un « document d’entente »
s’apparentant à un véritable programme pour la reconstruction politique du pays href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""> class=MsoFootnoteReference>[8]
.
Issu de multiples convergences, ce ralliement et celui de la quasi-totalité de
la gauche laïque et panarabe ont empêché l’isolement du Hezbollah sur la scène
politique libanaise tout en formant à partir de septembre 2006 un front
relativement cohérent face aux offensives israéliennes et américaines href="#_ftn9" name="_ftnref9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9].
En fait et paradoxalement, le retrait syrien du Liban a permis la
reconstruction, dans une large partie de la population (regroupée autour de
« l’opposition »), d’un nouveau consensus anti-impérialiste et
souverainiste, fondé tant sur le refus de l’occupation syrienne que de la
tutelle américaine, israélienne ou encore saoudienne.

 Ce consensus repose sur le
soutien à la Résistance incarnée par le Hezbollah, le respect de l’indépendance
nationale du Liban par la Syrie, le maintien sur cette base du Liban dans
l’environnement stratégique syrien (l’interdépendance économique et stratégique
des deux pays étant perçue comme inhérente à leur survie réciproque) et la
reconstruction de l’Etat libanais comme Etat social unifié, démocratique et
multiconfessionnel, assumant son arabité title=""> style=';'>[10]
.

style=''>Rendu possible par le retrait
syrien, dont le Hezbollah a rapidement pris acte, ce rapprochement entre le
nouveau leadership chrétien maronite et le parti de Hassan Nasrallah constitue
pour nombre de commentateurs un tel paradoxe, une telle remise en cause des
postures dominantes, qu’il est à proprement parler indicible, presque
totalement passé sous silence, au mieux compris comme un rapprochement purement
opportuniste et temporaire.

style=''> Les deux années qui viennent de
s’écouler ont au contraire montré que cette entente avait su résister à
toutes les tentatives de la faire échouer, qu’elle était durable et qu’elle
semblait même s’approfondir avec le temps, tel un nœud qui se durcit à chaque
fois qu’on essaie de le défaire class=MsoFootnoteReference> style=';'>[11].
La forte base sociale dont bénéficie le général Aoun en milieu chrétien, loin
de s’être réduite, paraît plutôt s’élargir, contrairement à toutes les
prévisions. Plus proche désormais d’une alliance, elle en est venue à
constituer une donnée structurelle de l’espace politique libanais et
proche-oriental class=MsoFootnoteReference> style=';'>[12].

style=''> En lui-même, le front qui s’est
constitué autour de la « Résistance » constitue donc une preuve
cinglante des erreurs d’analyse auxquelles conduisent les
« lunettes » habituellement endossées par les médias européens pour
lire la réalité politique et sociale du monde arabe. Héritées d’une vision
orientaliste, elles conduisent tant à sur-dimensionner les clivages religieux,
qu’à méconnaître la complexité de l’espace formé par les organisations
islamiques class=MsoFootnoteReference> style=';'>[13].

style=''>Depuis lors, le camp pro-américain au
Liban n’a pas réussi à imposer le tournant attendu. La lutte politique (parfois
militaire ou clandestine) continue de faire rage comme en témoigne l’attentat
qui a couté la vie, courant septembre, à un proche collaborateur de T. Arslan
(opposition) class=MsoFootnoteReference> style=';'>[14]
ou les derniers attentats contre l’armée, dans le nord du Liban. Parallèlement
pourtant, un changement de perspective vis-à-vis de la Syrie et des acteurs libanais se confirme de jour en jour, suscitant des repositionnements
plus ou moins spectaculaires dans le jeu libanais.

L’option militaire ayant lamentablement
échoué, le nouveau jeu diplomatique semble désormais consister à raccrocher le
régime syrien au nouvel ordre régional, via Paris. On fait donc miroiter à la Syrie une stabilisation du front libanais ainsi qu’un retrait du Golan, le tout en échange de
la rupture de ses accords de défense avec l’Iran, l’arrêt du soutien qu’elle
est supposée fournir au Hezbollah et à la résistance palestinienne et son
implication dans un ensemble (l’Union pour la Méditerranée, UPM) très clairement dirigé contre l’Iran et les rivaux stratégiques des
puissances atlantiques. Mais les discours occidentaux masquent mal ce qui
s’apparente surtout à une fragilisation des positions américaines (qui risque
de s’accentuer avec la crise financière puis économique), laquelle se superpose
à la réaffirmation de la Russie (manifeste depuis cet été) et au renforcement
des alliances que cette dernière entretient avec les rivaux stratégiques des
puissances atlantiques (Syrie notamment).

 Le bouleversement des jeux
régionaux qui découle de cette situation nouvelle se décline très directement
au niveau local, particulièrement au Liban. La contre-offensive limitée du
Hezbollah et de ses alliés en mai dernier (manifestement coordonnée avec
l’armée libanaise régulière et dirigée contre les milices loyales aux familles
Hariri et Jumblatt) a constitué le facteur déclenchant des repositionnements
qui s’effectuent en ce moment même dans le pays. Etats-Unis et Arabie Saoudite
paraissent avoir successivement levé les obstacles qu’ils posaient à l’élection
du président Suleiman, à la formation du gouvernement d’union nationale demandé
par l’opposition depuis près de deux ans, à la réforme de la loi électorale et
à l’établissement de relations cordiales entre la Syrie et le Liban (accords de Doha).

 Dès juin, Walid Jumblatt
rompait avec une rhétorique très agressive pour affirmer que la reconstruction
de l’Etat n’était pas incompatible avec le maintien des acquis de la Résistance tandis que le clan Hariri se résignait courant septembre à renouer avec le
Hezbollah dans le cadre d’un processus national dit de
« réconciliation ». Plus que jamais – et c’est là le résultat
inattendu du retrait syrien - Hassan Nasrallah et le Hezbollah sont donc placés
au centre du jeu politique libanais, au grand dam des israéliens qui ne cessent
depuis lors de menacer l’ensemble pays, sa nouvelle direction et son armée
d’actions militaires « disproportionnées ».

L’Iran

style=''>Le second Etat hostile aux stratégies
américaines et placé au cœur même de la zone en question est l’Iran. Il faut
souligner plusieurs éléments importants le concernant. Ils permettent de
comprendre à la fois les convoitises dont il fait l’objet et les dynamiques
complexes qui le caractérisent.



style=''>La position stratégique de l’Iran est
évidemment centrale. C’est un Etat qui, pour la région, bénéficie d’une
profondeur stratégique très appréciable. Il est situé en plein centre de la
zone allant de la méditerranée orientale à l’Inde. Son sol renferme
d’importantes ressources pétrolières et gazières. Il a un accès large et
privilégié au Golfe « Persique », débouché essentiel des matières
premières extraites de la zone et par conséquent la possibilité de perturber la
circulation des hydrocarbures.

style=''> Il a encore un accès privilégié à la Mer Caspienne, elle-même considérée comme zone d’importantes réserves de gaz notamment. Dans
la guerre de l’énergie qui ravage actuellement le Moyen-Orient, l’Iran actuel
constitue ainsi un atout essentiel pour une alliance stratégique concurrente autour
de la Chine, de l’Inde, de la Russie ou même du Venezuela. Des Etats-Unis ou
d’Europe, mais aussi d’Israël ou d’Arabie Saoudite, la durabilité de la République islamique est donc perçue comme une entrave majeure au nouvel ordre régional
auquel aspire la coalition formée autour des néoconservateurs.

style=''>Au delà de la nature religieuse du régime
iranien, ce dernier s’inscrit dans un continuum politique et stratégique axé
sur la préservation de son indépendance et de son unité vis-à-vis des puissances
impériales. Après avoir subi les assauts des britanniques et des russes, les iraniens
ont subi, dès les années 1950, les assauts américains. En 1953, les USA et la Grande-Bretagne ont imposé, via la CIA, un changement de régime et la mise à l’écart de
Mossadegh, qui avait nationalisé les ressources pétrolières. Ils ouvraient
ainsi la voie au rétablissement de la monarchie et à l’instauration d’un régime
à la fois autoritaire, aristocratique et pro-occidental. Jusqu’en 1979, l’Iran constitue ainsi l’un des piliers du dispositif américain au Moyen-Orient. La chute du
régime en 1979 constitue de ce point de vue une perte considérable.

style=''>Au-delà toujours de sa nature religieuse,
le régime iranien s’inscrit par ailleurs dans un continuum modernisateur,
centré sur une aspiration au développement social, économique et technologique.
D’une certaine façon, le « régime des mollahs » a poursuivi une modernisation
autoritaire du pays. Le pays s’est fortement urbanisé et, sous couvert d’un
conservatisme religieux apparent, les structures sociales du pays ont été
profondément transformées (comme en témoigne par exemple l’accès massif des
femmes à l’éducation, à l’université et au monde professionnel) name="_ftnref15" title=""> class=MsoFootnoteReference>[15].
Le régime iranien actuel repose ainsi sur un apparent paradoxe que résument
parfaitement les expressions « République islamique » et « Révolution
islamique ».

style=''>Or, le rapport que les puissances
« atlantiques » entretiennent à l’égard de l’Iran est inséparable du
tropisme tiers-mondiste (soutien aux résistances arabes qu’elles soient chiites
ou sunnites) title="">[16], anti-impérialiste
et socialisant du régime (« welfariste » pour reprendre l’expression
de J.-F. Bayart). Ces dimensions, au-delà des questions stratégiques, le
rapprochent effectivement tant de la Chine que de l’Inde, de l’Amérique latine
ou d’autres organisations issues du monde arabe name="_ftnref17" title=""> class=MsoFootnoteReference>[17].
Tout indique ainsi que ce n’est pas tant la nature religieuse ou
fondamentaliste du pouvoir central iranien, ni même les atteintes aux droits de
l’homme dont il est coupable qui indisposent les Etats occidentaux, que la
combinaison de ces dimensions géopolitiques et tiers-mondistes /
anti-impérialistes. De fait, ni le conservatisme aristocratique de l’Arabie
Saoudite ou d’autres Etats du Golfe ni les multiples violations des droits de
l’homme dont se rendent coupables de nombreux Etats de la région ne suscitent
autant de virulence, pour peu qu’ils apparaissent « modérés »…
vis-à-vis des perspectives américaines et israéliennes relatives au
« Grand Moyen-Orient » et à l’établissement d’une tutelle Atlantique
sur cette région.

style=''>L’aversion européenne, américaine mais
aussi saoudienne pour l’Iran prend donc d’autant plus d’importance que ce pays en
est venu, d’une certaine façon et paradoxalement, à reprendre à son compte un
certain nombre des fondamentaux du nationalisme arabe, eux-mêmes abandonnés par
des régimes clientélisés. Auprès des opinions publiques de la région, rien
n’indique alors que les puissances atlantiques et l’Arabie Saoudite
parviendront à réimposer le prisme au fondement de la géopolitique impériale,
celui qui voudrait que, comme puissance à la fois perse et chiite, l’Iran soit
« fatalement » conduit à se comporter comme l’ennemi héréditaire
des Arabes.

style=''>Au contraire, l’Iran en est arrivé à
constituer, pour nombre d’acteurs locaux par ailleurs en parfaite opposition
avec les logiques djihadistes de type Alqaida title=""> style=';'>[18],
l’une des matrices de la résistance politique et stratégique au « nouveau
Moyen-Orient » - celui que tentent d’imposer depuis 2001 américains,
israéliens mais aussi saoudiens - et apparait bien, en ce sens, comme un
facteur de stabilisation du Moyen-Orient title=""> style=';'>[19].

Les raisons invoquées contre l’Iran et leurs significations

style=''>Dans le contexte décrit précédemment, trois
raisons sont très souvent invoquées pour justifier l’invasion de ce pays ou, à
tout le moins son agression militaire et politique en vue d’y imposer un
« changement de régime » : les droits de l’homme et la
démocratisation ; la volonté qu’animerait l’Iran de se procurer l’arme
nucléaire et donc un potentiel de « destruction massive » ; la
volonté hégémonique qui caractériserait le régime, laquelle viserait à la fois
Israël, le monde arabe, les Etats-Unis et l’Europe name="_ftnref20" title=""> class=MsoFootnoteReference>[20].

A suivre…



href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
Pour plus de détails, cf. Willy Beauvallet, « La tentation néo-impériale
des Etats-Unis d’Amérique », http://www.oumma.com,
jeudi 10 juillet 2008.

href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[2] style=''> Pour des raisons qui leur sont propres,
l’ensemble de ces Etats partagent la même aversion pour le tropisme
tiers-mondiste, anti-impérialiste et socialisant, tant du panarabisme que du
chiisme politique d’inspiration khomeyniste. C’est ce tropisme partagé qui
fonde aussi et à l’inverse, le cadrage politique et intellectuel de coalitions
a priori paradoxales, comme celle existant au Liban (désignée comme
« l’opposition libanaise »). Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est
précisément une organisation à la fois arabe et « chiite » (issue du
chiisme politique) qui incarne le mieux cette synthèse inattendue (et
stratégiquement cauchemardesque, tant pour les israéliens que pour les
néoconservateurs et les saoudiens) entre panarabisme et panislamisme. Sur cet
aspect, voir notamment F. Dumont, W. Charara, Le Hezbollah, un mouvement
islamo-nationaliste
, Paris, Fayard, 2006.

href="#_ftnref3" name="_ftn3" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[3] style=''> Il faut souligner que la
responsabilité de la Syrie dans cet attentat n’est que l’une des pistes
possibles. Malgré la commission d’enquête de l’ONU, aucun élément tangible ne
permet véritablement d’en faire la preuve. L’ensemble des options restent dès
lors ouvertes quant aux responsabilités de cet attentat.

href="#_ftnref4" name="_ftn4" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[4] style=''> G. Corm, Le Liban contemporain,
Histoire et société
, Paris, La découverte, 2003.

href="#_ftnref5" name="_ftn5" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[5] style=''> Je parle de « fausses
nouvelles » élites libanaises pour bien mettre en évidence le fait que
ceux qui sont depuis 2005 les piliers du camp dit « anti-syrien »
étaient pratiquement tous des piliers de l’ordre syrien : le clan Hariri et le
clan Joumblatt. Leur retournement est consécutif du retournement stratégique
qui se dessine dans la région après 2003 : la continuité de leur
centralité dans le système politique libanais supposait de changer de
protecteur. Ils ont été rejoints par les alliés de longue date des puissances
impérialistes et du régime israélien : les Forces libanaises et le clan Gemayel
(extrême droite chrétienne libanaise, minoritaire).

name="_ftn6" title=""> class=MsoFootnoteReference>[6]
En septembre par exemple, était signé un document entre le Hezbollah et des
groupes salafistes piétistes (sunnites donc) réaffirmant le refus de tout
conflit sunnites-chiites et la condamnation commune du takfirisme. Le fait que
ce document ait été « gelé » le lendemain de sa signature (à la
demande du clan Hariri qui voyait ainsi la contestation de son leadership
révélée au grand jour) ne l’empêche pas de mettre au jour les résistances
multiples qui s’opposent aux stratégies de polarisation sunnites-chiites
promues de facto tant par l’Arabie Saoudite et divers tendances djihadistes (souvent
qualifiées de « takfiristes ») que par les Etats-Unis et Israël.

href="#_ftnref7" name="_ftn7" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7]
C’est le sens du document relatif à la stratégie de Défense nationale rédigé
par le Général Aoun dont le journal Al Akhbar s’est récemment fait l’écho. Ce
dernier défend la complémentarité et la nécessaire coordination de l’armée
régulière et de la Résistance pour faire face à la menance extérieure que
constituent les visées hégémoniques de la politique israélienne. Cf. par
exemple « La stratégie de défense présentée par le général Aoun est bien
accueillie », href="http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081106tayyar1-ec.php">http://rplfrance.org/index.php ?content=presse/081106tayyar1-ec.php

href="#_ftnref8" name="_ftn8" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[8] style=''> Sur le parti du général Aoun, voir par
exemple : B. Dumontier, « L’entente du Hezbollah avec le CPL »,
in S. Marin (dir.), Le hezbollah, états des lieux, Paris, Sindbad, Actes
Sud, 2008, pp. 109-116. Le document d’entente signé entre le Hezbollah et le
Courant patriotique libre est consultable à l’adresse suivante : href="http://mplbelgique.wordpress.com/category/tayyar-hezbollah/">http://mplbelgique.wordpress.com/category/tayyar-hezbollah/

href="#_ftnref9" name="_ftn9" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[9] style=''> Cette cohérence s’est donnée à voir tout
au long de la crise qui secoue le pays depuis 2006, et notamment ces dernières
semaines. Forte au moment de la crise armée de mai 2008, elle s’est encore
illustrée fin juin - début juillet, alors que les discussions relatives à la
formation du gouvernement d’union nationale achoppaient sur la place qui serait
accordé au CPL de Michel Aoun. Tandis que la « majorité » s’employait
à le marginaliser, il reçu le soutien marqué du Hezbollah et du reste de
l’opposition, son groupe obtenant finalement 4 ministères importants (affaires
sociales, agriculture, télécommunications, énergie) ainsi que le poste de
vice-premier ministre.

href="#_ftnref10" name="_ftn10" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[10] style=''> Le quotidien arabophone Al Akhbar est
l’une des expressions intellectuelles et médiatiques de ces recompositions qui,
tout en étant récentes, restent inscrites dans une histoire longue. Sur ce
projet de refondation nationale porté par le Courant patriotique libre et le
Hezbollah, voir notamment : H. Nasrallah, « Lettre à un ami
français », Le Figaro, 15 avril 2005 ; F. Dumont, W. Charra, Le
hezbollah…
, op. cit. ; Le
document d’entente Hezbollah – CPL de février 2006, déjà cité ; R.
Labévière, « Le général Aoun, un néo-chéhabisme à l’épreuve de
l’irakisation… », Maghreb-Maschrek, n°192, été 2007, 61-69 ;
M. Aoun
, Une certaine vision du Liban, Paris, Fayard,
2007 ; B. Dumontier,
« L’entente du Hezbollah avec le CPL », op. cit.

href="#_ftnref11" name="_ftn11" title=""> class=MsoFootnoteReference>[11]
Voir le récit de la visite du général Aoun dans le sud du pays, notamment à
Cana, Nabatiyé et Bint Jbeil, surnommée « capitale de la Résistance », href="http://rplfrance.org/index.php?content=eclairages/080826shaddad.php">http://rplfrance.org/index.php ?content=eclairages/080826shaddad.php

href="#_ftnref12" name="_ftn12" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[12] style=''> Plusieurs commentateurs y voient le
prélude à un nouveau « pacte national », en référence à celui qui est
à l’origine des institutions du Liban indépendant. Le terme de
« refondation nationale » mobilisé par d’autres nous apparait plus
pertinent. Il convient, dans tous les cas, de ne négliger ni l’influence
politique et intellectuelle des partis et idéologies issus de la gauche
keynésienne, marxiste ou panarabe sur les recompositions en cours, ni l’effet
de la synthèse entre panarabisme et panislamisme qu’en est venu à constituer le
Hezbollah libanais, ni encore l’ampleur des recompositions que le retour de
l’impérialisme occidental va engendrer sur la région et dans le monde, ce que
Frédéric Charillon désigne comme la « recomposition des clivages :
l’Occident comme ligne de partage », in « L’Occident à
l’épreuve du nouveau Moyen-Orient », Etudes de la documentation
française
, dossier Moyen-Orient, été 2008, p. 24-29.

href="#_ftnref13" name="_ftn13" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[13] style=''> Les clivages intercommunautaires ne
constituent que l’une des données de l’espace politique et social libanais dont
on ne peut saisir les effets qu’au prisme de clivages sociopolitiques plus
classiques. Les « communautés » ne renvoient par ailleurs à
aucune « essence » mais doivent s’appréhender comme des
constructions historiques plus ou moins stabilisées suivant les périodes,
inséparables des contextes sociaux et nationaux dans lesquels elles s’insèrent,
fréquemment soumises à de profondes redéfinitions et aux frontières toujours
incertaines. Loin d’être des ensembles homogènes, elles doivent par ailleurs se
comprendre comme des espaces de luttes multiformes, pour la définition des
identités qu’elles recouvrent, pour la détermination des leaderships légitimes,
etc.

name="_ftn14" title=""> class=MsoFootnoteReference>[14]
Ce dernier est le chef d’une grande famille druze, rivale de la famille
Jumblatt, elle-même associée au groupe formé autour des Hariri.

href="#_ftnref15" name="_ftn15" title=""> class=MsoFootnoteReference>[15]
C’est-à-dire notamment aux femmes d’origine sociale modeste ou très modeste,
d’origine rurale notamment. Thierry Coville, Iran : la révolution
invisible
, Paris, La Découverte, 2007.

href="#_ftnref16" name="_ftn16" title=""> class=MsoFootnoteReference>[16]
Le soutien politique de l’Iran tant au Hamas (sunnite) qu’au Hezbollah (arabe
chiite) n’est pas caché, pas plus que ne l’est, à l’inverse, sa grande défiance
vis-à-vis des mouvements djihadistes de type Al-Qaïda. Ces derniers,
sérieusement anti-chiites, sont en revanche sous l’influence idéologique
directe du wahhabisme, lui-même idéologie d’Etat en Arabie Saoudite. Le jeu de
cette dernière apparait ainsi particulièrement trouble. Lors même qu’elle ne
prodigue aucun soutien aux organisations islamiques palestiniennes (Hamas
notamment), elle a facilité la mise en œuvre de l’embargo international contre
la bande de Gaza et soutenu l’interruption du processus électoral palestinien
demandé par les israéliens et américains, au bénéfice de Mahmoud Abbas. Lors de
la guerre de l’été 2006, elle a ouvertement dénoncé le Hezbollah, certains
cheikh proches du pouvoir allant même jusqu’à proscrire, sur le plan religieux,
tout soutien politique à cette organisation au prétexte qu’elle serait
« chiite ». Voir par exemple, B. Rougier, « l’islamisme sunnite
face au Hezbollah », in E. Picard, F. Mermier (dir.), Liban, Une
guerre de 33 jours
, Paris, La découverte, 2007.

class=MsoFootnoteReference> class=MsoFootnoteReference>[17] style=''> Le tropisme socialisant et redistributif
de la révolution islamique était particulièrement fort à l’époque de Khomeiny.
C’est sur sa réactivation que Mahmoud Ahmadinedjad, extérieur au clergé, a
fait campagne en 2005 et emporté les élections face à des challengers
réformateurs dont le libéralisme économique inspiré des matrices à l’œuvre aux
Etats-Unis et en Europe a contribué, comme dans de nombreux autres pays du
tiers-monde, à la dégradation des conditions de vie d’une large partie de la
population. J.-F. Bayart souligne ainsi que son élection doit au « rejet
de la libéralisation économique qu’avait mis en œuvre dans les années 1990 son
compétiteur Ali Akbar Hachemi Rafsandjani (…) Le coût social de la
libéralisation s’est avéré très élevé en termes de pauvreté, d’inflation, de
chômage, de déscolarisation, d’augmentation de la délinquance et de la
prostitution ou d’accroissement des inégalités, sans pour autant que soit
consommée une complète réintégration du pays dans le système
international », J.-F. Bayart, « Et si l’Europe faisait fausse route
dans la crise iranienne ? », Esprit, juin 2006, p. 26.

style=''>Dans le même sens, Bernard Hourcade expliquait
que « le fait le plus important dans l’élection surprise de M.
Ahmadinedjad en juin 2005 est moins le discours idéologique du nouveau
président – assez banal dans les milieux islamistes - que l’arrivée au pouvoir
(d’une) nouvelle génération d’hommes politiques. Aujourd’hui âgé de 45 à 55
ans, ces jeunes révolutionnaires ne sont pas des mollahs. Ils ont combattu pour
des idées tiers-mondistes, anti-impérialistes, de justice sociale, de
développement économique et scientifique et d’indépendance nationale, avec
l’Islam comme référence. Ils considèrent que ces idéaux sont loin d’être
réalisés et que le clergé – qui a occupé le pouvoir alors qu’ils combattaient
sur le front irakien – a globalement trahi leur révolution. Ce rejet du pouvoir
clérical parmi les militants islamistes explique l’échec électoral de Hachemi
Rafsandjani qui symbolisait la puissance politique et économique du clergé
(…) » Pour autant écrit-il, « le discours anachronique du nouveau
président, sa politique économique populiste (…) et son inexpérience en matière
internationale, notamment sur la question nucléaire, ont suscité, dès la fin de
2006, les critiques puis l’opposition des membres de la nouvelle élite, en
particulier des anciens combattants du front irakien. On assiste donc à une
recomposition des forces politiques pragmatistes et moins dogmatiques contre le
président Ahmadinedjad dont l’élection est parfois considérée comme un accident
électoral qui fragilise l’Iran dans tous les domaines », « La
difficile construction d’une République », Questions internationales,
n° 25, mai-juin 2007.

href="#_ftnref18" name="_ftn18" title=""> class=MsoFootnoteReference>[18]
L’opposition aux mouvements djihadistes et takfiristes, ses idéologies, ses
pratiques et ses conséquences (plusieurs de ces mouvements entretenant de
troubles relations avec certains réseaux d’influence saoudiens, comme le clan
Hariri précisément…) constitue l’un des éléments cimentant l’alliance a priori
hétéroclite regroupée autour du Hezbollah libanais. Il y a donc ici l’expression
d’un double refus idéologique : celui de l’impérialisme occidental et
israélien et celui du « djihadisme » incarné par ou se réclamant
de la logique Alqaida.

href="#_ftnref19" name="_ftn19" title=""> class=MsoFootnoteReference>[19]
La récente visite du général Aoun en est l’une des illustrations.

href="#_ftnref20" name="_ftn20" title=""> class=MsoFootnoteReference>[20]
Sur les stratégies de « Regime change », voir la très intéressante
présentation de Julien Salingue, «  href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-19456849.html"
title="Comment les Etats-Unis ont organisé une tentative de putsch contre le Hamas">Comment
les Etats-Unis ont organisé une tentative de putsch contre le Hamas. Quand
les Palestiniens sont eux aussi victimes

de la politique de "Regime Change" de l’Administration Bush », href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-19456849.html">http://juliensalingue.over-blog.com/article-19456849.html

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Commentaires

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Oserais je vous poser la question mais quand vous parlez d’"ambivalence" dans la relation qu’ entretiendrait l’Arabie Saoudite avec l’alliance centrale constituée d’ américains entre autres,suggérez vous que la nature de celle-ci dépasse le simple entendement qu’il ne faille en connaitre les raisons qui doivent et demeurent obscures ?
Je reste persuadé que l’Arabie Séoudite peut et doit jouer un rôle vital dans la stabilisation du monde orientale(proche et moyen)et qu’elle doit pour en user,s’armer de patience pour y arriver.
Peut-on comparer un pays dont l’histoire si pauvre comme les états unis à l’histoire de l’ARABIE ?

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Les USA partent pour des expeditions belliqueuses et guerrieres version 19ieme siecle. Les nations-valets suivent,elles qui ont deja piller et coloniser durant des siecles. Ces nations-valets savent que les guerres coloniales sont vouees a l’echec, toujours,puisque les peuples agresses n’adhere pas,resistent.
Alors pourquoi toujours coloniser, piller,exterminer sachant que cela ne mene a rien sinon a la case depart ?
On voit que la pensee ne suit pas le developpement technologique.Sinon comment expliquer la politique monolythique de l’occident ?
Cette rebarbarisation des moeurs risque de contaminer les acquis civilisationnels conquis durant des siecles de luttes par des esprits eclaires et par les peuples.

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La faiblesse du Monde Arabe est une réalité,malgré le pétrole, l’Algérie est dans un triste état.Bouteflikha se fait voter un nouveau mandat et modifie pour cela la constitution.Alors face a ce désastre,certains pensent avoir trouvé la solution grâce a l’Iran.L’Iran qui va s’allier avec la Chine,la Russie ou le Venezuela pour faire contre poids aux USA.
L’Iran avec sa bombe Atomique voila la solution pour les rêveurs,pour ceux qui veulent venger les "Humiliations"des guerres perdues par le monde Arabe.Nous allons droit a la catastrophe avec une telle stratégie,car l’alliance de la carpe et du lapin ne peut fonctionner.
Déja la défunte RAU(Republique Arabe Unie)n’a jamais fonctionné.La ligue Arabe ne sert a rien.Cela ressemble a un rassemblement de mauvais élèves.Le jour ou les USA voudront détruire le programme atomique de l’Iran,il le feront en une nuit.Ni la Chine qui fait commerce avec les USA,ni la Russie dont les revenus du Pétrole sont en baisse,ni personne ne dira quoi que se soit.Assez de rêve dans les vapeurs du Hammam,au travail.

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Lisa, vous écrivez ; "alors pourquoi toujours coloniser, piller, exterminer sachant que cela ne mène à rien qu’à la case départ". Les Usa et l’Etat d’Israël, son ami intime, veulent affaiblir, faire régresser les forces vives de ces pays et laisser les peuples s’épuiser dans la résistance sans bénéficier de l’aide de ses élites, dressées les unes contre les autres ou réduites à néant.

Il se peut que l’attitude "ambigue" de l’Arabie Saoudite ne s’explique que par son ambition à devenir le Grand Leader des peuples de la région, au prix de leur régression généralisée, sous couvert de "modernisation" qui n’est, au fond, qu’une marchandisation de la vie.

Rappellons-nous la menace contre l’Irak de faire régresser de 30 ans ce pays.

Les Algériens en savent quelque chose, eux chez qui la colonisation a fait disparaître à jamais une énorme part de leur personnalité, leur culture, leurs élites, ... réduisant bon nombre d’algériens à l’état de bêtes.

Même la Révolution Française n’a pas été aussi profondément prédatrice du passé de la France monarchique.

L’objectif est là : affaiblir, soumettre les peuples de la région et écrémer ses élites.

Quant à nous, en Occident, nous sommes trop intoxiqués par la propagande ambiante pour pouvoir y changer grand chose, ne serait-ce que militer en faveur de rapports plus justes, plus respectueux, plus équilibrés entre l’Europe et le monde musulman.

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J’ai oublié de signé mon post. Voilà, c’est fait.

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Je pense que la guerre n’est même pas envisageable.

D’une part, on ne peut pas considérer la politique Iranienne à la lecture des déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad qui peuvent paraitre quelques fois radicales et abruptes.
Les déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad ne sont pas le reflet réel de l’orientation de la politique Iranienne.
Une lecture plus approfondis de la situation Iranien révélerai un pouvoir multicéphale. Et le président tout seul ne représente pas l’orientation de tous les centres de pouvoir dans le pays. Le ministre de la diplomatie Iranienne par exemple, a un discoure complètement différent. Le groupe de diplomate qui négocie à Vienne avec El-Baradei (directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique). Ont quant eux la encore, un autre langage différent des deux précédent…
La garde révolutionnaire, Rahim SAFAWI et ses compagnons, a un empire tentaculaire à l’intérieur de la République islamique, avec ses entreprises, ses projets ses orientations stratégiques et son rôle dans l’Iraq...

D’autre part les US sont embourbés militairement et politiquement en Iraq. Et avec le temps qui passe l’unité entre le pentagone, la maison blanche et la chambre des représentant s’est effrité petit à petit. D’autant plus que l’armée sur le terrain qui commence à connaître la situation et les particularités de la région comme le général Ricardo Sanchez qui pense que cette situation va les amener à la catastrophe. Ne comprennent pas les diplomate de la maison blanche et leurs discoure car ils savent que les Iraniens sont des gens intelligents avec lesquels on peut faire des « affaires »

En effet…
Les US et les Iraniens ont déjà eu des expériences fructueuses notamment lors de l’offensive US sur l’Afghanistan. La république Islamique avait ouvert sont espace aérien aux avions US pour bombarder les talibans pendant deux mois et demi.
Également, lors de la guerre contre l’Iraq. Illico l’intrusion de l’armée US se dirigeant vers Bagdad à travers le disert de Nasiriya sur le sol Iraquien par la frontière koweïtienne, l’organisation de BADR avait protégé l’arrière de celle-ci jusqu’à la chute du régime.
Cette fois la collaboration était encore plus concrète.

Les US savent que l’Iran n’est ni un danger pour Israël ni un danger pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Oman, Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Qatar). Les iraniens de leurs côté ne veulent pas jouer se rôle n’en plus. Ils cherchent leurs intérêts avant tous comme toute autre puissances.
Et bien que l’administration Bush continue à nourrir « the low intensity conflict » avec l’Iran. Les US peuvent trouver un accord avec les Iraniens sur la base : Les Iraniens assurent les intérêts sensibles des US en Iraq et dans la région. En contre partie les US laissent se développer l’hégémonie de l’Iran sur les pays du CCG en tant que puissance stratégique.
La visité de NANCY PELOSI la présidente des représentants démocrates au congrès à Damas peut être interprété dans ce sens.

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je pense que le monde arabe ne retrouvera sa grandeur passer ,que par la destitution de la famille al saoud qui a donner même son nom au habitant d’arabie ,car c’est elle qui avec certaine monarchie du golfe les conservateure du monde arabe ,et que pou elle le maintien du leder chip usa son plus important que la nation arabe et musulmane ,sans les usa il ne ce maintiendront pas longtemps au pouvoir ,alors il prefere un iran désimer pluôt que les usa ,

salam à tous

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Et le super Obama nouveau, il est passé où ? Bel exposé ou l’on voit bien que la volonté d’un homme, même charismatique, ne changera pas le monde car des enjeux et des intérêts qui viennent de loin lui sont supérieurs...

"Yes we can", c’est sympathique comme slogan, mais avant de crier sur les toi que l’on peut, faudrait savoir si l’on veut !

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@ soulaymene : En lisant tes commentaires absurdes les uns que les autres ; je me demande si tu arrives à comprendre ce que tu lis ; ou du moins est ce que tu lis les sujets que tu commentes ??? un révolté .

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Cher Rachid Zani, l’Arabie qui vous fait réver n’a jamais existé. Après le décés du Prophète elle retomba en la léthargie et l’ignorance qui la caractérisait. Les nouveaux centres s’appelaient alors Damas, Bagdad ou Cordoba par exemple. L’Arabie à une histoire encore plus jeune que celle des Usa, elle n’a émergé de ses sables qu’a partir du XIX ème siècle lorsque les wahhabites pillèrent et saccagèrent la Ka’aba. Au XX ème ces derniers ne durent leur réussite qu’à leur alliance avec le britanniques et les consortium pétroliers...souvenez vous, l’Histoire ne se pense pas elle s’écrit.
Quand à la position de l’Iran les avancées de cet article ne valent que si l’on prend pour vérité le présupposé d’un Iran opposé à la domination occidentale. L’Histoire, toujours, montre sous un autre jour les relations et les collusions des différents pouvoirs chiites avec les ennemis du monde musulman... la vérité est donc ailleurs que dans les illusions du présent.

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C’est l’un des meilleurs articles que j’ai jamais lu. Merci à vous, Mr Beauvallet !

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peut-on dire que les Etats-Unis sont revenus avec le germe du nazisme en 1945 en vainquant Hitler mais pas sa doctrine expantioniste ?

Si je me trompe rectifiez, mais je ne sais pas ou les Etats-Unis embarquent ce monde unipolaire.

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Chère courageux révolté qui ne donne pas son nom.Vous avez le droit de n’être pas d’accord avec moi.Au moins tachez d’apporter la contradiction avec des hypothèses solides .L’injure ne fait que vous déservir.Vous devriez méditer ce proverbe Arabe qui peut s’appliquer a vous "on ne fait pas d’un âne un cheval de course"

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A Souleymane

Au travail. Quel travail ? Si vous déclarez d’emblée que tout effort, toute alliance est inutile, comment peut-il y avoir un travail ? Ensuite, je ne vois absolument pas ce que la RAU vient faire ici. Oui, il faut peut-être que les pays arabes sortent de cet état léthargique, mais je doute qu’ils le fassent sans une aide extérieure. Pour ainsi dire, je suis bien plus interessé par l’évolution des pays musulmans que des pays arabes. Et lorsque je vois que les musulmans ont les yeux rivés sur l’Iran, je me dis que je ne suis pas seul à penser ainsi. Quoique, vous entretenez sciemment l’idée erronée selon laquelle l’Iran est un pays arabe...

"Le jour ou les USA voudront détruire le programme atomique de l’Iran,il le feront en une nuit.Ni la Chine qui fait commerce avec les USA,ni la Russie dont les revenus du Pétrole sont en baisse,ni personne ne dira quoi que se soit."

Êtes-vous seulement sérieux ? Sortez de votre grotte ou de vos "vapeurs", vous avez vu ce que les États-Unis sont devenus après l’attaque d’un Irak affaibli, et l’occupation d’un Afghanistan qui semble devenir un Irak bis. Vous déifiez les États-Unis et vous dénigrez l’Iran. En une nuit ? Expression ou pas, c’est d’un ridicule qui me laisse bouche bée. Si les États-Unis attaquent l’Iran, ils ne s’en tireront pas à si bon compte. La Chine et la Russie sont peut-être affaiblis, mais qu’en est-il seulement des États-Unis, dont la descente est loin de dater d’il y a un an ou deux ?

Vous croyez vraiment qu’avec un pessimisme irrationnel, vous vous séparez de ces optimistes du même acabit ?

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Bonjour, salam

Devinette
Mon 1er : porte un sac de riz à l’épaule
Mon 2nd : on le surnomme french doctor
3 : il est plus néoconservateur que les politiciens américains et appelle à la guerre contre l’Iran
Vous avez trouvez c’est notre ministre étranger aux affaires M kouchner.
Alors qu’Obama souhaite ouvrir des négociations avec Téhéran sans préalable, sans attendre que les Iraniens suspendent leur programme d’enrichissement, M Kouchner fait la leçon à obama.
A Washington, au "Brookings Institution", un think-tank démocrate qui a fournit un grand nombre de conseillers d’Obama, c’est à propos de l’Iran que Bernard Kouchner a décidé de faire la leçon à Barack Obama.

Le ministre a dit ceci http://www.theledger.com/article/20081114/ZNYT02/811143015
"Aujourd’hui, les Etats-Unis disposent d’une carte maîtresse : la possibilité d’un dialogue qui ouvrirait la perspective d’une normalisation. Tout dépend du moment et de la façon dont cette carte est jouée, Washington peut soit aider à sortir de l’impasse actuelle, soit ruiner l’"approche duale", en convainquant une fois pour toutes le régime iranien que sa position de force, telle qu’il la perçoit, lui permet de continuer à gagner du temps."
"L’Europe et la France n’ont jamais dit qu’il ne devait pas y avoir de dialogue avec l’Iran. Mais ce dialogue doit avoir un sens."
"La nouvelle administration voudra revoir cette question dans son ensemble. C’est normal, étant donnée son importance. Je sais que les Européens sont souvent vus comme des "donneurs de leçons". Mais les enjeux sont trop grands pour ignorer ce que nous avons à dire."

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pour al gharib......
ne dis pas n’importe quoi avec le mensonge énorme du pillage par les wahhabites....si seulement tu comprenais et n’écoutais pas les semeurs de troubles dans la oumma sans science abstiens toi...quand à l’attaque de l’iran je vous conseils de regarder zeitgeist addendum sur daylimotion et vous comprendrez la demarche avant l’agression des occidentaux sur les pays musulmans et d’autres encore ces videos sont en 5 parties vous n’allez pas en croire vos yeux votre vision des evenements changera...

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A Mounya,

Vous invitez à éventuellement rectifier(ce qui est tout à votre honneur) l’idée que les USA seraient revenus de la 2ème guerre mondiale avec le germe du nazisme en ne vainquant pas sa politique expansionniste (je vous cite).

Je pense que le mot "nazisme" ne doit pas être utilisé quand on parle d’une simple politique expansionniste. Sinon, tout les peuples de la terre auront été nazi au moins une fois dans son histoire, y compris les Arabes. Le nazisme est un système politique particulier qui alliait ultra nationalisme, dictature et état policier, racisme doctrinal, militarisme et expansionnisme de population. Le mot nazisme véhicule une telle négation humaine, une telle caricature de société que l’on doit le réserver à son histoire propre, c’est à dire à sa naissance en Allemagne dans les années 20, son déferlement dans les années 30 et l’apocalypse de la guerre mondiale. Toute autre utilisation serait réductrice du fait nazi, et cette banalisation du vocabulaire atténuerait la gravité du nazisme devant l’Histoire.

Vous avez peut-être déjà entendu ou lu, comme moi, ce genre de réduction chez certains adeptes de thèses antisémites primaires, qui considèrent presque comme sympathique le nazisme, parce qu’ils le réduisent à son antisémitisme d’Etat. On constate d’ailleurs la recrudescence de la vente de traductions de "Mein Kampf" dans certains pays, mais pas aux USA.

Donc, en dehors des faits historiques cités et de ce qui s’y rapporte, parlons de nationalisme, d’impérialisme, voire même de racisme dans certains cas, mais pas de nazisme. Les 55 millions de victimes du nazisme nous en seront reconnaissants.

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@ Souleymane, vous écrivez "Le jour ou les USA voudront détruire le programme atomique de l’Iran,il le feront en une nuit", et vous avez raison sur le papier, si je puis dire. Mais seulement sur ce support inflammable. Car ce jour verrait la ruine définitive, non seulement des USA, mais de l’ensemble des puissances annexes. Si vous avez besoin d’un dessin, vous n’avez qu’à regarder la carte du détroit d’Ormuz. C’est très évident. Aussi, je crois parfois que le climat de tension autour de la "question d’Iran" n’a d’autre but que de soutenir les cours du pétrole et du gaz, et que cette question ne se pose même pas.

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rien d’étonnant ! si l’histoire est mensonge les vidéos sont vérités...je vous laisse à votre science !

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Cher Didier
Permettez-moi de répondre à votre légitime protestation en ces termes :

  •  En occident, le nazisme s’est vu considérer par la force des choses comme "l’étalon" du mal suprême : le fait de souscrire à ce type de manichéisme primaire est déjà une grave erreur en soi, qui dispense de tout processus de rationalisation (quelque chose que les dictatures n’aiment également guère, au demeurant) ; pour les africains par exemple "votre" nazisme c’est "leur" colonialisme (ultra nationalisme, dictature et état policier, racisme doctrinal, militarisme et expansionnisme de population [...] négation humaine, caricature de société : tout y est). Avec tout le respect dû aux martyrs de la seconde guerre mondiale, il me paraît aberrant d’universaliser cette vision occidentale sélective de l’histoire du 20éme siècle aux dépens du reste, car du coup nous pourrions conclure qu’elle lui a permis de se racheter une virginité spirituelle à bons frais. Toute l’histoire de la souffrance humaine est universelle, sans condition ni exception.
  •  Vous parlez d’atténuation du terme nazi : moi je vous parlerai de sa banalisation, notamment entre les mains expertes d’une nomenklatura médiatico-financière (de Philippe val à BHL, en passant par Daniel Leconte...) qui nazifie tout ce qui ose critiquer de quelque façon (surtout la plus lucide) la politique Etats-Unienne ou sioniste ! Incriminer un état ou un gouvernement n’est pas condamner un peuple ! Par contre, quid de la banalisation de la haine islamophobe en occident ?
    Quand à "Mein Kampf" ou même "les protocoles des sages de sion", ce sont d’abord des sites web occidentaux d’extrême droite qui les diffusent gracieusement. Pour ce qui est de leur diffusion dans des pays arabes (car c’est bien de cela dont vous parliez je suppose), puis-je connaître vos sources ?
  •  Pour finir, je vous donnerai un simple fait que vous pourrez méditer à loisir : depuis le début du 20éme siécle, tous les gouvernements Etat-uniens ont été des gouvernements de guerres (généralement non-déclarées, il est vrai)...
  • X
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    Etant bien entendu cher El Gharib et je crois que vous avez mal compris le sens de mon post ,que je parlai de l’histoire de l’"ARABIE" et non de l’"Arabie Séoudite",
    L’ISLAM et sa fulgurante ascension qu’à vu naitre cette terre millénaire que le CORAN mentionne à plusieurs reprises.
    La terre du dernier des prophètes de DIEU ne peut pas nous laisser indifférent quand à son histoire et c’est de cette histoire qu’il m’apparait important que nous nous en inspirions même si l’épisode"séoudien"laisse perplexe les plus "radicaux" d’entre nous.
    Que peuvent représenter ces quelques instants où il semblerait que les Séoudiens aient faillit devant l’immensité de cet autre temps que DIEU dans son Infini Bonté a choisi et alloué à cette seule partie du monde ?

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    Et un autre exemple de propagande tout aussi efficace pour inciter à la guerre :
    http://www.pressealgerie.com/lequotidiendoran.htm

    X
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    A Didier.

    Je suis partiellement d’accord avec votre point de vue.
    L’expansionnisme anglo-saxon n’a rien a voir avec le nazisme.
    Neanmoins,les doctrines eugeniques sont nees dans les pays anglo-saxons et nordiques.Citons ;Galton-Darwin-Ford-etc...
    Quant a l’expansionnisme arabe,loin de l’excuser,je crois qu’il etait moins ’’hard’’,si j’ose dire.Il n’etait pas base sur des pretentions racialistes et differenciales mais sur un certain syncretisme.