Mercredi 23 mai 2012
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La mosquée de Strasbourg au miroir du droit

La municipalité a exigé le retrait du minaret, « contraire à la tradition chrétienne bimillénaire de l’Alsace », interdit le financement en provenance de l’étranger, demandé que les prêches soient prononcés en français dans une région où il arrive que les pasteurs et curés s’expriment encore en allemand. La subvention est l’objet depuis 2002 d’un psychodrame ; toujours annoncée, jamais délibérée alors que le département et la région ont, chacun, acté leur participation.

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Il est des coïncidences qui méritent d’être pointées. Au moment où démarre le chantier de la grande mosquée de Strasbourg viennent d’être publiés le rapport de la commission présidée par JP MACHALON sur les relations entre les pouvoirs publics et les cultes et le rapport du groupe parlementaire UMP présidé par A ROSSINOT sur la laïcité dans les services publics.

Commandé par le ministre de l’Intérieur, N SARKOZY, le rapport MACHALON porte sur une éventuelle modification de la loi de 1905, adaptation qui permettrait notamment de donner un cadre plus efficient à la construction et au financement des lieux de culte musulman, d’esquisser une solution pour les carrés confessionnels et, d’une manière générale, de faire évoluer le cadre associatif cultuel eu égard aux nombreux aménagements qu’a déjà connus la loi de séparation. Il répond à la préoccupation ministérielle exprimée dans la lettre de mission du 20 octobre 2005 de tenir compte des attentes « des grandes religions de France » et, d’emblée, situe ses propositions dans une logique de réforme technique et d’ajustements opérationnels. A l’inverse, le rapport de l’UMP campe sur le principe de laïcité.

Il constate que le droit ne la garantit pas suffisamment et propose, après la loi sur les signes religieux à l’école, une affirmation du même principe à l’hôpital, dans les services publics locaux et dans la fonction publique d’Etat. Pour l’UMP, la loi de 1905 est à l’origine de « grands équilibres qui sont un élément essentiel de notre contrat social ». Pour le rapport MACHALON, la même loi, si elle pose le principe d’indétermination de l’Etat à l’égard du religieux et de séparation entre le même Etat et les religions, n’est pour le reste de ses dispositions qu’une loi de circonstance qui acte du divorce entre la jeune III République et l’église catholique.

Il serait tentant d’ironiser sur le grand écart qui semble séparer le président de l’UMP de sa propre formation politique. L’un suscite une réflexion juridique plutôt novatrice et pertinente dans le débat national mais conforme aux conclusions des multiples rapports européens sur la liberté de religion. L’autre incarne une laïcité, fer de lance contre « le prosélytisme extrémiste, les communautarismes, l’intégrisme religieux et sectaire et la tentation du repli identitaire ». De ce point de vue, la commission ROSSINOT n’est pas loin de partager les vues d’une partie de la gauche crispée sur une laïcité identitaire à la manière de Gisèle Halimi qui, pendant les travaux de la commission STASI, appelait dans Le Monde à « limiter la liberté de conscience ».

Il n’en demeure pas moins que, si la vision de la laïcité est moins homogène que ne le souhaite l’UMP, notamment « parmi certaines populations souvent issues de l’immigration », si ces dernières y voient « une caution au déséquilibre entre l’islam et les autres religions », il n’est pas certain que la réponse à la demande de lieux de culte décents passe prioritairement par un aménagement de la loi de 1905. Le risque est grand d’aviver à nouveau un débat récurrent et de susciter cette sorte d’hystérie collective fustigée par Itsvan BIBO (*).

Parce qu’édifiée dans une région où subsiste à la manière d’un anachronisme un régime particulier des cultes, la mosquée de Strasbourg illustre non pas la nécessité de faire évoluer la loi qui ne s’applique pas en Alsace Moselle, mais de faire appliquer le droit tel qu’il est. Le rapport MACHALON effleure cette réalité du non droit. Il aurait été intéressant qu’il s’y attachât davantage même s’il souligne le fait trop fréquent d’un droit de l’urbanisme instrumenté pour empêcher la construction de lieux de culte.

Deux ministres de l’Intérieur, JP CHEVENEMENT puis D De VILLEPIN, ont déjà, par voie de circulaires, rappelé cette évidence, à savoir que la loi n’a pas à faire obstacle à l’édification de lieux de culte. Sans doute, la place Beauvau est-elle un bon poste d’observation de l’ordre public et de ses désordres.

Envisagée depuis 1992, la grande mosquée de Strasbourg a connu bien des avatars. Porté par une sensibilité d’origine marocaine qui est en position oligopolistique sur le marché de la croyance originaire du MAGHREB, le projet a été soutenu par l’ancien maire socialiste Catherine TRAUTMANN qui, théologienne de formation, souhaitait que la laïcité se conjuguât dans l’espace urbain avec la nécessité spirituelle.

Telle était son ambition exprimée à l’occasion de l’inauguration de l’extension de la synagogue de la Paix et c’est pourquoi la mosquée devait, avec le temple et la cathédrale, prendre place en centre ville, être emblématique d’un islam européen et s’accompagner d’une vaste bibliothèque de référence. Adopté en conseil municipal sous la protection des CRS et sous la forme d’une mise à disposition du terrain, d’un bail emphytéotique, d’une subvention de 10% du coût d’investissement, le projet a fait l’objet d’un concours international d’architecture.

Le changement de majorité a failli lui être fatal. L’instruction du permis de construire sera abandonnée sans aucun motif tiré du droit de l’urbanisme. « Le projet ne nous plaît pas ». Toutefois, le principe de réalité aidant, l’idée d’une gestion sécuritaire de l’islam ont amené la nouvelle municipalité à reprendre le projet, à l’approuver dans une lettre toujours non rendue publique mais à en exiger la partition. La première phase en cours de construction ne représente qu’un tiers du projet initial.

La municipalité a exigé le retrait du minaret, « contraire à la tradition chrétienne bimillénaire de l’Alsace », interdit le financement en provenance de l’étranger, demandé que les prêches soient prononcés en français dans une région où il arrive que les pasteurs et curés s’expriment encore en allemand. La subvention est l’objet depuis 2002 d’un psychodrame ; toujours annoncée, jamais délibérée alors que le département et la région ont, chacun, acté leur participation. Faut-il ajouter que l’autorité municipale a souhaité que la mosquée soit le lieu de la fédération des musulmans et, dans un courrier au ton furieux, a sommé les imams de faire baisser les violences urbaines.

Cette gestion infra juridique a dilué les efforts, usé plusieurs responsables de la Mosquée. Pour autant malgré ces difficultés, un pré financement (2 millions d’E sur un coût total de 6,5) a été trouvé pour le démarrage des travaux sans qu’aujourd’hui, en l’absence d’une décision de la ville sur la subvention, le projet ne soit assuré définitivement d’un financement public qui permette son achèvement en toute sérénité (le financement public -région, département, ville- est d’environ 1,6 million sous réserve que la ville honore sa promesse).

Dans un contexte singulier du droit alsacien mosellan, ce projet illustre une gestion en dehors du droit par des élus qui, par ailleurs, exigent des serments d’allégeance républicaine. D’autres exemples glanés en Alsace Moselle ou en Vieille France montrent un usage léonin du permis de construire, une manipulation des documents d’urbanisme, un exercice irrégulier du droit de préemption, des pressions sur les modalités de financement, une intervention dans les affaires mêmes du culte.

A l’heure actuelle, plusieurs dizaines de projets dénotent que l’islam des caves est révolu ; la nécessité de répondre à la revendication cultuelle est inscrite à l’agenda municipal de nombreuses villes, en témoigne le récent rapport du FASILD. La construction des mosquées n’est plus un tabou pour reprendre l’expression de Xavier TERNISIEN y compris en Alsace où 3 lieux de culte viennent d’être construits à Mulhouse (PS) et à Colmar (UMP).

Mais, l’exception au droit dans laquelle se situent beaucoup de projets n’est qu’un droit d’exception dont le défaut est moins celui de rendre difficile la construction de lieux de culte que de tenir ceux qui les portent dans une infériorité qui renvoie à une histoire qui se refuse à passer et pérennise une discrimination aux antipodes des principes républicains. Avant d’envisager la modification de la loi ou, localement, l’émergence d’un islam concordataire improbable, ne faudrait-il pas déjà s’interroger sur la nécessité pour les élus d’appliquer le droit ?

(*) : Istvan BIBO, misère des petits Etats d’Europe de l’Est, l’Harmattan, 1986 : « qu’est-ce que l’hystérie politique ? Soit une communauté confrontée à une situation ou à un problème difficiles, qui mettent profondément en cause, sinon son existence, du moins sa manière d’être et la représentation qu’elle se donne d’elle-même. Si elle ne trouve pas en son sein, les moyens nécessaires pour transformer cette situation, ou résoudre ce problème, si, en conséquence, elle se sent menacé et impuissante, elle peut être tentée par une conduite de fuite. De la situation réelle, elle va se fabriquer une image déformée et fantasmatique ; au problème réel dont elle ne vient pas à bout, elle va substituer un problème fictif, imaginaire, construit de telle sorte qu’il puisse être traité avec les seules ressources du discours et par le maniement des symboles. La communauté peut ainsi, à bon compte se donner le sentiment qu’elle a vaincu la difficulté et recommencer à vivre comme avant ».

Post scriptum :

Avatar de dernière minute : le chantier de construction a été stoppé le jour même du démarrage. L’inspection du travail considère que les réglementations de sécurité ne sont pas respectées quant à la communauté urbaine, contrairement à sa promesse, elle n’avait pas encore trouvé (semaine 39) le moyen d’alimenter le chantier en eau alors que la canalisation longe la limite du terrain. Manifestement, la Mosquée de l’impasse du mai, maître d’ouvrage rencontre des difficultés d’autant que son maître d’ouvrage déléguée, la SERS, présidée par le maire de Strasbourg souhaite, au moment où la construction commence, abandonner ses responsabilités.

Que de coïncidences ! En fait, sans le dire, la ville pratique un art consommé du lacet ottoman pour donner l’impression que les difficultés ne relèvent que des associations musulmanes alors qu’aujourd’hui son engagement pour le financement n’est toujours pas acté depuis plus de quatre ans. Hier, c’était la gestion sécuritaire de l’islam avec des imams sommés de réduire les violences urbaines ; aujourd’hui, la ville cherche à démontrer qu’elle respecte sa parole. Si les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, il est à parier qu’à l’approche de la période électorale, le tandem Keller Grossmann ne veut pas apparaître comme favorisant la construction d’un lieu de culte musulman. En 2001, au second tour, pas une voix d’extrême droite n’avait manqué au tandem.

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Commentaires

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J’habite le 93 et j’ai toujour fais ma prière dans des caves,c’est honteux de la part de la france de nous empècher d’avoir des lieux de cultes plus dignes.Samir

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c’est triste à dire mais je ne suis pas surpris.

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Bravo por cet excellent article, qui pointe fort justement la "politique musulmane" qui se contente du discours lorsqu’il faut autoriser et ne pratique l’action que pour interdire ; tout cela, hélas, avec la complicité des responsables associatifs, qui se laissent rouler dans la farine sans jamais réagir autrement que par des bouderies dignes d’une école maternelle. Cette lâcheté est un terrain propice au déploiement toujours plus grand de la violence symbolique à leur égard et surtout à l’égard des communautés qu’ils prétendent représenter. Pour eux, un seul refrain : "tout va très bien madame la marquise", alors que les minarets sont supprimés, les projets de mosqués réduits à de simples salles de prières...

De l’autre côté, de la part de l’Etat, l’absence de réaction devant les violations du droit, qui s’abrite devant le principe de "libre administration des collectivités locales" en dit long sur la volonté de protéger ses amis politiques plutôt que d’appliquer la loi.

Dans ce type de dossiers, où sont les vraies "racailles" ?

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Bonjour à vous tous,

Effectivement, l’article est excellent. Je vous le dis d’emblée, je suis catholique, et je suis assez déçu par la façon dont la République traite l’Islam. Je crois fermement à un Islam "à la française" (pour si peu que cela ait du sens), de même que nous avons un Catholicisme "à la française". J’ai du mal à comprendre pourquoi, plutôt que d’avoir un vrai débat national pour que l’Islam ait sa place dans la Cité, dans la ville, nous avons recours à des hypocrisies et arguties juridiques qui ont pour seul but de retarder la construction des lieux de cultes musulmans. Bien sûr, ces lieux de cultes devraient s’adapter à l’urbanisme français, c’est-à-dire ne pas comporter d’éléments disproportionnés comme des minarets trop nombreux ou encore des tours trop hautes, mais les musulmans sont d’accord avec cela. Seul les politiques ont peur face à leurs électeurs. Par ailleurs, c’est de la formation des Imams dont il faudrait s’occuper pour la crédibiliser aux yeux de l’opinion (déjà que pour la formation des séminaristes catholiques, il y aurait aussi bien du travail à entreprendre... ). Bref, la laïcité, ce n’est pas l’ignorance réciproque entre l’Etat et le fait religieux, contrairement à ce que les politicards voudraient nous faire croire. Pour les Pères de la République, la laïcité, c’est le dialogue mutuel tout en sachant que la République a le dernier mot. J’espère que la situation va s’améliorer pour nos frère musulmans de France.

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Bonjour,

Strasbourg est un bon exemple du principe de laicité non respecté : le politique intervient dans les affaires culturelles et dicte ses exigences (parler français alors qu’on veut réintroduire le latin dans les Eglises....).

La religion musulmane doit être traitée comme les autres religions ni plus ni moins, il faut une application de la loi de 1905 sans la changer. même droit pour tous !

Il faut refuser le chantage, un projet réduit en peau de chagrin , une construction rejetée en périphérie. Il faut dire non ! Avoir le courage dans ces conditions de ne pas porter le projet de le remettre dans un tirroir !!
Inciter les citoyens musulmans à constituer un poids électorale pour mettre fin à une gestion coloniale du culte musulman en France.

L’Alsace a été durant la seconde guerre mondiale le spectacle des combats les plus rudes auxquels ont participé les tirailleurs africains pour liberer cette région du joug nazi. Les responsables politiques à la tete de strasbourg devraient s’en souvenir !!

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Moi-même Strasbourgeois, je peux confirmer l’intégralité de l’article. Je le dis avec amertume, les représentants de l’islam à Strasbourg ne sont pas à la hauteur, d’une incompétence totale, ces représentants sont surtout intéressés par plaire aux autorités locales à qui ils multiplient les courbettes en espérant avoir un tout petit peu de reconnaissance qui suffit à leur mentalité de parvenus.

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Pourquoi l’auteur ne pointe pas du doigt sur l’incompétence qui règne à la direction du projet ? D’un projet féderateur, il est devenu un projet géré par des officines qui roulent pour le Maroc et autres services occultes.

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Je suis français d’origine marocaine et je reconnais qu’une partie de l’islam à Strasbourg est contrôlé par l’Etat marocain. C’est un scandale !!!!! Les musulmans sont indépendants et non pas du tout besoin des états d’origine, surtout quand ils ne sont en rien démocratiques. Plus de transparence également dans la gestion de l’argent. Nous sommes en droit d’être tenus informés sur ce dossier !

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Merci pour l’égalité des Droits et des Devoirs dans le pays des Droits de l’Homme, où est le respect des conventions Internationales des Droits de L’Homme et des Individus, où est la neutralité de l’Etat entre les contribuables, où est la Justice entre les même citoyens, tant de questions qui attendent des reponses de la part des futurs candidats pour les prochaines echeances electorales. ????????????????

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Rappelons qu’il n’est pas étonnant que des indigènes se comportent de la sorte. sarko sait surtout stigmatisé les musulmans. Mais il sait aussi comment les empêcher de s’exprimer notamment en nommant des pantins. Nous on laisse faire, y sommes nous opposer ? je ne crois pas, on est incapable de fédérer, donc incapable de s’exprimer, d’échanger, de refuser ou de gagner.

Est-ce qu’il s’agit encore de se poser des questions et d’avoir des complexes ? surtout quand le jeu est clair :

Pour rappel en plein débat sur le voile, Sarko fait irruption avec Rafarin à la mosquée de paris pour faire un discours sur la république, la laïcité, etc... C’est ça la laïcité ? en France personne ne réagit vraiment, les principes sont de circonstances mais les stigmas réels ainsi peu après certains avouent être "un peu islamophobe".

Sarko a constitué et désigné les membres du CFCM (et il s’en vante).

De Villepin, ministre de l’intérieur fait un discours devant le CFCM pour parler des discriminations et exiger la main mise sur la formation des imams, ...

Sarko a également demandé la création d’un service à la caisse des dépots supposé financer la construction de mosquées afin "que ce ne soit pas des terroristes qui le fassent" (je crois que ce truc n’a jamais rien financer).

Perso, je pense que la France est un pays d’immigrés. Ceux issus des "anciennes" colonnies se comportent effectivement comme des indigènes et sont gérés comme tels.

Il faut recréer le contact et le dialogue entre nous. Un dialogue entre nous tous, éviter de porter un regard négatif sur "l’autre nous" serait très profitable. Nous sommes tous des jeunes des cités.

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Salam

En lisant l’aricle je ne suis pas du tout surpris par le rejet de ’l’autre’ parcequ’il n’a pas les meme caractéristiques dans un pays qui se dit démocratique ,laique ou l’Egalité Liberté et Fraternité sont en sont les maitres mots.Ici je ne vais pas etre plus longs parce que beaucoup vont sentir que nous les taxons de racistes et pourtant.....

Pourquoi créer des obstacles,embuches aux citoyens français mais de confession musulmane.

Pourquoi ne pas reconnaitre les sacrifices des combattants qui ont participés a la libération de ce pays en intégrants leurs enfants.

Pourquoi demander que les preches soient dits en français au moment ou le Vatican demande au curés de le faire en latin .

pourquoi le minaret et pourquoi.......

Tout cela c’est chercher ’la petite bete’dans la tete de l’indigène.

Je suis certain que les responsables locaux et régionnaux ont mis en place des représentants musulmans a leur solde c’est a dire des béni oui oui.
La preuve les deux clans vont condamner mes propos.

A l’école primaire dans mon livre de lecture ,il y avait la description de la Cathédrale de Strasbourg et de son horloge,une lecture qui est toujours vivante depuis 55ans,maintenant je reve de visiter Strasbourg,sa Cathédrale et In Challah sa mosquée.

Fraternellement

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Le jour ou les musulmans, je dis bien ’MUSULMAN’ et, non les arabes (ou autre ethnies) de service, de france, comprendront que leur foi en DIEU est plus importante que leur origine (je parle de communautarisme : tunisien, algerien, marocain, turc....) et qu’il est impératif de Voter et de faire passer le message a tous les frères et soeurs, alors l’Islam s’épanouira avec ou sans l’accord des non indigenes. Par notre nombre nous réussirons.

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Strasbourg est un bon exemple du principe de laicité non respecté : le politique intervient dans les affaires culturelles et dicte ses exigences (parler français alors qu’on veut réintroduire le latin dans les Eglises....).

L’alsace est sous le régime concordataire, et non sous le régime de la laïcité, et l’islam n’a pas de concordat avec l’alsace-lorraine, il n’y a pas d’égalité des religions entre elles, et entre les religions et les mouvements non religieux devant la loi.

Quand au régime de la laïcité ce serait aux musulmans seuls à se débrouiller pour le financement, les synagogues, les tempes protestants ou bouddhistes n’ont pas été construits avec les finances publiques. Mais contrairement au concordat, l’Etat n’a pas à s’occuper des affaires internes de la religion musulmane, alors que pour le concordat napoléon avait mitonné des articles qui lui permettait d’avoir un certain regard sur les religions concordataire en échange du financement et des privilèges dans l’éducation ect...

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Se faire dicter les conditions d’exercice de sa religion par une municipalité méprisante à ce point relève d’une islamophobie récurrente inadmissible. Les juifs n’ont pas obligation de prêcher en français dans les synagogues que je sache alors pourquoi humilier les musulmans dans leur liberté d’exercice religieuse ? Cela est contraire à la laïcité qui donne la possibilité à chaque religion de pratiquer de manière indépendante mais aussi séparée de toute pression politique. Ces réactions hostiles de la municipalité strabourgeoise ne feront qu’accroître le communautarisme musulman. Aussi, je revendique une nouvelle identité culturelle française qu’il va falloir intégrer dans le monde politique islamophobe : LE VOTE MUSULMAN FRANCAIS.

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pourquoi étre etonné,les éléctions sont pour 2008 et ils ésperent se mettre l’extreme droite dans la poche comme en 2001

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Commentaire de Philippe

Le cas de la Mosquée de Strasbourg est emblématique de la manière dont sont traités les citoyens de confession musulmane en France. Ils représentent près de 10% de la population et sont pourtant traités comme une maladie honteuse que l’on voudrait cacher. Boutros Boutros Ghali, ancien secrétaire général de l’ONU a déclaré il y a quelques années, que la France avait mis ses colonies dans ses banlieues, ce n’est malheureusement pas excessif…
Comment ma municipalité de Strasbourg peut elle parler de valeurs chrétiennes bimillénaires dans un état laïque au nom d’un statut qu’ils interprètent pour se soustraire aux lois de la république dont ils se réclament ?...
Entre parenthèse, le chrétiens n’ont pas construit des églises depuis deux millénaires (depuis la naissance de Jesus ! Pendant quelques siècles, c’était le Christianisme des catacombes de l’Empire Romain, qui me fait irrésistiblement penser à l’Islam des Caves qui existe encore dans beaucoup d’endroits…
Si la Majorité actuelle le fait pour récupérer les voies de Le Pen, qui comme Charles Mauras est catholique sans être chrétien…, c’est plus qu’affligeant.
Peut être est ce aussi du au fait que les musulmans de France sont représentés par des associations aux chefs autoproclamés qui font à la fois allégeance aux dirigeants politiques Français et Maghrébins. Ils entretiennent ainsi les divisions entre Algérie, Maroc et Tunisie, qui avantagent les pouvoirs en place mais pas les peuples d’Afrique du Nord et encore moins les descendant de deuxième et de troisièmes générations d’immigrés qui sont Français et n’ont pas à faire allégeance et à subir les politiques de A. Boutéflika, Mohamed 6 et Ben Ali…
Ce type de communautarisme décidé d’en haut morcelle les musulmans qui n’ont aucune existence malgré leur nombre, en tout cas beaucoup mois que la « petite » communauté Arménienne…
Il est temps de faire le ménage… créer un mouvement par la base du type » l’Egalité d’abord ».
Les représentants autoproclamés de diverses communautés (pas seulement musulmanes… !) s’occupent surtout de leur autopromotion dans la Diaspora, dans leur »pays d’origine » et au sein de la société française » et ne représentent en réalité que leurs propres intérêt au détriment de ceux qu’ils prétendent représenter

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C’est la solidarité entre Musulmans qui est le résultats de tout ceci !!!!!!!!!
No comment