Elisabeth Badinter et Sihem Habchi (NPNS) auditionnées par la mission parlementaire sur le voile intégral

En ce mercredi 9 septembre, deux figures de proue de l’opposition au port du voile intégral, la président

jeudi 10 septembre 2009

En ce mercredi 9 septembre, deux figures de proue de l’opposition au port du voile intégral, la présidente de NPNS Sihem Habchi et la philosophe Élisabeth Badinter, qui ont écumé tous les plateaux de télévision au plus fort du pic d’audience en juin dernier, ont été religieusement entendues par les membres de la commission d’information parlementaire.

Campant sans surprise sur leurs partis pris dénués de toute nuance, chacune y est allée de sa litanie de clichés, convaincue de détenir la seule vérité audible et ayant droit de cité dans notre république.

En écho à Sihem Hachi qui s’est faite l’avocate de l’émancipation de la femme musulmane opprimée, Elisabeth Badinter s’est dressée en censeur de l’étendard idéologique que symbolise à ses yeux le voile intégral, tout en récusant l’argument de l’attribut cultuel ou culturel pour faire résonner la seule injonction qui vaille : « il faut se plier aux us et coutumes du pays où l’on vit »…

Sous le feu d’une réprobation de la communauté française de confession et de culture musulmane, à l’image de Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et l’égalité des chances, qui n’a pas craint de déclarer que ce débat délétère constitue « un nouveau piège tendu à notre pays », les parlementaires, qui ont empoigné la burqa pour éclairer leur lanterne sur l’islam, ne devraient-ils pas respecter la plus élémentaire déontologie : auditionner avec la même équité toutes les opinions, aussi éloignées soient-elles de leur schéma traditionnel, et écouter avec le même respect des acteurs moins médiatisés, mais de loin les plus légitimes ?

Publicité

commentaires