La maltraitance des prisonnières palestiniennes dans l’enfer carcéral israélien

Indigne d’un Etat qui se proclame démocratique, l’enfer carcéral israélien est tout sauf pavé de bonne

mercredi 15 juillet 2009

Indigne d’un Etat qui se proclame démocratique, l’enfer carcéral israélien est tout sauf pavé de bonne intentions…

Après avoir auditionné 125 palestiniennes détenues dans des geôles israéliennes entre novembre 2007 et novembre 2008, dont 65 sont toujours derrière les barreaux, l’association palestinienne de défense des droits de l’Homme, Addameer, fustige dans un rapport irréfragable les conditions de détention particulièrement traumatisantes réservées à ces très jeunes femmes, dont 13% d’entre elles étaient alors mineures et 56% âgées de 20 à 30 ans.

Condamnant un engrenage impitoyable allant de la pression morale à la torture, dans un raffinement de cruautés (insultes, menaces, coups, humiliations, harcèlement sexuel), assorti d’un régime alimentaire volontairement déséquilibré et d’une insalubrité environnementale favorisant l’apparition de maladie de la peau, d’anémie, d’asthme, de douleurs d’estomac et aux articulations, l’association humanitaire cloue au pilori l’inhumanité banalisée qui prévaut au sein de l’institution pénitentiaire israélienne.

Loin de bénéficier d’un traitement de faveur, les femmes, qui ont le malheur d’être enceintes au moment de leur arrestation, sont les proies faciles d’une brutalité caractérisée qui constitue une violation de plus du droit des détenus.

Privées de liberté dans des prisons « construites pour les hommes et ne répondant pas aux besoins des femmes », le destin de ces jeunes femmes est l’illustration révoltante de la profonde noirceur de l’Etat israélien.

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