La mairie de Toulouse s’engage à accueillir un congrès médical Franco-Palestinien dès 2005

La mairie de Toulouse a pris l’engagement lundi, d’accueillir dans le courant de l’année un congrès m

mardi 22 mars 2005

La mairie de Toulouse a pris l’engagement lundi, d’accueillir dans le courant de l’année un congrès médical franco-palestinien, consacré aux enfants palestiniens victimes du conflit du Proche-Orient.

Cette déclaration fait suite à la vive émotion suscitée par la tenue, dans cette même ville de Toulouse, d’une rencontre franco-israélienne de « victimologie pédiatrique », présentant la caractéristique d’occulter totalement le lourd tribut payé par les enfants de Palestine à l’occupation de leur pays par l’armée et les colons israéliens.

Une manifestation de protestation, regroupant une cinquantaine de citoyens et militants pacifistes indignés, a eu lieu lundi matin devant la salle où s’ouvrait ce congrès pseudo-scientifique, en présence de plusieurs médias, puis devant la Mairie de Toulouse.

M. Pierre Chabanne, directeur de cabinet du maire de Toulouse M. Moudenc et proche collaborateur du ministre de la Santé Douste-Blazy, a ensuite reçu une délégation de notre collectif, composée de militants de CAPJPO/Euro-Palestine et de l’Association des Palestiniens de France (APF).

« Je vous informe, au nom de la mairie, de notre engagement formel pour l’organisation, dès cette année, d’un congrès médical franco-palestinien consacré aux souffrances des enfants », a déclaré M. Chabanne, qui nous l’a confirmé par écrit.

Les membres de notre délégation ont pris acte de cet engagement et lui ont fait savoir qu’à leurs yeux, une telle manifestation ne saurait être marquée par aucun ostracisme et qu’en conséquence, devraient y participer, non seulement des médecins palestiniens, mais aussi des collègues israéliens, témoins quotidiens des immenses dégâts sanitaires et médicaux causés par la politique du gouvernement israélien.

De leur côté, les militants toulousains de l’APF ont formulé la demande d’un jumelage entre la ville de Toulouse et une ville palestinienne, alors que Toulouse est depuis plusieurs années jumelée à la ville de Tel Aviv. Un dossier qui sera étudié, a promis le Directeur du Cabinet.

Nous constatons enfin que les pouvoirs publics français ont fini par prendre conscience du caractère provocateur de leur présence à la rencontre franco-israélienne, telle qu’elle a été conçue. M. Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé, avait déjà eu la sagesse de renoncer à prononcer l’allocution inaugurale lundi matin, confiant cette tâche à sa collègue Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux Droits des Victimes. Mais cette dernière, notoirement connue par ailleurs pour son appui aux franges les plus extrémistes de la droite israélienne, s’est également abstenue de venir lundi matin à Toulouse, et nous ne pouvons que nous féliciter d’un tel recul.

Simone Veil, dont nous avions sollicité une réaction après avoir constaté sa présence annoncée au colloque, nous a déclaré lundi qu’elle n’était pas au courant de l’événement, et que c’est par conséquent à son insu que les organisateurs avaient inscrit son nom dans la liste des intervenants programmés.

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