Le corpus islamique (Coran et traditions prophétiques) n’est pas seulement un ensemble de permissions, d’interdictions, de recommandations ou de mises en garde, et ce du fait même de la vocation éminemment spirituelle et humaniste du message de l’islam.
La
parution le 4 octobre dernier sur Oumma.com, d’un article intitulé Islam de
marché ou marché de dupes ? a suscité de très vives réactions
Celles-ci ont été nombreuses et c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’exercice
de la critique et du débat contradictoire parmi les citoyens musulmans.
Même
si à l’évidence, affleurait dans certains des commentaires, quelque méprise sur
nos réelles intentions, mais aussi (on peut le déplorer), une forme de
mauvaise foi qui risque de confiner à la servilité de l’esprit si elle n’est
pas fermement dénoncée. Déranger les gens dans leurs habitudes purement
alimentaires peut être assimilé à un sacrilège !
S’il
est mentionné Halal sur nos produits courants de consommation, alors
gageons que les organismes qui apposent la certification disent vrai. Quand
bien même ces derniers chercheraient à nous abuser, les auteurs en porteraient
l’entière responsabilité auprès d’Allah (sic) ce qui serait censé nous
dissuader de nous interroger ! C’est ce suivisme aveugle qui puise sa
source dans du ritualisme formaliste stricto sensu, qu’il convient
absolument de pourfendre.
Bien
entendu, nous avons été sensible aux critiques des internautes. Nous tenterons
de répondre globalement aux interrogations et parfois à l’incrédulité
palpable, en reprenant des observations que l’on estime parfaitement fondées.
Quelques-unes
de ces remarques méritent toute notre attention tant elles manifestent à juste
titre, le besoin de considérer l’esprit des textes religieux plutôt que
d’insister sur le manichéisme combien stérile, dans lequel tend immanquablement
à nous enfermer la dichotomie classique Halal versus Haram.
En
effet, le corpus islamique (Coran et traditions prophétiques) n’est pas
seulement un ensemble de permissions, d’interdictions, de recommandations ou de
mises en garde, et ce du fait même de la vocation éminemment spirituelle et
humaniste du message de l’islam.
Mais
cet aspect de la foi, s’agissant justement des choses licites et de celles qui
ne le sont pas au regard des dogmes, n’y est évidemment pas totalement étranger
(au corpus coranique), puisqu’il permet dans une large mesure, de réguler les
comportements humains, toujours à des fins de bien-être social et spirituel.
Ainsi
la division légale de l’agir humain, en actes permis, recommandés,
obligatoires, interdits n’est pas contestée par l’immense majorité des
musulmans.
Comment
pourrait-on nier l’urgence du traitement d’une telle question ? C’est précisément
parce que ce sujet (le marché du Halal) nous concerne tous, puisqu’il a
principalement trait aux affaires sociales et temporelles des musulmans (al
mu’amalât), qu’il est sans doute de bon aloi d’essayer de crever l’abcès et
d’exposer les suspicions qui l’entoure
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[1] !
Aussi
il est nécessaire, ne serait-ce que pour le prolongement du débat pluraliste,
d’apporter quelques clarifications sur le sens et le contexte d’une telle
critique : polémique peut-être, franche sans aucun doute ! Celle-ci
nous impliquait d’ailleurs très largement en tant que partie prenante du débat
au sein des communautés musulmanes françaises.
L’article
visait pour l’essentiel les acteurs de la commercialisation des produits Halal,
particulièrement parmi les musulmans français qui, jouant sans le moindre
scrupule, de l’attachement des fidèles à la norme religieuse, sont prêts à
engranger de juteux bénéfices, y compris en proposant des produits douteux
aussi bien sur le plan de la traçabilité (authentification des chaînes de production)
que sur un plan strictement sanitaire et hygiénique :
« Cela
n’a rien à voir avec les disputes auxquelles on assiste dans divers pays quant
à l’étiquette halal déposée sur les viandes et qui sont aussi la
possibilité de maîtriser un marché non négligeable sur le plan financier.
La règle ici est claire : il en est qui sont sincères et font un
travail de contrôle pointu qu’il faut encourager et d’autres qui, par cupidité
ou négligence, gèrent cette question avec le seul souci du gain. Ils mentent
sur la marchandise et il faut les dénoncer
title="">
style=';'>[2]
(c’est nous qui soulignons). »
Ainsi
du simple point de vue de la santé publique, le problème mérite déjà en tant
que tel d’être posé. L’abattage rituel ou supposé tel des animaux s’opère-t-il
dans la « pondération, (la) dignité et (l’) ordre
name="_ftnref3" title="">
class=MsoFootnoteReference>[3] »
et partant dans le respect du droit des animaux ? Le confinement des
produits dérivés s’effectue-t-il de façon hygiénique et étroitement
surveillée ? Comment vouloir esquiver ce genre de questionnements ?
Il
ne s’agissait à aucun moment de stigmatiser les musulmans en leur faisant un
procès d’intention quant à la pratique cultuelle et culturelle quotidienne, en
s’érigeant en directeurs de conscience. Pour ce qui est du culte, des
adorations (‘ibadât) dans une acception plus large, la relation d’ordre
verticale, n’engage que le croyant et son Seigneur dans l’intimité du cœur et
le secret de la conscience de chacun.
Toutefois,
tous ceux qui en islam sont un tant soit peu attachés à l’esprit des textes et
non pas, pour le coup, arc-boutés sur la lettre, seront sensibles au fait que
l’une des finalités principales de la Shari’a
title="">
style=';'>[4]
est précisément d’éduquer les individus (musulmans de conviction) afin de
les responsabiliser dans le sens de l’intérêt général et donc aussi, public.
Par conséquent, elle les motiverait dans le sens du bien de tous (maslâha) :
musulmans comme non musulmans.
Il
s’agit en quelque sorte d’une invitation expresse à œuvrer en vue de
l’établissement de la justice au sein de la société ainsi que de lutter contre
les préjudices faits aux personnes et aux biens.
L’éminent
Imâm Abu Ishaq Ibrahim Al Shatibi qui vécut au XIVème siècle de notre ère a été
pionnier dans le domaine de l’étude des Maqasîd (visées suprêmes et
spirituelles de la Shari’a) en ce qu’il a été l’un des premiers
auteurs musulmans à l’avoir thématisé de façon aussi complète et aussi
systématique.
Notons
cependant que le vocable Maqâsid aurait été a priori employé pour la
toute première fois, selon le Dr. Mohamed Hashim Kamali
name="_ftnref5" title="">
class=MsoFootnoteReference>[5],
par un certain traditionniste du nom de Abu ‘Abd Allah Al Tirmidhi Al Hakim au
Xème siècle.
A
la lumière de ces innombrables enseignements, que l’on ne saurait
malheureusement égrainer de façon exhaustive en raison du cadre limité de ce
travail, il est mis en évidence l’importance d’une éducation de l’individu (tahdib
al fard) censé être porteur de valeurs universalistes de l’islam, et par
lequel devraient justement advenir les visées morales et salutaires de la Shari’a, toujours dans un sens spirituel de réforme morale individuelle
et de développement social et économique.
Autrement
dit, dans la perspective aussi bien d’un épanouissement privé que
collectif profitable à la communauté des hommes.
On
terminera ainsi par une interrogation centrale qui est une invitation à une
remise en cause permanente : doit-on sacrifier l’intégrité morale, physique,
religieuse ou spirituelle des musulmans sur l’autel du consumérisme et de la
recherche du profit économique au prétexte d’une demande et d’une observation
aujourd’hui accrue de la norme religieuse, abstraction faite de l’intérêt de
tous et de la transparence à laquelle tout un chacun peut légitimement
prétendre ?
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[1]
Voir le compte-rendu de l’enquête de l’Express paru dans le magazine du
21 novembre 2002
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[2]
Tariq Ramadan, Peut-on vivre avec l’islam ? Entretien avec Jacques
Neirynck, Favre, Lausanne, 2004, p. 98.
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[3]
Op. cit., p. 106-107
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[4]
Mohamed-Chérif Ferjani, Le politique et le religieux dans le champ islamique,
Fayard, 2005, p. 72-76. L’auteur fait une analyse fine du sens originel du
vocable Shari’a insistant sur la fait majeur selon lequel il désignerait
originellement la « Voie » et non pas la « Loi ». Cette
regrettable confusion ou approximation sémantique de la traduction est parfois
entretenue, laissant accroire une intangibilité de la norme religieuse
indépendamment des siècles et des espaces ; sans distinguer par ailleurs
la hiérarchie et la portée des prescriptions coraniques très souvent illustrées
dans le cadre des traditions prophétiques.
Commentaires
Bonjour,
Oui la "lettre tue"... Merci de rappeler que l’Islam est une religion vivante, vivifiée précisément par les débats contradictoires. Ne serait-il pas plus intéressant d’élargir le champs de réflexions sur le Halal et le Haram. Car est-il suffisant, en 2008, de se contenter qu’une bête soit abattue par égorgement en prononçant la Basmala et "Allah ou Akbar" pour en faire un produit Halal ? Je pose la question à une époque, où nous partageons tous, musulmans ou non, des interrogations sur les plans éthiques et écologiques. Introduire l’Ihssan, l’Excellence, par l’adoption d’une manière de tuer la bête (pas par des machines qui coupent des têtes... reliées à des magnétophones !), poser la question de l’alimentation des bêtes (Une vache folle égorgée au Nom de Dieu est-elle pour autant Hallal ? ) et enfin réfléchir à une éthique sur la base de la notion de commerce équitable. Il est clair qu’au final, nous consommerions moins mais bien mieux.
Enfin pour terminer Abu ‘Abd Allah Al Tirmidhi Al Hakim, n’était pas uniquement un traditionniste, Mutakalim, mais un éminent Mutassawif.
Neofit
En tant que musulman, je mange la nourriture des gens du livre. Donc je peux manger une viande qui n’est pas halal. Un label qui est encore utilisé a des fins commerciales.
Bravo pour ce papier !
Je souhaite seulement ici attirer l’attention sur un point ; cet article comme bien d’autres débattus sur ce site pose d’une façon générale la question de la responsabilité des musulmans. De près comme de loin ces articles touchent à la définition de l’économie politique en islam. Par provocation, j’irais jusqu’à dire que ces articles aussi intéressants soient-ils, ne serviraient à rien si l’on ne résout pas la question première d’une définition de l’économie politique en islam… Un vaste programme donc !
Sur la viande halal ; comme toujours, une réponse théorique et pratique doit être donnée. Ici à mon avis le problème est d’ordre pratique. Une fois la définition convenue, il faut maintenant la pratiquer.
Dans l’absolu, la certitude du halal est obtenue quand la personne tue elle-même son animal au fond de son jardin. Dès lors que c’est quelqu’un d’autre qui le fait, il se pose la question de crédibilité. Une femme doit-elle croire son mari, les enfants de même ? Et les voisins, le quartier, le village, la région, le pays et le monde entier ???...
La crédibilité prend encore une autre dimension quand cet abattage devient industriel. D’où l’existence de plusieurs maisons de certificateur. Il convient de définir une charte entre ces maisons. Autrement c’est sa fin, et c’est là une question qui dépasse l’individu. L’enjeu est avant tout social.
A Atoum : Vous dites qu’en tant que musulman vous mangez la nourriture des gens livre. Pouvez vous nous dire ce qui vous différencie au niveau alimentaire des Juifs et des Chrétiens ?
Il est clairement dit dans le Coran :
"La nourriture des Gens du livre vous est permise, et votre nourriture leur est permise" (Coran 5/5).
Les gens du livre sont les chrétiens et les juifs. Or que mange un chrétien, prêtre ou pas ? Ce chrétien mange de la viande achetée dans un supermaché ou une boucherie normale. Donc, je peux manger cette viande, l’essentiel est qu’elle réunit toutes les conditions hygièniques.
Pour aller dans le sens de Attoum, un Hadîth existe où il est relaté qu’on vint dire au Prophète : "Des gens viennent de quitter l’idolâtrie, et ils nous apportent de la viande. Nous ne savons pas s’ils ont prononcé le nom de Dieu sur l’animal ou non. – Vous, prononcez le nom de Dieu et mangez" répondit le Prophète (rapporté par Al-Bukhârî, n° 1952, 6963).
Certains savants ont trouvé là une possibilité de dire que lorsqu’une viande n’est pas halal, il suffit de réciter le Nom de Dieu dessus pour la consommer.
J’adhère complètement à l’article de Mr Haoues, qui fait appel à notre sens de la responsabilité. Qui consiste à ne pas consommer "idiot" mais "intelligent",c’est à dire en s’interrogeant sur la provenance de notre nourriture, le respect de l’hygiène et du rite musulman.
A Atoun : que faites vous de la notion, selon laquelle il faille prononcer le nom de Dieu, et respecter le rituel du sacrifice ?
Je pense également que l’on peut manger une viande qui n’est pas halal. Petite explication de texte :
Sourate Al-BAQARAH
Citation :
172. Ô les croyants ! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez Allah, si c’est Lui que vous adorez.
Qu’entend-on par "licites" ? Ici aucune définition n’est donné pour dire ce qui est licite. Voyons le verset suivant.
Citation :
173. Certes, Il vous est interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah. Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
Aucune discussion sur le porc et le sang. Quoique le sang peut se retrouver dans toute viande. Donc, toute viande serait illicite donc. Si on suivait au mot le précepte coranique. Mais ici, les hommes ont interprété cela en fermant les eux sur la petite quantité de sang qui reste dans les steaks.
Sourate AL-MA-IDAH
Citation :
1. Ô les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. Vous est permise la bête du cheptel, sauf ce qui sera énoncé [comme étant interdit]. Ne vous permettez point la chasse alors que vous êtes en état d’ihram . Allah en vérité, décide ce qu’Il veut.
"La bête du cheptel" : boeuf, mouton....
Qu’est ce qui est donc interdit.
Citation :
3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux .
La viande du "Carrefour" vient d’abattoir. Aucun nom autre qu’Allah est invoqué sur la bête. Si on considére que l’abattoir est chrétien, ce serait le nom d’Allah qui est invoqué (vue que le Dieu Chrétien est Allah).
La technique d’abbatage utilisé n’est ni l’assomoir, ni l’immolation, ni une chute, ni un coup de corne et ce n’est pas non plus une flêche tirée au hasard. C’est un projectile qui est envoyé dans la tête de l’animal. Ensuite le nétoyage de la bête est commencé immédiatement. (ici on a un sujet de discussion) Est-ce licite ou pas ?
Essayons de voir pourquoi Allah nous demandes d’égorgé la bête. En fait, c’est uniquement pour que la bête se vide de son sang. Pourquoi ? parceque le sang contient beaucoup d’impuretés. Et, spécialement dans le désert (d’Arabie), ce sang était à l’origine de beaucoup de maladies. Evidemment, dans le temps, le Prophète ne pouvait pas expliquer au gens que le sang contenait des bactéries ou des virus - inconnus à ce moment là. D’où l’interdiction du sang et toute bête contenant encore son sang (assomée,...).
Avec les techniques actuelles d’abbattage et de d’hygiène, la viande du Carrefour est aussi bonne (si pas meilleur) hygiéniquement parlant qu’une certaine viande prétendue Halal
Citation :
4. Ils t’interrogent sur ce qui leur permis. Dis : "Vous sont permises les bonnes nourritures, ainsi que ce que capturent les carnassiers que vous avez dressés, en leur apprenant ce qu’Allah vous a appris. Mangez donc de ce qu’elles capturent pour vous et prononcez dessus le nom d’Allah. Et craignez Allah. Car Allah est, certes, prompt dans les comptes.
Ici, le Coran autorise la bête tué par notre chien !
Citation :
5. "Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise.
Ce dernier verset est très intéressant aussi. Le Coran dit "les bonnes nourritures" ? Qu’entend-on par bonne nourriture. Peut-on considérer comme bonne nourritures, toutes nourritures qui respecte un haut degré d’hygyène et de propreté. Ainsi, les viandes de "Carrefour" seraient licites ?
Souad : Comme tout hadith, celui ci est venu à un moment donné dans un contexte donné, il n’est donc pas figé dans le temps et ne peut être appliqué au même titre qu’un verset.
Idéale, il faut se remettre dans le contexte de l’époque où l’absence d’ hygiène était manifeste. Il n’ y avait pas les possibilités de congélations actuelles entres autres. La viande vendue dans les grandes surfaces, les animaux tués ne l’ont pas été au non d’une autre divinité équivalente à une forme idolatrie.
Il faut comprendre le contexte de l’époque. Nous sommes aujourd’hui dans un contexte totalement différent. La viande qui n’est pas halal est bonne sur le plan hygiènique, voilà le sens essentiel de ces versets liés à la viande.
Vous notez la Citation suivante : 4. Ils t’interrogent sur ce qui leur permis. Dis : "Vous sont permises les bonnes nourritures, ainsi que ce que capturent les carnassiers que vous avez dressés, en leur apprenant ce qu’Allah vous a appris. Mangez donc de ce qu’elles capturent pour vous et prononcez dessus le nom d’Allah. Et craignez Allah. Car Allah est, certes, prompt dans les comptes.
Ici, le Coran autorise la bête tué par notre chien !
Il s’agit ici de bêtes non pas tuées par un chien mais si vous lisez bien le verset, il s’agit de bêtes capturées. Il y a une grande différence, entre "tué" et "capturé". Donc la bête tuée par un chien n’est pas licite.
S’il est encore des versets dans le Coran qui prêtent à interprêtation, les versets concernants le rituel du sacrifice et ce qui est licite dans la nourriture, ne prêtent eux à aucune interprétation possible, du fait de leur clareté et de leur précision.
Concernant le licite sur lequel vous dites qu’il n’y a aucune explication dans le Coran, je vous informe que vous en avez une définition précise que vous même donné dans votre intervention dans la Citation : 3. "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux."
Atoum :Donc si je suis bien votre résonnement, en tant que musulman ils nous aient possible de manger "la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute" ?
Aoudhou Billahi min achaitâni ar Rajim Bismillahi ar Rahmani ar Raim
Wa As Salam Alaykoum wa Rahmatoullahi wa Barakatouhou
Al Hamdulillah rabbil al aalamine wa salat wa salam ala habib al karim rasoulina Mohammed wa ala ahliyi wa sahbii wa tabii a jemain il a yawm id din
BARAKALLAHOU FIK pour ces explications et qui me permettent d’exposer un point de vue qui me semble trop peu exposé dans le cas de notre religion.
On a souvent coutûme de lire des articles qui mettent les Musulmans les uns en face des autres ou face aux autres communautés religieuses et trop peu d’article sur l’aspect fondamental et indissociable de notre religion : L’APPEL et la COMMUNICATION.
Et puisque nous parlons du sujet Halal je voudrais faire remarquer fraternellement et amicalement à l’auteur de ces lignes qu’en tant que Français converti AL HAMDULILLAH depuis 18 ans maintenant j’ai toujours pensé connaissant les préoccupations de la population française qu’il était bon de "transporter l’ISLAM dans leurs assiettes" c’est à dire qu’un Français pourrait manger de la choucroute halal des raviolis halal du Cassoulet halal et ce fut une de mes plus grande préoccupation de savoir comment on pourrait allier la gastronomie française et les aspects de notre religion liés à la licéité. Et je suis ravi de voire ce qui se passe et franchement peu importe si parmi ceux qui le font agissent en commerçant ... chacun sera ressuscité et jugé selon son intention tout en ajoutant que sans citer le nom de la marque ( qui utilise le système de la tracabilité et d’Association. je n’ai aucun doute que le produit soit Halal. Il est regrettable que la communauté Musulmane de France ait mis tant de temps à comprendre l’importance de montrer ce qui peut permettre de communiquer la valeur de notre religion en montrant l’aspect commun à tout le monde évitant ainsi les clichés trop employés nous concernant.
Puisse ALLAH unir notre communauté sur la base de la fonction primordiale :
ادْعُ إِلِى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُم بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِنَّ رَبَّكَ هُوَ أَعْلَمُ بِمَن ضَلَّ عَن سَبِيلِهِ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.
Wa As salam alaykoum wa Rahmatoullahi wa Barakatouhou
Je n’ai jamais dit cela Idéale, puisque la viande vendu en supermarché n’est pas tuée ainsi, donc elle est halal. Ou est le pb ?
Atoum pourquoi alors ce verset nous a t-il était envoyé "Citation : 3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte..." Pouquoi alors autant d’insistance dans le Coran sur la notion de bête egorgée ?
Atoum,
En suivant ce raisonnement, pourquoi ne pas manger la viande de porc ?
> Les gens du livre en manges (chretiens).
> Tout est correcte sur le plan hygiénique.
Il n’y a pas de religion d’Etat en France, les abatoires sont des entreprises privé qui a priori sont areligieux (sauf exceptions).
De plus il faut définir ce qu’est la viande des gens du livre. Vous etes le 1 er a contextualiser le Coran (quand vous parlez de l’Hygiene de l’epoque) mais vous vous trompez de partie à contextualiser... La partie évoquant les viandes illictes est claire et détaillée, par contre, on ne défini pas ce qu’est la viande des gens du Livre ??
Car les gens du Livre de l’époque sont ils ceux d’aujourd’hui ? Et puis encore uen fois nous ne sommes pas dans un pays chretien ou juif.... Maintenant libre à vous d’en faire l’interpretation que vous voulez et de manger ce que voulez, nul ame ne sera chargé du fardeau d’autrui...
salam,une petite precision que certains ont l air d oublier.ont ils ete voir ce qui se passait dans certaines boucheries et comment etaient ils tués.ILs les assoment,la plupart d entre eux sont tués sur le coup les autres,les plus malchanceux sont hachées ou ebouillantés(comme les poulet)encore vivant.Si pour eux le fait de manger "hallal" est juste le fait de manger une viande ou un autre nom qu ALLAH n a pas ete prononcer,ca fait peur et je pense qu il non pas compris le vrai sens de ce rituelle pourtant tres important.« Certes, Allah a prescrit la bienfaisance dans toutes choses. Si vous tuez, tuez bien et si vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise bien son couteau et traite bien la bête sacrifiée. » Notre prophete mohamed(psl)donnait pourtant plusieurs recommandations a ce sujet:Dans les Sunan Abî Dâwûd, selon Abû Wâqid, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Tout ce qui est coupé d’un animal vivant est considéré comme [viande] morte (c.-à-d. impropre à la consommation). »At-Tirmidhî l’a rapporté dans le chapitre « Tout ce qui est prélevé d’un animal vivant est considéré comme mort. » " Il est détestable de lui trancher la tête avant qu’elle soit morte, de même que de l’égorger devant une autre bête" "Il est rapporté par cAbdur-Razzâq, qu’Ibn cUmar, qu’Allah les agrée, lui et son père, a vu un homme en train de tirer une brebis par la patte afin de l’égorger. Il lui dit : « Malheur à toi : tu l’emmènes à la mort, fais-le donc convenablement. »" « Le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, passa à côté d’un homme qui avait son pied sur la nuque d’une bête, en train d’aiguiser son couteau au vu de la bête. Il lui dit alors : « Tu aurais dû le faire avant ! Veux-tu la tuer deux fois ? Que dire alors de toute cette industrialisation qui n a aucun regard pour ces pauvres betes.Je souhaite que ceux qui maltraite autant les animaux et les abattent de cette facon,qu ils soient punis aux meme titres que ce qu ils font subir a ces pauvres betes.
Manger la viande d’un animal nourri aux farines animales,même tué rituellement est ce hallal ?
Par Ghafour "Manger la viande d’un animal nourri aux farines animales,même tué rituellement est ce hallal ?"
J’aime bien cette question ? Elle est lourde de conséquence, un exemple parmi tant d’autres sur la dimension sociale de nos actes. Ceci nous impose donc une organisation, un choix de priorité. Aujourd’hui on parle de commerce équitable…, les OGM, les rapports Nord-Sud…
De toute évidence, la mécanique du halal et du haram, dans sa définition première ne nous permet de nous en sortir. D’une façon général, que la bête ait été nourrie à l’herbe ou farine radioactive (j’exagère) ou animale, manger de cette bête là ne relève du halal ou du haram, dès l’instant où, un abatage rituel a été administré ; non cela relève de la santé publique et non du halal et du haram.
Comme les experts ne sont pas d’accord sur le caractère nocif ou non (‘’santé publiquement’’ parlant), que peut faire un musulman face à cela ? Pas grand chose hélas ! L’enjeu est ici social. J’imagine que si tu es un José Bové musulman, tu ne mangeras pas des bêtes élevées à la farine animale, la mal bouffe !..., quel catastrophe, même un humberger 100% halal, jamais, burk !..., et si tu es musulman des Etats-Unis, tu mangeras des OGM, là tu es élevé aux OGM…
N’oublions pas la dimension sociale de l’acte musulman…