La jeunesse européenne plébiscite l’enseignement des religions à l’école

Et si, contre toute attente, la jeunesse européenne donnait une décoiffante leçon de laïcité éclairée

lundi 2 novembre 2009

Et si, contre toute attente, la jeunesse européenne donnait une décoiffante leçon de laïcité éclairée à l’Europe politique, échappant miraculeusement à la défiance banalisée envers le fait religieux pour préserver intacte une curiosité saine et rafraîchissante, imperméable à la peur de l’autre ?

Décomplexée et confiante, la nouvelle génération des 14/16 ans a répondu favorablement à la question sur l’enseignement des religions à l’école dans le cadre d’une enquête européenne, désarçonnant magnifiquement tous les prêcheurs d’une laïcité anxiogène, qui sclérose chaque jour un peu plus le Vieux continent.

Pour la plupart non pratiquants, les ados qui bâtiront l’Europe de demain sont avides de découvrir l’histoire des principaux dogmes religieux, des arts et modes de vie, par le biais d’un enseignement distancié, hors de toute polémique passionnelle. Une évolution générationnelle considérable qui démonte tous les schémas de pensée traditionnels, notamment franco-français.

S’il existe des spécificités européennes en matière d’enseignement de la religion, à l’instar de la Norvège ou la Grande-Bretagne qui l’ont élevé au rang de discipline scolaire, tandis qu’en France, malgré son intégration officielle dans les objectifs éducatifs, il demeure tributaire de l’intérêt ou non du professeur qui en est chargé, les collégiens se montrent très respectueux des croyants de toutes confessions, et fait notoire ne perçoivent pas l’islam comme un péril, quel qu’il soit…

Sans pour autant verser dans l’angélisme, cette récente étude démontre qu’à l’âge où l’on forge sa personnalité, l’enseignement des religions à l’école correspond à une profonde aspiration de la jeunesse d’Europe née avec le métissage culturel.

Les passerelles multiculturelles et confessionnelles ne doivent pas attendre le nombre des années, un bel exemple de tolérance que nous donnent là nos chères têtes blondes.

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