Vendredi 31 October 2014
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La décapitation des principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam

La décapitation des principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam
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Le « grand jeu » afghan pour un « Grand Moyen orient » s’est révélé calamiteux pour ses initiateurs, éradiquant les principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam : le commandant Massoud Shah, le Lion du Panshir, en Afghanistan, les deux anciens premiers anciens ministres, Rafic Hariri et Benazir Bhutto (...)

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Le testament d’Auguste 2/2

2001-2011 : La décennie qui a signé la fin de cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète

Le commandant Massoud, Rafic Hariri, Benazir Bhutto, Hosni Moubarak, Zine el Abidine Ben Ali : La décapitation des principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam.

Dix ans après son lancement à grand fracas, « la stratégie du choc et de l’effroi » (Shock and Awe) (1) débouche sur un paysage dévasté, tant pour les pays cibles que pour les assaillants. Le bilan des pertes occidentales en Afghanistan et en Irak s’élevait, au 22 août 2011, selon « une estimation extrêmement prudente à 225 000 morts et environ 365 000 blessés ».

Selon cette étude, menée par les professeurs Neta Crawford et Catherine Lutz, au printemps 2011, pour le compte de l’université Brown, le nombre de soldats tués se chiffre à 31 741, dont environ 6000 Américains, 1200 soldats alliés, 9900 Irakiens, 8800 Afghans, 3500 soldats pakistanais ainsi que 2300 membres de sociétés militaires privées, faisant de cette guerre la plus meurtrière pour les États-Unis depuis la guerre du Vietnam et sans doute la plus coûteuse depuis la seconde guerre mondiale (2).

Le coût total des guerres menées par les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak et au Pakistan aurait couté la somme astronomique de 3700 milliards de dollars. L’Irak, à lui seul, aura coûté au budget des Etats-Unis la somme de mille milliards de dollars. Ce chiffre ne tient pas compte du coût de l’entretien des 90.000 soldats américains maintenus sur place durant la période de transition. Ni la Corée ni le Vietnam n’avaient coûté autant, alors que la guerre du Vietnam (1960-1975) avait duré quinze ans et que le corps expéditionnaire américain s’élevait à cinq cent mille soldats (3).

Les guerres américaines depuis le 11 septembre 2011 ont couté davantage que la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), la plus chère à ce jour (2.000 milliards de dollars en dollars constants/1.500 milliards d’euros). Avec en superposition des dommages collatéraux substantiels de 200.00 civils irakiens tués, près d’un million de blessés et trois millions de déplacés.

L’hypotonie du monde arabe face à la géostratégie tectonique impulsée par les attentats anti-américains du 11 septembre 2001 et la collusion frontale qui s’est suivie en Afghanistan et en Irak contre les deux plus importants foyers de percussion de la stratégie régionale de l’axe saoudo américain dans la sphère arabo musulmane a bouleversé le leadership traditionnel arabe.

Elle a propulsé au firmament de l’iconographie internationale Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida, l’organisation clandestine transnationale, l’étincelle de ce bouleversement, de même que son compère le Mollah Omar, jamais à court de carburant, le plus célèbre motard de l’histoire de l’humanité en dépit de son handicap oculaire, ainsi que le dignitaire chiite libanais Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, son émule irakien Moqtada Sadr, seul dirigeant irakien frappé d’un triple sceau de légitimité -spirituelle, nationaliste et populaire-, seul dirigeant irakien d’envergure nationale à n’avoir jamais transigé sur ces principes, encore moins pactisé avec ce qu’il considère être ses « ennemis », contrairement aux autres factions irakiennes.

Au vu de cette hécatombe, ce qui devrait hanter l’Amérique désormais, ce n’est pas tant le spectre du Vietnam mais plutôt un sort identique à l’empire d’Alexandre le Grand, dont la Mésopotamie en fut le fossoyeur. A la veille de l’intervention américaine en Irak, George Bush Jr, renouant avec les vieilles habitudes des cow-boys américains, avait édité un jeu de cartes de 52 cartes consignant les 52 dirigeants irakiens les plus recherchés par ses services. Ivre de sa victoire et fier de leur capture, Bush n’avait pas prêté attention au fait que ce jeu de cartes se jouait désormais à contresens et qu’il portait désormais sur les protagonistes américains de la guerre.

La guerre anglo-américaine contre l’Irak a provoqué la destruction d’un des rares états laïcs du monde arabe, l’Irak, et le duo diplomatique franco-américain sur le Liban, la vacance du pouvoir présidentiel du seul pays arabe dirigé par un Président chrétien. Un précédent lourd de conséquences pour l’avenir.

Le grand ordonnateur de ce « chaos constructeur », George Bush, fait déjà précocement l’objet d’un enseignement dans les académies diplomatiques et militaires comme le parfait contre-exemple de gouvernement, assuré de décrocher le titre peu envieux de « pire président de l’histoire américaine », pourchassé dans l’imaginaire du monde par le journaliste irakien Mountazar al Zayédi, le plus célèbre lanceur de chaussures de l’histoire de l’humanité, le Spartacus des temps modernes.

Jacques Chirac, l’opposant à la guerre d’Irak, mais rallié à l’aventure américaine du Liban, jouit désormais, pour sa part, d’une retraite confortable mais non paisible dans la résidence précaire de son bienfaiteur libanais. L’ancien président français qui menaçait des foudres de la Justice Internationale les assassins de son milliardaire ami, est, à son tour, en délicatesse avec la justice de son propre pays pour des affaires ayant trait à l’argent illicite dans des responsabilités fictives pour d’emplois fictifs financés pourtant par l’argent bien réel du contribuable français.

Le « grand jeu » afghan pour un « Grand Moyen orient » s’est révélé calamiteux pour ses initiateurs, éradiquant les principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam : le commandant Massoud Shah, le Lion du Panshir, en Afghanistan, les deux anciens premiers anciens ministres, Rafic Hariri et Benazir Bhutto, le sunnite libanais en 2005 et la chiite pakistanaise en 2007, deux personnalités situées aux extrémités de l’axe devant servir de levier à l’avènement du « Grand Moyen Orient », tous les deux identiquement carbonisés dans un attentat, victimes majeures du discours disjonctif occidental. Pis, au Liban même, zone de dégagement de la pression américaine sur l’Irak, la disparition de Rafic Hariri a été suivie de la décapitation de ses principaux supports médiatiques sur la scène occidentale, le directeur du journal An Nahar, Gébrane Tuéni, et le journaliste Samir Kassir. Un massacre à la tronçonneuse que n’aurait pu produire le plus méthodique des tueurs en série. Un résultant proprement ahurissant.

Sous tend cet épilogue, le problème majeur du décalage dans la perception que se fait l’Occident de la réalité orientale, particulièrement la vision que se font les intellectuels occidentaux de Benazir Bhutto, tout comme du commandant Massoud Shah ou de Rafic Hariri, qui relève à proprement parler de la psychanalyse. Benazir constitue, pour eux, cliniquement, un fantasme exotique absolu : La belle sultane dévoilée, l’anti burka, le chef du Harem, politiquement parlant. Les intellectuels occidentaux développaient à son égard une sorte de « discours sur la servitude volontaire ».

Héritière d’une dynastie politique dont le destin tragique est sans doute unique au monde, avec quatre personnalités assassinées dont deux anciens premiers ministres, record mondial absolu de tous les temps, cette femme glamour d’une grande « modernité », plutôt que d’impulser une dynamique de changement démocratique de son pays, se donnant en exemple pour la combat de libération de la femme dans le tiers monde arabo-musulman, a versé dans le conformisme d’une gestion bureaucratique empruntant aux sociétés patriarcales leurs méthodes les plus éculées, usant et abusant de son pouvoir au mépris des principes les plus élémentaires de la sagesse politique.

Un décalage identique s’est produit à propos du Commandant Massoud Chah, tué dans un attentat à la veille des attentats anti-américains du 11 septembre 2001. Massoud, apprécié des seuls Français, dont des intellectuels de renom en faisaient un titre de gloire de l’avoir rencontré, quand bien même la rencontre a été virtuelle, uniquement dans l’imaginaire du narrateur du récit de la rencontre. Elève du lycée français de Kaboul, Massoud passe pour avoir fait bénéficier de ses lumières les services français dans le labyrinthe afghan. Hors la France, il a été longtemps quasi inconnu. A sa mort il a été érigé en martyr de la Liberté, de la même manière que Rafic Hariri au Liban, pourtant l’un des principaux bailleurs de fonds des guerres inter-factionnelles libanaises.

Le tropisme occidental à l’égard de l’Islam aboutit à ce que chaque notabilité intellectuelle dispose de sa « minorité protégée » : Le philosophe André Glucksmann, les Tchétchènes, quand bien même son nouvel ami le président Nicolas Sarkozy, est devenu le meilleur ami occidental du président russe Vladimir Poutine, Bernard Henry Lévy, le Darfour, quand bien même son entreprise familiale est mentionnée dans la déforestation de la forêt africaine, et Bernard Kouchner, des Kurdes, les supplétifs des Américains dans l’invasion américaine d’Irak. Comme si ces notabilités cherchaient à compenser leur hostilité aux revendications arabes notamment palestiniennes par un soutien à l’Islam périphérique.

Victime d’un dommage subséquent résultant du retournement proaméricain de son ami français, l’élimination de Rafic Hariri (février 2005) (4) est survenue l’année même du décès de son protecteur, le Roi Fahd d’Arabie, mort six mois plus tard en Août 2005, le mois même où Mohamad Ahmadi-Nijad, le représentant de l’aile dure du régime islamique était élu à la présidence de la République iranienne. L’annonce de la fin de la mission de combat de l’armée américaine en Irak, le 21 août 2010, est intervenue le jour de la mise en route de la centrale nucléaire iranienne de Boucher. Il est des coïncidences fâcheuses qui retentissement comme des victoires pour leurs bénéficiaires.

Bouquet final, le monde arabe, une des principales victimes collatérales de l’instrumentalisation de l’islam comme arme du combat politique contre le bloc soviétique, un des principaux contributeurs à la libération de l’Europe du joug nazi et néanmoins le principal perdant de son pari perdu sur l’Amérique, en un mot, le principal dindon de la farce, opérera un sursaut libératoire : dégageant, en 2011, à l’occasion du 10 me anniversaire du 11 septembre, il dégagera les figures emblématiques de la soumission à l’ordre israélo-américain, l’égyptien Hosni Moubarak, le tunisien Zine el Abidine Ben Ali, alors que la contestation gagnait une dizaine de pays arabes notamment la Syrie, la Libye, le Yémen, le Bahreïn, épargnant curieusement l’Arabie saoudite, pourtant un des principaux responsables de ce chaos.

Certes, Oussama Ben Laden, au terme de dix ans de traque, a été tué dans un spectaculaire raid américain le 2 mai 2011 au Pakistan, de même que son successeur au Yémen, Anouar Al Awlaki, alors que les Etats-Unis s’emparaient durablement du pétrole irakien délogeant leur allié français de la place. Mais les lieutenants du chef d’Al Qaïda sont disséminés sur le pourtour de l’Arc de l’Islam, en Irak, au Yémen, les deux anciennes balises stratégiques de l’Arabie Saoudite, en Somalie, au Sahel, pourchassés avec plus ou moins de succès, par le corps de commandos solo américains, déployés dans près de 120 pays, avec les coûts financiers inhérents.

Doté d’un budget de 9.8 milliards de dollars, le SOCOM, (Special Operations Command), compte un effectif de 65. 000 membres, dont 85 pour cent déployés dans les vingt pays du CentCom, couvrant le « Grand Moyen Orient », de l’Afghanistan au Maroc : Afghanistan, Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats Arabes Unis, Iran, Iraq, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, Kirghizistan, Liban, Oman, Pakistan, Qatar, Syrie, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Yémen. Le reste des effectifs est déployé en Amérique latine et dans le sud est asiatique.

En superposition, la perte de 25 mille milliards de capitalisation boursière lors de la crise bancaire de 2008 du fait des fonds spéculatifs gérés par des êtres sans scrupules à l’image de Robert Madoff, pourtant un notable de l’establishment américain, conjuguée à la crise de l’endettement européen et à la dégradation de la notation économique des Etats-Unis, fait unique dans les annales de l’économie, trois ans plus tard, en 2011, en favorisant la montée en puissances des fonds souverains du sud, notamment la Chine en rôle d’arbitre, ont considérablement fragilisé les économies occidentales, plaçant les pays occidentaux sur une position d’autant plus défensive que la Chine, maniant la stratégie du yuan en vue d’instaurer une nouvelle monnaie de référence internationale autre que le dollar, a réussi à contourner l’Europe par l’Afrique, la supplantant, sans coup férir, dans son ancienne chasse gardée (5).

Certes, quarante deux ans de coopération stratégique avec les Etats-Unis ont débouché sur la judaïsation quasi complète de Jérusalem, la colonisation quasi-totale de la Palestine, l’implosion de l’Irak et la perte du pouvoir sunnite à Bagdad, le démembrement du Soudan par l’aménagement d’une enclave pro israélienne sur le parcours du Nil, l’implosion de la Libye, sans pour autant que l’Arabie saoudite ne remette en question sa collaboration avec le Grand protecteur d’Israël, la caution de tous ses passes droits.

Et le meilleur allié des pays occidentaux contre le nationalisme arabe et son partenaire essentiel dans l’implosion de l’Union soviétique, via la guerre d’Afghanistan, est, paradoxalement, le plus stigmatisé en la personne du petit fils d’un des fondateurs de la confrérie de Frères Musulmans, Tareq Ramadan, par les intellectuels les plus pro américains de la scène européenne, comme en témoignent les imprécations quasi quotidiennes de Sainte Catherine Fourest contre « Frère Tariq ». Mais l’hiver 2011 a bourgeonné en un doux « printemps arabe » et produit un été meurtrier pour le camp occidental.

Première contreperformance majeure de l’alliance atlantique dans une opération dirigée contre un pays de l’ensemble arabo africain, l’enlisement de l’Otan en Libye, se superposant au dévoiement le soulèvement libyen en un régime crypto islamiste, à la tuerie xénophobe d’Oslo, juillet 2011, à la répression policière des émeutes du Royaume uni, août 2011, à la crise de l’endettement européen, sanctionnée par le dégagement de trois premiers ministres de la zone euro, Georges Papandréou (Grèce) et Silvio Berlusconi (Italie) et Jose Luis Zapatero (Espagne), a frappé de caducité le rôle de prescripteur moral des pays occidentaux dans la dénonciation des contestations populaires à Damas, Téhéran, Pékin et ailleurs.

La contre offensive menée par les pétromonarchies du Golfe contre le flux contestataire arabe, de même que l’instrumentalisation du Tribunal spécial sur le Liban à propos de l’assassinat de Rafic Hariri, ont permis la déstabilisation de la Syrie, maillon essentiel du dispositif régional antioccidental, dans une guerre de substitution contre l’Iran. Elles n’ont pas empêché pour autant la République islamique, sous embargo depuis trente ans, d’accéder au rang de « puissance du seuil nucléaire », ni l’Amérique d’être contrainte à ordonner son retrait d’Irak.

Le veto brandi par les Etats-Unis à propos de l’admission de la Palestine à l’ONU, la démission des Etats-Unis face à Israël à propos du gel de la colonisation rampante de la Palestine, se superposant avec l’effet cumulatif et corrosif de l’alliance contre nature entre Israël et l’extrême droite européenne, matérialisée symptomatiquement par la tuerie d’Oslo, a scellé l’imposture morale de l’alliance des descendants des victimes du génocide hitlérien avec les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux, et signé du même coup la faillite morale de l’Occident, en même temps que cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète.

Un ancien alcoolique reconverti dans le messianisme évangélique, « born again » jouant à l’ange purificateur, au risque de fourvoyer son pays et de mettre en jeu son statut de première puissance planétaire de tous les temps, un militaire impétueux ivre de bruit et du fureur, « border line » pantagruélique, transformé en état de « légumes », un président d’un pays prescripteur d’un ordre moral transformé en squatter de luxe, pensionnaire posthume de son ami assassiné (6)……. Sauf à désespérer son propre camp on aurait rêvé meilleure triplette pour le rayonnement de la démocratie, la défense du monde dit « libre » et la survie de ses propres poulains à travers le Monde.

Bis repetita placent : Que n’a-t-on révisé nos classiques ? « Il ne faut pas franchir l’Euphrate. Au delà de l’Euphrate, c’est le domaine des aventuriers et des bandits ». Testament d’Auguste.

Références

1 – Doctrine de la guerre post soviétique formulée par Harlan Ullman, et James Wade, en 1996 pour le compte de la Défense nationale des Etats-Unis, « Choc et effroi » est une doctrine militaire basée sur l’utilisation de la puissance écrasante et des manifestations spectaculaires de la force pour paralyser l’adversaire de la perception d’un champ de bataille et de détruire sa volonté de se battre.

2- Les civils paient le plus lourd tribut : 172 000 morts (125 000 Irakiens, 35 000 Pakistanais et 12 000 Afghans). Les chercheurs n’évaluent en revanche qu’entre 20 000 et 51 000 le nombre total d’insurgés éliminés. Quelque 168 journalistes et 266 travailleurs humanitaires ont par ailleurs été tués depuis que les Etats-Unis se sont engagés dans ces pays dans la « guerre contre le terrorisme ». Ces conflits ont engendré un flot massif de réfugiés et de personnes déplacées de plus de 7,8 millions de personnes, surtout en Irak et en Afghanistan. Selon le site Internet indépendant icasualties.org, ainsi que antiwar.org, le bilan des pertes en Irak et Afghanistan s’élevait au 16 Août 2011, à 7.453 morts, dont 74 soldats français en Afghanistan. A cela s’ajoute le chiffre des 430 suicides au sein des militaires en activité, selon le « Département of Vétéran Affaires ».

3- « The Price of Liberty : Paying for America’s Wars » (« Le Prix de la liberté : le coût des guerres de l’Amérique ») par Robert Hormats, haut responsable de la banque d’affaires Goldman Sachs.

4- la stratégie chinoise du yan ruine les finances occidentales

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/08/la-strategie-chinoise-du-yuan-ruine-les-finances-en-occident_1557315_3232.html

5- Sur la stratégie financière de la Chine, voir à ce propos -http://www.renenaba.com/geo-economie-mondiale-un-basculement-strategique/

6- Pour une étude documentée sur cette période, lire « Hariri de père en fils, hommes d’affaires, premiers ministres » René Naba Harmattan 2001

Sur le revirement de la politique française à l’égard des Etats-Unis après le différend sur l’Irak, lire Richard Labévière « Le Grand retournement Bagdad Beyrouth » Editions Seuil octobre 2006.

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Commentaires

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Mr Naba est un grand naïf.Les pivots dont il fait état,Moubarak,Ben Ali,avaient déja dans les cartons leurs remplaçants.Les USA et consorts installent
des crypto Islamistes aux pouvoir.Il suffit de lâcher sur la question des moeurs et du rôle des femmes(polygamie,voile etc..)pour conserver l’essentiel .Le politique et l’économie sont sous contrôle,les forces spéciales Américaines sont présentent partout,la révolution des drones permet
de faire la guerre sans perte et d’être discret.Le futur conflit Chiites Sunnites permet de prendre la défense
du golf Arabique ou Persique.
Petit Naba deviendra grand.

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Parler d’influence est une litote mortifère.

Les pivots de cette influence se retrouvent autant en Chine qu’aux USA.

Les situer en terre d’islam est un autre contre-sens. Il convient en outre de noter qu’ils ne pensent pas. Leur décapitation risque d’être inefficace !

René Naba réfléchit pour sa part intelligemment. Il fait le procès de guerres imbéciles, calculant le nombre des morts et des capitaux investis.

Son information est précieuse mais l’influence en question pourrait bien être satanique, ses pivots armés et friqués. Nous pourrions remplacer la terre d’islam par celle des vivants, la totalité de la terre des hommes.

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Une fois de plus, M. Naba, au milieu d’un texte foulli et confus(comme d’habitude), nous ressort sa rengaine sur " le monde arabe un des principaux contributeurs à la libération de l’Europe du joug nazi"

Certes,des troupes "arabes " ont participé à la libération de l’Europe ( qu’elles en soient remerciées et surtout ne soient pas oubliées) et ont à leur actif quelques hauts faits de gloire mais on ne peut pas dire qu’elles aient eu un rôle majeur dans la chute du joug nazi ( à comparer ne serait-ce qu’aux 10 millions de soldats soviétiques morts).

Surtout,M. Naba oublie que le monde arabe n’étant ni uniforme et ni meilleur ou pire que le reste du monde, une partie de celui-ci a au mieux choisi la neutralité, au pire le rapprochement avec les forces de l’axe.

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Veuillez m’excuser pour une légère critique sur un point de ce texte très riche comme d’habitude. Il s’agit de Massoud. Je ne pense pas qu’il puisse être mis au même plan que les autres de votre liste de collabos. Pour une première bonne raison : il n’a jamais exercé le pouvoir sur son pays, il ne fut jamais que cantonné à une seule vallée où d’ailleurs s’exerçait la charia. La seconde raison est que sa fibre fondamentale était nationaliste. Et son exécution n’est sans doute pas à mettre au compte des Russes ou de je ne sais quelle all-Qaida, mais il s’agit bien plutôt d’un "coup" des services de la CIA,en prélude à ce qui suivit. Pour le dire simplement, Massoud n’aurait jamais accepté l’occupation des US et de l’OTAN. Il fallait donc l’éliminer pour rendre celle-ci possible, avec un personnage suffisamment corrompu comme Karzaï.

Evidemment, sa supposée francophilie peut être questionnée. Mais rappelez-vous que la France de l’époque de Massoud est celle de De Gaulle, c’est-à-dire une France qui se veut indépendante des US. La réalité de cette posture est une autre question.

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Comment peut-on mettre sur le même plan Massoud, Rafic Hariri, Benazir Bhutto victimes du terrorisme et Moubarak et Ben ’Ali renversé par des soulèvements populaire ?
Cet amalgame n’est-ce pas une manière de légitimer le terrorisme de quelques-uns par le mouvements révolutionnaire d’une majorité ?
Que les terrorismes aient été instrumentalisé, que les révolutions arabes le soit peut-être aussi cela doit-il conduire a une identité de nature ?

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On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ;mais c’est toujours le civil qui paie les pots casses.Waglioni ta memoire est tres selectrive,les americains sont rentres en Afghanistan par sa region, c’est sur qu’il etait pour les americains,c’est pourquoi il l’a paye cher,par des marocains en plus,c’est bien al-qaeda qui l’a assassine.pour la pratique de la charia, les USA s’en foutent completement,on le voit aujourd’hui que les US appuient ces regimes.

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« Waglioni ta memoire est tres selectrive,les americains sont rentres en Afghanistan par sa region »

Merci de ce rappel historique. C’est fort justement ce que je prétends : Massoud vivant n’aurait jamais accepté qu "sa Vallée" serve de porte d’entrée à une armée d’occupation.

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Mr Naba nous sert encore une fois sa rengaine de l’effondrement de l’occident et de l’avènement d’un ordre nouveau et des lendemains qui chantent.
Il prend une fois de plus ses désirs pour des réalités.

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Mr René Naba toujours à coté de ses pompes

L’irak n’est pas un echec ,mais une grande réussite pour les USA qui recherchait avant tout à morceller l’Irak entre faction antagoniste.Cela a couté cher et alors,la TVA est là pour eponger tout cela avec un petit coup de vis sur les salaires des fonctionnaires au passage.Ni vu ni connu .Il n’y a pas seulement les cnflits sunnistes chiites qui doivent etre pris en compte,car meme entre chiite des mollah et chiites pro iranien ,ils y vont de leur petite guguèrre assassine.Et si les states se sont retirés ce n’est pas pour fuir ,mais avec le sentiment du devoir accompli.

De plus si l’occident devrait chuter ,il s sont capables de le faire tout seul comme des grands ,grace au paradis fiscaux qui cache mille milliards de dollards,les conflits d’interets entre le politique et la finance qui ont donné 2 ministres aux USA et 2 autres en europe recemment.Sans compter tout ces conflits d’interets entre le monde politique et le monde des affaires.
La colère gronde chez le peuple et il se peut bien que les oligarques nous fomentent une petite guerre pour detourner la vindicte populaire.
La mesopotamie dans l’etat ou elle est devrait se sauver elle meme ,ou plutot ce qu’il en reste,mais cette region pour l’heure ne ferait pas de mal à une mouche !Le concret c’ est que seul l’attitude suicidaire de l’occident est un danger pour l’occident

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Entre Samson et ses préoccupations culinaires et le pseudo calife qui s’inquiéte de la taille de mr Naba nous n’avons pas fini avec la propagande sioniste jusque chez nous.

Continuez Mr Naba à refuser de chanter l’air qui est doux à leurs oreilles : Les USA et donc Israël son petit bouledogue seront bientôt les maîtres du monde !

Eh bien non, les USA sont en train de s’effondrer sous le poids de leur dette et Israël va bientôt ne plus pouvoir compter sur la diaspora juive qui commence déjà à fouiller dans les poubelles de Manhattan pour se nourrir car les riches Arabes réfléchissent à deux fois avant d’engager leur argent aussi facilement qu’avant. Quant à l’intérieur d’Israêl même, c’est déjà la débacle avec les indignés qui se réclament des révolutions arabes ( un comble n’est-ce pas ?). 2012 sera plein de surprises !

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A nanny

Apres la crise de 29,l’occident a eu une période de flottement pendant 3 ans,mais est revenu plus fort que jamais et plus hégémonique que jamais.
La crise actuel a une double face,une revoltion technologique comme celui du 19 avec la revolution industriel qui necessite toujoursd une periode de réajustemnt d l’economie à la nouvelle réalité et d’un autre coté,l’idéologie ultr liberal qui a conquis du terrain et qui est en train de battre en brèche les avancées sociales d’apres guerres.
Tout ceci ne nous indique nullement que les USA sont finis.Ce n’est pas la première crise que l’occident trverse et je ne vois pas ce qui vous fait dire qu’ils sont au tapis pour de bon.Et c’est pas la chine,les larbins cpitalistes de l’occident qui viennent à leur secours quand le besoin s’en fait ressentir qui peut representer une menacepour l’occident.
L’occident a causé beaucoup de mal et personne ne cautionne leur agissement ici,en tous cas pas moi.Mais vouloir prendre ses désirs pour des réalites ne fait pas qu’ils vont devenir vrai.
Si les americins sont partis de l’irak ,à mon sens il se prépare à attaquer l’iran car la CIA prevoit que l’iran aura la bombe atomique en 2014.Ils ont finit leur mission en IRak,ils doivent se refaire une santé et préparer son peuple à une nouvelle intervention,eventuellement.Et ils doivent aussi appuyer la syrie pour que le pays evolue dans le sens qui leur est profitable.
Je ne vois rien de rejouissant dans tous ça ,bien au contraire.
C’est beau de rever !

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Nanny

Les USA seraient dans la panade financièrement parlant.Pas si sure.C’est sure que du point de vue du peuple,on pourrait dire que c’est le debut des ennuies,mais le capitalisme a fait au contraire son beurre de cette crise

On a pas diffusé mon message donc je le réecris en substance.
Les USa peuvent tres facilement resorber leur deficit en taxants les oligarques,ainsi que les transactions financières ,en ayant une politique publique de l’emploi et en luttant contre les paradis fiscaux.ILs ne le font pas car ils ne le veulent pas et que le peuple reste la bouche ouverte pres de l’etat d’abetissment car ingorant ( on fait tout pour cela) d’ou vient les coups.Mais dans l’urgence et face à la pression du peuple comme en 29 ,ils seront obligés de réagir .En attendant ,on est loin de la situation de la crise de 29,ou le chomage etait à 30 % alors qu’aujourd’hui ,il est à 10 %.Le capitalisme a encore de la marge

comme l’a dit Naomi Klein ,le capitalisme se nourrit de la stratégie du choc.Apres la revolution industriel,puis apres la crise de 29 et un flottemnt de 3ans avec en prime quelques degats collateraux economique,le capitalisme a repris du poil de la bete et n’a jamais été aussi fort et dynamique à tous les points de vues.
Aujourd’hui encore on est à l’orée d’une revolution technologique .Comme au 19 ,les politques vont devoir penser à une nouvelle organisation de vie.
Les USA seraient finis ?C’est beaux de rever.
Son hegemonie finira peut etre avec la fin du pétrole et ceci s’il ne trouve pas une alternative à cet etat de fait.

En attendant,en pleine crise,ils sont plus dangereux que jamais.Vous n’etes pas sans savoir que c’est apres la crise de 29 qu’on a eu la 2nd guerre mondiale

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Je serais plutôt d’accord avec rayon de soleil. Mais monte, aux USA même, une forte contestation de cette politique dite du "chaos constructeur" (qui ne construira rien du tout si ce n’est tout ce qui touche au business) et de la part d’une élite de plus en plus nombreuse, semble-t-il. Dieu fasse que ce courant l’emporte, incha’Allah.

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Nanny:analyse a deux sous comme d’habitude,si les USA s’effondre comme tu dis,le reste suivra, c’est-a-dire le MONDE.et les quelques pays arabes riches sont comme par hasard tous d’obedience US.

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Monsieur Naba a raison.

L’hégémonie occidentale sur le monde est fini.
Il suffit de se rappeler qu’il y a soixante à Hong Kong il y avait des restaurants où des pancartes indiquaient : "interdit aux chiens et aux chinois" !

Dire qu’aujourd’hui c’est la Chine qui vient au secours de l’Europe pour régler ses problèmes de dettes !

L’Amérique est un empire clairement sur le déclin,mais n’acceptant pas son déclin elle est partie dans une fuite en avant qui risque d’entrainer pas mal de monde,et en premier lieu l’Europe.

Dire que la guerre en Irak est un succès pour les Américains,c’est un contre sens historique total.

La guerre en Irak a en effet beaucoup enrichi les sociétés militaires privées et les marchands d’arme,mais en aucun cas le peuple américain.

La guerre d’Irak et d’Afghanistan ont couté plus cher que le déficit budgétaire américain !

Non seulement,ces guerres ont eu des couts exhorbitants mais en plus au niveau stratégique ces guerres n’ont rien apporté,puisque les américains cherchent toujours à s’extraire du bourbier Afghan sans perdre la face.

Les seuls gagnants de ces guerres ont été les marchands d’arme,comme toujours,les sociétés militaires privées, le lobby militaro-industriel,et sans doute pas les peuples américain,irakien ou afghan !

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Mais pourquoi les arabes ne tirent-ils pas partie de "l’effondrement" occidental ? Et continuent-ils à y émigrer pour vivre un peu mieux ? L’Inde et surtout la Chine sont en pleine ascension : encore une fois, le monde arabe qui dépend de l’occident puisqu’il lui vend son pétrole et donc dépend de son argent, regarde passer le train. On peut se demander si la profusion de ressources en hydrocarbures n’entraîne pas les pays arabes sur le chemin de la facilité. Ceux qui ont le plus progressé depuis 1945 sont des pays asiatiques qui ont peu de ressources naturelles. Quand on peut tout acheter, on n’est pas incité à fabriquer.

Il a aussi une autre raison au retard économique des Arabes, grands donneurs de leçons :

http://www.gnet.tn/temps-fort/corruption-dans-le-monde-arabe-un-tiers-du-pnb-dilapide/id-menu-325.html