J’ai eu l’honneur de participer à Mostaganem à la célébration du centenaire de la confrérie Alawiyya et le bonheur de partager avec des jeunes et des moins jeunes des moments inoubliables de fraternité. [...] J’étais venu dire qu’il fallait prendre garde à ne pas laisser réduire la religion au questionnement le plus primaire « « Yajouz et La Yajouz », ( permis ou pas permis) comme c’est le cas hélas aujourd’hui chez nous, au point que des censeurs se chargent de veiller à l’alignement de vos doigts de pied sur ceux du voisin lors des prières collectives au détriment du recueillement, de la concentration et du cheminement vers Dieu.
J’ai eu l’honneur de participer à Mostaganem à la célébration du centenaire de la confrérie Alawiyya et le bonheur de partager avec des jeunes et des moins jeunes des moments inoubliables de fraternité. Les mots qui revenaient souvent dans les travées du congrès c’étaient : Amour, Paix et Miséricorde ; des mots qui rappellent l’essence même du message coranique et qu’on entend de moins en moins en terre d’islam, particulièrement depuis les dernières décennies.
J’étais venu dire qu’il fallait prendre garde à ne pas laisser réduire la religion au questionnement le plus primaire « « Yajouz et La Yajouz », ( permis ou pas permis) comme c’est le cas hélas aujourd’hui chez nous, au point que des censeurs se chargent de veiller à l’alignement de vos doigts de pied sur ceux du voisin lors des prières collectives au détriment du recueillement, de la concentration et du cheminement vers Dieu.
Au point que les prêches du vendredi sont devenus d’une banalité affligeante à force de traiter de problèmes d’un autre temps, dans un arabe d’un autre temps, face à une assistance assez désemparée, menacée de géhenne ou en attente de rivières de miel.
Au point que dans nos quartiers, les guerres picrocholines autour du Niqab, du Djelbeb, du Hijab et autres accessoires sont devenues le sujet primordial qui suscite des controverses déterminantes pour notre avenir au moment où sous d’autres cieux on doit se prononcer sur le choix entre l’énergie d’origine fossile, nucléaire ou solaire. L’accessoire a pris le pas sur l’essentiel et si ailleurs on dit que l’habit ne fait pas le moine, chez nous la barbe fait bien le dévot.
A Mostaganem, j’étais venu réaffirmer comme beaucoup d’autres que l’islam n’était pas une idéologie mais une spiritualité et que le « Fiqh » (Droit ) à travers les processus raisonnés qu’il implique l’a emporté sur l’essence même de la Foi.
A Mostaganem, j’étais venu interpeler les confréries religieuses au sujet de leur discrétion que je trouvais inadaptée dans les circonstances actuelles, face à la crise que traverse l’islam depuis bien longtemps.
J’ai trouvé des oreilles attentives, des femmes et des hommes soucieux de vivre un islam du juste milieu, ouvert et tolérant. J’ai apprécié l’assiduité des jeunes aux ateliers qui ont traité de la terre, de l’éducation d’éveil, de la mondialisation, de la révélation, de la spiritualité, du soufisme et de la prospective ; plus soucieux d’harmoniser la tradition et la modernité que de répondre à l’écho négatif qui nous parvenait de l’extérieur.
Des officines, ou des groupes de pression, ou des personnalités religieuses, n’avaient pas trouvé à leur goût cette intrusion dans un champ qu’ils avaient réduit jusque-là à un ton monocorde en matière de religion. On risquait de les empêcher de pérenniser ainsi un ronron et une léthargie qui assuraient aux uns et aux autres l’autorité ou la célébrité ou les accès aux portes du pouvoir, mais toujours pour quelque avantage.
Alors, faute de pouvoir faire pièce aux organisateurs de Mostaganem sur le terrain du débat et de la confrontation des idées, et incapables de mobiliser autant d’intelligences et de compétences sur des thèmes aussi peu porteurs que la spiritualité ou l’Amour de Dieu, ils ont poussé des cris d’orfraie à la vue d’une ou deux miniatures persanes parmi des milliers d’autres illustrations, pourtant connues et vues par le monde entier à commencer par le monde islamique.
Que n’avaient-ils manifesté autant de colère et d’indignation quand des milliers et des milliers d’innocents étaient quotidiennement égorgés et éventrés en Algérie ? Que n’avaient-ils alors trempé leurs plumes dans l’acide pour désigner publiquement les auteurs et les commanditaires d’une expédition barbare menée au nom de l’islam ?
L’indignation sélective ou l’effarouchement inattendu peuvent aider à maintenir plusieurs fers au feu certes, mais la ficèle était trop grosse et ce ne sont pas les quelques saillies dans certains quotidiens nationaux qui auront réussi à cacher le subterfuge.
Passe encore qu’on ne partage pas la spiritualité telle que la prône la tariqua Alawiyya, voie soufie centenaire, qui s’inscrit dans une démarche aussi ancienne que la révélation coranique, mais alors pourquoi ne pas en débattre entre gens civilisés ; puisque c’est ainsi qu’étaient qualifiés les hommes et les femmes qui faisaient partie des sociétés savantes musulmanes, il y a de cela quelques siècles. Cela reviendrait à avoir recours à des moyens civilisés, bien loin des accusations infondées et de l’insulte. Pourquoi faut-il enfin que chez nous, en terre d’islam, les controverses se transforment en conflits et les querelles en anathèmes quand il devrait y avoir débat d’idées et enrichissement mutuel ?
Il faudra, lorsque les passions se seront éteintes et que la sagesse aura repris ses droits, faire travailler notre imagination pour ouvrir enfin et au grand jour ce grand débat que nous attendons tous. Confronter nos idées sur la crise que traverse l’islam, le retard des sociétés islamiques, revenir à l’essence de l’islam, « rouvrir » les portes de l’ijtihad, et dialoguer avec tous ceux qui revendiquent leur appartenance à notre religion sans exclusive ni parti pris.
Ce sont là quelques unes des idées qui ont été semées à Mostaganem. Puissions-nous enfin œuvrer ensemble pour rendre justice à une civilisation, à une culture et à une religion qui avaient éclairé le monde et dont tous les musulmans dans leur grande diversité d’origine sont les dépositaires ?
Commentaires
Mme Khiari et consors,
Tout en reprochant à certains d’avoir réduit l’ Islam et avec le respect que je témoigne à la tariqa et à un de ses illustres membre, l’émir Abdelkader, déplacer le "yajouz et la yajouz" du terrain des énergies renouvables et fossiles à celui de spectateurs impassibles d’âmes soumises, défeintes et meurtries ne serait-il pas plus opportun ?
L’ émir ne s est il pas levé contre l’injustice avant de se rendre à l exposition universelle des nouvelles technologies à Paris ?
Accusant de réduire l Islam à une chose, ne le réduisez pas à une autre !
De même que parler de "crise de l Islam" stigmatise cette religion la renvoyant à de prétendues "carences" occultant les problèmes véritables comme les inégalités, injustices et autres frustrations engendrant des "musulmans en crise".
" L Islam n ’est qu’une suite d ’interprétations de l’ Islam" et n’est aujourd’hui seulement, et ce qu’en font ce qui s’y réclament.
Un article cruellement vrai concernant l’état sclérosé dans lequel se trouve l’islam.
Les mosquées risquent d’être de plus en plus désertées.. Quelle déception ai-je ressentie la première fois que j’ai franchi la porte d’une mosquée pour la prière du vendredi ! Des sermons rébarbatifs, peu enrichissants, inadaptés.. Paradis/enfer, haram/hallal des termes maintes fois répétés sans sens de la pédagogie.
Nous nous y rendons en espérant y trouver lumière et intensité mais rien, nada.
Finalement à mon grand désarroi, plutôt que se déplacer à la mosquée, je constate que prier seul chez moi accroit davantage ma spiritualité.
A quant enfin en france des mosquées spirituellement lumineuses ?
Pour avoir rencontrer et connu son dirigent et beaucoup de ses adeptes, je ne m’inscris pas du tout dans leur démarche, dont les objectifs ont plus ou moins été modifiés depuis la création de la tariqa dont le fondateur n’a plus rien à voir avec son descendant.
Je suis entièrement d’accord que l’islam a perdu aujourd’hui sa plus grande richesse et qu’on la réduit à une simple pratique du halal et haram. Mais comme disait en résumé un autre grand soufis du Sénégal, Chiekh Tierno bokar, mâitre du célèbre cheikh ahmadou bamba, "le spirituel ne peut se détacher du temporel et donc de la shar’a."
Et malheureusement c’est ce que j’ai constaté dans cette tariqa, où se lever pour prier le fajr devient presque une abération , manger de la viande halal également et où les femmes qui oseraient porter un hijeb, seraient simplement des femmes rigoristes qui ne vivent pas avec leur temps ! et leur crédo "la iqraha fi din" remplacerait presque la shahada.
On veut enfermer l’islam dans ce même espace que laisse le christianisme à la religion : des phrases et des pensées très angéliques qui comme par hasard séduisent énormement les anciens colons....bref cette tariqa par son trop vouloir de spiritualité afin de se différencier des autres personnages qui ont fait tout autant de mal à l’islam par ce contraire ( la réduisant qu’à des gestes et pratiques délavés par contre de toute spiritualité et de raisonnement) se sont de la même manière éloigné du message pour ma part.
salam à l’auteur et au commentateur
je trouve la reflexion de l’auteur caricaturale.
certe il ne faut pas reduire l’islam à permis et pas permis mais il ne faut pas la reduire à amour paix et misericorde. l’islam est un tout avec ses permissions et ses interdictions mais c’est vrai que la sagesse et l’amour doit les accompagner.
Mais ne blammez pas ceux qui disent yajouz et layajouz car on doit le faire.
Et ce n’est pas parceque certains font attention à l’allignement des pieds que ce la est au detriment de la concentration et du recueillement, les deux sont un devoir. Et vous ne me ferez pas croire que quelqu’un est meilleur dans sa priere tout simplement parcequ’il ne fait plus attetion aux pieds. pouquoi pas les deux en meme temps.
Et pour jasmin mon fere, que chaitan ne t’induise pas en erreur. jamais ta priere à la maison ne sera meilleur dans n’importe quel domaine (spirituel ou autre) que celle à la mosquée. si le prophete saws pouvait le faire il brulerait la maison des hommes qui font leur priere chez eux ainsi que les personnes qui y sont. qu’est ce qu’il y’a de spirituel dedans.
je reviens à l’auteur, Ne supposez pas ue les gens de science sont depourvu d’amou de Dieu et de spiritualité tou simplement parce qu’ils insistent surr les détails et les sermons d’il y’a 14 siecle . le coran à 14 siecle, Les hadiths ont 14 siecle et alors doit on n plus en parler parce que nous vivons une autre époque. ces remarque ne devraient pas venir d’un musulman
réponse de l’auteur de l’article Mr. Saad KHIARI :
L’auteur est Saad KHIARI et non madame "Khiari et consors". Merci de bien vouloir en prendre note
Cet état de fait n’est malheureusement pas l’exclusivité de l’Islam. Lorsqu’on n’y prend garde, les religions perdent leur essence même pour ne devenir que des dogmes. Le dogme est rassurant car il est immuable et évite de devoir se poser des questions, de grandir , de se perfectionner, de s’enrichir, de confronter, de débattre... Plus on s’éloigne du cœur de la religion, plus le cœur de l’homme devient sec. Les partisans du dogme seront toujours prêts à le défendre , souvent avec la plus extrême virulence, voire violence, car sans lui, ils sont vides. Toute leur démarche spirituelle consiste à faire appliquer et à interdire au lieu de vivre la parole et de se développer comme êtres humains.
Quelle a été la position de cette "Tariqa El3alawiya" concernant la guerre de libération ? Les grandes figures de la "Tariqa" faisaient-ils partie de la "Jam3iyat el-3ulamas el-muslimin" de sheikh Ben-Badis et de sheikh El-Ibrahimi ? Quelle était leur position ?
Merci de votre réponse.
Cher Saad,
Je suis très touché par votre texte et cela rejoint mon expérience personnelle. Merci pour votre sincérité.
Je suis moi-même égyptien, prêtre jésuite, professeur de théologie orientale et d’islamologie à Beyrouth, Rome et Paris. Je me sens personnellement concerné par tout ce qui touche l’islam, qui est une partie de moi-même. Ce que vous décrivez, je le retrouve partout dans mon pays natal, où le fiqh et la fatwa dominent, avec l’éternel duo halal/haram, comme si nous n’étions spirituellement pas adultes pour discerner entre l’un et l’autre, surtout quand les critères moraux se dégradent dans les détails vestimentaires ou extérieurs.
J’ai eu l’occasion de me retrouver pendant 3 jours, en décembre dernier à l’UNESCO, avec le cheikh Khaled Bentounès de Marseille, et j’ai pu apprécier la profondeur de sa vision et de sa foi, ainsi que sa capacité de concilier foi et modernité, dans le sens que vous disiez. J’ai eu la joie de rencontrer en banlieue parisienne, à diverses reprises, chaque fois pendant près de 3 heures, un groupe d’une vingtaine de jeunes musulmans français d’origine nord africaine, filles et garçons, qui cherchaient à mieux comprendre leur foi et se demandaient où était l’essentiel. Comme je les invitais à rencontrer l’imam pour en parler, quelle ne fut ma tristesse de constater leur réaction (surtout celle des filles) : il ne peut pas nous comprendre !
Nos jeunes (et moins jeunes) ont besoin de guides spirituels, qui donnent sens à leur vie et à leur foi, sans leur dicter des règles, mais en leur indiquant des pistes… des guides qui sachent orienter sans imposer, acceptant que les jeunes commettent des erreurs (et qui n’en commet pas !), étant toujours proches pour en tirer le meilleur possible pour l’avenir. Je dis "nos jeunes", car cela vaut autant des chrétiens (catholiques, orthodoxes, ou autres) que des musulmans. J’ai retrouvé avec ces jeunes musulmans les mêmes questionnements que j’avais constaté avec les jeunes chrétiens coptes du Caire ou de Haute-Egypte, sur les relations garçons-filles et l’éveil de l’amour dans le cœur et tant d’autres questions sur foi et modernité.
Je crois sincèrement que notre monde a plus besoin de « pères spirituels » et de « mères spirituelles » que d’imams ou de curés débitant des règles juridiques. Certes, tous nous avons besoin de cadres et de principes, mais non pas d’un arsenal de règlements, surtout quand le pourquoi de ces règlements n’est pas évident, même si c’est Abu Hurayrah qui nous les a transmis.
Cher Saad, merci de ce témoignage. Dieu nous garde tous à son service, dans son Amour !
Père Samir Khalil SAMIR, SJ
Professeur à l’Université Saint-Joseph (Beyrouth), à l’Institut Pontifical Oriental (Rome), et au Centre Sèvres (Paris).
Auteur de :
• “Les raisons de ne pas craindre l’islam” (Paris : Presses de la Renaissance, 2007) ;
• “Mio fratello musulmano” (Milano : Pimedit, 2007)
• “Islam. Dall’apostasia alla violenza” (Siena : Cantagalli, 2008)
• “111 Questions on Islam” (Los Angeles : Ignatius Press, 2008)
• “Islam en Occident. Les enjeux de la cohabitation” (Saint-Maurice, Suisse : éd. Saint-Augustin, 2009)
• “100 Fragen zum Islam. Warum wir die Muslime nicht fürchten müssen” (Augsburg : Sankt Ulrich Verlag, 2009)
L’esprit ou la lettre, le fonds ou la forme ,il faut parfois choisir .
Beau témoignage de MR Khiari.j’ai vécu l’évènement aussi et je dois dire qu’on était à mille lieux de ce qu’on entend le vendredi dans les mosquées.spiritualité et modernité, ou ijtihàd permanent et spiritualité sont compatibles. c’est ce que le cheikh ben tounès enseigne.il nous appelle à sortir des sentiers battus pour constriure un monde nouveau ou l’islam joue son rôle naturel : un guide pour l’avenir.ceux qui ont critiqué les miniatures ont démontré qu’ils vivent dans le passé où "leur rétroviseur est plus grand que leur pare-brise" comme l’a dit joliment un conférencier.
Merci Monsieur Saad Khiari de votre témoignage sur le but de ce centenaire qui veut un Islam ouvert au monde et soucieux des problèmes réels d’avenir.
L’Islam a besoin d’hommes comme vous qui réflessissent et analysent avec une critique constructive ;
Dans le Noble Coran Allah ne s’adresse t-Il pas aux gens qui réfléchissent ?
merci encore une fois pour ce texte et je dis tant pis pour ceux qui veulent cantonner l’Islam entre quatre murs d’une mosquée,figés dans leur histoire et oublient l’avenir !
Je dis bravo au sheikh Khaled BENTOUNES qui a pu réunir des sommités du monde entier dans une ville presque méconnue comme Mostaganem, pour nous montrer que l’Islam est UNIVERSEL !!!
Salam Aleykoum ,
Qu’un seul d’entre vous ose me dire que le prêches du Vendredi tel qu’il est donné à notre époque dans nos villes française, n’est pas le meilleur moment de la journée pour faire une petite sieste bien sympathique. Et bien je dis à cette personne si elle existe ! MES RESPECT ! Et je veux un autographe ;=) (mais je douterai quand même un petit peu, surtout si les ventilateurs du plafond se mettent à ronronner doucement au dessus de nos tètes rafraichis..) ..
Vous comprendrez ma tristesse de voir temps de monde réunis pour rien ! Mais peut être cela est-il calculé, afin que nous soyons porteur avant tout les autres de cette nouvelle forme d’énergie : « L’énergie du NEANT »...... Votre frère qui vous aime malgré tout .. !!
J’ai également eu l’honneur de participer à cet evenement. En tant que femme je me suis sentie heureuse car je pouvais etre telle que je suis : m’exprimer, participer, m’habiller comme je m’habille, pas besoin de me déguiser, participer à l’organisation, manger avec mes freres et mes soeurs. Plus de 6000 personnes ont participées, venues du monde entier pour débattre sur l’écologie, la spiritualité, le coran, la thérapie, le management...tous unis dans notre recherche du divin et de la fraternité humaine
Oui c bien la tolerance, a condition quelle le soit pour tout le monde ! Y compris donc les salafistes, les gens qui vont a la mosquee ! Je ne comprend pas pourquoi il faut passer dun extreme a lautre, de la rigidite a la souplesse libertine ! Je trouve dommage de defendre soit les oulemas qui ont critique loeuvre de Bentounes ou de defendre bec et ongle le Cheikh, qui sest montre pour le moins virulent et pas serein. Ou est la voix du milieu, de la veritable serenite, de la sagesse !
Dieu au dessus de nous sait reconnaitre le vrai en chacun, et nous musulmans apprenons a nous respecter vraiment, sinon on ne fera que se chamailler comme des enfants avec de belles phrases savantes
Salam aleikoum,
Je ne suis pas d’accord sur le point de la khotba de salat joumoura. Je pense au contraire qu’elle a bien évolué. Elles ont évoluées et personnellement étant du Nord, je fréquente chaque vendredi différentes mosquées et je peux dire que d’une mosquée à l’autre je m’enrichis chaque fois de la profondeur des khotbas. Nous sommes au contraire loin du yajouz la yajouz, de la géhenne et des rivières de miel. Des sujets bien différents sont aujourd’hui traités :le bon comportement du musulman, la piété, la patience, l’importance des actes d’adoration et de l’intention, de l’importance, l’enracinement de la foi et le service envers la communauté,la connaissance de Dieu. Je me souviens très bien des khotbas soporifiques de la génération de mes parents et mon expérience m’amène à penser que les choses ont tout de même bien évoluées.
Saad vous y allez un peu fort. Vous faites preuve d’un manque d’optimisme qui surprends. Il y a 30 ans, nous pouvions compter les lieux de cultes musulmans en France sur les doigts des 2 mains. Aujourd’hui, nous traversons effectivement une phase plus rigoriste, lié surtout a la découverte de nouveaux reperes. Avec le temps, Sagesse et assurance feront leur oeuvre et je suis sûr (Inch Allah) que nous finirons par retrouver l’Islam "matinal" de notre bien-aimé messager, Mohamed(SBDL)
Jean-Christophe, une religion se protège derrière le dogme parce qu’elle ne peut pas fournir de preuves. On croit, c’est tout. On croit dans l’existence d’une autre vie, après la mort, en se privant de plein de plaisirs sur cette terre (surtout les femmes !), alors qu’on ne sait même pas si ça vaut la peine de le faire. En cas d’erreur, les croyants ne pourront même pas avoir de regrets puisqu’ils seront, radicalement, vraiment morts. Ca console...
Salamoun Aleykum Wa Ramatoullah,
Je souhaitais faire par à M. Saad Khiari de mon expérience.
J’étais en Algérie entre fin Juillet et mi-août, à Mostaganem (ville de ma belle famille).
Cheminant sur la voie d’Abou Hamid Al Ghazali, AbdelQadar al Jilani, At Tirmidhi et bien d’autres.
Je fus intéressé de voir un peu à quoi ressemblait ce séminaire annuel de la Tarîqa Alawwiya, étant sur place.
Cependant, ce qui m’en a empêché d’aller plus loin, c’est la veille du commencement du séminaire, où je me trouvais à Ouahran.
En haut de la montagne, au dessus de Santa Cruz, où j’observai la vue panoramique en famille.
J’y ai vu le bus « Solidarité »affrété par la Tarîqa à des disciples venu du Béni et Europe, arrivé sur place.
Au niveau du « Mausole fantôme » se trouvant au sommet de la montagne censé être la tombe d’AbdalQadar al Jilani (Alors que celui-ci fut enterré à Bagdad et non en Algérie… mais passons), j’ai assisté à une séance de ces mêmes disciples Alawwiya faire du Shirk Akbar 100%, en embrassant les murs du mausolée, imploré directement AbdalQadar Al Jilani pour guérir une personne… Bref, j’ai assisté ebailli à une cérémonie hallucinante, pour des gens se réclamant du Soufisme Authentique, loin des dérives de certains disciples…
Je fus d’autant plus choqué que pour les avoir suivit, ils sont ensuite descendu à l’Eglise Santa Cruz pour allumer des cierges sur une statut censé représenter Maryam oum Issa…
Pour des gens se réclamant de l’Islam, c’est des plus consternants.
Je ne doute pas du bien fondé de nombreux enseignements très utiles pour l’au-delà, que l’on a pu surement écouter au cœur de la Zawiya de Tijdit (dont en effet, ces enseignements ne se trouve pas dans toutes les mosquées), mais peut-être que les responsables de ce séminaire devraient veiller de plus prêt aux dérives égarés de certains disciples désorientés.
Amicalement
Salam
Cela serait bien que Mr Khiari nous parle du racisme et du nationalisme dans la communauté musulmane , et en particulier des parents d’origine maghrébine, ça nous changera des discours sélectifs dans la dénonciation du racisme et du nationalisme...
Qu’il nous parlent aussi des belles expressions..., comme celle de sale français, sale gouère, sale galoui, qu’on entends de plus en plus de la part des jeunes... Allah entends et n’oublie rien
OU de ces paroles que l’on dit pas mais que l’on pensent de façon tellement hypocrites
Allahou Raquib
Veuillez revoir votre texte Mr Khiari, je ne suis pas d’accord avec vous sur la tariqa alawiya, certes ce sont nos fréres, mais je condamne pas mal de choses dans leurs comportements et rites.
Ces tariqas cachent beaucoup de choses, je ne peux les énumérer ici, qui sont contraire à la sharia et la sunna.
Je demande à dieu de nous guider tous et toutes dans le droit chemin.
Essalam Mr. Khiari, je salue votre effort et vous encourage dans votre démarche.
Vous nous donnez, à nous les jeunes (ou en tout cas à ceux qui m’entourent), l’espoir de l’émergence d’un Islam fidele à l’éthique mais en phase avec notre époque. Ce sont des gens comme vous qui nous ouvrent la voie, qui encouragent le développement d’une pensée critique afin que l’on cesse enfin de pinailler sur la forme pour nous concentrer sur le fond, sur les questions majeures qui nous concernent tous, sans perdre notre temps et notre énergie à debattre des détails en passant à coté de l’essentiel.
Ne transformons pas nos croyances et ne les réduisons pas à des rites dont peu connaissent le sens profond et l’origine. LISONS ! Vous (et bien d’autres penseurs aujourd’hui al-hamdulillah) nous permettez de revendiquer un accés aux textes qui nous soit propre.
De plus en plus de musulmans réalisent que ’personne ne détient de monopole sur le sens des paroles de Dieu’ ... alors allons-y, par la connaissance, par l’éducation et dans un respect mutuel, efforcons-nous de redonner souffle, inchaAllah, à ce en quoi nous croyons si profondément.
Je retiens de votre article la phrase qui me semble essentielle : ’Confronter nos idées sur la crise que traverse l’islam, le retard des sociétés islamiques, revenir à l’essence de l’islam, « rouvrir » les portes de l’ijtihad, et dialoguer avec tous ceux qui revendiquent leur appartenance à notre religion sans exclusive ni parti pris’ et j’ajouterai que ce n’est pas seulement notre imagination que nous devrons faire travailler, mais notre coeur et notre intelligence.
Bonne continuation Mr. Khiari
Wallâhu A’lam
@ le kabile solitaire : Si tu viens à la prière du vendredi pour faire ta sieste c’est que ta foie elle est inexistante ! et tu ne viens que pour faire pareil comme tes copains pour que tu ne sois pas mis à la quarantaine ! si tu n’as pas la méditation (al khouchou’a) quand tu pénètres dans la demeure d’ALLAH . alors je te conseille de rester chez toi ; au lieu de venir pomper l’air à ceux qui ont besoin pour se concentrer devant leur créateur dans la crainte !
Jean-Christophe, "vivre la parole et de se développer comme êtres humains" : suivre les préceptes religieux, c’est penser constamment à l’au-delà, donc renoncer à une partie de la vie réelle, celle d’ici, la seule dont on soit sûr... Se développer comme être humain, c’est vivre librement en profitant des plaisirs terrestres sans se projeter constamment dans une hypothétique vie post-mortem.
"madani a dit :
Merci Monsieur Saad Khiari de votre témoignage sur le but de ce centenaire qui veut un Islam ouvert au monde et soucieux des problèmes réels d’avenir. L’Islam a besoin d’hommes comme vous qui réflessissent et analysent avec une critique constructive "
Monsieur Madani : je vous l’assure, les femmes aussi peuvent réfléchir et analyser, pour peu que l’on leur permette et qu’on leur en donne les moyens.
Mais peut-être vouliez-vous dire les "Hommes" terme générique englobant toute l’humanité ? sans rancune et je vous fais crédit.
moha a dit "pour se concentrer devant leur créateur dans la crainte "
moha, mettez un peu d’amour et de sérénité dans votre foi, ainsi vous "sentirez" qu’il n’y a pas lieu de craindre le céateur, parce que lui n’est qu’amour paix et tolérance.
Salam,
Je salue la démarche et les intentions de l’auteur de cet article et du Cheikh Bentounes quant à la célébration du centenaire.
Cependant, je regrette la confusion des genres initiées par le Cheikh lui même en s’immiscant dans des questions de Fikh dont à l’évidence il n’a pas les compétences.
Son approche consiste à essentialiser le message d’Amour de L’Islam le rendant quasi a-religieux. De la sorte, il le vide de son corpus normatif et juridique. Les questions morales deviennent obsolete puisque laisser à la discrétion exclusive des individus.
Pour faire vite ; j’appelle le Cheikh a plus de modestie et de mesure dans ses propos. Qu’il se souvienne que la voie est du coté de l’indigent et non auprès de Monsieur Bouteflika.
Pratiquer d’une manière contraire aux objectifs de la tariqua , ça peut exister.les humains restent humains avec leurs qualités et leurs défauts.mais réduire la tariqua à ces pratiques c’est de la mauvaise foi.les principes de la tariqua sont tirés du Coran et de la sounna, et le riche patrimoine soufi le prouve.mais entre nous , je préfère quelqu’un qui guidé par sa foi simple ira embrasser le tombeau d’un saint ( car celà n’engage que lui) à celui qui massacre de pauvres citoyens paisibles sous prétexte qu’ils ne sont plus musulmans, ou sont de "mauvais musulmans" car leur compréhension de l’islam ne correspond pas à la sienne.il n’ y a que lui qui est dans le vrai.lequel des deux nuit à la communauté ?
@ Mr Khiari : répondez s.v.p. à mes questions puisque vous semblez être un porte-parole de cette Tariqa.
Deux questions simples :
Merci pour votre réponse.
Cela donnera une idée de la voie suivie par cette Tariqa qui est en totale contradiction avec les faits et gestes du Bien Aimé errassoul sala Allahu 3alaihi wa salam.
Bonjour à tous,
A propos de deux questions posées à Mr Khiari, sur l’engagement de la Tariqa ’Allawiyya pendant la guerre de libération nationale algérienne et les liens avec l’association des Oulémas de ce même pays, j’invite celui qui a posé les questions a lire les derniers ouvrages du Cheikh Bentounès (La Fraternité en héritage et Soufisme l’héritage commun). Vous aurez ainsi des réponses précises. J’espère que ces deux ouvrages vous aideront à dépasser les préjugés que laissent sous entendre votre façon d’aborder cette Voie soufie.
Bonne lecture à vous.
Cordialement
Neofit
réponse à l’internaute qui signe : El wahranii :
Cher monsieur ;
Vous faites une erreur. Je ne suis pas le porte parole de la confrérie Alawwiyya. J’ai été invité en tant que conférencier à l’occasion du centenaire qui a eu lieu à Mostaganem et je ne suis pas habilité à répondre à la place des représentants de la zaouia. Votre question introduit le doute dans les esprits et cela fait hélas partie des procédés que les ennemis de l’islam utilisent pour semer la fitna parmi les musulmans. Cependant, pour lever ce doute, je peux vous certifier qu’aucun conférencier n’aurait fait le déplacement s’il avait eu le moindre doute sur la participation de la zaouia à la lutte de libération nationale et sur le patriotisme et la loyauté de ses membres à quelque niveau que ce fut.
Du reste vous pouvez les questionnner directement en allant sur leur site :
www.aisa.net.com
Continuons à dialoguer dans le calme et le respect de tous les points de vue et de toutes les opinions ; c’est le seul moyen d’avancer.
Bien fraternellemnt et bien respectueusement,
Saad Khiari
Cet article qui ne tarit pas d’éloges envers une confrérie soi-disant « soufie » est en réalité un amas de faussetés, à commencer par son titre : « la controverse de Mostaganem ». Car, de controverse, on ne trouve trace dans l’article. En réalité, cet article est un écran de fumée destiné à protéger le pseudo « cheikh » de la confrérie alawiya de Mostaganem, le sieur Khaled Bentounes. L’auteur de l’article a même réussi cette prouesse rare d’écrire sur cette « confrérie » sans même cité son « chef » !
La réalité des faits est tout autre. Le pseudo « cheikh » de la confrérie de Mostaganem est un citoyen français, résidant à Nice. Sa « confrérie » jouit d’un tel prestige auprès des autorités françaises - farouchement « laïques » comme chacun sait - qu’il a eu droit à des locaux à faire pâlir d’envie l’UNESCO. Ce monsieur a écrit un livre sur l’Islam, véritable fatras d’idées plus confuses les unes que les autres destinées à se faire passer pour moderniste (et c’est le meilleur moyen de se faire un nom en France, de se faire octroyer un titre de séjour et d’occuper les plateaux de TV). Sur ce livre, il a fait figurer en première page le « visage » du Prophète (SSSL). Les autorités religieuses en Algérie ont condamné ce procédé (et non le livre ni l’auteur) - ce que tout l’Islam sunnite condamne depuis 14 siècles – les représentations de la sainte figure du Prophète (SSSL) étant proscrites, ce qui est tout de même du droit des Musulmans sunnites. Il n’en fallait pas plus pour que le pseudo « cheikh » crie à l’autodafé et se permette même de faire le parallèle entre son auguste personne et celle de Copernic (sic) qui lui était un scientifique condamné par l’Eglise de Rome pour des faits scientifiques ! Il n’en fallait pas plus non plus pour que se déchaîne une certaine presse francophone en Algérie connue pour ses positions constamment hostiles à l’Islam et qui est aux ordres d’une mafia politico-financières bien établie. Pour cette presse pseudo « indépendante », c’était du pain bénit ; elle s’est immédiatement saisie de l’affaire pour abattre ses cartes habituelles. De Tayeb Belghiche et autres Chawqi Amari, de Omar Berbiche et autres Hakim Laalam alias Benhadjoudja … , tout ce beau monde a trempé sa plume vitriolée contre les authentiques représentants de l’Islam en Algérie qualifiés de « gardiens du Temple » par ces messieurs libre-penseurs notoires (pour ne pas dire libertins noceurs). Et c’est dans leur ligne qu’est venu s’intégrer l’écrit de M. Khiari qui, au lieu de parler de la « controverse » - ce qui l’aurait contraint à parler de faits - s’est contenté d’asséner des banalités du genre :
1- « AMOUR, PAIX ET MISERICORDE ; DES MOTS QUI RAPPELLENT L’ESSENCE MEME DU MESSAGE CORANIQUE ET QU’ON ENTEND DE MOINS EN MOINS EN TERRE D’ISLAM, PARTICULIEREMENT DEPUIS LES DERNIERES DECENNIES ».
Paix et Miséricorde sont en Islam des attributs et des noms de Dieu. Si on a moins entendus ces mots ces dernières décennies, c’est qu’une guerre ouverte et frontale a été déclarée à tout ce qui est musulman. Faut-il que les Musulmans oublient de se défendre quand ils sont attaqués ? Faut-il qu’ils s’occupent de soufisme pendant que l’ennemi surarmé est à leurs portes et ainsi se faire admettre par la « Communauté internationale » et les prétendus Musulmans qui roulent pour elle ?
2- " NE PAS LAISSER REDUIRE LA RELIGION AU QUESTIONNEMENT LE PLUS PRIMAIRE « « YAJOUZ ET LA YAJOUZ », (PERMIS OU PAS PERMIS) COMME C’EST LE CAS HELAS AUJOURD’HUI CHEZ NOUS ».
Faut-il rappeler que la mystique islamique est, non pas une mystique de doux rêveurs, mais une façon de vivre sa spiritualité en conformité avec des règles personnelles et collectives devant maintenir la cohésion et la solidarité sociales ? Il ne saurait être question de parler de mystique sans séparer au préalable et de façon nette le permis du non permis. L’Islam est une religion qui considère l’homme dans sa globalité et qui ne dissocie pas la vie d’ici-bas des règles régissant l’équilibre social ; et ces règles ne sont ni facultatives, ni interprétables selon l’humeur du moment. Lorsque des situations nouvelles l’exigent, l’Islam admet que des solutions appropriées soient apportées par des personnes habilitées par leur savoir et leur moralité et non par le premier plumitif venu, surtout si sa conduite personnelle laisse à désirer.
3- « LES PRECHES DU VENDREDI SONT DEVENUS D’UNE BANALITE AFFLIGEANTE A FORCE DE TRAITER DE PROBLEMES D’UN AUTRE TEMPS, DANS UN ARABE D’UN AUTRE TEMPS, FACE A UNE ASSISTANCE ASSEZ DESEMPAREE, MENACEE DE GEHENNE OU EN ATTENTE DE RIVIERES DE MIEL ».
L’auteur de ses propos méprisants voudrait-il nous dire de quoi les prêches devraient parler et dans quelle langue « arabe » ? Faut-il parler le « sabir » que le colonialisme français a introduit en Algérie et qu’il introduit aujourd’hui dans nessma TV ? Pour suivre ces prêches, je puis assurer qu’on y parle aussi bien de la vie du Prophète (SSSL) et de ses Compagnons (Dieu les agrée) que de grippe porcine, OGM, clonage, bombes au phosphore blanc… Quant à la géhenne et aux « rivières de miel », est-il arrivé à ce prosélyte de la confrérie alawiya cheikhbentounesia qu’est l’auteur de l’article de lire le saint Coran ? Voudrait-il, au nom d’une mystique de colonisé - qu’on mette sur le même plan le criminel et la victime, Ariel Sharon et le petit palestinien tué dans les bras de son père ?
4- « AU POINT QUE DANS NOS QUARTIERS, LES GUERRES PICROCHOLINES AUTOUR DU NIQAB, DU DJELBEB, DU HIJAB ET AUTRES ACCESSOIRES SONT DEVENUES LE SUJET PRIMORDIAL QUI SUSCITE DES CONTROVERSES DETERMINANTES POUR NOTRE AVENIR AU MOMENT OU SOUS D’AUTRES CIEUX ON DOIT SE PRONONCER SUR LE CHOIX ENTRE L’ENERGIE D’ORIGINE FOSSILE, NUCLEAIRE OU SOLAIRE ».
C’est un pays musulman où les femmes portent le tchador qui a développé son nucléaire (et c’est en raison de ce dernier que la France le voue aux gémonies) alors que le pays qui a interdit le voile et la polygamie, la Tunisie, a le système le plus antidémocratique et le plus éloigné du progrès scientifique, dépendant qu’il est des recettes extérieures de touristes se promenant nus devant une population rendue muette.
5- « J’ETAIS VENU INTERPELER LES CONFRERIES RELIGIEUSES AU SUJET DE LEUR DISCRETION QUE JE TROUVAIS INADAPTEE DANS LES CIRCONSTANCES ACTUELLES, FACE A LA CRISE QUE TRAVERSE L’ISLAM DEPUIS BIEN LONGTEMPS »
Il y a dans ce propos prétention et paternalisme, en plus d’une ignorance crasse des formidables débats qui ont lieu dans toutes les sociétés musulmanes quant à leur religion, il suffit d’ouvrir les innombrables chaînes TV et d’entendre ce qui s’y dit… à moins d’avoir les oreilles tournées seulement vers M6.
6- « J’AI APPRECIE L’ASSIDUITE DES JEUNES AUX ATELIERS QUI ONT TRAITE DE LA TERRE, DE L’EDUCATION D’EVEIL, DE LA MONDIALISATION, DE LA REVELATION, DE LA SPIRITUALITE, DU SOUFISME ET DE LA PROSPECTIVE ; PLUS SOUCIEUX D’HARMONISER LA TRADITION ET LA MODERNITE QUE DE REPONDRE A L’ECHO NEGATIF QUI NOUS PARVENAIT DE L’EXTERIEUR ».
De quel extérieur s’agit-il ? Pour être le musulman « idéal » selon l’auteur de l’article, faudrait-il ignorer ce qui se passe en Irak, en Afghanistan, en Somalie, au Pakistan, à Guantanamo, à Gaza ? A moins qu’il s’agisse d’ignorer l’opinion d’Al Azhar (tout en l’appelant d’ailleurs à la rescousse lorsqu’on est en difficulté avec les autorités religieuses algériennes ?
7- « DES OFFICINES, OU DES GROUPES DE PRESSION, OU DES PERSONNALITES RELIGIEUSES, N’AVAIENT PAS TROUVE A LEUR GOUT CETTE INTRUSION DANS UN CHAMP QU’ILS AVAIENT REDUIT JUSQUE-LA A UN TON MONOCORDE EN MATIERE DE RELIGION ».
Que des personnalités religieuses ne trouvent pas conformes à l’Islam (et non à leur goût comme il est écrit) certains écrits, images, comportements… c’est justement leur rôle d’attirer l’attention des Musulmans sur des dérives bien ou (surtout) mal intentionnées ; quant aux officines et groupes de pression, c’est plutôt du côté des « démocrates », des « républicains », des modernistes à tout-va qu’il faut voir.
8- « FAUTE DE POUVOIR FAIRE PIECE AUX ORGANISATEURS DE MOSTAGANEM SUR LE TERRAIN DU DEBAT ET DE LA CONFRONTATION DES IDEES, ET INCAPABLES DE MOBILISER AUTANT D’INTELLIGENCES ET DE COMPETENCES SUR DES THEMES AUSSI PEU PORTEURS QUE LA SPIRITUALITE OU L’AMOUR DE DIEU, ILS ONT POUSSE DES CRIS D’ORFRAIE A LA VUE D’UNE OU DEUX MINIATURES PERSANES PARMI DES MILLIERS D’AUTRES ILLUSTRATIONS ».
Belle illustration de suffisance et d’arrogance ! L’auteur de ces mots se considère donc comme une intelligence et une compétence ! En sont exclus, à ses yeux, ceux qui connaissent les textes religieux et sont reconnus par les Musulmans de tous les pays et qui savent quels terrains doivent être balisés pour éviter l’intrusion des munafiqîn. Et, en matière de débats, ils ont fait leurs preuves, il suffit de lire leurs publications (celles de l’Association des Ouléma algériens et celles du Haut Conseil Islamique).
9- « QUE N’AVAIENT-ILS MANIFESTE AUTANT DE COLERE ET D’INDIGNATION QUAND DES MILLIERS ET DES MILLIERS D’INNOCENTS ETAIENT QUOTIDIENNEMENT EGORGES ET EVENTRES EN ALGERIE ? QUE N’AVAIENT-ILS ALORS TREMPE LEURS PLUMES DANS L’ACIDE POUR DESIGNER PUBLIQUEMENT LES AUTEURS ET LES COMMANDITAIRES D’UNE EXPEDITION BARBARE MENEE AU NOM DE L’ISLAM ? »
L’auteur de cet article feint sûrement d’ignorer (ce qui en dit long sur sa crédibilité) les innombrables prises de position des personnalités religieuses algériennes contre les assassinats d’innocents. Mais a-t-il dénoncé, lui et ses pairs, les assassinats d’innocents commis au nom de la démocratie par ceux qui n’ont rien de commun avec elle et qui l’ont fait avec les moyens de l’Etat ?
10- « CONFRONTER NOS IDEES SUR LA CRISE QUE TRAVERSE L’ISLAM, LE RETARD DES SOCIETES ISLAMIQUES, REVENIR A L’ESSENCE DE L’ISLAM, « ROUVRIR » LES PORTES DE L’IJTIHAD ET DIALOGUER AVEC TOUS CEUX QUI REVENDIQUENT LEUR APPARTENANCE A NOTRE RELIGION SANS EXCLUSIVE NI PARTI PRIS ».
L’auteur de l’article n’a visiblement lu ni Cheikh Al-Afghani, Ni cheikh Muhammad Abdou, ni Chakib Arslane, ni Mohammad Iqbâl, ni Malek Bennabi. Mais surtout, ce qui vient ensuite, explique où se trouve le « la » de sa chanson (bayt al-qasîd) : le « dialogue » qu’il réclame, c’est celui avec les descendants des renégats d’hier, car le grand-père de ce « cheikh » Bentounes – titre hérité de père en fils à l’image d’un fils Al-Assad ou d’un fils Kadhafi ou d’un fils Moubarak - était tout simplement un collaborateur de la France coloniale et a donc été combattu, à juste titre, par l’Association des Ouléma algériens, celle que le petit-fils Khaled vise aujourd’hui comme il vise le Haut Conseil Islamique dirigé par des élèves de Abdelhamid Ben Badis, fondateur et premier président de l’Association des Ouléma algériens et résolument opposé à la colonisation française. Il n’est donc pas surprenant de constater à qui sont dirigées les flèches du « cheikh » Bentounes, digne héritier de son grand-père et qui « collabore » aujourd’hui à sa manière. On comprend aussi pourquoi l’auteur de cet article n’a pas eu le courage de citer nommément ce brillantissime « cheikh », ce dernier comme l’auteur de l’article ayant probablement des comptes à rendre. La bonne santé de l’Islam ne peut qu’être renforcée par de tels personnages, à la manière d’un organisme vivant confronté aux virus. La France n’a pas encore décolonisé ses rapports avec le monde musulman et a simplement remplacé les orientalistes d’hier (type Carra de Vaux) par des « islamologues » qu’elle a proclamés, de Malek Chebel à Abdelwahab Meddeb et de Mohamed Arkoun à Mustafa Cherif… et la liste reste ouverte. Les Musulmans authentiques n’ont aucunement peur du débat … lorsque leurs contradicteurs ne leur répondront pas ... en leur fermant l’accès des médias.
barak Allaho fika ya amina !
C’est pas tous les jours qu’on lit des commentaires comme le tien sur oumma.com !
salam ’alaikoum
Assalamou ’alaykoum
L’Islam est la religion du juste milieu et de l’équilibre. C’est une religion d’amour mais aussi de rigueur. Va t on y choisir ce qui nous plaît et délaisser ce qui nous plaît moins ?
Peut être que ce dont nous avons le plus besoin avant tout c’est de sincérité et chacun d’entre nous doit se poser la question et tenter d’évaluer les aspects qu’il doit améliorer en lui-même. Certains gagneraient a être plus rigoureux dans leur pratique et leurs ’ibadates d’autres a développer leur spiritualité, la connaissance du monde qui les entoure et de l’autre ; tous gagneraient a être plus miséricordieux les uns envers les autres.
Nous accuser mutuellement et nous regarder de haut ne nous mènera nulle part et les défis poses aux musulmans sont grands. Nous avons besoin les uns des autres et notre objectif devrait être non pas de nous exclure mutuellement mais de nous compléter et nous inclure sous La misericorde Divine. Le dialogue et le respect sont les outils que nous devons employer pour nous améliorer tous.
A amina, je trouve que parler de banalité s’agissant d’amour et de miséricorde est un peu léger comme le fait de mettre M. Meddeb et M. Cherif par exemple dans le meme sac. Le fait de vivre en occident ou de tenter de créer des ponts entre les civilisations et les religions a travers un dialogue respectueux des uns et des autres n’est pas une tare et doit au contraire être salué. De meme, le rejet d’un occident qu’on regarde comme monolithique n’est pas forcément l’attitude idéale et exempte de doutes.
Concernant les "Musulmans authentiques", Dieu est certainement plus savant.
Que Dieu nous guide tous
@Amina : baraka Allahu fiik ya Amina ! Vous avez courageusement répondu à la place de Mr. Khiari. Et vous avez oté de moi cette ghoma que j’avais dans le coeur. Allah ijazik ! Amiin.
Pendant que les chefs de la confrérie faisaient les beni-oui-ouis, les musulmans authentiques se faisaient massacrés avec leur famille à deux pas de chez eux à Mostaganem comme eshahid Ghali Benzohra ra7imahou Allah.
"Ceux qui ignorent l’Histoire sont condamnés à la revivre" dit, je crois, un proverbe chinois !
Nous ne comptons que sur Lui, Le Témoin, Le Juste. Laa ilaha illaa houwa !
Salam
Vous voyez Saad, je vous le disais hier et les réactions n’ont pas tardés.
Merci à Amina Larbi qui nous montre que les musulmans(es) débattent et de quelle manière. Il n’en fallait pas plus pour que votre article, reflet de votre opinion ne fasse réagir. Maintenant il faut que tout cela soit productif...Inch Allah
Amina je vous remercie, vous avez tout dit dans votre commentaire. En lisant cet article, je me posais pleins de questions ; ou va nous emmener cet islam moderne dans lequel on veut à tout prix nous mouler ? que faut il faire pour vivre en paix ??
Amina, vous avez tout dis. Je vous remercie Amina pour la clarté et la justesse de vos propos. Que Dieu vous garde.
le texte de amina larbi, en dépit de sont intérêt, conforte les ignorants sincères, les malveillants et les faux naïfs qui voient en l’islam une machine à exclure, à raboter, à interdire, et qui maintient les musulmans dans une sclérose intellectuelle dramatique.
Or le méssage du créateur est miséricorde, tolérance, amour et respect les uns envers les auttres.
Malek Chebel, Abdelwahab Meddeb, Mohamed Arkoun, Mustafa Cherif sont éminemment respectables et véhiculent une vision de l’islam positive chacun dans leur domaine.
Je laisse de côté les anathèmes et autres procès stériles dans ce texte péremptoire ,qui se veut érudit mais qui présente tout de même des erreurs, approximations...
Seule la sagesse et l’amour éclaireront notre foi et notre consience et seul Dieu est savant.
Que Dieu nous guide tous.
Salam. On peut constater à travers les commentaires (très viril) de Amina et de El wahrani, la vigueur et même la virulence (comme d’hab) du courant réformiste/nationaliste en Algérie.
Si l’Algérie n’arrête pas de se vider de ses élites, ce courant, axe central de l’histoire moderne de l’Algérie, est toujours là, pérenne. Et c’est tant mieux pour l’Algérie en tant qu’Etat Nation.
Le Cheikh de la tariqa Alawiya ne pouvait ignorer qu’il aurait affaire à des réactions de ce type en violant un interdit important. On pourrait en déduire qu’il les a provoquées sciemment.
Sera-t-il celui par qui le scandale arrive ?.
Si on fait l’effort de s’élever au-dessus de la mêlée, on peut y voir une évolution naturelle du dialogue "Orient-Occident" et peut-être même l’amorce d’un renversement des rapports de forces.
On ne peut occulter les enjeux de pouvoir qui se cachent derrière les discours et les bonnes intentions des uns et des autres.
"Ils se servent des versets du Saint Coran comme de sabres pour se combattre".
La hawla wa la qouwwata illa billah el Ali el Adhim.
chere musulmane ordinaire, je vous invite à hauter vos oeillères car il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Relisez attentivement et le texte de Saad Khiari ainsi que les déclarations du Cheikh Bentounes villipendant ceux qui ne partageaient pas son avis et mettez les en relation avec le commentaire de Amina Larbi. Vous verrez que la machine à exclusion est bel et bien du côté des "modernistes". En religion, comme dans toutes choses il ne suffit pas déclarer L’Aimer, encore faut il vivre l’Amour dans le respect et en connaisseur des textes sacrés notemment.
Que L’Aimer soit témoin de nos intentions
Amin.
Je salue la pertinence du message d’"une lectrice" et la lecture vigilante d’une musulmane ordinaire du message d’Amina Larbi.
Dans ce message, l’on assite à une radicalisation des positions qui ferme la réflexion sur la certitude d’avoir raison.
Tout se passe comme si l’on se retrouvait face à une armée en ligne qui avance sur la position ennemie. Qui a raison sur l’autre ? Sans volonté de dialogue, sans problématique, sans question de fond. Contre-positions, prise à parties personnelles, affirmations sans fondement philosophique... Je remarque par ailleurs que beaucoup emboitent sans précaution le pas à cette démarche et que le principe de prudence dans la réflexion, est hélas inexistant. C’est la séduction immédiate, sans recul et sans réserve.
Reprenons les thème abordés, notamment la question du "permis-pas permis" et de son traitement. Madame Larbi oppose un point de vue contraire mais ne plonge pas dans la profondeur de la problématique soulevée. Or comment peut-on répondre à une question quand on n’est pas allé visiter les sous-bassements philosophiques du problème posé ? Balayons le pré-supposé rapide qui est d’affirmer que poser la question du permis-pas permis en Islam, c’est verser dans la permissivité des comportements (mystique des doux-rêveurs). Inconsistant en regard de la problématique sous-tendue, profonde et complexe, qui pose la question du sens de l’interdit et la capacité de chaque homme à retrouver par lui-même la valeur intrinsèque de ses actes.
Cette question vaut philosophiquement. Elle pose en substance le problème de la responsabilité de l’homme. Une application "Permis-pas permis", sans examen de conscience approfondi, verse dans l’inanité morale. L’homme, en situation d’éxécuter, n’est plus mis en situation de penser. C’est empêcher le retour de l’homme à lui-même, lui nier la capacité d’appréhender le bien et le mal de l’intérieur, entraver la relation intime avec sa conscience et le maintenir dans l’ignorance de sa responsabilité individuelle devant Allah, Exalté soit-Il.
Et l’on peut bien, évidemment, amplement développer encore.
En conclusion, soyons clair. Bien sûr qu’il nous faut respecter l’interdit. Mais, bien loin de le nier, il nous faut le penser, le méditer, comme un moyen de retour à Allah, Exalté soit-Il, et non comme une finalité en lui-même (interdire pour interdire, inanité sur inanité).
L’interdit, en substance, est un travail médidatif. Non un repose-pieds.
Autre erreur énorme, à mon sens : la définition de la mystique. La mystique islamique n’est pas " une façon de vivre sa spiritualité en conformité avec des règles personnelles et collectives devant maintenir la cohésion et la solidarité sociales ". La mystique islamique, c’est le rapport d’amour exclusif qu’Allah, Exalté soit-Il, entretient avec les créatures qu’Il s’est choisi pour Lui-même. La société est absente de cette relation d’amour divin. Et rien ne la désigne comme la finalité immédiate de cette relation. En revanche, elle bénéficie de manière directe et indirecte des grâces divines que le Saint reçoit de Lui, Exalté soit-Il, et qu’il a la sagesse et la générosité, par Sa grâce, de répercuter sur son environnement social.
La mystique n’est pas primitivement une relation de l’homme à la société. C’est une relation intime et dévorante de l’homme à Allah, Exalté soit-il. Et ce n’est qu’en seconde instance, que cette relation retourne vers la société. De la même façon que la lune reçoit sa lumière du soleil et qu’incidemment, elle la redéverse sur la terre.
Il y a beaucoup d’autres choses à commenter.
Beaucoup....
Madame Une lectrice, j’apprécie beaucoup votre mot "rigueur" ainsi que l’idée de "se compléter".
A mon sens, vous êtes dans ce que j’appelerais "l’intuition juste".
c’est très précieux.
Je dois délaisser le clavier.
Je vous dis donc, lectrice et musulmane ordinaire, au plaisir de vous relire.
"Ils se servent des versets du Saint Coran comme de sabres pour se combattre"
comme beaucoup de musulmans sincères et silencieux, je ne veux combattre personne, encore moins les "allïatholah" qui ne sont jamais très loin, donc je m’en retourne à mon humble quotidien que j’essaie de vivre en conformité avec ma foi et ma conscience.
paix à tous
Bonjour à tous,
Il semble clair, à la lecture de certains commentaires un peu amers, que l’Occident et de manière plus fondamentale l’avenir, posent problèmes.
La rencontre, historique, culturelle, etc. de cet Occident avec l’Islam a crée un contexte inexorablement nouveau. Qu’on le veuille ou non, nous devons faire avec ce qu’il apporte de nouveaux sur tous les plans. Car l’Occident, et ce qu’il génère depuis au moins le XVIIIe s. n’est pas l’incarnation du mal absolu, mais une chance donnée à l’Islam pour revenir à ses fondamentaux. Une logique qui est également valable pour l’Occident. De plus, j’ajoute que pour celui qui a une lecture providentielle de l’Histoire, il garde en vue que c’est une volonté divine.
A l’époque d’Internet, de la mondialisation, des embryons souches, de l’explorations de Mars, ... nos repères traditionnels flanchent, nos certitudes anciennes s’estompent,… Dans le même temps, une réalité nouvelle, intérieure et extérieure, émergent lentement. Autant le dire, de sacrés défis nous attendent, et cette renaissance ne se fera pas sans douleurs ! Une situation que très probablement, aucune époque antérieure n’a connu. Un inconnu terrifiant pour beaucoup de contemporains, car il les place devant ce qu’ils considèrent comme une béance, un vide, un trou noir près à les engloutir, corps et âmes. Mais pour d’autres, cet inconnu est identifié à un tunnel qui a une fin et au bout duquel il entraperçoivent déjà la lumière.
Face à cela beaucoup de questionnements qui s’accompagnent souvent d’angoisses existentielle ou pathologique. Certains pour ne pas voir ce qui arrive, regarde en arrière et se rassurent en idéalisant un passé révolu. Une image me vient en tête. Celle d’un conducteur qui pilote son véhicule en ne regardant que dans son rétroviseur (l’image est de l’Imam Tareq Oubrou). Ou encore celle de celui qui roule à contre sens en pestant contre les autres leur reprochant de rouler à … contre sens !
Les attitudes de révoltes, les sentiments d’angoisse, dans un monde si complexe, si déroutant à plus d’un titre, sont légitimes. Elles deviennent dangereuses, lorsqu’elles se transforment en mépris de l’autre, de celui qui pense et espère différemment. Et le mépris est certainement la maladie la plus dramatiquement contagieuse de notre époque. Certains spécialistes de psychologie l’ont bien compris : le mépris, contient une énergie destructrice. Celui qui s’y adonne, y trouve une force primale. Et à mon sens, la seule réponse possible au mépris… c’est la Fraternité. Certains dirons que c’est une devise républicaine ! Et bien non ! Je parle ici de la Fraternité adamique qui a été le viatique de tous les prophètes et sages de l’Humanité. Le mot est à la mode, dirons d’autres. Oui, mais la Fraternité n’est justement pas qu’un mot ou un concept, c’est une réalité vécue au quotidien. Une expérience transformante où l’autre, quel qu’il soit, ami ou adversaire, devient un autre soi-même qui a besoin d’être compris, d’être écouté, d’être compris, d’être aimer enfin.
Pour conclure, ce trop long commentaire, prenons garde de ne pas tomber dans le piège de la manipulation. Quelques cas particuliers généralisés, des situation et des propos sortis de leur contexte, une réaction malheureuse, une once d’instrumentalisation médiatique enfin, et nous avons un départ de feu… Ne soyons pas dupe et revenons à l’essentiel voulu par les organisateurs de ce centenaire de la Tariqa ’Allawiyya. Une volonté d’aller de l’avant en partageant réflexions et expériences et donner les moyens à tous, Musulmans ou non, soufis ou non, de « Semer l’Espérance ».
l’étroitesse d’esprit a encore frappé sous la plume d’Amina.libre à elle et à d’autres de marcher avec des oeillères.mais de grâce laissez ceux qui veulent nous sortir de l’ornière travailler.ce sont les salafistes passéistes et violents qui ont mis l’algérie dans l’état où elle est aujourd’hui, et non pas le courant soufi représenté par ses meilleurs enfants, l’émir abdelkader hier , le cheikh Ben tounes aujourd’hui.chacun a un rôle à jouer et chacun le joue à la perfection.à mostaganem un conférencier a dit" certains sont incapables de réunir 4 wilayas.Ben tounes a réuni 5 continents" qui dit mieux ?ceux qui cherchent le changement par la violence doivent méditer l’état de l’algérie ces 10 dernières années.la confrérie alaouia ne prétend pas être au dessus de tous, mais utiliser les capacités et les bonnes volontés de tous, pour aller vers un monde meilleur.si celui des amis d’amina est la violence verbale et le jihàd armé , celui des soufis est l’amour , le respect , la rahma pour tous, car on est tous "iyal allah" famille d’Allah selon un hadith .wassalamou aleykom, et bon ramadan à tous sans exclusive.
Salam à tout le monde ;
je voudrais faire profiter mes frères et soeurs de la parole de Ibn arabi le cheikh El Akbar. Bonne lecture.
Un des messages importants qu’Ibn ‘Arabi transmet dans ces exposés est l’affirmation qu’un des rôles spirituels du Mahdi consistera à ramener l’Islam à sa simplicité originelle par delà les méandres des élaborations théologiques qui se sont développées au fil des siècles :
« Il manifestera la religion telle qu’elle est véritablement de sorte que si l’Envoyé de Dieu (ص) était en vie, il exercerait l’Autorité en conformité avec la religion ainsi entendue. Il mettra fin à toutes les écoles juridiques sur terre : seule demeurera la ‘‘religion pure’’ (al-din al-khalis). Ses ennemis seront les théologiens qui suivent aveuglément les gens de l’effort jurisprudentiel (ahl al-ijtihad) lorsqu’ils verront que l’Autorité sera exercée en contradiction avec [certaines] positions de leurs Imams… Le commun des Musulmans se réjouira davantage de sa venue que ceux qui possèdent une fonction officielle. »
ceci doit pousser toute personne désirant la vérité à faire une recherche sur le "din al quaim".
fraternellement
Chere musulmane ordinaire mon but en vous repondant n’était pas de vous combattre mais de vous aimer pour l’intention qui vous anime. L’échange et le dialogue ne sont pas la marque de la sclérose mais bien la richesse à partir de la quelle notre foi sera revigoré incha allah.
Que Dieu nous guide sur son sirat mustakim.
Bravo Amina Larbi pour ton commentaire.
Le soufisme officiel est sans conteste l’outil du nouveau colonialisme de la pensée chez les musulmans.
A la "musulmane authentique" qu’est Amina, je pose la question:de quel droit permettez-vous de diviser la communauté entre "authentiques" et "faux" musulmans ? habitez-vous le coeur de chacun pour pouvoir juger ?qui dit "message", dit "compréhensions multiples" de ce message car les gens sont différents.mais chaque compréhension reste sujette à la critique car fondamentalement humaine.Or vous parlez avec un ton absolu, comme si vous détenez la vérité absolue.un peu de modestie SVP. votre discours me fait froid au dos.
moi ce qui me fait froid dans le dos c’est de voir notre religion méprisée quotidiennement ainsi que ceux qui la pratique dans les médias occidentaux, ce qui me fait froid dans le dos c’est les massacres commis en toute impunité au quatres coins du globe contre des musulmans sans défenses, ce qui me fait froid dans le dos c’est la torture sous traitées des pays occidentaux par les sois disant "régimes modérés", ce qui me fait froid dans le dos c’est l’acceptation inconsciente de ce terrorisme international par des masses musulmanes littéralement endormies devant des chanteuses débiles et autres, mais ce qui me fait le plus le froid dans le dos c’est ce qu’on va subir lors du yom al qiama
"INN AKTHAR MIN AN NASS LA Y’ALAMUN"
soufisme = colonialisme ?? Absurde lorque l’on connaît l’histoire millénaire de cette voie, pour autant, elle ne doit pas être présentée comme un antidote absolu... Mais nier la crise que traverse l’Islam serait être aveugle à mon sens, combien d’amis ai-je perdu dès leur conversion ou reconversion car devenant hostile à tout contact humain, méprisant sans cesse l’autre ? Où est l’élévation spirituelle tant attendue ? Et pour les mosquées, c’est clair (sans généraliser qd même) que le niveau de certains Imams est tout simplement alarmant, c’est le prix à payer de l’absence de clergé, c’est à chaque Croyant de tisser sa relation intime avec son Créateur... Ma ’a salama
Un grand bravo Madame Amina Larbi, pour pour votre brillante charge argumentée et sans concession, contre les insipidités d’un Saad - ou Rachid, je ne sais plus lequel des deux - à la solde de certains médias étrangers.--- Une brillante charge intellectuelle qui nous révèle, au-delà de votre propre personne, la réaction qui pourrait être celle de toute cette grande frange socioculturelle de femmes algériennes vraies, authentiques, cultivées et sans complexes, formées à l’école du nationalisme, c’est à dire à l’école de la personnalité et de la dignité algériennes.
"Le soufisme officiel est sans conteste l’outil du « nouveau colonialisme » de la pensée chez les musulmans."
Attention les amis, les mots ont un sens qu’il ne faut pas galvauder !!!
D’accord avec bcp de posts, notamment celui de Zemip. De toutes façons, il est préférable de tjrs dialoguer.
Salam et bon ramadan à tous
Du peu que je connaisse du soufisme c’est que c’est un niveau au dessus de l’imam !
On commence par faire le minimum necessaire, à apprendre tout le coran par coeur, à connaître le fikh, ... ensuite quand on a acquit le niveau de Imam, on s’attaque au soufisme
sinon, on se perd !
C’est un chemin qui n’est en rien la négation de l’islam tel qu’il est vécut par le plus grand nombre de musulmans
Les grands soufis que je connais sont : Ibn Arabi, Al ghazali et l’Emir Abdelkader et ils n’ont jamais été des réformistes anti religieux !!!
On voit aujourd’hui des gens se disant "soufis" ou bien "pro soufis" mais qui n’ont même pas le niveau de Imam !
On a dénaturé le soufisme pour le rendre un bien consommable "à la mode"
Les premiers soufis sont les "compagnons" du prophète SAAWS qui étaient les plus proches de la vérité (là je cite Ibn Arabi ou Al ghazali :)
Salem, merci Mr Chadili pour votre mise au point, et dommage oukht Amina pour cette rage pathologique qui vous anime contre vos frères et sœurs musulmans et musulmanes qui pensent autrement que vous ; certes ils ne détiennent pas toutes la vérité mis ils disent tous, comme même, la ilaha ila Allah mouhamadoun rassoul Allah qui pèse ce qu’elle pèse chez le bon dieu.
Sur un autre point le cheikh Bentounes n’a jamais été un jour contre le hidjab- habit comme l’a si bien dit sur les pages d’el watan mais contre ce hidjab-barrage.
Concernant l’idjtihd , je vous conseille de lire l’article de Mr Amar talbi sur les pages d’el bassair n°457 du17-23/08/2009 qui commente le travail d’un chercheur chiite du nom d’Ahmed el katib et de méditer l’évolution positive de la pensée chiite et le courage de ses oulémas qui vivent un perpétuel mouvement alors que la majorité de nos sunnites dorment tranquillement sous prétexte que la porte de l’idjtihad est fermé ,et si ils leur arrivent de se réveiller ,c’est pour vilipender quelqu’un qui essai de faire une percée de peur de gâcher leur sommeil.
Concernant le centenaire, nous étions tellement épris par ces cœurs plein d’amour que nous avons pas vue plus bas que les visages .
A nos imams on leur demande de voir un peu plus haut , coté cœur, le seul endroit qui abrite dieu lorsqu’il est pur.
Cher Saad,mon commentaire relatif à la polémique suscitée par la publication du livre du Cheikh Khaled je l’avais exprimé à chaud pendant le colloque à Sofia Bentounes comme étant un évènement historique et déterminant,c’est un signe salutaire pour l’Algérie.Nous en vivons aujourdhui la portée.Quant à
votre message,je vous avais exprimé ma gratitude et mon hommage de vive voix en présence de Sofia toujours.j’ai essayé de l’appuyer dans l’article que j’ai publié:la zawiya A:phare...Cependant,concernant votre message à Mostaganem vous savez bien qu’historiquement la civilisation arabo-musulmane n’a atteint son apogée que lorsque ce triume allait ensemble:Etat-philosophie-Foi.dés que l’etat islamique s’est fragilisé,c’en était fini et de la philosophie et de la foi.Donc pour nous tant qu’on s’est pas doté d’un Etat éclairé,tel qu’il a étè avec l’Emir Abdelkader,on patogera encore dans l’obscurentisme et la stérilité.Votre avénement est une lueure d’espoir qui s’inscrit dans cette dynamique,n’infléchissez pas,tenez le cap,le chemin est long et difficile.
"ce qui me fait froid dans le dos c’est les massacres commis en toute impunité au quatres coins du globe contre des musulmans sans défenses" : croyez-vous Sofiane ? Il me semblait pourtant que les Musulmans se tuent beaucoup entre eux, que ce soit en Algérie récemment, en Irak actuellement, au Soudan, en Somalie, au Pakistan, en Afghanistan... Pour des gens sans défense, je trouve qu’ils sont souvent armés.
"Sofiane a dit :
moi ce qui me fait froid dans le dos c’est de voir notre religion méprisée quotidiennement ainsi que ceux qui la pratique dans les médias occidentaux, ce qui me fait froid dans le dos c’est les massacres commis en toute impunité au quatres coins du globe contre des musulmans sans défenses, ce qui me fait froid dans le dos c’est la torture sous traitées des pays occidentaux par les sois disant "régimes modérés", ce qui me fait froid dans le dos c’est l’acceptation inconsciente de ce terrorisme international par des masses musulmanes littéralement endormies devant des chanteuses débiles et autres, mais ce qui me fait le plus le froid dans le dos c’est ce qu’on va subir lors du yom al qiama "INN AKTHAR MIN AN NASS LA Y’ALAMUN""
Sofiane, quand on lit de tels excès, on peut imaginer sans peine comment leur auteur pourrait se conduire s’il vivait dans une de ces régions où les musulmans menacent et tuent d’autres musulmans au nom de je ne sais quelle vérité. La réalité est cruelle Sofiane, mais l’occulter ne nous rend pas service. salam
Ce qui me fait froid au dos , c’est la politisation à outrance de la religion ; c’est la réduction de la religion à une idéologie de combat.c’est de lancer des voitures piégées au nom d’Allah. ce qui me fait froid au dos, c’est des gens qui ont lu 3 livres de théologie et qui se proclament imams, jetant des fetwas scandaleuses sur tous ceux qui ne partagent pas leur avis.ce qui fait froid au dos c’est des gens "burqanisés" non seulement sur leur corps mais dans leur esprit : dogmatisés , fanatisés, imperméables à tout raisonnement.ils sont avec nous par le corps ,mais l’esprit est dans le passé, comme si le temps présent que nous vivons n’est pas un temps divin aussi.Que Dieu leur pardonne car ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont devenus un frein pour nous sortir de l’ornière.
Chadili,
Le vrai problème, je crois, est que la plupart de nos contemporains ont tendance à essentialiser leur ego. Nous devrions tous faire preuve de prudence et de modestie lorsque nous parlons de spiritualité ou de religion : Comme tu le dis si bien, tout le monde ne peut pas se mettre à lire et à interprété le coran. Nous devons dès lors le respect à nos imams car ils sont comme des médecins de l’âme qui après de longues (très longues) années d’études sont en position de pouvoir interpréter nos textes sacrés. Certes tout Homme peut avoir sa propre lecture mais celle ci, me semble il, ne devrait pas être partager ; voir propager à d’autres qu’avec d’infinies précautions oratoire. Nous devrions prendre exemple de nos grand penseurs musulmans qui à l’image de l’Imam Malik, répondait "je ne sais pas" lorsqu’il n’était pas sûr à 100 % du bien fondé de leur avis. Toi qui est doué d’intélligence, peux tu me dire ce que nous devrions faire pour sortir de l’ornière. Et si en plus tu pouvais m’expliquer ce que tu entend par ce mot, peut être y verrons nous plus clair sur le paradigme que tu appelles de tes voeux...et qui sait peut être nous rejoindrons nous sur l’essentiel.
Ce n’est pas seulement l’Islam qui est en crise, c’est l’humanité qui est en perte d’identité spirituelle. Le drame que traverse l’Islam n’est rien d’autre qu’un manque d’effort spirituel. Le Coran est pour beaucoup de frères et de soeurs de l’Islam, un livre réduit à un repère culturel et idéologique.
L’étouffement spirituel que traverse le monde Arabo-Musulman vient de la perte de compréhension de la sagesse du Prophète Mouhammad et de l’absence d’unité avec Allah. La prière pour beaucoup d’entre nous est devenue une suite de récitations sans grande profondeur, réduite à quelques sourates.
Parce-que prier, c’est connaître la Parole révélée pour pouvoir l’accomplir, prier c’est réciter la Parole d’Allah pour nous recréer avec Lui et pour aider l’humanité à se recréer dans le bien, dans le pardon et la paix.
Cette volonté d’accomplir la Parole pour agir dans le monde a été chez moi réveillée par la lecture d’un message intitulé la Révélation d’Arès et de l’enseignement d’un nabi, Mikal.
Son enseignement m’a aidé à me rapprocher du Prophète Mouhammad et de la Révélation Coranique. Dans la révélation d’Arès, le prophète Issa, faisant parler Allah à la première personne dit : "Je suis Celui qui a parlé par Mouhammad, le briseur d’idoles, le plus écouté de Mes Messagers, le plus sage, qui n’a pas fait ployer son peuple sous les observances et ne l’a pas fait fléchir sous les ordonnances des princes du culte, et qui pour cela a connu une descendance vaste comme le sable des rivages où ils échouent leurs barques pour la prière, comme les sables des déserts dont J’ai fait jaillir pour eux la richesse et la puissance, le fils d’Adam qui repose à Yatreb, attendant Mon jour". La révélation d’Arès est un message Divin qui a été révélé en 1974 à un homme en Gironde pour lui rappeler que le monde doit changer et pour rappeler aux occidentaux que l’Islam est une révélation authentique. En accomplissant la parole de nos prophètes, en tant que descendants d’Abraham, nous pourrons réaliser l’alliance des Assemblées de Dieu, une "la Oumma spirituelle" où des hommes et les femmes des trois communautés du Livre qui souhaitent se mettre au service du Bien agissant et de la vérité pourront oeuvrer dans l’exemplarité, pour empêcher les mensonges politiques et religieux des tyrans fauteurs de guerres, afin de cesser de bâtir des murs et des frontières entre les croyants.
Mach Allah
Hakima
Salam,
Ce n’est pas seulement l’Islam qui est en crise, c’est l’humanité qui est en perte d’identité spirituelle. Le drame que traverse l’Islam n’est rien d’autre qu’un manque d’effort spirituel. Le Coran est pour beaucoup de frères et de soeurs de l’Islam, un livre réduit à un repère culturel et idéologique.
L’étouffement spirituel que traverse le monde Arabo-Musulman vient de la perte de compréhension de la sagesse du Prophète Mouhammad et de l’absence d’unité avec Allah. La prière pour beaucoup d’entre nous est devenue une suite de récitations sans grande profondeur, réduite à quelques sourates.
Parce-que prier, c’est connaître la Parole révélée pour pouvoir l’accomplir, prier c’est réciter la Parole d’Allah pour nous recréer avec Lui et pour aider l’humanité à se recréer dans le bien, dans le pardon et la paix.
Cette volonté d’accomplir la Parole pour agir dans le monde a été chez moi réveillée par la lecture d’un message intitulé la Révélation d’Arès et de l’enseignement d’un nabi, Mikal.
Son enseignement m’a aidé à me rapprocher du Prophète Mouhammad et de la Révélation Coranique. Dans la révélation d’Arès, le prophète Issa, faisant parler Allah à la première personne dit : "Je suis Celui qui a parlé par Mouhammad, le briseur d’idoles, le plus écouté de Mes Messagers, le plus sage, qui n’a pas fait ployer son peuple sous les observances et ne l’a pas fait fléchir sous les ordonnances des princes du culte, et qui pour cela a connu une descendance vaste comme le sable des rivages où ils échouent leurs barques pour la prière, comme les sables des déserts dont J’ai fait jaillir pour eux la richesse et la puissance, le fils d’Adam qui repose à Yatreb, attendant Mon jour". La révélation d’Arès est un message Divin qui a été révélé en 1974 à un homme en Gironde pour lui rappeler que le monde doit changer et pour rappeler aux occidentaux que l’Islam est une révélation authentique. En accomplissant la parole de nos prophètes, en tant que descendants d’Abraham, nous pourrons réaliser l’alliance des Assemblées de Dieu, une "la Oumma spirituelle" où des hommes et les femmes des trois communautés du Livre qui souhaitent se mettre au service du Bien agissant et de la vérité pourront oeuvrer dans l’exemplarité, pour empêcher les mensonges politiques et religieux des tyrans fauteurs de guerres, afin de cesser de bâtir des murs et des frontières entre les croyants.
Mach Allah,
Hakima
Salam aleykoum, Amina Larbi, votre article est honteusement mensonger ! le Cheikh Hadj El-Mehdi Bentounès (qu’Allah l’agrée), père du Cheikh Khaled Bentounès, a participé activement à la lutte de libération du peuple algérien au péril de sa vie et de la vie de ses proches ! Un document qui atteste de cet engagement sans faille se trouve précisément dans le livre du Cheikh Khaled Bentounès dont parle Saad Khiari, "Soufisme, l’héritage commun", c’est une attestation de Monsieur Hadj Benalla, Secrétaire du FLN, confirmant la participation du Cheikh Hadj El-Mehdi et de ses disciples à la guerre de libération nationale (p. 265). Que dire de plus alors sur votre diatribe injuste ? Je crois que votre falsification de l’histoire parle d’elle-même et qu’il n’est pas utile d’en dire plus. Qu’Allah apaise votre coeur et vous libère de vos ténèbres ! amine !
salam aleykoum wa rahmatoullah wa barakatouhou
Soufiane Zitouni
Les imams sont comme les médecins ! c’est archifaux, quand il ya une erreur médicale, c’est la malade avec sa famille qui en souffre mais quand un imam se permet de lancer des fatwas, sans consulter une institution digne de cette lourde responsabilité , et commet une erreur c’est toute une génération qui sera empoisonnée et vous savez qu’elle effet à eu les interprétations déviée du coran par les jeunes musulmans qui ont pris comme maitre les ouvrages étalés dans les librairies croyant pouvoir se passer de l’enseignement d’un maitre vivant : conférence du Dr HIRECHE Benaouda de l’association des oulémas d’Algérie à la maison de la culture de Relizane/ALGERIE lors du passage de la caravane de l’espoir célébrant le centenaire de la tarîqa alawiyya dans cette ville .
Rejoignant nous sur l’essentiel, car si un acte est considéré kofr et « ridda » pour un musulman, il l’est autant pour tout les autres musulmans donc aller dans l’absurdité et juger nos frères de la Turquie, de l’Afghanistan, du l’Iran et des autres musulmans non arabophones chez qui ces miniatures ne leur pose pas problème en leur disant vous n’êtes pas de vrai musulmans, dîtes le à haute voix qu’ils sachent quel traitement leurs frères leur réserve.
En réponse à la note postée si avant ;je ne vois pas ou est ce que le mensonge se trouve réellement....Car sauf erreur de ma part, Amina Larbi dit que c’est le Cheikh Adda Bentounes grand-père du Cheikh actuel qui aurait collaboré avec l’etat français et non son père - le Cheikh Mehdi. Votre poste ne démontre donc absolument rien.
Elamin:je suis sûr qu’avec vous on peut se rejoindre sur l’essentiel.être prudent et modeste comme vous dites, devraient être les qualités de tout croyant.prudent pour ne pas mal juger ses frères et soeurs (hosn edhan), modeste car l’intelligence humaine est infime par rapport à celle de Dieu.d’autre part j’ai beaucoup de respect pour nos imams prudents , modestes.mais comme il n’ y a pas de magistère ni église en islam chacun a le droit de donner son avis.l’imam malik que vous citez disait :"on peut prendre ou laisser des dires d’un tel ou un tel sauf de celui qui est dans cette tombe " et il a indiqué la tombe du prophète.le musulman n’a pas de tutelle .il est libre et responsable de ses actes devant Dieu.il n’ y a que le Coran et la sounna authentique qui obligent.les commentaires restent humains donc sujets à la critique, si je veux les critiquer.mais en respectant ceux avec lesquels je ne suis pas d’accord, car comme disait Abou hanifa" mon opinion est une vérité qui peut comporter une erreur, et l’opinion de l’autre est une erreur qui peut comporter une vérité".pour ce qui est de l’ornière , il s’agit de l’état de dépendance et de sous développement dans lesquels sont les musulmans aujourd’hui.comment en sortir si ce n’est en ouvrant les portes de l’ijtihàd, en acceptant les avis contradictoires, la multiplicité des opinions, en refusant de menacer ou jeter l’opprobre sur les gens( comme l’a fait maladroitement notre soeur amina), en nous tournant vers ceux qui nous montrent le chemin tels que mohamed abdou, mohamed iqbal ,ibn arabi, l’émir abdelkader...voilà mon frère. je te souhaite un bon ramadan ainsi qu’au reste des participants à ce forum.
En réponse à la note postée ci-bas, je ne vois pas en quoi vous prouvez que l’affirmation de Amina Larbi est "honteusement mensongée" : sauf erreur de ma part, elle dit que c’est bien le cheikh adda bentounes ; grand père ; du Cheikh actuel qui aurait collaboré avec l’état français et non son père le cheikh mehdi bentounes. Ceci dit, je ne crois pas que les fautes du père (ou du grand père) doivent être supporté par le fils.
salam aleykoum, je suggère au courageux anonyme qui m’interpelle de relire attentivement ce passage du texte calomnieux et mensonger d’Amina Larbi afin de comprendre que c’est toute la famille Bentounès, grand-père, père et fils, qui est accusée d’avoir collaboré avec la France colonisatrice et de continuer à collaborer aujourd’hui avec ce même "ennemi" !!! c’est dire la paranoïa qui anime l’auteur de ce texte ! voici le passage en question : le « dialogue » qu’il réclame, c’est celui avec les descendants des renégats d’hier, car le grand-père de ce « cheikh » Bentounes – titre hérité de père en fils à l’image d’un fils Al-Assad ou d’un fils Kadhafi ou d’un fils Moubarak - était tout simplement un collaborateur de la France coloniale et a donc été combattu, à juste titre, par l’Association des Ouléma algériens, celle que le petit-fils Khaled vise aujourd’hui comme il vise le Haut Conseil Islamique dirigé par des élèves de Abdelhamid Ben Badis, fondateur et premier président de l’Association des Ouléma algériens et résolument opposé à la colonisation française. Il n’est donc pas surprenant de constater à qui sont dirigées les flèches du « cheikh » Bentounes, digne héritier de son grand-père et qui « collabore » aujourd’hui à sa manière.
Je ne suis donc pas dupe du procès en sorcellerie qui est fait ici à toute une famille ! C’est pourquoi j’ai rappelé l’engagement du Cheikh Hadj El-Mehdi Bentounès (qu’Allah l’agrée) dans la lutte pour la libération du peuple algérien, preuve indubitable à l’appui, afin de détruire la calomnie infondée relayée ici par Amina Larbi... Le Cheikh Hadj ’Adda Bentounès (qu’Allah l’agrée) ne fut certainement pas un "collabo" des Français au sens où on employait ce terme en France durant la 2ème guerre mondiale. Il n’a cessé au contraire de lutter contre le risque de corruption de l’âme musulmane du peuple algérien par le matérialisme athée importé de France. Mais il a également travaillé au rapprochement des hommes de confessions religieuses différentes avec son association "Les Amis de l’Islam", fidèle en cela au Cheikh Ahmed el ’Alawi (qu’Allah l’agrée) et au Prophète Mouhammed lui-même (la prière d’Allah et la paix sur lui) qui nous a transmis cette exhortation d’Allah : " Dis : « Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous." (3.64).
salam aleykoum wa rahmatoullahou wa barakatouhou
Soufiane Zitouni
Allah Dis : « Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous." (3.64).si les gens du livre sont appelés à une parole commune, comment peut-on expliquer cet éloignement des musulmans les un des l’autres ? ce n’est pas les propos de Amina Larbi qui encourage ce rapprochement ; heureusement qu’il y a des esprits comme Chadli qui rappel la voie du juste milieu la seule voie ou les extrêmes peuvent converger.
Selemoun aala el Djami
Il ya une question que je souhaiterai poser a tous.
Si nous avions vécu au temps du prophète sur lui(le salut et la pais), et du jour au long demain il nous parle de l’islam alors que nos parents pendants des siècles puiser d’une religion ancienne ?
Si à cet époque on vient nous parler de son assonssions (isra wa mirage) l’aurons nous crus ?
Estimons-nous heureux d’être musulman par héritage.
Pour ce qui concerne le cheikh Khaled Bentounes je ne vois pas vraiment ce qu’il à fait de mal pour recevoir tout ce déluge, il n’a fait qu’extérioriser un patrimoine déjà existant et le mettre dans un livre.
Il n’a pas inventé ou dessiné, au contraire il essai de préserver un patrimoine universelle pour toute l’humanité.
Nous comme musulman, nous devons être tolérant, cléments.
Sincèrement, heureusement que le prophète sur lui(le salut et l paix) nous à donner un chemin à suivre, sinon c’est le cahot. Je vous remercie à tous car au fond du problème ce n’ai que la mahaba
Qui fais nous fais réagir merci .
Les confréries soufies d’Algérie ont été très affaiblies par la colonisation alors qu’elle avaient vaillamment combatu l’Armée coloniale entre 1830 et la fin du 19ème siècle.
Les réformistes/ nationalistes n’ont fait que poursuivre l’oeuvre de destruction des confréries soufies d’Algérie et ceci, au-delà du désaroi des disciples dont les positions politiques étaient très diverses.
Je me souviens bien de la virulence des attaques contre les confréries que les réformistes traitaient d’"obscurantistes" entre autres insultes.
Grave erreur des réformistes avec celle de la question berbère.
Mais ils ne veulent rien voir ni entendre.
Il n’y a qu’à voir notre voisin marocain pour comprendre que la force, ce n’est ni le pétrole, ni la violence.
Aujourd’hui, ils jettent l’anathème sur tout ceux qui ne sont pas apparentés à leur mouvement ou qui ne leur font pas allégeance et confisquent la lutte de libération nationale à leur seul profit.
Et le peuple algérien est innocent mais paye le prix fort.
Toute injustice partielle finit par trouver sa place dans une justice globale : la Justice Divine.
Soubhanaka Allahoumma wa bi Hamdika, astaghfiruka wa atoubu ilaïka.
Pour inhiber une religion y a pas mieux que de créer des sectes et des confréries.On a l’exemple du colonialisme britannique qui a encourager ,avant la scission du Pakistan de l’Inde,le mouvement tablighis car il ne remettait pas en cause la domination britannique.
Ces confréries ce sont des outils soporifiques aux mains qui manipulent.
salam aleykoum, la vérité est souvent plus subtile qu’on le croit, voici un extrait du livre du Cheikh Khaled Bentounès "Soufisme, l’héritage commun" (pages 166,167,168) qui montre que le Cheikh Abdelhamid Benbadis, co-fondateur et président de l’association des Oulémas musulmans d’Algérie, avait une grande estime pour le Cheikh Ahmed el ’Alawi, fondateur de la Tariqa ’Alawiyya, qui l’invita à une parole commune entre Musulmans...
Le cheikh al-’Alâwî et l’association des oulémas musulmans d’Algérie
" Dans les tous premiers numéros de son hebdomadaire al-Balâgh, le cheikh al-Alâwî ne cesse d’exhorter tous les penseurs, savants musulmans et gens fortunés d’Algérie, à se fédérer autour d’objectifs communs : la défense de l’identité culturelle et spirituelle des Algériens face à la désintégration menée par les autorités coloniales, l’éveil de la conscience des Musulmans, le retour aux vraies valeurs de l’islam, la sauvegarde des valeurs humaines et l’alphabétisation des citoyens.
Lorsque Omar Ismail, notable algérois, confie au rédacteur du Balâgh, Muhammad al-Mahdî, l’idée de créer une association des oulémas, ce dernier en informe le cheikh al-Alâwî qui loue cette initiative tant attendue. L’hebdomadaire mène alors une vaste campagne à travers ses articles afin de faire connaître ce projet. Lors de l’assemblée constitutive de cette association, le 5 mai 1931, le cheikh al-Alâwî, Muhammad al-Mahdî et Adda Bentounes sont présents. L’association est constituée, Ibn Bâdîs (1889-1940) est nommé président et les représentants des confréries religieuses sont écartés et peu de temps après, l’association se transforme en un mouvement réformiste. Ce mouvement s’attaque d’abord aux zâwiyas et au maraboutisme puis petit à petit aux idées même du tassawuf. Martin Lings rapporte : « Ce groupe était particulièrement hostile aux confréries soufies ; il les considérait comme un facteur des plus puissants pour le maintien de ces "superstitions" qu’il cherchait à déraciner, et son hebdomadaire al-Shihâb, publié à Constantine, contenait souvent des attaques contre le soufisme ». Le cheikh al-Alâwî, lui, critique le projet de naturalisation et d’assimilation des Algériens par la France, accepté par les réformistes. Dans Les Voies d’Allah , Sossie Andezian écrit : « L’action des réformistes est une lutte culturelle, religieuse et politique dirigée contre l’administration coloniale et contre les hommes de pouvoir locaux, religieux ou politiques. Il s’agit d’une lutte pour l’instauration d’un nouvel ordre inspiré des Lumières mais recouvert de l’emblème arabo-islamiqne. »
Un réponse aux critiques des réformistes, le cheikh al-’Alâwî consacre, dans al-Balâg, plusieurs articles dans lesquels il défend énergiquement les fondements du tassawuf en puisant ses arguments dans le Coran, le Hadith et les quatre écoles juridiques. Il invite les réformistes à un débat constructif loin des polémiques stériles. Martin Lings écrit : « Al-Shihâb persévéra dans son hostilité à peu près jusqu’en 1931, date à laquelle le rédacteur en chef, Ben Bâdis, eut l’occasion de venir à Mostaganem, invité à des noces où le cheikh était également convié ». Après cette rencontre, paraît dans al-Shihâb l’information suivante : « Cheikh Ahmad ibn Alîwa offrit un souper auquel assistèrent certaines personnalités de Mostaganem ainsi qu’une centaine de disciples du Cheikh. Celui-ci se montra d’une cordialité et d’une amabilité extrêmes, au point de servir lui-même certains de ses invités [...] Après le repas on récita des versets du Coran, puis les disciples du Cheikh se mirent à chanter des odes de Umar Ibn al-Fârid ; leur chant était d’une telle beauté que l’assistance en fut extrêmement émue. L’agrément de cette soirée fut encore rehaussé par des intermèdes de discussions littéraires portant sur la signification de certains vers.
Parmi les nombreuses marques de courtoisie que nous prodigua le Cheikh, notre hôte, je fus particulièrement sensible au fait que pas une seule fois il n’effleura un sujet de désaccord entre nous de la moindre allusion qui eût pu m’obliger à exprimer mon point de vue et à le défendre. Notre conversation se déroula sur les nombreuses questions au sujet desquelles nous sommes en parfait accord, évitant les quelques points sur lesquels nos opinions différent ». Le Général P.J André de l’Académie des sciences coloniales, dans un rapport interne remis au gouvernement général d’Algérie nommé « Les confréries religieuses en Algérie » qui sera édité sous le même nom par La Maison des Livres Alger en 1956, écrit : « Benbadis lui même, après un contact direct pris avec le cheikh Benalioua, avait pu dire "Si je devais m’affilier à une confrérie, c’est l’Alaouia que je choisirais..." » (page 124). Dans son livre, Les confréries soufies et les zawiya en Algérie, Salah Mu’ayyad al-’Uqbi, petit-fils de Al-Tayyib al-’Uqbî (1888-1960), membre clé jusqu’en 1936 de l’association des réformistes, rétablit la vérité et montre le rôle positif joué par les zâwiyas et les confréries soufies en Algérie et en particulier par la ’alâwiyya. Il cite notamment ses fonctions éducative, culturelle et cultuelle et son souci de préservation du patrimoine spirituel face au colonialisme."
salam aleykoum wa rahmatoullahou wa barakatouhou
Soufiane Zitouni
au kabyle ignorant : il ne faut pas confondre sectes et confréries, notamment soufies.
Le colonialisme n’aurait pu rien faire si les germes de la division n’avaient pas été là et s’il ne s’étaient pas appuyé sur deux atouts majeurs : l’orgueil et la cupidité.
Le Général Bugeaud faisait partie d’une confrérie : la Franc-Maconnerie. C’est là que la France et les autres puissances coloniales ont puisé leur force.
Ces vérités ne font pas partie de l’histoire officielle. Ce n’est pas une raison pour confondre tout avec tout.
Si l’intégrité de l’Algérie moderne est toujours en danger, il n’en reste pas moins que l’aveuglement de certains réformistes/nationalistes fragilise encore plus ce pays car ils ne cessent d’exclure au lieu d’unifier.
Si une nouvelle légitimité unificatrice n’est pas refondée, il y a de quoi être inquiet pour l’avenir.
On a beau être épaté par la charge assassine de Amina Larbi mais elle masque mal la faiblesse de son argumentation. Ce sont toujours les mêmes antiennes contre les confréries soufies depuis les années 30 du siècle dernier !.
Et quand elle parle de colonialisme (ou néo-colonialisme) ce n’est pas du tout sous cette forme là que la menace pèse.
Opposition féroce à Bouteflika, régionalisme, lutte pour le pouvoir mais sûrement pas patriotisme !.
Wa Salam ala kulli hal.
Pardon, encore autre chose. Amina Larbi veut faire des musulmans engagés dans le Soufisme des activistes. Il peut certes arriver qu’ils le soient à un moment donné de leur cheminement spirituel mais cela ne peut être qu’une étape sur la voie du Djihad Ennafs.
Tous les pouvoirs veulent contrôler les soufis, les soumettre à des préoccupations uniquement temporelles. Tragique erreur pour les uns comme pour les autres.
amina larbi a dit "Faut-il qu’ils s’occupent de soufisme pendant que l’ennemi surarmé est à leurs portes et ainsi se faire admettre par la « Communauté internationale » et les prétendus Musulmans qui roulent pour elle ?
Je dis à amina larbi qu’il conviendrait de cesser de délirer et de se fourvoyer dans des luttes fratricides, ce que les musulmans ont souvent pratiqué et pratiquent encore très bien à notre grand désespoir ; ils n’ont pas besoin des occidentaux pour cela.
En parcourant la presse j’ai lu cet article très intéressant dans Jeune Afrique et en voici un § :
"Bab Ezzouar est surnommée Chinatown en raison de la forte concentration de ressortissants Chinois qui s’y sont installés pour commercer. Depuis quelques années, ils cohabitent tant bien que mal avec la population du quartier. Celle-ci, majoritairement musulmane, reproche à ceux qu’ils avouent parfois considérer comme des intrus, de ne pas s’intégrer et de faire fi des coutumes locales. « On ne peut pas vivre avec eux. Ils boivent de l’alcool et ne respectent pas notre religion. Ils doivent s’en aller », réclamait d’ailleurs un commerçant à la suite des violences.
Bab Azzouar se situe à l’est d’Alger. Donc voyez-vous amina, l’ennemi est chez nous et c’est nous qui sommes allés le chercher pour remplacer l’occident !!!
Faut-t-il que le musulman ait toujours besoin d’un bouc émissaire pour s’exonérer de sa responsabilité ? j’invite Sofiane à joindre l’extrème- orient en l’espèce, la Chine, à la liste des ses ennemis qui lui font froid dans le dos.
Salam
Je trouve les derniers échanges stériles et fort peu constructifs.
Ne pensez vous pas qu’il faille changer d’approche : Certes TOUS nous avons une part de vérité.
Pourquoi ne pas nous enrichir de la part de l’autre :
Toutes les idées ; impressions ou opinions lancées dans ces commentaires contiennent une part de vérité précieuse que nous devrions considérée pour ce qu’elles sont.
Seul notre CERTITUDE d’avoir raison nous fait réagir de manière aussi immature.
Il serait pourtant si facile de prendre la peine d’écouter d’une oreille critique ce que l’autre a à dire et d’en tirer ce qui a de meilleur.
Sur ce je vous souhaite à tous et à toutes un excellent mois de ramadan .
Oublions - pour un moment seulement :-) - notre égo et remettons nous en à Allah, l’Unique car il est le seul digne d’adoration.
Salam,
Triste article qui ne fait mettre en avant la réalité, oui l’Islam est une spiritualité avant tout et nous permet de nous élever vers Dieu !
Le Fiqh est une chose mais cela ne remplace pas l’essentiel à savoir la Foi, la pratique, l’ijtihad par tous les musulmans. Non pas seulement par les oulémas qui ont parfois pris l’Islam en otage (religion de liberté par essence comme le montre Eric Geoffroy) !
Cet article est vraiment très bien écrit, l’Islam ce n’est pas "ceci est haram..." sans cesse. Dieu nous à tout autorisé sur Terre puis au cours des Révélations donné au(x) Prophète(s) nous à interdit certaines choses. Arrêtons avec ce débat avec la Burka alors que tout le monde sait qu’en aucun cas Dieu nous à prescrit cela.
Il faut se reconcentrer sur la foi, sur la transcende divine, la verticalité qui anime tous les jours et mettre de côté quand il le faut tous ces faux problèmes qui ont fait de notre civilisation, une ère scélorosée alors qu’elle à illuminé le monde pendant des siècles.
Ma’a Salam.
Je remercie Saad Khiari pour son article d’une grande pertinence. L’islam est aujourd’hui sclérosé à force de permis/pas permis. Je me demande comment faisaient les musulmans des deux premiers siècles avant l’avènement des imams Malik, Shafi’i et autres… Doit-on toujours se référer aveuglément à des prescriptions pensées à une époque donnée ? En ce temps-là, il n’y avait pas de trou dans la couche d’ozone, pas de pollution de l’air, de l’eau et du sol, pas de biodiversité en sursis, pas d’armes de destruction massive. Ne doit-on pas se prendre par la main et rouvrir grand les portes de l’ijtihad, l’effort d’interprétation, toujours sur la base du Coran et du modèle prophétique ? N’y a-t-il pas plus important et terriblement plus urgent que l’alignement des pieds pour la prière et le voile ? Oui, l’heure est à la confrontation des idées qui poussera la oumma et l’humanité à l’excellence.
à Amina Larbi : ton intervention est au plus très mal renseignée au pire malveillante. Pour ne pas reprendre point par point ce que tu as écrit, mais je le ferai au besoin, Cheikh Benbadis était officiellement pour l’assimilation française, c’est un point historique tandis que le Cheikh al Alawi n’a jamais cessé de lutter pour la langue arabe et l’identité musulmane de ses consorts, 10 années d’articles dans les deux journaux qu’il a fondé en témoignent.
Aussi, le Cheikh Adda Bentounes a étudié à la zitouna puis est demeuré auprès du Cheikh al Alawi à Mostaghanem, drôle de formation pour un "pseudo agent colonial" qu’il ne fut jamais. Il encouragea son fils dès 45 à visiter les prisonniers politiques, précurseurs nationalistes avec qui il gardera contact et activera énergiquement durant la Révolution algérienne. Les témoignages de très haut responsables du jich sont disponibles et les thèses universitaires sont nombreuses. Je ne voudrais pas oublier les soulèvements des maîtres soufis tels l’Emir Abdelkader, Cheikh Bou’mama, Cheikh Ahaddad, Lalla Fatima Nsoumeur ou encore Messali Hadj fils d’un moqadem soufi. Le néo colonialisme n’est donc ni l’héritage ni l’affaire des voies soufies. Si les Etats algérien et marocain se rapprochent des soufis c’est pour y trouver un contrepoids au wahabisme et à la salafiya dont certains "savants" tout sauf inspirés ont fait couler beaucoup de sang... musulman ! Il faut reconnaître que cela réussit à ces Etats de se tourner vers des spirituels qui ont des projets concrets tirés d’un ijtihad dont ils ne se privent pas. Je partage ne t’en déplaise la position de M. Khiari quant au niveau affligeant des chaînes religieuses dont les pétrodollars conquérants nous innondent. Je n’y trouve rien qui intensifie ma vie et me rapproche de l’Intime glorifié soit-Il.
Enfin, le dialogue est à cultiver, accepter mais pas sur la base de calomnies gratuites.
Par exemple plutôt que de parler de "l’ennemi" qui nous cerne de toute part, alors que wahabites et extrémistes occidentaux parlent le même langage et voient leurs intérêts converger dans la haine et la guerre, je préfère pour finir relever le passage où tu dis que "des savants parlant l’arabe" etc... sont seuls à même d’interpréter les textes pour faire évoluer la loi et la société musulmane. C’est un des points les plus importants du débat actuel il me semble, si salutaire pour la communauté : l’ijtihad est à encourager selon moi et c’est à chacun de s’emparer du Coran et de la sunna pour en tirer un projet de vie ; sans pour autant faire table rase de ce que la communauté musulmane nous a transmi si cela demeure vivant et bon pour nous, ahl jmaâ wa sunna. Je ne t’apprends rien mais l’inspiration est un des modes de constitution de la loi islamique, construction humaine, selon les fondateurs même des différents madhab, écoles juridiques, qui furent bien plus nombreuses que 4 autrefois. Au pouvoir depuis un siècle l’idéologie wahabite n’a rien apporté à mon sens aux musulmans et encore moins au reste de l’Humanité. L’excommunication n’existe pas en Islam fort heureusement et je n’exclue pas nos frères wahabites ou autres, je ne suis pas dans le coeur des gens et je ne veux pas donner de leçons mais aujourd’hui on a la chance d’entendre des intellectuels et spiriutels musulmans qui redonnent une modernité et une profondeur à l’Islam, susceptibles d’apporter aux musulmans en premier lieu et à l’Humanité, ce qui est la vocation de la Oumma, être exemplaire et porteuse de solutions et d’espérance. Voilà pour le fond, on pourrait aussi parler du shirk (associationnisme) qui est l’autre noeud principal à dénouer entre conservateurs et nouveaux penseurs de l’Islam ... et Iman et Ihsan, pour ceux qui l’oublient, un peu de profondeur en somme svp dans un monde où tout n’est pas noir ou blanc, allié ou ennemi et où les problèmes mondiaux appellent pour la première fois dans la destinée humaine des réponses collectives. C’est le moment d’oeuvrer ensemble pour la paix, l’équité et même l’environnement les uns avec les autres et pas les uns contre les autres. La planète humaine va malgré nombre de médias partiaux et avides de catastrophes, vers plus de conscience, le tsunami est un bel exemple du monde village où l’on vit aujourd’hui et pour la première fois les dons et l’aide ont dépassé les besoins des zones sinistrées. La guerre, la haine et l’ignorance n’ont jamais rien solutionné, l’Histoire est là. Salam sur tous
les confrerie ne sont pas parfaite avec leur sectarisme flagrant .mais bon perssone n’est pafait (heureusement)le probleme des musulmans(car devant dieux il n’y a pas de sunite .chiite .confrerie .secte ..ect)c’est l’absence d’auto critique.et chaque croit qu’il a raison au point de diaboliser les autres
Bonjour à tous...
SEMER L’ESPÉRANCE, c’est ce que je retiendrai de cette semaine palpitante passée à Mostaganem !
Merci au Cheikh Bentounes et à toute l’organisation qui s’est donnée sans compter.
Sahah fturkum
Neofit.
Salaaam.je croî pas wafa qu’on a heriter cette religion ,ou est (lahchouma)la base de la croyançe.va voir au bled,si t’a honte on t’harnaque du matin au soir.dieu merçi
A Amina Larbi...c’est qu’elle est aurait pu me faire douter, avec sa methode de copier-coller, si elle n’avait pas été aussi loin dans l’absurde. Le cheikh Khaled Bentounes en tant que maitre spirituel d’une voie internationale n’a pas besoin d’un titre de séjour (vous etes vraimment trop drole, ce que vous avez dit, reviendrait a dire que le dalai lama cherche un titre de séjour indien, ou le pape voudrait la nationalité suisse...a se demander si ce n’est pas vous qui etes obnubilé par la recherche d’un titre de sejour) c’est d’un ridicule, croyez bien que ce genre de personne, si ils veulent un passeport on leur donne...soufisme et colonialisme ? La encore c’est ridicule, reliser l’histoire, je vous recommande le livre de amadou ampate ba "tierno bokar, le sage de bandiagara", un des maitres de la tidjania qui peut etre vous permettra de comprendre certaines choses sur la question (si toute fois vous etes sincerement ignorante )
Comme vous le savez peut etre ou pas, je doute que vous ayez acheter le livre, les visages du prophète qui apparaissent dans le livre sont recouvert d’un voile, et il s’agit tout simplement d’image d’oeuvre d’art (tableaux, miniatures) exposé dans les musées des pays musulmans. Mais probablement être vous de ceux qui veulent détruire le patrimoine historique des musulmans...que pensez vous d’ailleurs, doit on détruire toutes ses oeuvres datant de plusieurs siecle faite en hommage à Dieu et a son message ? comme l’on a détruit le mausolé de Sayida Khadidja ?
wa salam