Mercredi 23 mai 2012
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook

La composition du premier gouvernement de l’après-Ben Ali

Partagez :

Alors que le paysage politique de la Tunisie se redessine au fil des jours, sous la couleur dominante du parti Ennahda, le casting gouvernemental cristallise toutes les attentes. Tel un éventail des plus hautes fonctions régaliennes, la répartition des 41 portefeuilles ministériels a été soumise à l’approbation de l’Assemblée nationale constituante jeudi, dans le cadre d’un vote de confiance.

Levant un coin du voile sur ces hommes qui vont présider aux destinées du pays, la radio privée Mosaïque FM a offert sur ses ondes la primeur de la nouvelle composition du premier gouvernement de l’après-Ben Ali. Sous la direction de Hamadi Jebali, n°2 d’Ennahda, promu Premier ministre, le parti musulman plébiscité par les électeurs se partage les ministères régaliens, ainsi que plusieurs autres portefeuilles, à l’instar des Affaires étrangères revenu d’office à Rafik Abdessalem, gendre de Rached Ghannouchi.

Le ministère de la Défense fait figure d’exception notable, puisqu’il demeure aux mains d’Abdelkrim Zbidi, seul membre du gouvernement sortant de Béji Caïd Essebsi à être reconduit. Tandis que l’ex-footballer vedette, Tarek Dhiab, se voit confier le maroquin de la Jeunesse et du Sport, et que les deux autres partis partenaires de cette « Troïka » obtiennent les ministères restants, leurs deux leaders s’installent, chacun, dans le fauteuil de la présidence : de la République pour Moncef Marzouki ( CPR), et de l’Assemblée Nationale Constituante pour Mustapha Ben Jaâfar (Ettakatol).

Seules trois femmes ont réussi à se frayer un chemin dans les nouvelles allées du pouvoir tunisien, alors que nombre de secrétariats d’Etat sont passés aux oubliettes de l’histoire.
Médecin de formation, le président Marzouki n’a pas tardé à diagnostiquer « le tsunami de dossiers urgents", parmi lesquels l’alarmant taux de chômage, qui a plongé dans le désoeuvrement plus de 700 000 personnes, dont 200 000 jeunes diplômés, est érigé en cause nationale.

De son côté, le Premier Ministre s’est engagé à lutter contre " la corruption qui a gangrené ce secteur envahi par le clan (du président déchu) Ben Ali et ses proches ", tout en rassurant l’opinion sur l’islamisation du pouvoir en indiquant vouloir réserver un ministère aux Droits de l’Homme. Tous les rôles ont été distribués, la période transitoire est placée sous le signe de la rupture nette et définitive avec l’Ancien régime, la Tunisie se doit d’écrire une nouvelle page, avec l’espoir de la reconstruction pour ligne d’horizon. Et elle a un peu plus d’un an pour cela

Publicité Oumma Media

Commentaires

X
0 points

On espère la même chose pour la libye, l’egypte et les autres pays arabe un jour

X
0 points

C’est devant un vrai travail d’Hercule que le nouveau gouvernement Tunisien se trouve placé. Non seulement le pays a été pillé par les mafieux de Ben Ali mais la révolution a aussi résulté en dégâts matériels non négligeables. C’était peut-être un prix inévitable à payer pour se libérer de la pieuvre Ben Ali dont les multiples tentacules asphyxiaient le pays. Mais le secteur touristique, longtemps pilier important de l’économie Tunisienne, vacille. Les visiteurs étrangers qui pour leurs vacances aspirent au calme préfèrent éviter des pays secoués par la révolution comme la Tunisie et l’Égypte. Les hôtels vides ou semi vides licencient leurs employés. Les investisseurs étrangers sont eux aussi devenus méfiants. Le régime répressif dont ils graissaient la patte leur garantissait une main d’œuvre docile. Les syndicats complices du régime dictatorial les rassuraient. Aujourd’hui la donne a changé. Les militants de base ne se laissent plus mener comme des moutons par leurs leaders corrompus. Ils donnent de la voix et font entendre leurs revendications sociales. En conséquence des sociétés ferment leurs portes et d’autres se déclarent menacées. Officiellement la Tunisie aurait 700.000 chômeurs mais la vérité pourrait être plus alarmante. D’ailleurs parmi ceux qui ont un emploi beaucoup se plaignent de ne pas avoir été payés depuis des semaines ou même des mois. La révolution sert d’alibi aux patrons. D’autre part les pays qui pendant longtemps ont été amis-amis avec Ben Ali mais n’ont pas hésité à saluer sa chute, des fois à contrecœur comme la France, ne se pressent pas pour rendre à la Tunisie ses avoirs volés. En Tunisie même où depuis la victoire électorale du parti Ennahdha les peaux de banane jetées devant les pieds de ses leaders n’ont pas arrêté de s’amonceler, ce sont maintenant les partenaires de Ennahdha dans la coalition gouvernementale qui sont aussi devenus la cible des déçus de la révolution ou des élections. Il y a d’un côté les anciens fidèles de Ben Ali, membres de son parti dissous, le RCD. Plusieurs d’entre eux se sont recyclés dans des partis qui ont vu le jour anarchiquement après la révolution. C’est ainsi que la Tunisie qui pendant plus d’un demi-siècle était le pays d’un parti unique a vu en l’espace de quelques mois éclore plus de 120 partis dont de nombreux, sinon la plupart, lorgnaient vers les miettes qu’il y aurait encore à ramasser. D’autres groupes qui étaient mécontents de la dictature de Ben Ali se sont alarmés de la victoire du parti islamiste Ennahdha. Ils l’ont ressentie comme une menace à leur façon de vivre. Ils craignent une moralisation islamique de la société qui mènerait à l’interdiction des ventes d’alcool, moins de libertinage dans les mœurs et la fermeture des quartiers chauds et maisons closes. Leurs motivations n’ont rien d’idéologique. À ces mécontents s’ajoute une bourgeoisie Tunisienne snobe, dédaigneuse des couches populaires qui ne parlent pas le Français et n’ont pas comme eux les moyens d’envoyer leur progéniture dans les écoles privées pour l’apprendre. Cette bourgeoisie, en grande partie provenant des quartiers huppés de la capitale, destinait ses enfants à devenir les élites futures du pays. Elle a été prise de court par l’irruption des déshérités venant des régions pauvres mais qui ont sonné le glas d’un régime considéré comme inébranlable. Le succès de la révolution Tunisienne, quoiqu’on dise, ne s’est pas fait devant les ordinateurs et sur les pages de Facebook. Il a été arraché par les manifestants qui ont investi les rues et bravé les bataillons féroces des forces de l’ordre de Ben Ali et les snipers qui les visaient au cœur où à la tête comme il a été prouvé par l’examen des corps. La victoire de ces manifestants longtemps méprisés par la bourgeoisie francophile a semé la panique parmi cette classe qui s’est toujours considérée comme progressiste, mais selon les critères occidentaux. Un exemple est celui de l’avocate Bochra Belhaj Hmida ancienne présidente de l’Association des Femmes Démocrates. Lorsque Ben Ali sentant son pouvoir ébranlé est apparu à la télé pour annoncer après des centaines de tués qu’il avait donné l’ordre de ne plus tirer sur les manifestants elle l’a rapidement suivi sur le même écran pour louer son sens démocratique et son ouverture pour réformer. Son collègue avocat Néjib Chebbi a fait de même. Mais leurs tentatives pour sauver le régime n’ont pas abouti. Les manifestations se sont poursuivies jusqu’à la fuite du despote. Dans la période qui a suivi, pendant que Ennahdha mobilisait les régions pauvres pour les élections à venir, Chebbi comme Bochra ont choisi de se profiler en Occident, particulièrement en France dont ils courtisaient les médias. Chebbi partait en voyage et Bochra organisait pour les médias Français des manifestations de femmes contre Ennahdha avec des pancartes où les fautes de Français ne faisaient pas défaut (pour rendre plus authentique ?) Les élections ont été une déconfiture pour Chebbi, et les idées progressistes de Bochra n’ont pas convaincu beaucoup de gent féminine Tunisienne. Ses idées émancipatrices ne trouvaient pas écho dans une société durement éprouvée par la dictature, la pauvreté et le chômage. De plus, l’état lamentable de l’enseignement et une liberté de presse trop longtemps verrouillée et beaucoup plus axée sur le culte de la personne de Ben Ali que sur une information objective n’ont pas préparé l’opinion publique à bien accueillir les positions progressistes de Bochra. Ses efforts pour la promotion du mariage homosexuel en Tunisie n’ont pas paru une priorité pour les chômeurs. Son indignation exprimée dans une interview dans Magharebia le 21-4-2009 dans laquelle elle disait : "Si une femme harcèle un homme, elle est taxée de scandaleuse" n’a pas eu beaucoup de prise sur les mères et sœurs des manifestants abattus par les forces de sécurité de Ben Ali. Mais comme compensation l’Association de Bochra vient de recevoir le prix Simone de Beauvoir d’une valeur de 20.000 Euros, accordé par par l’Institut Français, le Centre national du livre, l’Université Paris Diderot et les éditions Gallimard. Les publications Françaises vont certainement trouver un plus grand marché en Tunisie car la censure a été supprimée. Cependant, avec des ventres et des bourses vides il n’est pas certain que beaucoup auront l’occasion de jouir de ces nourritures spirituelles.

X
0 points

مبروك عليك يا تونس المحررة

Félicitation ô Tunisie libérée !

La Tunisie et son Président sous haute surveillance !
« L’esprit colonial, c’est terminé », clame Marzouki !

Monsieur Marzouki, peut-on croire qu’avec vous la Tunisie sera réellement libre ?
Seriez-vous le premier Homme de la nouvelle Renaissance arabe ?
Espérons-le.

Monsieur le Président, le peuple tunisien vous confie cette tâche au nom de tous les peuples arabes qui vous observent à la loupe. A vous d’honorer vos engagements pour leur donner l’exemple d’une émancipation réelle, viable et « contagieuse », venue du pays d’Abou El-Kacem CHABBI et de Mohamed EL-BOUÂZIZI - auxquels il convient de rendre un grand hommage au nom de tous les peuples épris de liberté.
Monsieur le Président, vous avez déclaré : « L’esprit colonial, c’est terminé », et nous vous soutenons dans cette politique émancipatrice pour votre pays et votre peuple. A vous d’honorer la Révolution tunisienne en vous montrant comme un « Président-messie » qui donne le bon exemple aux autres Présidents arabes qui seront investis après leurs Révolution. Ainsi ces peuples longuement opprimés et humiliés relèveront la tête. Une partie d’entre eux sont déjà en œuvre pour concrétiser leurs libérations et jeter à la poubelle de l’Histoire leurs dictateurs, et ce grâce à votre peuple, et notamment à Mohamed El-Bouâziz qui a donné l’étincelle qui a allumé la colère des peuples contre leurs bourreaux.

Nous vous félicitons ainsi que votre peuple, ses vaillants militants et martyrs qui ont permis la réalisation de cet exploit inattendu, qui a surpris le monde entier et donné aux peuples, au-delà des frontières arabes, l’espoir de se libérer de tous les bourreaux qui infestent la planète terrestre. Nous attendons de vous de tourner définitivement la page noire de soumission aux impérialistes à laquelle les dirigeants arabes (à lexception de deux d’entre eux qu’on a assassinés : Nasser et Boumediene) nous ont habitués depuis de longues années.
Oui, nous vous félicitons, et à travers vous le peuple tunisien qui a donné, parait-il, une leçon de démocratie au monde entier, et notamment à ceux qui se croient en être les précurseurs, et en même temps soutenaient (et soutiennent toujours) les bourreaux des peuples, comme Ben Ali, Moubarek, etc. afin de maintenir leur domination sur les pays arabes et de piller leurs richesses, les plongeant ainsi « dans une misère blanche ».

Lire les propos du « Président sans cradvate et sans compte en Suisse », Moncef Marzouki, dans ce lien : Marzouki : "Les Français sont prisonniers d’une doxa au sujet de l ....

Peine perdue

Ceux qui tirent les ficelles et crient à la guerre civile, en voyant déjà « les islamistes » avec les couteaux entre les dents pour égorger les Tunisiens, sont restés à leur faim. Peut-être ils tentront autre chose ; mais nous savons que lorsque les tenants du pouvoir ne sont pas des corrompus, ils ne réussiront pas, c’est peine perdue pour eux. Et nous pensons que c’est le cas de l’équipe dirigeante d’aujourd’hui en Tunisie qui redonne une nouvelle vie et un grand espoir aux citoyens tunisiens, voire au-delà car la Révolution tunisienne est devenue une Ecole pédagogique pour les peuples épris de liberté, et ses dirigeant doivent l’honorer.

Sur le plan de la démocratie et de la liberté, nous pensons que c’est déjà acquis pour le peuple tunisien. Sur le plan éconoimique, bien que la Tunisie ne soit pas un pays matériellmeent riche, les richesses morales et intellectuelles de ses citoyens parviendront à surmonter les problèmes.
Quand le Président et ses collaborateurs n’ont pas de comptes à l’étranger, c’est sûr que le peuple mangera à sa faim et vivra heureux.

L’extrémisme, le fanatisme, voire le terrorisme dans lesquels peuvent verser certaines personnes, viennent de la répression des régimes et des Etats qui s’accrochent à leurs privilèges et veulent dominer les autres. C’était le cas des généraux en Algérie qui ont fait basculer le pays dans une guerre civile depuis plus de 20 ans.

C’est aussi le cas des USA qui veulent dominer et humilier les peuples en s’attirant leurs hostilités, tel est le cas des peuples afghan et irakien qui voulu les humiliers chez eux mais ils ont été eux-mêmes humiliés comme l’ont été au Viet Nam dans les années 1970. Quand les gouvernants et les grandes puissances respectent la démocratie, qui passe forcément par les urnes et la trensparence, les « islamistes » se conformeront aux décisions de leurs peuples.

Comme ils se comporteront de façon respectueuse vis-à-vis des autres pays dont les dirigeants desquels doivent en faire autant dans un esprit de partenaires souverains et égaux.
Cette sagesse n’a pas encore trouvé sa maturité chez les dirigeants des Etats capitalo-impérialistes occidentaux dont l’arrogance est leur grand défaut.

La meilleure aide que les régimes occidentaux et leurs potre-voix de médias peuvent à porter à ces peuples, c’est de ne pas s’immicser de leurs affaires et des affaires de leurs gouvernants, quels qu’ils soient. Les peuples sont capables de s’en occuper eux-mêmes.,Les peuples tunisien et égyptien (d’autres les ont suivi et seront victorieux à leur tour) ont donné l’exemple pédagogique, non seulement par leurs révolutions contre leurs bourreaux, mais aussi par leur maturité.

Que les gouvernants occidentaux se débarrassent de leurs esprit colonial et leur arrogance et s’habituent à traiter d’égal à égal avec les gouvernements et peuples arabes, au lieu de vouloir les domminer. Si tel était le cas, ils auront gagné l’estime et l’amitié des peuples libérés et de leurs gouvernants ; et tout le monde sera gagnant.