Samedi 26 mai 2012
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La communauté musulmane en France et le problème de sa « conscience historique » (1/2)

Dans un entretien récent, Saïda Kada, militante musulmane engagée sur le terrain depuis plusieurs années, affirmait : « j’ai toujours eu l’impression que les musulmans sont nés sous X. Ils ont rompu avec leur histoire ». Elle ajoutait : « le problème, c’est qu’abord de s’émanciper du regard qu’on a sur soi. A un moment donné, on devient son propre colon. On intègre un vocabulaire qui était celui de nos maîtres. Pour moi, on vivait vraiment un modèle à déconstruire fondé sur le déni de l’histoire de l’immigration.

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style=''>Dans un entretien
récent, Saïda Kada, militante musulmane engagée sur le terrain depuis
plusieurs années, affirmait : « j’ai toujours eu l’impression
que les musulmans sont nés sous X. Ils ont rompu avec leur histoire ».

Elle ajoutait : « le problème, c’est qu’abord de s’émanciper du
regard qu’on a sur soi. A un moment donné, on devient son propre colon. On
intègre un vocabulaire qui était celui de nos maîtres. Pour moi, on vivait
vraiment un modèle à déconstruire fondé sur le déni de l’histoire de
l’immigration ».
Ce problème du rapport à l’histoire, entraîne, selon
Saïda Kada, « une absence de culture politique évidente » au
sein de la communauté musulmane vivant en France title=""> style=';'>[1].

style=''>En fait, nombre
d’acteurs engagés de l’islam en France ont été porteurs d’un « islam
désincarné » c’est-à-dire qu’un islam réduit à une foi transcendante
coupée du lien fondamental unissant la religion musulmane à la communauté
humaine et à l’espace géographique portant son message. Cette conception de
l’islam, réduit à une religion, au sens occidental du terme, ne prenait pas en
compte la dimension civilisationnelle de l’islam. Les « jeunes »
musulmans qui s’investissaient dans le « travail islamique », se
percevaient souvent comme des « convertis », ou comme des
« réislamisés », niant ou minorant l’islamité de leurs parents qui
pourtant furent souvent les principaux vecteurs de transmissions de l’identité
musulmane.

style=''>L’islam professé
par les parents était souvent dénigré au motif qu’il était marqué par les
traditions culturelles – perçus comme porteuses de « déviances » -
des pays dont ils étaient originaires. En conséquence, les « jeunes »
musulmans voulaient revenir à l’islam originel des premiers temps, épuré des
« déviances » produites par le temps dont était porteur l’islam
familial.

style=''>Si cette volonté
de retrouver le souffle des origines pouvait être vecteur d’un élan de
renouveau, la rupture générationnelle qu’elle entraîne souvent, pose le
problème de la cohésion interne entre les différentes générations de la
communauté et empêche, ou au moins limite, la transmission des expériences
intergénérationnelles.

style=''> « L’islam
désincarné », porteur de rupture, oppose des obstacles à la volonté de
penser l’histoire de la communauté musulmane en France car il nie sont
historicité propre c’est-à-dire son lien avec les espaces - avec leur histoire
et leur culture - d’où sont originaires les premières générations de
musulmans ; comme il nie l’histoire spécifique de l’immigration. Ainsi,
« L’islam désincarné », en éludant le substrat humain portant le
message de la religion du Prophète, marque une rupture avec la dimension
civilisationnelle de l’islam en limitant celui-ci à sa dimension strictement
cultuelle.

style=''>Cette approche de
l’islam nous parait d’autant plus problématique que sous-couvert de stricte
observance de la lettre du Coran, elle nous semble s’opposer à l’esprit de la
révélation coranique qui insiste particulièrement sur l’importance de
l’expérience historique comme source de connaissance. Le respect de la lettre
du Coran et l’approche souvent très juridique et très ritualiste de l’islam,
cache souvent le non respect de la vision globale proposée par l’ultime message
révélé à l’humanité qui nécessite une lecture dynamique des textes en relation
avec les différents contextes socio-historiques dans lesquels vivent les
musulmans.

style=''>Message révélé,
le Coran n’est pas uniquement un rappel de la présence du Créateur, il est
aussi porteur d’une vision du monde, d’une weltanschauung. Celle-ci est,
selon le philosophe Mohammed Iqbal, porteuse, en son épicentre, de « l’intelligence
inductive »
 : « dans l’Islam, la prophétie atteint sa
perfection en découvrant la nécessité de sa propre abolition. Ceci implique la
fine compréhension que la vie ne peut-être tenue à jamais en lisière, qu’afin
d’atteindre une pleine conscience de soi, l’homme doit finalement être livré à
ses propres ressources » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[2].

style=''>Dans cette
perspective, le Coran appelle les hommes à faire pleinement usage de leur
raison et à recourir aux données empiriques, tirées d’expériences concrètes,
comme fondement de la connaissance humaine. Les donnés empiriques sont
considérées comme des signes – ayat - d’Allah.

style=''>Le devoir de
l’homme est de juger dans quelles mesures ces signes peuvent constituer des
sources de connaissances utiles à la connaissance de son créateur et du monde
global. Le Coran affirme qu’Allah « règle l’Ordre [de tout] et expose
en détail les signes afin que vous ayez la certitude de la rencontre de votre
Seigneur » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[3].

Déduisant une méthodologie d’analyse de l’exposé coranique, Mohammed Iqbal
expliquait que « la connaissance doit commencer avec le concret. C’est
la capture intellectuelle du concret et le pouvoir sur lui qui donnent à
l’intelligence de l’homme la possibilité d’aller au-delà du concret » href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""> class=MsoFootnoteReference>[4]

c’est-à-dire de proposer une analyse théorique basée sur la connaissance du
réel.

style=''>Ainsi, le Coran
nous invite, à de multiples reprises, à observer et à comprendre le monde dans
lequel nous vivons. Il voit des signes de l’existence d’Allah sur le terre et
dans les phénomènes naturels qui se développent en son sein. La présence du
Créateur se manifeste aux hommes au travers de Sa révélation mais aussi dans Sa
création : le livre déployé – al-kitab al-manchour – étant le
pendant du livre révélé, le Coran.

style=''> Celui-ci fait
devoir au musulman d’observer et de réfléchir aux signes l’entourant dans le
monde immanent ; la création immanente étant un reflet de la transcendance
divine. Invitant les hommes à regarder le monde afin de voir au-delà de sa
simple matérialité, Allah nous dit : « en vérité, dans la création
des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a
certes des signes pour les doués d’intelligence » name="_ftnref5" title=""> class=MsoFootnoteReference>[5].

style=''>Dans un verset
mettant en avant de multiples éléments que la perception sensorielle de l’homme
découvre dans la nature, Allah dit : « n’as-tu pas vu que, du
ciel, Allah fait descendre l’eau ? Puis Nous en faisons sortir des fruits
de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des strates blanches et
rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires. Il y a
pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux, et les
bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah » href="#_ftn6" name="_ftnref6" title=""> class=MsoFootnoteReference>[6]
.
Dans un autre verset, Allah affirme : « et c’est lui qui a étendu
la terre et y a placé montagnes et fleuves. Et de chaque espèce de fruits Il y
établit deux éléments de couple. Il fait que la nuit couvre le jour. Voilà bien
là des preuves pour les gens qui réfléchissent » name="_ftnref7" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7].

style=''>Appelant à une
observation concrète du monde, Allah ordonne au Prophète Mohammed [PSL] de
mettre en avant l’ensemble de la création comme preuve ultime de l’existence du
Créateur : « dis : « regardez ce qui est dans les
cieux et sur la terre » » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[8]
.
Cette invitation à observer l’univers, s’explique par le fait que dans la
perspective islamique la recherche rationnelle, la connaissance scientifique ou
la démarche expérimentale sont avant tout perçues comme des moyens de
connaissance et de rapprochement du croyant avec son Créateur.

style=''>Du fait, de la
place centrale accordée à l’expérience sensible et à son esprit concret,
Mohammed Iqbal affirmait que le Coran est « essentiellement anticlassique »
car il s’oppose à la nature spéculative de la philosophie grecque qui
s’attache à la théorie et négligeait les faits. Méthodologiquement le Coran
appelle un retour au réel en accordant une place centrale aux données
empiriques dans le processus de connaissance.

style=''>L’importance de
l’expérience était perçue, par le philosophe musulman, comme une « révolte
intellectuelle contre la philosophie grecque » name="_ftnref9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9].

De cette « révolte intellectuelle », de cette « guerre
prolongée »
contre la pensée grecque, naquit la méthode inductive,
basée sur l’observation et l’expérience, qui est un trait marquant de l’esprit
de la civilisation islamique.

style=''>Dans cette
perspective, l’expérience spirituelle, unissant l’homme à son Créateur, est
perçue comme une expérience naturelle, permettant un examen critique, au même
titre que les autres aspects de la connaissance humaine. L’expérience
spirituelle, la connaissance de soi, au même titre que la connaissance du monde
extérieur, est une source de connaissance humaine. Ici le tassawwuf, la
science de la mystique musulmane, tel qu’a peu la développer un Abu Hamid
al-Ghazali ou un Djalal ed-Din Rumi, a pour but de systématiser et
conceptualiser l’expérience intime de la transcendance spirituelle.

style=''>Toutefois,
l’expérience mystique n’est qu’une forme de savoir qui ne peut prétendre à lui
seul à l’exhaustivité de la connaissance universelle. L’expérience intime est
seulement une des sources de connaissance humaine parmi d’autres. « Selon
le Coran
, expliquait Mohammed Iqbal, il existe deux autres sources de
connaissance, la nature et l’histoire, et c’est en captant ces sources de
connaissance que l’esprit de l’Islam apparaît sous son meilleur jour » href="#_ftn10" name="_ftnref10" title=""> class=MsoFootnoteReference>[10].

style=''>Ayant déjà donné
un aperçu de l’importance qu’accorde le Coran à l’observation de la nature,
nous nous intéresserons uniquement à l’histoire comme source de connaissance
majeure pour le Coran. Dans l’esprit islamique, Allah se manifeste aux hommes
au travers de la destinée et des cycles de l’histoire humaine mais aussi aux
cours d’événements singuliers. De cette vision de l’histoire proposée par le
Coran, les hommes peuvent tirer des lois de l’évolution historique permettant
aux hommes de mieux appréhender leur présent et d’orienter leur action dans
l’avenir.

style=''>De plus, le Coran
invite les croyants a étudier l’histoire, « les jours d’Allah »,
afin d’y découvrir les signes de la présence du Créateur qui se manifestent à
l’humanité. Ainsi, Allah nous invite à regarder l’histoire des générations qui
nous ont précédé : « avant vous, certes, beaucoup d’évènements se
sont passés. Or, parcourez la terre, et voyez ce qu’il est advenu de ceux qui
traitaient [les prophètes] de menteurs » title=""> style=';'>[11].

Dans un autre verset, Il nous enjoint étudier l’histoire : « parcourez
la terre et regardez ce qu’il est advenu de ceux qui ont vécu avant » href="#_ftn12" name="_ftnref12" title=""> class=MsoFootnoteReference>[12].

style=''>La perception
coranique de l’histoire, nous amène à replacer les évènements dans la longue
durée loin des urgences provoquées par les contraintes de l’heure. Il ne s’agit
nullement d’une manière de fuir les réalités du monde mais de les replacer dans
une perspective plus large afin d’agir de manière plus efficiente sur celui-ci.

style=''>L’histoire sert à
interpeller les croyants, à leur faire prendre conscience de la complexité du
monde, et à les mettre en garde en s’appuyant sur l’exemple des peuples qui les
ont précédé. Ceux-ci ayant durement payé leurs erreurs, ils sont présentés
comme un contre-exemple pour les croyants devant éviter de commettre les mêmes
fautes. S’adressant au Prophète, Allah dit  : « et raconte-leur
l’histoire de celui à qui Nous avions donné Nos signes et qui s’en
écarta » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[13].
Dans un autre verset, Allah explique : « ainsi faisons-Nous
alterner les jours [bons et mauvais] parmi les gens » name="_ftnref14" title=""> class=MsoFootnoteReference>[14].

Ainsi, une lecture de l’histoire imprégnée par la vision coranique ramène les
vicissitudes, les douleurs, les déceptions et les défaites du moment à des
proportions relatives au regard des cycles historiques. Dans le même temps, la
vision coranique nous enjoint de ne pas reproduire les erreurs qui ont déjà été
commises. L’histoire permet à la fois de relativiser et de mieux comprendre le
présent et de tirer des leçons des expériences passées.

style=''>Concernant
l’histoire des prophètes relatée dans le Coran, Allah nous dit : « et
tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir
ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un
rappel aux croyants » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[15].
 Alors que les musulmans subissaient des épreuves difficiles, le rappel de
l’histoire venait les aider à supporter leurs conditions présentes et à préparer
l’avenir.

style=''>L’histoire des
prophètes, mais nous pouvons étendre le propos à l’ensemble de l’histoire
humaine à partir du moment où nous lui donnons un cadre interprétatif adapté,
est perçue comme un rappel apte à raffermir le cœur des croyants. Cela fait
écho à un autre verset, ou Allah dit que « le rappel profite aux
croyants » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[16].

Dans un autre verset, Il ajoute : « dans tout cela il y a des
signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance » href="#_ftn17" name="_ftnref17" title=""> class=MsoFootnoteReference>[17].

style=''>Au-delà de la
fonction de rappel et de raffermissement des convictions, Allah nous invite à
tirer des leçons de l’histoire des prophètes pour notre propre expérience
historique : « dans leurs récits il y a certes une leçon pour les
gens doués d’intelligence » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[18].
Ainsi, les croyants sont invités à tirer les leçons de ces expériences
historiques afin de répondre aux problématiques qui se posent à eux dans un
contexte historique différent. En retirant la quintessence de ces expériences,
les croyants doivent orienter leur action dans un sens qui soit le plus proche
possible des modèles proposés par le Coran.

Toutefois,
l’intérêt du Coran pour l’histoire, comprise comme source de connaissance
humaine, dépasse les simples indications de quelques évènements passés. Comme
pour l’observation de la nature où le Coran nous invite à étudier notre
environnement de manière la plus approfondie possible, les éléments d’histoire
rapportés dans le récit coranique étant, avant tout, des invitations à étudier
l’histoire de l’humanité dans sa globalité. Les expériences historiques
d’événements non cités dans le Coran ou postérieur à la révélation coranique,
sont aussi nécessaires à la compréhension du monde et peuvent donc être des
leçons « pour les gens doués d’intelligence ».



name="_ftn1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
Entretien avec Saïda Kada, « Femmes musulmanes et engagées », in. Histoire
politique des immigrations (post)coloniales, France, 1920-2008,
Paris,
Editions Amsterdam, 2008, page 225-232.

class=MsoFootnoteReference> style=';'>[2]
Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, Monaco,
Edition du Rocher, 1996, page 127.

class=MsoFootnoteReference> style=';'>[4]
Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, op. cit.,
page, page 132

class=MsoFootnoteReference> style=';'>[9]
Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, op. cit.,
page 129

class=MsoFootnoteReference> style=';'>[15] lang=EN-GB> Coran 11 : 120

class=MsoFootnoteReference> style=';'>[18] lang=EN-GB> Coran 12 : 111

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Commentaires

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0 points

Le coran nous invite à une lecture dynamique de la connaissance. Cet appel à l’observation, la priorité donnée au fait plutôt à la spéculation (intellectuelle) en est la preuve. Il a pour avantage de réconcilier le présent et l’avenir. C’est comme cette prière prophétique pour une connaissance utile. La connaissance est par définition vaste. A un moment donné, seule la partie utile de connaissance a un intérêt pour l’Homme. Cela ne veut par dire que la connaissance est limitée à l’utile, à l’immédiate. C’est ici qu’on introduit la dynamique. Car une connaissance utile à un moment donné, peut perdre de sa pertinence. Il convient donc, à ce moment là de la renouveler ou de la revivifier y compris la connaissance de la religion au sens restreint. Imam GHAZALI a intitulé un des livres : revivification de la science religieuse (un vaste programme).
L’observation a pour vocation de permettre un dépassement de notre compréhension du monde. Le mot est bien un dépassement et non une opposition. C’est une ouverture sur le monde. Et c’est là où le bas blesse. En effet, certains seraient tentés de voir dans le dépassement une opposition. La conséquence de cela, est que la connaissance d’un moment devient un dogme indépassable, le contraire même de la vision dynamique de connaissance selon le coran. A suivre

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0 points

Pas d’accord avec Ibrahim sur l’appel à l’observation,à la priorité à donner au fait plutôt qu’à la spéculation intellectuelle car les mêmes faits peuvent avoir des causes différentes voire diamétralement opposées.

Salam.

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Bonjour,

Après une lecture rapide de cet article, j’ai l’impression que c’est l’autocritique de la société musulmane par elle-même qui est prônée par l’auteur. Ce qui est pour me réjouir. Toutefois, le mot autocritique n’apparaît nullement dans le texte. Quant au mot critique, il s’y trouve, mais en une seule occurrence. Dommage !

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Assalam . Je trouve que les intellectuels musulmans se limite trop souvent dans leurs réflexion , à l’hexagne et à leur pays d’origine alors que l’islam se veut universel .Apparemment pour eux Outre-Mer il n’y a rien et notamment dans l’Outre- Mer français .Pour ou contre l’islam , ils sont indifférents à ce que fait le gouvernement Outre-Mer . Il faut sortir de cette indifférence ou de cette partialité . Wassalm .

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L’histoire sert à interpeller les croyants, à leur faire prendre conscience de la complexité du monde, et à les mettre en garde en s’appuyant sur l’exemple des peuples qui les ont précédé. Ceux-ci ayant durement payé leurs erreurs, ils sont présentés comme un contre-exemple pour les croyants devant éviter de commettre les mêmes fautes. Vu l’etat dans lequel se trouve la civilisation arabo-islamique aujourd’hui, il faut croire que cette lecon n’a pas ete retenue ! Que les americains le meditent, avec l’Irak et l’Afghanisatn ils prennent le meme chemin...

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Salam, cet article met en avant le coté scientifique et rationaliste du coran contre le repli primitif et rétorique de certains musulmans. C’est bien d’ouvrir le débat mais faut pas se donner l’impression que les musulmans sont soit ouverts à la raison spéculative et expérimentale,soit enfermés dans le dogme juridique et culturel. Je pense qu’ aujourd’hui la question ne se pose plus seulement de façon intellectuelle mais que chacun à son niveau (famille, culture, profession,catégorie sociale...) expérimente cette double identité à la fois universelle et spécifique à la communauté musulmane. Tout le monde ne peut pas avoir la même expérience malgrés le même phénomène de déracinement et de projection dans l’avenir. Cet article est très interressant mais il reste problematique et schizofrene : "Dieu ou la cité ?" tel serait son titre.

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0 points

Je n’ai pas tellement compris les commentaires de Souâd.

Je suis tenté de dire que l’islam a un côté pragmatique. Face une spéculation (par définition sans limite), la priorité est donnée à la pratique. Spéculer pour spéculer n’est pas un exercice phare en islam. La connaissance a vocation à s’insérer dans la vie pratique. Donc entre la théorie et la pratique, s’il faut faire un choix, en islam, on dirait qu’on préfère une théorie pratiquée…

Un peu d’accord avec Ben ; il est vrai qu’il y a une tendance pour nous autres musulmans de France à limiter la France à la métropole. Cela est bien dommage car la France est plurielle, et les DOM-TOM sont une partie importante de cette pluralité de la France…Mayotte est par exemple l’un des DOM-TOM où l’on trouve une forte concentration de population musulmane. Il y a là un cas qui mérite une attention particulière dans l’étude de l’islam en France… à suivre

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Nous oublions souvent que le message islamique est globalisant, c.à.d. considérant les 03 "Mondes" PAR lesquels l’Univers, y compris les êtres vivants dont l’Homme (Mission Management) se doit de "Vivre » et qui sont : la Matière-Madda (sciences physiques, rituels divers), l’Âme-Nafs (sciences psychiques et morales) et enfin l’Esprit-Rouh (énergie métaphysique nécessaire aux deux autres pour vivre).
"CONNAISSANCE et ACTION (découvrir leurs lois et agir) sont les deux faces d’un « Même Devoir-Islamique" qui se projettent dans le Religieux (exotérisme, rites, foi) et, pour ceux qui le peuvent dans le Supra-religieux (ésotérisme, ihsane).

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on attend toujours la suite !

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Ne pas juger mais être fier de ses racines

http://laconnaissancedureel.com