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Articles
La charia et la polygamie (1/4)
par Khalid Chraibi - le vendredi 25 septembre 2009
A Rachida Benchemsi « Une vie conjugale heureuse dépend de la sincérité, de la tolérance, du sacrifice et de l’harmonie dans le couple. Toutes ces qualités sont menacées lorsqu’il y a polygamie. » Mortada Motahari (1) Dans les sociétés islamiques, les hommes sont autorisés à épouser jusqu’à 4 femmes à la fois, à la condition de pouvoir les traiter avec équité et d’avoir des ressources suffisantes pour pouvoir subvenir aux besoins de plusieurs ménages. Mais, dans la pratique, ces conditions sont rarement respectées. Compte tenu de ce dérapage dans l’application des conditions instituées dans le Coran pour la pratique de la polygamie, et des effets néfastes de cette pratique sur la vie quotidienne des femmes et des enfants vivant dans un foyer polygame, tant sur le plan matériel que moral, les ONG féminines réclament, depuis plusieurs décennies, soit son interdiction pure et simple, soit, si cela n’est pas possible, du moins l’institution de contrôles sévères pour réduire ses effets pernicieux sur les familles et sur la société. Du fait que le statut de la polygamie est défini dans des versets coraniques, les oulémas sont concernés au premier plan par cette question. Dans leur majorité, ils sont partisans du maintien du laisser-faire qui a prévalu jusqu’ici dans ce domaine. Ils estiment que chaque homme est responsable de ses actes devant Dieu, comme l’enseignent les juristes musulmans depuis les temps de la Révélation. Mais, au 19è s., le mufti d’Egypte Muhammad Abduh a ouvert la voie à de nouveaux axes de réflexion sur cette question, en affirmant qu’en droit musulman, non seulement le mari, mais sa femme également, a des droits institués par la charia. D’après lui, ces derniers doivent être respectés au même titre que ceux du mari. Analysant le dossier de la polygamie dans cette nouvelle optique, il débouche sur la conclusion qu’il est licite, en droit musulman, d’interdire la polygamie, compte tenu de tous ses effets pernicieux sur les familles et sur la société, qui dépassent très largement tous les « bienfaits » que les hommes peuvent en retirer, sur un plan purement sexuel. La polygamie en perspective La polygamie (ou plus exactement la polygynie, c’est-à-dire le mariage d’un homme avec plusieurs femmes) a communément existé dans les sociétés humaines depuis les temps les plus anciens. Les différentes religions l’ont explicitement acceptée ou tacitement tolérée pendant des siècles, avant de l’interdire parfois, comme ce fut le cas du Judaïsme et du Christianisme.(2) (3) En Arabie, au début du 7è siècle, les Arabes pratiquaient une polygamie débridée, certains hommes prenant jusqu’à 10 épouses et plus, à la fois, en fonction de leurs moyens. L’Islam réforma cet état des choses, plafonnant à quatre le nombre de femmes qu’un homme pouvait épouser en même temps, et uniquement s’il remplissait certaines conditions. Mais, il appartenait à chaque individu de déterminer par lui-même s’il les satisfaisait. Depuis le milieu du 20è siècle, sous la pression conjointe des mouvements féministes, des mouvements nationalistes et des intellectuels, certains Etats ont institué des procédures de contrôle du régime de la polygamie, qui diffèrent d’ailleurs d’un pays à l’autre. Ces procédures ont été, dans l’ensemble, peu efficaces, parce qu’elles se basent sur des critères d’ordre qualitatif, qui laissent une grande marge de manœuvre à l’appréciation des magistrats et des notaires chargés de leur application. Cependant, aujourd’hui, dans la majorité des sociétés islamiques, la polygamie est sur le déclin, du fait de nombreux facteurs, dont les conditions socio-économiques plus difficiles et le niveau d’éducation plus élevé. Elle concerne, le plus souvent, moins du dixième des foyers, et est plus répandue en milieu rural qu’urbain. Son taux est particulièrement élevé dans les familles aux revenus modestes, et au faible niveau d’éducation, alors qu’elle diminue de manière considérable, au fur et à mesure que le niveau de revenu et d’éducation du chef du foyer augmente. ( 4) Depuis quelques années, elle retrouve une nouvelle vigueur dans certains pays, du fait de sa promotion par les groupes fondamentalistes. La polygamie en question La polygamie se justifie-t-elle dans le monde musulman, en ce début du 21è siècle ? Les associations de défense des droits des femmes répondent par la négative. Elles soulignent ses effets néfastes sur la femme, les enfants et la vie quotidienne au foyer, lorsque le mari prend une nouvelle épouse. De plus, la polygamie réduit de manière considérable les ressources du foyer, quand le même revenu du mari doit être redistribué de manière équitable entre plusieurs épouses et leurs enfants. La communauté elle-même se trouve concernée, parce que des femmes et des enfants en grands nombres se retrouvent abandonnés sans ressources et sans abri, par un mari et un père parti vivre avec sa nouvelle femme. Afin de réduire les méfaits importants et amplement documentés de la polygamie, les associations féminines du monde musulman réclament une application plus stricte des prescriptions coraniques en la matière, (5) voire même l’interdiction de la polygamie, comme le fit la Tunisie en 1956. (6) Mais, les Etats musulmans, ultimes décideurs en la matière, ont des points de vue très divergents sur ce qu’il est approprié de faire en ce domaine. D’une part, les versets coraniques relatifs à la polygamie (et en particulier les conditions qu’ils imposent) sont interprétés différemment, d’un Etat à l’autre. D’autre part, pendant treize siècles, un état de laisser-faire a prévalu sur cette question, que les responsables politiques et religieux sont réticents à bousculer trop vigoureusement. Le seul point sur lequel les Etats, les théologiens et les juristes musulmans font une quasi-unanimité, c’est la question de l’interdiction de la polygamie réclamée par certaines associations féminines. Une telle interdiction serait illicite, de leur point de vue, parce qu’elle équivaudrait à rendre illicite ce que Dieu a déclaré licite, puisque c’est le Coran lui-même qui a explicitement défini le statut juridique de la polygamie. Le statut juridique de la polygamie Les versets 3 et 129 de la sourate « an-Nissa » (n° 4) du Coran énoncent les règles de base concernant la pratique de la polygamie dans la société musulmane : « 3. Si vous craignez de n’être pas équitables en matière d’orphelins... alors épousez ce qui vous plaira d’entre les femmes, par deux, ou trois, ou quatre. Mais si vous craignez de n’être pas justes, alors seulement une, ou contentez-vous de votre droite propriété, plus sûr moyen d’échapper à la partialité. » « 129. Vous ne pourrez être justes envers vos épouses, même si vous y veillez. Du moins, n’allez pas jusqu’au bout de votre penchant, jusqu’à laisser la (défavorisée) comme en l’air. » (7) Pour bien saisir le sens de ces versets, et l’importance des règles qu’ils instituent, il faut les replacer dans le contexte de l’époque de leur Révélation. En Arabie, avant l’Islam, les tribus étaient souvent en conflit, et subissaient de lourdes pertes en hommes. Il en résultait, au niveau de la communauté, un excédent de femmes en état de se marier, par rapport aux hommes. En fonction de leur libido, de leur état de santé et de leurs moyens financiers, les hommes avaient pour habitude d’épouser autant de femmes qu’ils le voulaient, ce qui aidait à résorber une partie de cet excédent. La polygamie, qui était pratiquée sans aucune restriction, à l’époque, répondait ainsi à un besoin social, même si ses adeptes ne pensaient qu’à satisfaire leurs désirs sexuels personnels. Cependant, les épouses ne jouissaient d’aucun droit et servaient, avant toute chose, à satisfaire les désirs de leur mari. (8) Par ailleurs, à l’époque de Révélation de ces versets, il y avait à Médine de nombreuses filles orphelines disposant de richesses personnelles, vivant sous la tutelle d’hommes qui envisageaient de les épouser pour mettre la main sur leurs biens. Mais, ces hommes se demandaient, malgré tout, en toute sincérité, si cela était compatible avec les enseignements de la foi à laquelle ils s’étaient convertis. Le verset 3 s’inscrit dans le contexte de cette situation. Il décourage les hommes de tels agissements, leur recommandant de chercher d’autres femmes à épouser, en dehors de celles sous leur tutelle. Mais, il réforme à cette occasion le statut de la polygamie. Il plafonne à quatre le nombre maximum d’épouses par homme, et établit des conditions et des exigences que l’homme doit satisfaire, « de telle sorte que se marier avec plus d’une femme n’est pas donné à n’importe qui, n’importe comment. » (9) La condition d’équité envers toutes les épouses D’après les juristes, le verset 3 impose à l’homme la nécessité de réserver un traitement juste et égal à toutes ses épouses, dans tous les domaines, sur le plan matériel, en respectant scrupuleusement les droits de chacune, sans témoigner de préférence à aucune d’elles par rapport aux autres. S’il craint de ne pas pouvoir faire cela, il doit se limiter à une seule épouse. De telles règles constituaient une innovation fondamentale en Arabie. Le verset 3 impose également au mari d’avoir des ressources financières adéquates pour subvenir aux besoins de plusieurs foyers, avant qu’il n’ait le droit de prendre plus d’une femme. Les capacités physiques et sexuelles du mari sont également des facteurs dont il doit être tenu compte. L’islam n’encourageait donc pas la polygamie. Bien au contraire, il la restreignait, puisqu’il limitait, désormais, à quatre le nombre de femmes qu’un homme pouvait prendre simultanément, et établissait la contrainte de l’équité à respecter. Le verset 129 avertissait, pour sa part, les hommes qu’ils ne pourraient pas faire preuve d’équité (dans les sentiments qu’ils ressentiraient, en leur for intérieur), envers plusieurs épouses. (10) Mais il n’interdisait pas la pratique. Il appartenait à chaque homme de prendre ses responsabilités en la matière, de décider en son âme et conscience s’il serait capable de faire preuve d’équité, sur le plan matériel, et s’il serait capable de subvenir aux besoins de toutes ses femmes dans les conditions fixées par le Coran. Justification de la polygamie dans des circonstances exceptionnelles De nombreux auteurs estiment que la polygamie se justifiait, au temps de la Révélation, du fait des circonstances très particulières de l’époque. (11) On cite souvent, à ce propos, l’exemple du Prophète, qui s’est marié à plusieurs femmes, pendant les dix dernières années de sa vie, du temps de son séjour à Médine. « C’était une période de guerres, et il y avait un très grand nombre de femmes qui n’avaient personne pour s’enquérir de leur sort. La plupart des femmes du Prophète étaient veuves ou âgées. Beaucoup d’entre elles avaient des enfants de leurs ex-maris. » (12) D’après ces auteurs, la polygamie peut continuer de se justifier, dans les temps modernes, dans des circonstances exceptionnelles. Par exemple, à la suite d’une guerre meurtrière qui a décimé les hommes au front, le nombre de femmes en âge de se marier peut largement dépasser celui des hommes. (13) De même, si l’épouse est stérile, ou si elle est atteinte d’une maladie qui l’empêche d’avoir des rapports sexuels avec son mari, la majorité des auteurs pensent que le mari devrait pouvoir prendre une deuxième femme. (14) Mais, tous les juristes soulignent que la pratique de la polygamie n’est légitime, en Islam, que lorsqu’elle est assortie des conditions et des limites prescrites dans le Coran ; et uniquement lorsque ces conditions sont scrupuleusement et rigoureusement respectées. Or, observe le philosophe Mortada Motahari à ce propos : « Pour être équitable, il faut dire que le nombre de ceux qui respectent la lettre et l’esprit de toutes les conditions prescrites par l’Islam concernant la polygamie, est insignifiant. » (15) Notes (1) Mortada Motahari, « L’Islam et les droits de la femme », Ed. Al Bouraq, 2000, p. 305 (2) Gamal A. Badawi, « Polygamy in Islamic law » (3) Eric Chaumont, article “Polygamie”, Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, Bouquins, Paris, 2007 (4) Mohamed Chafi, “La polygamie”, Marrakech, 2000 (5) Sisters in Islam, Malaysia, Reform of the Islamic family laws on Polygamy, 11 December 1996, a memorandum to the Malaysian authorities (6) Collectif 95 Maghreb-Egalité : “Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel”, 1995 (7) Le Coran, Traduction par Jacques Berque, Edition de poche, Albin Michel, Paris, 2002, p. 95 et p. 113 (8) Muhammad Abduh, « fatwa fi ta’addud al-zawjate » (fatwa sur la polygamie) dans “al-A’mal al kamila” (Oeuvres complètes éditées par Muhammad Amara) tome 2, 1ère éd. Beyrouth, (1972), p. 91 (9) Mortada Motahari, ibid, p. 260 (10) Muhammad Abduh, « fatwa fi ta’addud al-zawjate », ibid, p. 93 (11) Riffat Hassan, “al-Islam wa huquq al mar’a” (L’Islam et les droits de la femme), Casablanca, 2000, pp. 88-92 (12) Mortada Motahari, ibid, p. 319 (13) Mortada Motahari, ibid, p. 324 (14) Muhammad Abduh, « ta’addud al-zawjate » (La polygamie) dans “al-A’mal al kamila” (Oeuvres complètes éditées par Muhammad Amara) tome 2, p. 87, 1ère éd. Beyrouth, (1972) et « fatwa fi ta’addud al-zawjate », ibid, p. 95 (15) Mortada Motahari, ibid, p. 322 Mots clésKhalid ChraibiEconomiste (U. de Paris, France, et U. de Pittsburgh, USA), a occupé des fonctions de consultant économique à Washington D.C., puis de responsable à la Banque Mondiale, avant de se spécialiser dans le montage de nouveaux projets dans son pays. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article30 septembre 2009
Amadeus a dit :
Notre Nabhila semble vivre mal son statut de femme maghrébine ...mais non Nabhila toutes les femmes maghrébines n’appartiennent pas à leurs hommes...ne prenait pas votre cas pour une généralité !
30 septembre 2009
Nabhila a dit :
Didier a dit : "Les femmes sont les égales des hommes et ne leur appartiennent pas." Merci Didier, vos propos mettent du baume au coeur. 29 septembre 2009
Portemine a dit :
Bonjour Didier, Cet échange d’idées est intéressant. je le poursuis avec mes petits moyens (peu de temps) mais je vais essayer de poursuivre avec la perspective que vous amenez au travers de la phrase : "Si vous voulez mon point de vue personnel, je pense qu’il s’agit d’une tradition complètement déphasée avec notre temps et qui est appelée à disparaître complètement. Les femmes sont les égales des hommes et ne leur appartiennent pas." Deux notions retiennent mon attention : celle du temps et celle de la possesion. Je commence par la notion de possession, que vous reliez explicitement à la polygamie. Effectivement, la notion de possession existe bien chez l’être humain, mais n’est pas à mon sens ni définie, ni contenue par la configuration propre de son couple. Il y a des hommes, et des femmes !!!, possessifs (au sens de l’abolition de la liberté de l’autre), dans les couples monogames comme polygames. Encore une fois, je ne prends la défense d’aucun modèle. Mais je dissocie d’une part le modèle de couple choisi ou imposé (aussi, et même bien souvent) et les travers psychiques qui viennent se greffer au sein de ces configurations familiales. Maintenant, hors travers psychiques, l’on peut bien sûr débattre des conditions dans laquelle la polygamie se déroule en France... notamment la question de promiscuité dans un logement commun. Mais nous serons sur la pluralité factuelle des déclinaisons de cette organisation familiale qui ne peut en aucun cas fournir de prétexte pour juger à l’emporte pièce un modèle de couple qui est différent de celui que nous connaissons ici. J’aurais aimé aborder la question du temps mais les mots seront difficiles à trouver ! Ce n’est pas grave ! Si cela vous intéresse, j’essairai de faire un effort inch Allah ! Sympathiquement Portemine 29 septembre 2009
amazone a dit :
Je crois que la différence entre la polygamie et l’adultère c’est un lit d’hypocrisie. Comme l’écrit un intervenant sur ce site " . De plus celui qui est trompé en principe l’ignore." !
29 septembre 2009
Didier a dit :
A portemine, C’est exactement ça, quand je parle d’antinomie de la polygamie, je me place bien au niveau des normes sociales sur ce sujet. La base familiale structurelle ancestrale de notre société ne laisse aucune possibilité d’existence de la polygamie. L’adultère est d’un autre domaine qui peut être à la fois social et moral, voire juridique. D’ailleurs la polygamie n’exclut pas l’adultère, pas plus que la monogamie est une excuse l’adultère. Si vous voulez mon point de vue personnel, je pense qu’il s’agit d’une tradition complètement déphasée avec notre temps et qui est appelée à disparaître complètement. Les femmes sont les égales des hommes et ne leur appartiennent pas. 29 septembre 2009
amazone a dit :
A Didier : La polygamie n’a je crois pas grand chose à voir avec le taux de mortalité en couche. Elle serait plus liée au taux élevé d’hommes mourant durant les guerres. Je pense que ce problème est malheureusement d’actualité, même si comme vous le dites les femmes sont aussi touchées. Mais si on étudie les conflits récents comme en Bosnie par exemple où les hommes ont été exterminés, en algérie où la majorité des morts sont des hommes, en Tchétchenie où les hommes sont enlévés et exécutés, en Irak et en Afghanistan où les hommes payent le plus lourd tribu de ces guerres, ces pays sont ou seront confrontés dans un avenir trés proche à une pénurie d’hommes...la polygamie sera réactivée pour faire face à ce déficit. A Nabhila : vous écrivez :"les musulmans veulent toujours évacuer l’aspect sexuel de leur vie. Pourtant j’en suis de plus en plus convaincue : c’est CENTRAL !!" Il est inutile de vous rappeler que le SEXE a toujours régenté le monde. Que les hommes musulmans, chrétiens, juifs ou athés ont toujours été guidés, trahis, motivés par le sexe. Les musulmans pas moins que les autres. On peut être des "purs esprits" tout en ayant une activité sexuelle épanouie, cela n’est pas paradoxale, cela fait partie de la vie et je ne vois pas pourquoi vous présentez cela comme une tare quand vous concluez :"Il y a un énorme travail à faire sur le sujet par la communauté" ? 29 septembre 2009
Portemine a dit :
Bonjour Didier,
"Cela explique que dans certaines sociétés, notamment la nôtre, la polygamie est un concept qui leur est complètement impossible voire antinomique."
Je ne sais pas.... Je pense à l’adultère, qui est quoiqu’on en dise, une autre forme déclinée de la famille dans nos sociétés. Selon un mode informel mais tout à fait ancré dans une réalité sociale : les enfants issus d’une liaison non officialisée peuvent être reconnus par leur père biologique à l’état civil. J’ai connaissance de plusieurs exemples de ces situations.
Maintenant, parler d’antinomie, c’est se placer au niveau de la norme sociale, du socialement aceptable. Mais autour de la norme, la réalité fluctue toujours, un peu comme les cheveux soulevés par l’électricité statique. Un espèce de flou qui échappe au coup de peigne législatif (rires).
Comment croire que l’homme et les femmes puissent échapper à toutes leurs complexités ?
Je laisse la réflexion sur ce point.
Bonne continuation
Portemine
29 septembre 2009
ihssane a dit :
Salam,
Plus d’une fois, j’ai attendu en vain que ma réaction soit publiée..
Je veux encore croire que oumma.com est un espace de débat dans le respect mais sans tabou.
A chaque intervention je laisse mon email. Alors s’il y a une raison qui justifie la non publication j’aimerais bien qu’on me la signale, ainsi je pourrais la réctifier.
Cela sonne faux toutes ces réactions à sens unique. "Al Amaanah" est une qualité vitale. Salam, Ihssane.
28 septembre 2009
fatoumata a dit :
Salam a tous, je ne suis pas contre le principe en soi, car si Dieu l’a mentionné, c est parce qu il comporte du bien, et on peut constater que dans certains cas, sa peut etre important. Cependant, il y a de reels problemes dans la pratique, surtout en afrique et particulierement au senegal, ou nos cultures influent beaucoup sur cette pratique. totalement en contradiction avec les principe de l’islam, beaucoup le font lorqu’ils ne sont plus satisfaits de leurs premieres epouses. Un peul disait que rester avec une seule epouse, c est comme manger le meme plat tous les jours, c est comme si les femmes elles n ent ont pas marre de manger le meme plat tous les jours et pourtant elles ne vont pas chercher ailleurs, finalement c est une question de loyauté.
28 septembre 2009
Didier a dit :
A Portemine, Merci pour votre réponse. Je ne suis pas vraiment en désaccord avec vous, et c’est bien pour cela que j’ai conclu mon intervention en disant que la polygamie n’était plus qu’un problème de société, de morale ou d’éthique. Je sous-entendait que devenue depuis longtemps sans justification objective, la polygamie n’avait plus de raison d’être. L’éthique et la morale suivant l’évolution des sociétés, la plupart de celles-ci l’ont abandonnée, puis interdite légalement, et certaines depuis extrêmement longtemps. Cela explique que dans certaines sociétés, notamment la nôtre, la polygamie est un concept qui leur est complètement impossible voire antinomique. 27 septembre 2009
C’est très curieux de voir dans la polygamie la solution au célibat des femmes …. Ou alors cette trouvaille des bienfaits de la vie à mi-temps …. Franchement, mieux vaut être seule que mal accompagnée. Qu’on se le dise, un polygame est avant tout un infidèle.
J’ai même entendu justifier la polygamie par l’éventuelle maladie de la femme !!!! ça fait froid dans le dos de l’entendre.
27 septembre 2009
Nabhila a dit :
Portemine:pensez-vous sincèrement en votre âme et conscience que les femmes vivant dans des foyers polygames ont eu le choix ? Allons, allons, ne soyons pas hypocrites où plutôt essayons d’en sortir ... Les témoignages des enfants issus de ces familles polygames sont accablants pour les adultes. Et nous sommes certains qu’ils n’ont pas eu le choix eux. 27 septembre 2009
bismillah a dit :
je mets au defie a n’importe quel homme musulman de france d’arriver serais-ce a avoir une seul epouse qui vous aime musulman et qui vous aime malgrés que vous aimez plus dieu qu’elle,puis,malgrés cela si vous etes capable d’en faire subir a une deuxieme,une troisieme et une quatrieme le meme sort,de mon avis je crois que ces femmes qui ont le meme mari sont pris en charge par le meme mari qui leur delivre plusieurs carte bancaire pour aller se satisfaire dans le monde par des voyages des achats de montres bijoux lingerie automobile et autre luxure qu’elles se permetent,apres cela que voulez-vous que ces 4 femmes quitte un homme plein au as qui leur fait jouir de sa fortune a gogo.
27 septembre 2009
Portemine a dit :
Bonjour Didier, Je vous propose de "rebondir" sur la phrase que vous avez écrite : "Donc la polygamie n’est plus qu’un problème de société ou de morale, voire d’éthique. Et dans nos sociétés du 21ème siècle, on n’en voit vraiment pas les raisons de sa survivance." Les raisons de sa "survivance" tiennent au fait qu’il n’y aura, tant que l’humanité est ce qu’elle est, diverse et variée, aucun modèle familial unique. Nous ne sommes pas face à un problème de survivance mais de manifestation de la différence (d’avec la norme occidentale) dans les modes d’organisation familiaux. Je travaille avec des femmes qui ont connu ou connaissent encore la polygamie. Je fais le constat au quotidien que ces modes d’organisation déclinent, tout comme le couple classique homme/femme, des "échecs" et des "réussites". Je découvre également que si certaines femmes n’ont pas supporté cette configuration du couple, d’autres s’en accomodent plutôt bien et y trouvent une certaine liberté. Ceci n’est que de l’ordre du constat. Je ne me situe ni d’un côté, ni de l’autre. Je constate juste qu’il existe plusieurs façons d’être, plusieurs façons de déterminer sa vie et l’existence d’une pluralité de choix qui s’offrent à l’être humain. Dans tout cela, l’important, dirais-je, est de toujours rester dans l’accueil de la différence. Et éviter absolument les dérives normatives, si tentantes et si faciles à émettre. Nous avons le droit de ne pas comprendre. Entièrement le droit. Mais il serait très dommage qu’à partir de notre incompréhension profonde (qui est à respecter)de ce qui nous apparait différent (voire étranger), nous en venions à produire de la norme qui, à terme, produit du jugement. Maintenant, si je dois réintroduire de l’éthique, elle ne viendra pas se greffer sur "l’acceptabilité ou la non acceptabilité du modèle familial polygame". Mon éthique viendra se greffer sur la manifestation de la souffrance engendrée chez une ou des femmes par ce cadre familial particulier. En d’autres termes, l’éthique ne prend pas appui sur ce que "je" juge acceptable en terme de normes culturelles mais sur l’expérience de l’autre, la souffrance de ce qu’il (elle) traverse et en regard de laquelle je me dois de me positionner. Voilà les premières idées qui me viennent à l’esprit... à débattre, bien entendu ! Sympathiquement Portemine 27 septembre 2009
varsovie a dit :
Si je comprend bien la plupart des intervenants les hommes qui épousent plusieures femmes le font par bonté,charité et générosité...Vous y croyez vraiment ?? Quant à la libido dont il est question dans l’article c’est celle des hommes !Les femmes n’en ont pas ??
26 septembre 2009
darwin a dit :
La remarque de Rose me semble tout à fait fonder. Je pense que la Tunisie a eu raison d’abolir la polygamie
Le Coran ne permet la polygamie que si on aime chaque femme de la même façon puis quelques lignes plus tard il dit : tu ne pourras jamias aimé deux femmes de la même façon. La conclusion est claire
26 septembre 2009
une lectrice a dit :
Assalamou ’alaykoum Vouloir interdire définitivement la polygamie est un non sens du moment que le Coran ne l’a pas définitivement interdit, comme ce fut le cas pour d’autres questions pour lesquels l’interdiction s’est faite progressivement (ex la consommation d’alcool). La polygamie n’est cependant pas une pratique recommandée par le Coran et Dieu y adjoint de nombreuses conditions la rendant quasi-impossible. Je pense donc et je fais une différence entre les pays a majorité islamique et les autres (ou une loi interdisant la polygamie peut parfaitement être admise) qu’il nous faut faire respecter ces conditions scrupuleusement et étudier au cas par cas les demandes en y ajoutant l’accord indispensable de la première épouse. Je rejoins assez la réponse donnée par Kameldu13 a ce sujet et Allahou a’lam. "Dès la deuxième, il ne s’agit alors que de questions sexuelles qui "nous" rabaissent"... C’est souvent le cas mais pas toujours et ces cas la sont a prendre en considération. Même en Tunisie ou la polygamie est interdite, des exceptions existent et le mari peut se remarier avec l’accord de sa première épouse dans des cas particuliers. Allahu a’lam 26 septembre 2009
Si la polygamie est remise en question, c’est toute la parole de Dieu qui est remise en question, car la polygamie y est bien mentionnée. Or le Coran qui est la parole de Dieu ne peut être modifié. Peut-être interprêté, en jouant sur le sens des mots.
26 septembre 2009
Rose a dit :
J’ajouterai : si des hommes aisés prennent plusieurs femmes alors qu’il y a à peu près autant d’hommes que de femmes (hors guerre et voyez les statistiques démographiques), que deviennent actuellement les hommes pauvres qui ne peuvent pas trouver de femmes ? Et aussi qu’en pensent les femmes qui cohabitent ? Et bien sûr leurs enfants auxquels on ne pense pas quand on cite tel ou tel texte hors de son contexte historique. 26 septembre 2009
Reno a dit :
Que ressentent les enfants nés de ces unions polygames ? Ils sont les premiers concernés.
26 septembre 2009
Isabelle (aicha) a dit :
L’argument qu’il y a des femmes seules ne suffit pas a justifier la polygamie car il y a aussi beaucoup d’hommes seuls. Combien d’homme par exemple au Maroc n’arrivent pas a se marier parce qu’ils n’ont pas 2000 diram de dote, une maison avec une cuisine ou mettre leur futur épouse et payer le mariage et tout le reste ? peut etre qu’en se mettant a deux hommes...décidement la polygamie, c’est comme la poyandrie, ce n’est pas adapté à l’air du temps et ca a un air sadomasochiste que je trouve completement malsaint
26 septembre 2009
Nabhila a dit :
poildecarotte a dit : Un homme pour mille femmes : c’est une situation à risque qui peut créer des phénomènes aussi imprévisibles que dangeureux pour la société. Dans ce cas et dans ce cas seulement, la polygamie peut être rétablie." Diantre !!! 1 homme/1000 femmes,le pauvre homme ! Avec le dévoiement des progès de la technologie médicale, cela risque d’être plutôt le contraire : Actuellement dans certaines régions de l’Inde et la Chine, il manque des femmes du fait de la sélection par échographie sur le sexe du BB et de l’avortement du foetus femelle. En Inde notamment, il y a des villages où les hommes jeunes et moins jeunes sont désespérés de ne pas trouver femme et fonder un foyer. Je suis toujours surprise du peu de réflexion des êtres humains quant aux conséquences de leurs actes. Savez-vous que l’armée américaine distribue des cachets de viagra aux chefs de tribu, lesquels sont en général vieux et tjrs polygames. Ils peuvent ainsi retrouver un semblant de virilité auprès de leurs très très jeunes épouses-des fillettes parfois- et du même coup retrouver l’autorité sur le village. De là à faire un parallèle entre polygamie, sexualité,voile-burka, ... 26 septembre 2009
Zemip a dit :
Chère Nabila, tu ne me choques pas en tout cas, je suis entièrement d’accord avec toi...
26 septembre 2009
HXL a dit :
A ihssane "Il serait intéressant et plus professionnel de la part de l’auteur de cet article de comparer le pourcentage de ces cas en europe avec le pourcentage des familles polygames dans les pays musulmans." Pourquoi en Europe ? Il n’y a pas d’adultere dans les pays musulmans ? Tu risques pas mal de desillusions ! 26 septembre 2009
Rachid Zani a dit :
C’est pas simple.
Quant on connait aujourd’hui le pourcentage de femmes plus ou moins jeunes,de toutes conditions qui vivent seules,on se pose la question comme l’a suggéré Ihssane,de savoir s’il eût mieux valu qu’elles se satisfassent d’une moitié de vie conjugale ?
Être équitable envers ses épouses devient impossible aujourd’hui car la consommation effrénée a pris l’ascendant sur la vie spirituelle.
Je m’attendais à plus de réactions de la part de celles si prompt à intervenir ici d’habitude,peut-être préfèrent t-elles occulter le sujet,qui sait ?
26 septembre 2009
Isabelle (aicha) a dit :
Je trouve également que la polygamie ne se justifie plus dans le sens ou aujourd’hui une femme seule n’est pas obligé, par exemple de se prostituer pour vivre...et si cela est encore vrai dans certains pays, il n’y a pas a ce point un excedent de femme pour que soit nécéssaire la polygamie. Donc pourquoi pas l’interdire en effet, elle ne se justifie plus que par la perversité des hommes et des femmes, beurk...non aujourd’hui c’est vraimment rétrograde et ecoeurant...à interdire d’urgence
26 septembre 2009
poildecarotte a dit :
La polygamie se justifie par un phénomène naturel : dans une société quelconque, il y a toujours plus de femmes que d’hommes, et cela résulte du fait qu’à la naissance le bébé de sexe féminin a plus de chances de survivre qu’un bébé de sexe masculin. Que les femmes soient plus nombreuses que les hommes n’est pas dommageable pour la société, elle peut s’en accommoder. C’est pourquoi la polygamie doit être interdite. Mais s’il arrive que l’écart numérique entre hommes et femmes se trouve aggravé pour une raison X ( par exemple une guerre qui a pour conséquence classique la diminution du nombre d’hommes morts au combat, une émigration qui concerne le plus souvent les hommes, ou toute autre raison), la société peut se trouver dans la configuration suivante : un homme pour mille femmes. Qui sait ? Un homme pour mille femmes : c’est une situation à risque qui peut créer des phénomènes aussi imprévisibles que dangeureux pour la société. Dans ce cas et dans ce cas seulement, la polygamie peut être rétablie. 25 septembre 2009
Rose a dit :
La polygamie n’est possible que pour les riches. Moulay Ismaël, d’après le guide Michelin du Maroc "avait -je cite- plus de 500 femmes et ses enfants ne se comptaient même plus..." Tout ceci ne fait pas sérieux et c’est même odieux. Qu’en pensent les enfants ? 25 septembre 2009
Nabhila a dit :
"Dès la deuxième, il ne s’agit alors que de questions sexuelles qui "nous" rabaissent... Ma ’a salama." Et oui Zemip, les musulmans veulent toujours évacuer l’aspect sexuel de leur vie. Pourtant j’en suis de plus en plus convaincue : c’est CENTRAL !! Le sort et la place qui est faite à la femme par l’islam sont conditionnés et corrélés, de mon point de vue, à la sexualité.... Les musulmans ne sont pas que des "Purs Esprits" Il y a un énorme travail à faire sur le sujet par la communauté. En espérant n’avoir choqué personne, Salam 25 septembre 2009
Didier a dit :
Selon moi, la polygamie a des racines très lointaines liées à la mortalité en couches, l’énorme mortalité infantile, l’espérance de vie tout court, et la concurrence biologique qu’on voit encore chez beaucoup de mammifères. Que cela ait perduré dans les civilisations, et en grande partie pour les mêmes raisons, cela est une évidence. Aujourd’hui, la donne a changé et la polygamie (sans aspect moral) ne se justifie plus et ce pratiquement partout. Quant à la justification par la mortalité anormale des hommes du fait de conflits meurtriers, elle n’est plus d’actualité depuis longtemps. L’hémorragie des guerres napoléoniennes (plus d’un million de morts français), la tuerie de la 1ère guerre mondiale (1,5 million de français et 2 millions d’allemands parmi d’autres) ont provoqué un creux démographique mais n’ont pas entraîné de réflexion sur ce sujet, et le "rattrapage" s’est fait en quelques années. Quant aux conflits plus modernes, malheureusement les civils sont plus touchés que les militaires et les pertes sans discernement les femmes que les hommes. Donc la polygamie n’est plus qu’un problème de société ou de morale, voire d’éthique. Et dans nos sociétés du 21ème siècle, on n’en voit vraiment pas les raisons de sa survivance. 25 septembre 2009
Il n’y a pas très longtemps sur Arté, j’ai suivi un reportage concernant "les moeurs" d’un ethnie en Chine (vous voudrez bien m’excuser d’avoir oublié son nom) où il est pratiqué la polyandrie, à savoir une femme pour plusieurs hommes. Pour illustrer ceci, une femme et ses 3 maris qui sont aussi frères, étaient interviewés. Cette famille avait l’air heureux et ils ont expliqué très sérieusement, que l’administration centrale à Pékin, n’avait rien à dire puisque à eux 4, ils n’ont que 2 enfants en vertu de la loi.... Je suis restée perplexe...et mal à l’aise. Je me permets juste de rappeler à ihssane que dans le cas de figure amant, maitresse, il y a égalité et équité en quelque sorte, sauf qu’il n’y a plus d’amour dans le couple, tout au moins passagèrement. De plus celui qui est trompé en principe l’ignore. Il en va autrement dans le cas de la polygamie:imaginer mon mari dans la chambre d’à côté, entrain de faire l’amour avec une autre femme, et de reproduire les gestes qu’il a eu la veille avec moi !!! C’est obscène, c’est de la pornographie....Aucune femme qui a tant soi peu d’amour et d’estime pour son compagnon ne peut l’accepter de mon point de vue. 25 septembre 2009
ihssane a dit :
Comparons ce qui est comparable.
1- Les mères élevant seules leurs enfants ne souffrent-elles pas autant sinon plus que celles le faisant avec un père à mi-temps.
2- Les femmes vivant seules car ayant été abandonnées par le "Dieu des hormones" elles sont laissées tomber par des ’hommes’ à la recherche de jouvence, souffrent-elles moins que celles partageant leur mari
3- Les femmes trompées ET qui le savent mais préfèrent sauver les apparences, vivent-elles mieux cela que les femmes de polygames ?
Il serait intéressant et plus professionnel de la part de l’auteur de cet article de comparer le pourcentage de ces cas en europe avec le pourcentage des familles polygames dans les pays musulmans. Et de comparer aussi et de façon objective les conséquences sociales de telles ou telles situations.
25 septembre 2009
zemip a dit :
Les conditions "exceptionnelles" évoquées, ne sont, à mon sens plus d’actualité, on ne peut vivre, le sentiment de complétude, l’émulation spirituelle qu’avec une Compagne. Dès la deuxième, il ne s’agit alors que de questions sexuelles qui "nous" rabaissent... Ma ’a salama.
25 septembre 2009
kameldu13 a dit :
la polygamie n est pas un probleme en soit mais le probleme vient surtout du monde musulman qui ne respecte pas a la lettre les ecrits si cela etait respecter ce debat nexisterait pas
25 septembre 2009
La polygamie un phénomène de société au Tadjikistan Oumma.com mardi 17 février 2009 Ajoutés aux pertes humaines consécutives à la guerre civile qui a dévasté le pays entre 1992 et 1997, c’est près d’un million d’hommes qui ont quitté leur terre natale sous le poids d’un chômage et d’une misère endémiques, contraints de s’expatrier en Russie pour travailler. Conséquence directe de cette véritable carence humaine dans un territoire qui recense sept millions d’habitants, la polygamie connaît une recrudescence sans précédent, constituant un phénomène de société qui s’est très rapidement étendu. Si la loi l’interdit, la réalité du terrain l’a naturellement imposée en la faisant entrer de plain-pied dans les mœurs. Commerçants, hommes d’affaires…, seuls les nantis ont pu s’offrir le luxe de rester chez eux. A leurs yeux, entretenir plusieurs épouses est non seulement un signe extérieur de richesse, mais également une action bienveillante en subvenant aux besoins de femmes seules et démunies. 25 septembre 2009
mouloukou a dit :
les memes raisons de l’epoque de la revelation sont la a nos jours car les statistiques montrent que le sex ratio est encore a l’avantage des femmes, si les hommes ne prennent qu’une femme, qui serait mari des autres sur le banc ? Et encore nous n’allons pas former nos soeurs pour des cochons !!!
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