Samedi 26 mai 2012
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La bataille de Gaza et ses retombées politiques et diplomatiques

La résistance héroïque de Gaza durant trois semaines de bombardements intenses et de privations mais aussi la rue arabe et le mouvement de solidarité internationale ont eu raison de l’acharnement militaire de l’agresseur israélien obligé de constater, avec ses alliés occidentaux, que les pertes d’une telle guerre risquaient désormais d’être plus importants que ses gains.

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Le Hamas a eu raison de proclamer sa victoire sur son agresseur israélien obligé à un cessez-le-feu unilatéral et à un retrait de ses forces militaires alors que, quoiqu’en disent ses propagandistes zélés dans les médias occidentaux, il n’a réalisé aucun des objectifs affichés au départ de son agression militaire. Rares étaient les observateurs qui s’attendaient à une telle résistance héroïque de la part des composantes militaires du mouvement national palestinien et du Hamas en particulier.

Sans bénéficier des armes dont l’Iran a doté son allié le Hezbollah, notamment les missiles anti-char de fabrication russe, les résistants palestiniens ont donné une leçon de bravoure et de tactique de guérilla à l’armée israélienne.

Cette deuxième déconfiture en deux ans et demi, après celle du Liban de 2006, d’une armée dont la puissance supposée constitue à la fois un facteur de légitimation interne et un facteur d’intimidation externe va sans doute peser lourd dans les prochains calculs des stratèges israéliens et de leur parrain américain.

C’est une victoire psychologique de premier ordre pour le peuple palestinien et pour tous les peuples arabes qui vont intérioriser la leçon donnée par le Hezbollah et le Hamas, à savoir qu’Israël, malgré toute son armada militaire, s’avère impuissant face à une guérilla bénéficiant d’un soutien populaire indéfectible.

Mais cette victoire de la résistance palestinienne et de l’élan de solidarité populaire internationale ne doit pas faire oublier les enjeux et les défis politiques et diplomatiques immenses qui attendent le peuple palestinien dans la nouvelle étape qui s’ouvre.

Le principal enjeu d’où découlent tous les autres peut être résumé par la question suivante : Ce qu’Israël n’a pu obtenir militairement au bout de trois semaines de bombardements intenses et sauvages par air, mer et terre, le pourra-t-il par la voie diplomatique, grâce notamment à ses alliés occidentaux et la complicité du régime de Moubarak ?

Les évènements politiques et diplomatiques qui se sont accélérés depuis le sommet du 16 janvier à Doha, s’ils sont bien analysés, permettent de dessiner quelques tendances contradictoires dont l’issue finale dépendra de la détermination de chacun des protagonistes de la scène géopolitique régionale à arracher le maximum de concessions en faveur de ses intérêts stratégiques.

Retombées politiques

Sur le plan politique, mêmes les observateurs hostiles à la ligne politique du Hamas reconnaissent que même affaibli militairement, ce qui reste à prouver, ce dernier est sorti vainqueur politiquement dans la mesure où l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a commencé à perdre ce qui lui restait de légitimité en Cisjordanie à partir du moment où l’agression israélienne paraissait chaque jour davantage enlisée dans le bourbier de Gaza.

L’Autorité de Abbas ne pouvait sortir gagnante de cette bataille qu’à la condition que le Hamas soit détruit ou chassé de Gaza. Il faut croire que cette direction politique n’a pas seulement trahi la cause nationale de son peuple qu’elle est supposée défendre mais qu’elle a aussi commis une grave erreur de calcul tactique dans la mesure où elle a parié sur un résultat qui n’était pas d’avance garanti.

Les informations qui ont filtré indiquent que Abbas a réuni ses cadres militaires et policiers dès le commencement de la phase terrestre de l’agression israélienne en vue les préparer à rentrer à Gaza, à la suite des chars israéliens. Peine perdue, ses amis israéliens ne semblent exceller que dans les batailles aériennes et maritimes et que même cachés derrière leurs chars, leurs fantassins s’avèrent lamentables !

Reste à savoir qu’elles seraient les retombées de l’affaiblissement de l’Autorité de Abbas et du renforcement moral du Hamas dans un possible reclassement politique sur la scène palestinienne. Consciente de la nouvelle donne imposée par la bataille de Gaza, Abbas vient de lancer un appel aux dirigeants de Hamas en vue de constituer un gouvernement d’ « entente nationale » qui aura à affronter les quatre urgences de l’heure :

1.la prise en charge de la tragédie humanitaire laissée par l’agresseur israélien ;

2.la levée du blocus imposé à Gaza et l’ouverture des passages et notamment celui de Rafah ;

3.la reconstruction de Gaza après les dévastations qu’ont fait subir les bombardements israéliens ;

4.la préparation d’élections présidentielles et législatives dans les plus brefs délais.

Le fait que Abbas propose ce gouvernement d’ « entente nationale » est déjà en soi une victoire politique pour le Hamas et les autres composantes de la résistance palestinienne. Mais certains dirigeants du Hamas, qui n’a pas encore répondu officiellement à l’offre de Abbas, semblent se méfier et craignent une manœuvre politique destinée à piéger la résistance. Au vu des graves dérives auxquelles s’est laissé aller le gouvernement de Abbas dans sa collaboration criminelle avec l’occupant, il y a de quoi se méfier à juste titre.

Mais au vu des contraintes régionales et internationales actuelles et surtout au vu des attentes de l’opinion palestinienne elle-même, la résistance palestinienne a-t-elle un autre choix que celui du dialogue et de l’entente nationale ? Sur le principe, le Hamas ne refuse pas le dialogue et l’entente mais pose des conditions et exige des garanties. Le sommet qui aura lieu bientôt au Caire permettra d’éclairer ce point et montrera jusqu’à quel point le Hamas est capable de transformer sa victoire militaire, morale et psychologique sur l’agresseur israélien à Gaza en victoire politique.

Reste à savoir quelle forme pourrait prendre une victoire politique dans les circonstances que traverse actuellement la lutte du peuple palestinien. L’idéologue palestinien des territoires de 1948, Azmi Bichara, a appelé récemment à la reconstruction de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) autour notamment du Hamas, du Djihad islamique et du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).

Sans nul doute, une telle perspective, si elle venait à se réaliser et à impliquer la composante nationale du Fatah qui refuse de suivre Abbas dans sa ligne capitularde, serait une grande victoire politique du peuple palestinien à la hauteur des sacrifices de Gaza. En tout état de cause, les Palestiniens ne pourront pas engranger les fruits politiques de leur résistance héroïque, ni peser sérieusement sur les acteurs régionaux et internationaux, tant qu’ils resteront divisés, même si l’unification tant souhaitée ne saurait se faire au détriment des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien.

Mais le défi politique le plus urgent qui attend la résistance palestinienne et à sa tête le Hamas à Gaza au lendemain d’une agression aussi barbare et aussi destructrice est celui de l’opinion publique interne. Le peuple palestinien à Gaza a montré des qualités de courage, de patience et de dignité remarquables tout au long des trois semaines infernales qu’il a subies. La victoire militaire du Hamas ne doit pas lui faire oublier cet aspect capital.

Aider la population de Gaza à traverser l’épreuve humanitaire difficile de l’après-guerre n’est pas seulement un devoir moral impérieux. C’est aussi une exigence politique de premier ordre si on n’oublie pas que la destruction des institutions et des infrastructures civiles poursuivie systématiquement par l’agresseur israélien s’inscrivait dans le but de retourner une population excédée contre le Hamas.

Le maintien de l’ordre, la chasse aux traîtres et la surveillance étroite des menées hostiles qui vont se multiplier à Gaza, s’ils évitent les excès de l’autoritarisme et de la répression et restent circonscrits dans les limites du droit et de la justice, constitueront un facteur de renforcement de la cohésion nationale, qui reste le bien le plus précieux des Palestiniens dans cette étape difficile.

La prise en charge urgente des besoins humanitaires, sociaux et médicaux de la population, grâce notamment à une gestion rigoureuse et rationnelle de l’aide arabe et internationale, constitue également un enjeu politique majeur dont l’issue déterminera pour une grande la capacité de la résistance à garder son enracinement populaire, gage de sa solidité face à un adversaire plus riche et plus puissant.

Retombées diplomatiques

Grâce à leur courage, leur solidité mentale et leur application rigoureuse et disciplinée des consignes tactiques qui leur ont été données par leur commandement, les résistants palestiniens ont écrit à Gaza une des plus belles pages de la résistance populaire contre l’occupant à travers le monde. Les retombées diplomatiques sont immenses et ce n’est pas un hasard si les médias occidentaux, qui se font le relais zélé de l’agresseur israélien, ont passé sous silence ces retombées dans le but de minimiser la victoire de la résistance palestinienne et de détourner l’attention de l’opinion publique mondiale des véritables enjeux de la bataille diplomatique qui s’ouvre désormais dans la région.

La résistance héroïque de Gaza durant trois semaines de bombardements intenses et de privations mais aussi la rue arabe et le mouvement de solidarité internationale ont eu raison de l’acharnement militaire de l’agresseur israélien obligé de constater, avec ses alliés occidentaux, que les pertes d’une telle guerre risquaient désormais d’être plus importants que ses gains.

Mais c’est sur la scène régionale arabe que la résistance palestinienne et la colère de la rue arabe ont eu des retombées diplomatiques inattendues. En appelant, même tardivement, à un sommet arabe de solidarité avec la résistance palestinienne, le petit émirat de Qatar, qui entretenait pourtant des relations avec l’Etat d’Israël, a créé la surprise. Le mur du silence officiel arabe a été brisé. Certes, le sommet de Doha du 16 janvier n’a pas rassemblé la majorité des Etats arabes mais en réunissant les chefs d’Etat du Qatar, de la Syrie, de l’Algérie, du Soudan, de la Mauritanie, de l’Iran et surtout du président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, ce sommet a annoncé clairement la couleur.

Il ne s’agissait pas seulement de dénoncer l’agression barbare israélienne contre le peuple palestinien. Il s’agissait aussi d’affirmer le soutien à la résistance palestinienne légitime et d’appeler à la suspension des relations avec Israël. Le Qatar et la Mauritanie ont annoncé lors de ce sommet la fermeture des représentations israéliennes dans leurs capitales respectives et ont appelé les autres Etats arabes concernés à faire de même.

Quelles que soient les arrière-pensées attribuées aux Etats présents au sommet de Doha et quelques que soient les limites de ce sommet, il est désormais acquis que la résistance palestinienne peut désormais compter ouvertement sur un certain nombre d’Etats dotés de capacités politiques et diplomatiques non négligeables pour peu qu’ils les mobilisent sérieusement au service de la cause palestinienne, ce qui ne pourrait se faire sans une pression constance de leurs opinions publiques respectives.

Certes, les Etats présents au sommet de Doha ont échoué à faire endosser leurs revendications par le sommet arabe qui a eu lieu les 19-20 janvier à Koweit. En effet, ce dernier n’a pu aboutir à un consensus concernant le maintien en l’état ou la suspension de la fameuse Initiative de paix arabe adoptée à Beyrouth en 2002.

Les diplomaties égyptienne, saoudienne et jordanienne continuent à jouer sur leur proximité avec les capitales occidentales et l’absence d’alternative militaire crédible à l’alliance stratégique américano-israélienne pour dominer en fin de compte les débats politiques au sein de la Ligue des Etats arabes. Mais comme l’a souligné, à juste titre, l’éditorialiste palestinien d’Al Quds al Arabi, Abdelbari Atwane, le sommet de Koweit a néanmoins enregistré un début de réconciliation inter-arabe sur une base minimaliste qui doit être consolidé et élargi dans la mesure où il s’agit d’un acquis de la résistance palestinienne et de la pression populaire de la rue arabe.

Le principal résultat concret à l’actif du sommet de Koweit reste bien entendu les engagements financiers pris plusieurs Etats arabes pour la reconstruction de Gaza. L’engagement saoudien qui demeure le plus important ( 1 Milliard de dollars) suivi d’autres engagements ( le Qatar promet 250 millions de dollars, l’Algérie 200 millions de dollars) n’est pas négligeable au vu des destructions subies par la société palestinienne à Gaza. Mais cet engagement financier ne doit pas faire oublier ses retombées politiques et diplomatiques qui ne sauraient être neutres. Ce n’est pas un hasard si le sommet arabe s’est clôturé sans prendre une décision finale sur les mécanismes à mettre en œuvre pour dépenser ces sommes colossales tant il n’y avait pas consensus en la matière.

Le conseiller général du Congrès national-islamique, Munir Chafiq, a eu raison d’insister sur le fait que cet argent ne doit pas passer par le gouvernement de Abbas. En effet, le risque n’est pas seulement que cet argent n’aille pas à Gaza mais qu’il serve surtout à alimenter la machine de guerre d’une Autorité corrompue en vue de se renforcer au détriment de la résistance et de préparer le trucage des prochaines élections.

Sous les pressions israéliennes, américaines et européennes, les Etats arabes et surtout l’Egypte vont tout faire pour utiliser la bataille de la reconstruction de Gaza pour prendre leur revanche sur le Hamas à Gaza en tentant de le court-circuiter pour favoriser leurs partenaires politique de l’Autorité de Abbas et surtout pour imposer un cadre de négociations allant à l’encontre des droits nationaux légitimes du peuple palestinien. En d’autres termes, l’enjeu diplomatique crucial de l’heure se résume dans la question : Israël gagnera-t-il la bataille de la reconstruction de Gaza après avoir perdu celle de sa destruction ?

Tel est le véritable enjeu du sommet de Charm el-Cheikh auquel ont accouru précipitamment les principaux Etats européens qui voulaient à la fois transformer la défaite militaire de leur comparse israélien en victoire diplomatique et sauver la face de leur ami Moubarak qui a été floué et humilié par la signature de l’accord sécuritaire israélo-américain sur la surveillance du passage de Rafah et la proclamation israélienne d’un cessez-le-feu unilatéral visant à minimiser le rôle diplomatique de l’Egypte dans la région.

Mais le principal objectif poursuivi par la perfide diplomatie européenne reste bien entendu empêcher coûte que coûte que le Hamas transforme la victoire de Gaza en victoire politique au service de la création d’un nouveau rapport de forces régionales qui serait plus en faveur de la cause nationale du peuple palestinien et des acteurs régionaux qui résistent d’une manière ou d’une autre à la domination américaine, ce qui en dit long sur le rôle de sous-traitant rempli par la diplomatie européenne au service de l’Empire américain dans la région du Moyen Orient malgré tous les discours démagogiques sur une politique étrangère européenne indépendante.

Dans une telle situation, deux solutions s’offrent à la résistance palestinienne. Ou bien elle arrive à arracher un compromis arabe qui finirait par imposer que la reconstruction de Gaza se fasse avec les partenaires qui sont sur le terrain et qui bénéficient de la légitimité démocratique de leur peuple ou bien, dans le cas contraire, elle se voit obligée de se tourner vers les Etats qui la reconnaissent pour qu’elle puisse bénéficier directement de leurs engagements financiers. Même au prix d’efforts incommensurables et de concessions qui ne toucheraient pas l’essentiel, la première solution reste préférable dans la mesure où la seconde solution, si elle renforce à court terme la résistance, pourrait consacrer la division des rangs palestiniens à long terme.

Le rôle de l’opinion publique

Les efforts politiques et diplomatiques en vue d’imposer la première solution dans les prochains jours et les prochaines semaines seront déterminants pour l’issue finale de la bataille future qui attend le peuple palestinien. Le mouvement de solidarité populaire qui a montré sa force durant le siège de Gaza aura d’autres tâches dans les semaines à venir qui ne sont pas moins importantes.

Exiger que l’argent arabe aille avant tout à la population de Gaza qui a subi dans sa chair les destructions sauvages de l’armée israélienne, exiger la poursuite des criminels de guerre israéliens devant les juridictions européennes et internationales, appeler les Etats arabes qui entretiennent des relations avec Israël ( Egypte, Jordanie, Maroc, Tunisie) à suivre l’exemple de Qatar, de Mauritanie, de Bolivie et du Vénézuela, Soutenir la réconciliation inter-arabe et inter-palestinienne sur la base de revendications nationales minimales, appeler à renforcer l’engagement des Etats présents au sommet de Doha au profit de la résistance palestinienne et élargir cet engagement à d’autres Etats restent des tâches minimales pour le mouvement de solidarité arabe à l’égard du peuple palestinien.

Dans la bataille de la reconstruction et de la résistance qui s’annonce, le rôle de l’opinion publique européenne, dont la mobilisation pacifique a constitué un facteur de pression politique et diplomatique important sur le gouvernement israélien, ne sera pas négligeable.

C’est au nom de leurs peuples respectifs que les gouvernements européens s’acharnent à choisir arbitrairement les partenaires qu’ils jugent fréquentables ou non à la table des négociations alors que la véritable question n’est pas qui négocie mais quoi négocier. Veut-on un Etat palestinien viable qui signifie le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés ou bien veut-on seulement un Etat dortoir pour surveiller les millions de prolétaires palestiniens obligés d’aller travailler de l’autre côté de la frontière ?

L’opinion européenne acquise à une paix juste et durable au Moyen Orient qui ne saurait se réaliser dans la négation des droits nationaux légitimes du peuple palestinien a aujourd’hui une occasion inespérée de juger de la sincérité et la crédibilité de gouvernements européens qui ne cessent de chanter la paix et les valeurs universelles des droits de l’Homme. Le droit international humanitaire qu’ils invoquent ailleurs pour faire passer leurs sordides intérêts économiques et leur volonté de puissance peut-il atteindre les frontières d’Israël ?

Les criminels de guerre israéliens seront-ils poursuivis devant des juridictions européennes et internationales comme le réclament de nombreuses associations civiles ? Israël sera-t-il sanctionné pour ses violations flagrantes des conventions de la guerre et pour son utilisation d’armes prohibées ? Les accords de coopération privilégiée dont bénéficie l’Etat israélien, notamment dans les domaines scientifiques, technologiques et militaires, seront-ils suspendus ?

Les syndicats européens se joindront-ils aux appels au boycott de l’Etat colonialiste et raciste d’Israël comme le demandent de nombreuses organisations de la société civile ou accepteront-ils au moins d’empêcher la livraison des produits à caractère militaire à destination d’Israël comme l’ont fait les syndicats grecs lors du siège de Gaza ? L’Union européenne alliera-t-elle les actes aux discours dans la mobilisation financière pour la reconstruction de Gaza ou bien une fois de plus, les Arabes vont payer pendant que les politiques européens continueront à donner des leçons comme au bon vieux temps de la coloniale ?

Seul le mouvement social, par une mobilisation multiforme sur le terrain qui ne doit pas fléchir, pourra répondre concrètement à toutes ces questions.

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Commentaires

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Très bon texte et merci à Mohamed Tahar Bensaada pour cette brilante analyse des enjeux politiques et stratégiques inhérents à laquestion palestinienne. Seul petit bémol, je ne partage pas avec l’auteur la croyance selon laquelle "Dans la bataille de la reconstruction et de la résistance qui s’annonce, le rôle de l’opinion publique européenne, dont la mobilisation pacifique a constitué un facteur de pression politique et diplomatique important sur le gouvernement israélien, ne sera pas négligeable."

Les israéliens se moquent pas mal des pressions populaires, dussent-elles venir des pays européens. Nous sommes face à une direction de type extrémiste, dont la seule ligne politique se trouve dans le culte de la puissance et son exercice immodéré, pour atteindre ses objectifs. Etre fort pour imposer ses vues. Etre fort pour ne plus jamais être faible, telles sont les maximes politiques qui déterminent les crimes de guerres sionistes.

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MERCI A L’AUTEUR DE CET ARTICLE D’EN CORRIGER LE TITRE. CE N’ETAIT PAS UNE BATAILLE MAIS UN MASSACRE. LE TITRE ME RAPPELLE LES PROPOS DE BHL PAR RAPPORT AU MASSACRE DE JENINE "A JENINE CE N’ETAIT PAS UN MASSACRE, C’ETAIT UNE BATAILLE"

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Bonjour, Salam,

Merci à l’auteur pour ce recapitulatif des enjeux suite aux massacres de gaza. J’aimerai avoir le même optimisme mais l’armée meurtrière d’Israel nous a habitué à ces crimes contre l’humanité en 1948, en 1982 lors de l’invasion du Liban à Sabra et Chatila, Jénine ...

Globalement face à ces massacres la réaction de la communauté internationale a été silencieuse voir complice. Les pays arabes sont paralysés par leurs divisions. L’Europe dans le sillage des Etrats Unis soutiennent aveuglement Israel qui a les mains libres pour poursuivre ces crimes de guerre.

Ce qui n’est pas assez dit dans ce texte, c’est le soutien financier et militaire indefectible des Etats Unis qui confere à Israel l’impunité totale. Les bombes, les hélicopteres, avions sont US. Si boycot il y a il faut ajouter les produits américains ...

D’emblée Olmert a promis à ses soldats l’impunité totale face aux crimes à Gaza ... Pas de sanction, ni tribunal ...
Certainement les élections israeliennes vont propulser et confirmer le trio Olmert, Lipni, barack ...
Rien ne les empeche de recommencer leurs crimes au liban ou à Gaza. Les tractations diplomatiques comme les processus de paix successifs vont endormir tout le monde et les interêts des palestiniens pour un état libre, viable et indépendants regresser ...

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Voila le genre de littérature qui embrume
les cerveaux et qui fait croire a des rêves éveillés dont le monde Arabe et Musulmans est friand.Voila 60 ans que les Arabes ont perdu toutes les guerres contre Israël.Il n’y a aucune analyse politique dans ce texte pour éclairer les peuples.L’on passe de la victoire a la victimisation.Ce genre de littérature ne fait pas avancer l’intelligence,elle ne fait qu’abrutir les masses.En définitive
les Palestiniens sont dans un état de misère morale et matériel pitoyable.
Tout ses guerriers de salon sont prêts a faire tuer jusqu’au dernier Palestinien pour satisfaire leur verbiage a deux sous.

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Je ne partage pas l’enthousisme de Mohamed Bensaada dont j’apprécie les écrits. Je ne vois pas en quoi les Etats arabes fantôches, de l’Algérie à l’Egypte en passant par le Qatar peuvent d’être d’une utilité à la cause palestinienne. Donner des millions de dollars consiste seulement à masquer la faillite de la politique arabe dans cette région du monde.

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Souleymane, qu’est-ce que vous voulez ? Un texte qui nous explique que quoi qu’il arrive, les palestiniens seront exterminés, ou que les Arabes sont déficients génétiquement ?

"Voila 60 ans que les Arabes ont perdu toutes les guerres contre Israël.Il n’y a aucune analyse politique dans ce texte pour éclairer les peuples.L’on passe de la victoire a la victimisation."

Vous osez accuser LES AUTRES de victimisation ?

Personellement, je trouve ce texte pertinent, mais malheureusement, il va falloir encore attendre beaucoup pour voir la suite des évenements. Bien entendu, personne n’a ordonné à Israël le paiement des dommages causés. La lutte contre le terrorisme ne seraitetre remise en question.

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Lequel d’entre nous n’a-t-il pas été choqué par le parti-pris pro-israélien des grands médias français ? Comment accepter que les chaînes de télévision publique, financées avec nos impôts, transgressent sans scrupule les règles de base de la déontologie journalistique et nous servent, en guise d’information, la soupe sioniste préparée par les agences de propagande israéliennes ?

Pour exiger une information honnête, le Mouvement des indigènes de la république (MIR) organise un rassemblement de protestation devant le siège de France Télévisions.

SAMEDI 31 JANVIER A 15H - ESPLANADE HENRI DE FRANCE
RER C / STATION BOULEVARD VICTOR

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Mon cher Sofyan êtes vous conscient de l’état du monde Arabe ? vous devriez relire certains articles d’OUMMA.COM concernant l’Algérie par exemple.Savez vous dans quel état de division est le monde Arabe ?la simple construction d’une autoroute entre le Maroc et l’Algérie est impossible pour des raisons diverses.
Il y a 60 Millions d’analphabètes selon l’ONU dans le monde Arabe. Voulez-vous que je continue cette triste énumération ?
Pourtant le monde Arabe possède tout pour réussir,une population nombreuse,jeune, des revenus du pétrole,
de vaste territoires,des ouvertures sur la mer et du tourisme.

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Concert solidarite palestine le 30 janvier.par alohapalestine a l’espace fleury barbara, 1 rue fleury 75018 Paris.

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De bonnes intentions dans ce texte, mais il faut cesser de se leurrer : les Palestiniens de Gaza n’ont rien gagne. Ils ont pu souffler quand les sinionistes se sont retires, c’est tout. Israel a mis un terme, provisoire, a son intervention militaire pour des raisons politiques et aussi parce que l’objectif de mettre le Hamas a genou a ete realise. Israel avait simplement neglige de comprendre que le Fatah se retrouverait eliminer aussi de la scene politique palestinienne. Et egalement que l’opinion mondiale serait si mobilisee. Pour le reste, desole de le declarer, mais il s’agit bien d’une nouvelle insulte pour le monde arabe.

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Merci pour l’article.
IL EST TEMPS DE DENNONCER DANS CE SITE LA LSITE DES PERSONNALITES politiques surtout (UMP...) ET ORGANISMES (BBC..), qui ont été favorables aux crimes et agressions d’Israel, ou contre les aides humanitaires aux Gazaouis.. Pour éviter l’Oubli !

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Sans cesse sur la brèche depuis un siècle, la Résistance palestinienne porte très haut le flambeau du martyr. Elle éclaire de son pouvoir spirituel, l’honneur et la dignité de l’humanité. Le "sacrifice" des résistants de Gaza fait partie d’une bataille plus vaste, et pas seulement limitée à la sphère arabe. En Afghanistan, les armées d’occupation sont totalement déconcertée, piégées, alors que, se retirant du piège irakien, les US comptaient s’y refaire une santé. C’est ainsi que, sautant d’un nénufar à l’autre, pris à contre-pied, le crapaud finit par tomber à l’eau.

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@Souleymane,pas mal comme pseudo mais qui ne colle pas avec ton discours. Ceci dit , les peuples arabes sont des anciens peuples.Ils ont connu toutes les invasions.Meme celle de l’empire romain, celle des grecs et de l’occident ! Mais les peuples arabes ont survecu grace a leur rage de vivre et a leur foi au createur :"Il n’y a de Dieu que Dieu". Pour exemple : La France est restee 130 ans en Algerie.La France a finit par partir et en 1960 les empires coloniaux se sont ecroules ! Pourquoi ? Parceque le colonialisme ne marche pas ! L’HOMME EST NE LIBRE.Israel est soutenu par la premiere puissance militaire, les USA,et meme l’UE qui lui fournissent armes, argent, logistique, sans oublier l’arme atomique, la seule dans la region ! C’est donc normal qu’Israel se refugie derriere cette aide et derriere une impunite et une immunite totale dans ses violations de toutes sortes.Dans ces conditions, c’est facile de gagner des guerres assymetriques ! quoique, etant pacifiste, je considere que personne ne gagne quoi que ce soit dans une guerre ! Une guerre c’est forcement destructeur ! Pour les pays arabes qui viennent justes de sortir du colonialisme, ils n’ont pas le temps de souffler que les puissances coloniales leur demandent de payer pour un probleme purement europeen. Que je sache, la shoah a eu lieu en eurpoe ? Et hitler etait bien allemand ? Pourquoi alors reporter ce probleme sur les palestiniens ?! Enfin, il arrive que la puissance militaire se revele insuffisante.C’est pour cela que les palestiniens seront libres un jour, parcequ’ils ont la rage de vivre simplement et la foi au createur !

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Drole de de facon de déclarer une victoire avec 1300 victimes dans la population.

On ne connait pas le nombre de morts des miliciens du Hamas et sans doute l’auteur mieux informé, se base sur ce nombre tres faible pour crier vitoire, alors tant mieux !

Quant à la victoire politique, attendons les prochaines élections pour savoir, et là sans doute aussi, l’auteur est mieux informé, ce qui lui permet de crier victoire, alors tant mieux !.

Mais qu’en est-il de la situation des palestiniens à Gaza aujourd’hui ?

N’est-ce pas Israel qui laisse passer les convois humanitaires ?

N’est-ce pas Israel qui livre le carburant nécessaire à la centrale électrique de Gaza ?

N’est-ce pas Israel qui verrouille toujours les points de passage entre l’Egypte, pays arabe et Gaza ?

Suis-je peut-etre tres mal informé, contrairement à l’auteur je ne vois pas de victoire mais hélas des morts que l’aventurisme du Hamas aurait pu éviter.

Contrairement à l’auteur j’écris éveillé et je ne prends pas mes desirs pour la réalité, je préfere la voir dans sa dureté pour l’affronter que de rever !

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bravo Souleymane beaucoup de lucidité dans vos propos, un peu de clairvoyance dans l esprit des dirigeants des peuples arabes et un peu plus de générosité( si en lieu et place des dépenses d armements faites depuis 60 ans chaque denier dépensé aurait amelioré la condition du peuple arabe et l aurait détourné de ces victoires .............)

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Trés bon article mais qui occulte un point essentiel celui de l’impact de la crise économique et financière qui s’abat sur le monde. Une crise qui ne fera que précipiter l’élan des peuples dominés pour se libérer de leurs tyrans internes et externes.
Ce massacre de plus, contre le peuple Palestinien trouve un écho dans l’opinion publique mondiale car attisé par la crise. Tous les peuples du monde, s’identifient au peuple palestinien, broyé par les oppresseurs sans foi ni loi qui voudraient les tenir sous leurs jougs.

Et quand les peuples se lèvent ce sont les tyrans qui se couchent.

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Salam aleykoum frères, soeurs

Je suis d’avis avec le Pr Bensaada : il s’agit d’une victoire pour le Hamas et pour la cause palestinienne en général.

Avec ce massacre, l’opinion publique mondiale de plus en plus au courant des politiques d’apartheid et des volontés expansionnistes d’Israel ne digère plus les crimes du sionisme, ses explications et ses justifications.

Le vent est en train de tourner.

Ça va prendre du temps encore mais les dirigeants des pays démocratiques occidentaux vont revoir leurs positions qui sont de plus en plus à contre-courant de leur opinions publiques en plus d’être à l’encontre du droit international.

C’est le sort de tous les régimes colonialistes de s’effondrer.

C’est le destin aussi d’Israel.

Israel devra démanteler les colonies, se retirer des territoires, accepter Jérusalem-Est comme capitale palestinienne, laisser revenir une partie des réfugiés et détruire le mur.

Israel n’a pas le choix si elle veut maintenir un État majoritairement juif et voir la solution des deux États s’imposer.

Courage aux Palestiniens, ils sont l’incarnation de la bravoure et de la résistance.

Que Dieu -Exalté Soit-Il- les aident.

Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Meilleur Soutient que l’on peut trouver.

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Balfour n’est plus,l’Angleterre est prospere, les allemands sont en paix et les palestiniens paye la facture !

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Mon cher Souleymane, il y a une grande différence entre le réalisme et le fatalisme. Et vos propos font indubitablement partie de la seconde catégorie.

Lorsque je lis vos textes, j’ai l’impression que vous allez vous pendre dans l’heure qui suit. On peut rester dans le réalisme sans être défaitiste, bon Dieu ! Peut-être que les pays arabes sont totalement corrompus et croulants, mais à vrai dire, pas mal de pays se sont consacrés à la réalisation de cet état de fait, c’est au fond le but de toute politique.

Si l’état d’esprit arabe commence à changer, ces problemes pourront etre mieux pris en charge. Mais avec un ton défaitiste comme le votre, j’ai plutot envie d’oublier l’idée et de me réfugier dans la littérature fictionnelle.

Au risque de paraitre cynique, les 1300 morts et 5000 mutilés ont malheureusement servi de monnaie de sacrifice à des réactions arabes. Si on abandonne le tout des maintenant, on retombera dans la torpeur précédente. Bien entendu, il ne s’agit surtout pas de s’extasier devant des ennemis imaginaires (donc qui ne peuvent connaitre de victoire) à la manière de nos chers combattants contre le "fanatisme" et le "terrorisme" comme les média français, mais juste de tenter de ressuciter cette fierté d’être arabe chez ces hommes, ce qui est inévitable si nous voulons un remontée.

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Ah oui, à ceux qui parlent de tirer des leçons de l’Histoire : n’oublions pas les Indiens d’Amérique. L’Histoire n’est pas une loi physique, ne prenons pas appui sur un pilier aussi instable pour reprendre notre souffle (si tant est que l’on puisse faire autre chose que protester sur des sites internets, manifester et boycotter, bien entendu).

Parce que si nous laissons ce "processus de paix" continuer son cours comme le désirent les Européens et les Américains, vu le rythme actuel de la colonisation, on aura tôt fait de trouver des "réserves" palestiniennes, sous encadrement d’une organisation de clowns nommée OLP.

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Le genocide de Gaza,je reprends le terme d’observateurs honnetes,a fait jaillir la conscience des peuples arabes, et au dela.Rien ne pourra arreter ce processus ; les gens ont compris enfin qu’il s’agit d’un nettoyage ethnique dont ils ne veulent pas.

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Souleymane ou Salomon me demande qui des deux,pond les messages sur Oumma ?
Toujours ces mêmes pollueurs.

Une bonne blague palestinienne :

Discours politique s’étant produit récemment au sein de l’Assemblée de l’ONU et qui a fait sourire la communauté mondiale.

Par Mounadil Djazairi

Discours du représentant palestinien à l’ONU :

"Avant de débuter mon intervention j’aimerai vous dire quelques chose à propos de Moïse. Lorsqu’il frappa le rocher et fit pénétrer les eaux, il pensa, quelle magnifique opportunité de prendre un bain ! Il ôta ses vêtements, les posa sur le rocher et entra dans l’eau. Lorsqu’il sortit et désira se rhabiller, ses vêtements avaient disparu. Un Israélien les lui avait volés.
Le représentant israélien se leva en colère et vociféra : "De quoi parlez-vous ? Les Israéliens n’étaient même pas là à l’époque !".
Le représentant palestinien sourit et ajouta : et maintenant que les choses sont clairement établies, je vais commencer mon intervention".

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Mon cher Sofyan,je trouve louable votre désir de redonner de la fierté aux Arabes.
Admettez qu’il est important de commencer par faire un état des lieux avant toute chose. Dire la réalité sans se voiler la face,ne pas être dans le rêve et le mensonge.Crier victoire devant la "Nakba"
c’est insensé.Le monde est en compétition
Le Chine avance,l’Inde également et malgré
la crise grave,les USA et l’Europe seront encore longtemps en tête.Il faut faire le bilan du monde Arabe,pas par fatalisme,mais pour rebondir, pour aller de l’avant il faudra faire des choix entre divers projets de sociétés.

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Absolument d’accord avec sofyan et j’ajouterai que le Hamas en sort grandit et ce sont les palestiniens qui ont gagné malgré leur immense souffrance, à eux de s’unir désormais !!

Israël ne pourra jamais gagné tt simplement parce que la démographie joue contre eux, ils le savent et le Hamas le sait aussi c’est pourquoi leur lute (celle du Hamas) s’inscrit ds le long terme et oui ils travaillent sur 2,3 voire pls générations.

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A Souleymane : Vos interventions sont d’un cynisme sans nom mais dire cela ne fait pas avancer le débat n’est ce pas ?

Vous parlez du monde arabe en faisant un parallèle qui n’a pas lieu d’être entre l’Europe, la chine et les USA en vous gardant bien de préciser que le MOnde Arabe a été dans sa majorité, colonisé, exploité, aculturé et vidé de sa subtance.

Si nous prenons un exemple concret comme l’Algérie, il serait interessant d’expliquer que durant la guerre d’algérie qui a fait, rappelons le 1.5 millions de morts, le régime colonial français a commencé par liquider tous les intellectuels, tous les médecins, tous les ingénieurs en bref tout ce qui fait une nation. Une nation qui peut se reconstruire et préparer un avenir à ses enfants. Ne parlons pas du pillage des ressources algériennes et ne mentionnons pas la mascarade de gouvernance mis en place par notre mère patrie la France.

A l’année 1962, 80 % de la population algérienne, était analphabète...mais me direz vous cela n’est qu’un détail n’est ce pas ? En l’espace de 40 ans l’Algérie inversait la donne ! Alors votre couplet misérabiliste sur le retard des arabes en comparaison à l’Europe, qui a coup de massacres, de pillages, de purifications ethniques, de colonisations et de magouille politique a pû emerger sur les cadavres de ces mêmes arabes, est nulle et non avenue et vous le savez.

Vous abordez dans votre dernière intervention un point trés important celui de la crise qui n’a pas encore recelé tous ces dramatiques secrets mais qui déferle tel un ouragan sur le monde, cette crise qui non seulement va balayer tous les rêves du grand empire occidental mais qui au delà va contraindre ce monde occidental à se tourner vers ce monde arabe pour y puiser quelques ressources pour ne pas voir son hégemonie en prendre un sacré coup ! Comme c’est le cas en Irak et en Afghanistan actuellement.

Donnons nous rendez vous sur ce site dans 10 mois et nous verrons si votre perception des choses n’aura pas changé.