La Turquie : la pomme de discorde entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy

Allant à contre-courant de la position française, le président américain a clos une très consensuelle tou

lundi 6 avril 2009

Allant à contre-courant de la position française, le président américain a clos une très consensuelle tournée européenne à Prague dans le cadre du sommet Europe-Etats-Unis, en défendant publiquement la cause controversée de la Turquie.

Se déclarant en tout point favorable à son entrée dans le club sélectif des vingt-sept, Barack Obama, n’ayant cure de s’attirer les foudres de son ombrageux homologue français, s’est dit convaincu que l’adhésion de la Turquie permettrait de créer des passerelles cruciales entre les Occidentaux et le monde musulman, au moment où les négociations sur l’élargissement du bloc européen, entamées en 2005, piétinent, et où une lassitude s’empare des membres fondateurs.

"Les Etats-Unis et l’Europe doivent considérer les musulmans comme des amis, des voisins et des partenaires pour combattre l’injustice, l’intolérance et la violence, et forger une relation fondée sur le respect mutuel et des intérêts communs" : à ces mots de Barack Obama, Nicolas Sarkozy, farouche adversaire de la première heure de l’intégration de la Turquie, s’est dressé « droit dans ses bottes » pour apporter la contradiction au vibrant plaidoyer de l’homme fort de Washington.

"Je suis opposé à cette entrée et je le reste, et je crois pouvoir dire qu’une grande majorité des Etats membres est sur la position de la France" a-t-il rétorqué de manière péremptoire.

De leur côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso s’est félicité de l’appel lancé par Obama, tandis que la chancelière allemande, Angela Merkel, tout en reconnaissant des frictions européennes très sensibles à ce sujet, mettait en exergue la nécessité d’entretenir des liens de qualité entre l’édifice européen et la Turquie.

Pour couronner un sommet qui a sonné le glas de la tournée européenne fraternelle de Barack Obama, une joute musclée a opposé la Turquie aux autres membres de l’OTAN, inhérente à

la nomination d’Anders Fogh Rasmussen au poste de secrétaire général de l’Alliance atlantique, le Premier ministre danois que les Turcs rendent responsable de la piètre gestion de l’affaire des caricatures de Mohamed (sas), entre autres…

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