La London School of Economics se passera de l’argent sale de Saïf Al-Islam Kadhafi

Gênée aux entournures par l’argent sale d’un généreux donateur qui sent aujourd’hui le soufre, Saïf

jeudi 24 février 2011

Gênée aux entournures par l’argent sale d’un généreux donateur qui sent aujourd’hui le soufre, Saïf Al-Islam Kadhafi, La London School of Economics (LSE), prestigieux havre éducatif des fils des dirigeants des pays émergents, vient de rompre ses liens avec un tyran en herbe, qui marche à grandes enjambées sur les pas meurtriers de son paranoïaque de père, un Ubu roi funeste, adepte de la politique de la terre brûlée.

Il aura fallu que l’héritier donne des gages, non pas de paix à son peuple, mais de la répression dans un bain de sang, pour que la très renommée LSE se débarrasse de ses œillères opaques, idéales pour se donner bonne conscience et accepter de cette main tendue libyenne un premier versement d’un montant de 300 000 livres destiné à un programme sur l’Afrique du Nord.

Sortant de sa torpeur intéressée, l’institution anglaise vient donc d’ouvrir les yeux sur l’effroyable capacité de nuisance de cet ancien élève, et a rendu public, au nom des valeurs démocratiques dont elle s’est enfin souvenue, son refus de recevoir un centime de plus de Saïf Al-Islam Kadhafi, lequel s’était engagé à verser au total 1,5 million de livres (1,77 million d’euros).

Saïf Al-Islam Kadhafi, qui semblait être comme un poisson dans l’eau à Londres, se fondant, en apparence, dans le moule occidental avec une aisance confondante, jusqu’à se faire le chantre de ses grands idéaux dans un discours à la LSE en 2010, où il clamait haut et fort que « le meilleur régime pour la Libye était la démocratie », a fait tomber le masque, révélant une face mortifère qui glace le sang, et notamment celui de La London School of Economics qui a mis un terme aux séances de formation délivrées aux fonctionnaires libyens, ainsi qu’à ses activités de conseil auprès du fonds souverain, la Libyan Investment Authority.

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